# Tablettes révélées après le Kitab-i-Aqdas

*Exported from [Holy-Writings.com](https://www.holy-writings.com/) on 2026-06-20 — 1 clipping.*

---

> Source: Bahá'í Library Online (bahai-library.com), curated by Jonah Winters. Used by permission of the curator. Original citation: Bahá'u'lláh, Tablettes révélées après le Kitab-i-Aqdas, bahai-library.com.
> ──────────────────────────────────────────────────────────────────────
> 
> Bahá’u’lláh
> 
> Tablettes révélées
> après le Kitab-i-Aqdas
> 1. Tablette à Carmel (Lawh-i-Karmil)
> 
> 1 .1
> Gloire à ce jour, jour où les fragrances de la miséricorde sont répandues sur
> toute la création, jour béni et sans rival dans les âges et les siècles passés,
> jour où la face de l'Ancien des jours s'est tournée vers son siège sacré.
> Alors, les voix de toutes choses créées et, au-delà, celles de l'Assemblée
> céleste, lancent cet appel : « Hâte toi, ô Carmel, car voici que se lève sur toi
> la lumière de la face de Dieu, le Souverain du royaume des noms et le
> Façonneur des cieux. »
> 
> 1.2
> Sur quoi, transporté de joie et élevant la voix, il s'écrie : « Que ma vie te
> soit offerte en sacrifice car tu as fixé sur moi ton regard, tu m'as accordé tes
> bienfaits et tu as dirigé vers moi tes pas. Je me consumais d'être séparé de
> toi, ô Source de vie éternelle, et mon éloignement de ta présence avait
> réduit mon âme en cendres. Loué sois-tu pour m'avoir permis d'entendre ton
> appel, pour m'avoir honoré de tes pas et pour avoir ranimé mon âme du
> parfum vivifiant de ton jour et du son perçant de ta plume, son qui est, selon
> ta volonté, ton appel de trompette parmi ton peuple. Et lorsque sonna
> l'heure où devait être manifestée ta foi irrésistible, tu insufflas à ta Plume un
> souffle de ton Esprit et voici : la création tout entière, ébranlée jusqu'en ses
> fondements, dévoile à l'humanité des mystères recelés dans les trésors de
> celui qui possède toutes choses créées. »
> 
> 1.3
> Dès que sa voix atteignit ce lieu très exalté, nous répondîmes : « Rends
> grâce à ton Seigneur, ô Carmel. Le feu de notre séparation te consumait
> rapidement lorsque l'océan de ma présence s'enflant devant toi, vint réjouir
> tes yeux et ceux de toute la création, et remplir d'allégresse toutes choses
> visibles et invisibles. Réjouis-toi, car en ce jour Dieu a établi son trône sur
> toi, a fait de toi l'orient de ses signes et l'aurore des preuves de sa révélation.
> Heureux celui qui gravite autour de toi, proclame la révélation de ta gloire
> et relate ce que la générosité du Seigneur, ton Dieu, a fait pleuvoir sur toi.
> Saisis le Calice d'immortalité au nom de ton Seigneur, le Très-Glorieux, et
> rends-lui grâce d'avoir, en gage de sa miséricorde, changé ta peine en
> allégresse, ton chagrin en béatitude. En vérité, il chérit ce lieu devenu le
> siège de sa puissance, foulé de ses pas, honoré de sa présence, d'où il a
> lancé son appel et sur lequel il a versé des larmes.
> 
> 1.4
> « Interpelle Sion, ô Carmel, et annonce la joyeuse nouvelle : celui qui était
> caché aux yeux des mortels est venu ! Sa souveraineté conquérante est
> manifeste, son universelle splendeur est révélée. Prends garde d'hésiter ou
> de t'arrêter. Empresse-toi de circumambuler autour de la Cité de Dieu
> descendue du ciel, la céleste Kaaba, autour de laquelle gravitaient les élus
> de Dieu, les cœurs purs et l'assemblée des anges les plus glorieux. Oh !
> comme j'ai hâte d'annoncer en chaque lieu de la terre et d'apporter à
> chacune de ses cités la bonne nouvelle de cette révélation qui charme le
> Sinaï et au nom de laquelle le Buisson ardent proclame : “C'est à Dieu, le
> Seigneur des seigneurs, qu'appartiennent les royaumes du ciel et de la
> terre”. En vérité, voici le jour où la terre et la mer se réjouissent de cette
> déclaration, jour pour lequel Dieu accumula ces choses destinées à être
> révélées, par un effet de sa générosité inconcevable au cœur et à l'esprit
> humain. Avant peu, Dieu fera voguer son arche sur toi et manifestera le
> peuple de Bahá mentionné dans le Livre des Noms ».
> 
> 1.5
> Sanctifié soit le Seigneur de l'humanité. La mention de son nom fait vibrer
> tous les atomes de la terre et incite la Langue de grandeur à dévoiler ce qui
> est enfoui dans son savoir et dissimulé dans le trésor de sa puissance. Par la
> force de son nom, le Tout-Puissant, le Très-Haut, il est, en vérité, le
> Souverain de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre.
> 2. La Très-Sainte Tablette ( )
> 
> Voici la Très-Sainte-Tablette révélée depuis le royaume sacré à celui qui a
> tourné son visage vers l’Objet de l’adoration du monde, lui qui est venu du
> ciel de l’éternité investi d’une gloire transcendante.
> 
> Au nom du Seigneur, le seigneur de grande gloire.
> 
> 2.1
> 
> Nous destinons cette épître émanant de notre présence à celui que le voile
> des noms n’a pas réussi à éloigner de Dieu, créateur de la terre et du ciel,
> afin que ses yeux se réjouissent aux jours de son Seigneur, le Secours,
> l’Absolu.
> 
> 2.2
> 
> Dis : Ô disciples du Fils ! m’avez-vous rejeté en raison de mon nom ?
> Pourquoi ne méditez-vous pas en votre cœur ? Vous avez appelé jour et nuit
> votre Seigneur, l’Omnipotent, mais lorsqu’il vint du ciel de l’éternité dans
> sa grande gloire, vous vous êtes détournés de lui, vous êtes restés plongés
> dans l’insouciance.
> 
> 2.3
> 
> Considérez ceux qui rejetèrent l’Esprit lorsqu’il vint à eux avec une autorité
> manifeste. Nombreux furent les pharisiens qui se lamentaient d’être séparés
> de lui et s’étaient retirés en son nom dans les synagogues, mais ils ne
> crurent pas en Dieu, le Suprême, le Puissant, lorsque les portails de la
> réunion furent grand ouverts et que l’Astre divin resplendit de l’Orient de
> beauté. Ils ne purent atteindre sa présence, bien que la promesse de son
> avènement leur eût été faite dans le livre d’Ésaïe et dans les livres des
> prophètes et des messagers. Aucun d’entre eux ne tourna son visage vers
> l’Orient de grâce hormis ceux qui étaient dépourvus de tout pouvoir parmi
> les hommes. Et cependant, aujourd’hui, chaque homme doté de pouvoir et
> investi de souveraineté s’enorgueillit du nom de Jésus. D’ailleurs, rappelez-
> vous celui qui le condamna à mort. C’était le plus instruit de son temps et
> de son pays, et celui qui n’était qu’un pêcheur crut en lui. Soyez attentifs,
> soyez de ceux qui entendent l’avertissement.
> 
> 2.4
> 
> De même, songez au grand nombre de moines qui aujourd’hui se sont
> retirés dans leurs monastères en invoquant l’Esprit, mais qui ne purent
> s’approcher de lui et se retrouvèrent parmi les égarés lorsqu’il apparut par
> la puissance de la vérité. Heureux ceux qui les abandonnent et tournent leur
> visage vers le Désir de tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre.
> 
> 2.5
> 
> Ils lisent l’Évangile et cependant refusent de reconnaître le Seigneur très
> glorieux, bien qu’il soit venu par la puissance de son autorité noble,
> souveraine et bienveillante. En vérité, nous sommes venu pour l’amour de
> vous et nous avons subi les infortunes du monde pour votre salut. Fuirez-
> vous celui qui a sacrifié sa vie pour que vous soyez ranimés ? Craignez
> Dieu, ô disciples de l’Esprit, et ne marchez pas dans les pas des religieux
> qui se sont égarés. Pensez-vous qu’il recherche son propre intérêt, alors que
> de tout temps, il se trouve menacé par les glaives de ses ennemis et pensez-
> vous qu’il recherche les vanités de ce monde, quand il est emprisonné dans
> la plus désolée des villes ? Jugez avec équité et ne suivez pas le chemin des
> êtres iniques.
> 
> 2.6
> 
> Ouvrez les portes de votre cœur. Sur leur seuil, se trouve celui qui est
> l’Esprit. Pour quelle raison le bannissez-vous alors que son dessein est de
> vous entraîner vers un lieu de lumière ? Dis : En vérité, nous avons ouvert
> pour vous les portes du royaume. Me fermerez-vous au visage les portes de
> vos maisons ? Ce serait une erreur grave. Certes, il est de nouveau descendu
> des cieux, comme la première fois. Prenez garde de ne pas contester ce qu’il
> proclame, comme d’autres l’ont fait avant vous. Ainsi vous informe le
> Véritable, puissiez-vous seulement le comprendre.
> 
> 2.7
> 
> Le Jourdain est relié au très grand Océan, et dans la vallée sacrée, le Fils
> s’écrie : « Me voici, me voici, ô Seigneur, mon Dieu ! » tandis que le Sinaï
> circule autour de la Maison et que le Buisson ardent proclame : « Celui qui
> est le Désiré est venu dans sa majesté transcendante. » Dis : Voyez ! le Père
> est venu, et ce qui vous était promis dans le royaume est accompli. Ceci est
> la parole que le Fils taisait lorsqu’il dit à ceux qui l’entouraient : « Vous ne
> pouvez la supporter maintenant ». Et lorsque le temps convenu se fut écoulé
> et que l’heure sonna, la Parole resplendit à l’horizon de la volonté de Dieu.
> Ô disciples du Fils, veillez à ne pas l’ignorer et à vous-y attacher avec
> fermeté. Cela est meilleur pour vous que tout ce que vous possédez. En
> vérité, il est proche de ceux qui font le bien. L’heure est venue, que nous
> avions cachée aux peuples de la terre et aux anges élus. Dis : En vérité, il a
> témoigné pour moi, et moi je témoigne pour lui. En fait, il n’envisageait
> aucun autre que moi. De cela témoigne tout esprit juste et éveillé.
> 
> 2.8
> 
> Bien qu’assaillis d’afflictions innombrables, nous appelons les hommes à
> Dieu, le Seigneur des noms. Dis : Efforcez-vous d’atteindre ce qui vous fut
> promis dans les Livres de Dieu et ne marchez pas dans la voie de l’ignorant.
> Mon corps endure l’emprisonnement pour que vous soyez libérés des liens
> de l’ego. Tournez-vous vers lui et ne suivez pas la voie de l’oppresseur
> cruel. En vérité, il consent à être douloureusement humilié pour que vous
> puissiez atteindre la gloire, et cependant vous folâtrez dans la vallée de
> l’insouciance ; pour votre salut, il vit dans la plus sinistre des demeures
> alors que vous habitez dans vos palais.
> 
> 2.9
> 
> Dis : N’aviez-vous pas entendu la voix du Crieur appelant à grands cris
> dans le désert du Bayán, vous apportant la bonne nouvelle de la venue de
> votre Seigneur, le Très-Miséricordieux ? Voyez ! Il est venu à l’ombre
> protectrice du témoignage, porteur de preuves décisives, et ceux qui croient
> vraiment en lui considèrent sa présence comme la personnification du
> royaume de Dieu. Béni est l’homme qui se tourne vers lui, et malheur à
> celui qui le renie ou qui doute de lui.
> 
> 2.10
> 
> Annonce aux prêtres : Voyez ! celui qui est le Souverain est venu. Sortez de
> derrière le voile au nom de votre Seigneur, celui qui ploie l’échine de tous
> les hommes. Proclamez à l’humanité la bonne nouvelle de cette révélation
> puissante et glorieuse. Certes, celui qui est l’Esprit de vérité est venu pour
> vous guider vers la vérité tout entière. Il parle non pas de son propre chef
> mais sur l’ordre de celui qui est l’Omniscient, le Très-Sage.
> 
> 2.11
> 
> Dis : Voici celui qui glorifie le Fils et exalte sa cause. Ô peuples de la terre,
> rejetez ce que vous possédez et saisissez ce que vous ordonne le Tout-
> Puissant, le dépositaire de la confiance de Dieu. Purifiez vos oreilles et
> tournez votre cœur vers lui, afin d’entendre l’appel le plus merveilleux qui
> se soit élevé du Sinaï, demeure de votre Seigneur, le Très-Glorieux. En
> vérité, cela vous rapprochera du lieu dans lequel vous percevrez la
> splendeur de la lumière de sa face brillant au-dessus de cet Horizon
> lumineux.
> 
> 2.12
> 
> Quittez vos clochers, sortez de vos églises, ô assemblée de prêtres ! Il vous
> appartient en ce jour de proclamer bien haut le Plus-Grand-Nom parmi les
> nations. Préférez-vous garder le silence quand chaque pierre, chaque arbre
> s’écrie : « Le Seigneur est venu dans sa grande gloire » ? Heureux celui qui
> se hâte vers lui. En vérité, il est compté parmi ceux dont le nom s’inscrira
> pour l’éternité et dont l’assemblée céleste gardera le souvenir. Ainsi en a
> décidé l’Esprit dans cette tablette merveilleuse. En vérité, il est des miens
> celui qui appelle les hommes en mon nom, et il manifestera ce qui dépasse
> la puissance de tout ce qui est sur terre. Suivez la voie du Seigneur et ne
> marchez pas sur les traces de ceux qui sont plongés dans l’insouciance.
> Heureux celui qui, tiré de son sommeil par la brise de Dieu, se lève parmi
> les morts et dirige ses pas vers la voie du Seigneur. En vérité, un tel homme
> est considéré par Dieu, le Vrai, comme un joyau parmi les hommes et
> compté parmi les bienheureux.
> 
> 2.13
> 
> Dis : La lumière de sa révélation a point de l’Orient et les signes de son
> autorité sont apparus de l’Occident. Médite cela en ton cœur, ô peuple, et ne
> sois pas de ceux qui font la sourde oreille aux avertissements du Tout-
> Puissant, le Très-Loué. Médite cela en ton cœur, ô peuple, et ne sois pas de
> ceux qui s’égarèrent gravement lorsque mon Souvenir vint parmi eux à la
> requête du Tout-Puissant, le Très-Loué.ça sort d’où ça ? Que la brise de
> Dieu te réveille. En vérité, elle souffle sur le monde. Heureux celui qui en
> découvre le parfum, il est compté parmi ceux qui restent fermes.
> 
> 2.14
> 
> Ô assemblée d’évêques ! vous êtes les étoiles du ciel de ma connaissance.
> Ma miséricorde ne désire pas que vous tombiez sur la terre. Cependant ma
> justice affirme : « C’est cela que le Fils a décrété ». Or rien de ce qui est
> sorti de sa bouche irréprochable, véridique et digne de confiance ne peut
> être altéré. En vérité, les cloches carillonnent mon nom et se lamentent sur
> moi, mais mon esprit déborde d’une allégresse éclatante. Le corps de
> l’Aimé soupire après la croix, et sa tête après la couronne d’épines sur la
> voie du Très-Miséricordieux. L’ascendant de l’oppresseur ne peut en aucune
> manière le détourner de son dessein. Nous appelons toutes choses créées à
> atteindre la présence de ton Seigneur, le Roi de tous les noms. Béni
> l’homme qui se tourne vers Dieu, le Seigneur du jour du jugement.
> 
> 2.15
> 
> Ô assemblée de moines ! si vous choisissez de me suivre, je vous ferai
> héritiers de mon royaume ; et si vous agissez contre moi, dans ma
> longanimité, je le supporterai patiemment, car je suis en vérité l’Indulgent,
> le Très-Miséricordieux.
> 
> 2.16
> Ô terre de Syrie ! qu’est devenue ta droiture ? En vérité, les pas de ton
> Seigneur t’ennoblissent. Perçois-tu le parfum de la réunion céleste, ou doit-
> on te compter parmi les insouciants ?
> 
> 2.17
> 
> Bethléem est animée par la brise de Dieu. Nous entendons sa voix : « Ô très
> généreux Seigneur ! où ta grande gloire est-elle établie ? Les douces faveurs
> de ta présence me vivifièrent alors que je me languissais séparée de toi. Sois
> loué, car tu as écarté les voiles et, avec autorité, tu es venu dans une gloire
> manifeste. » D’au-delà de la Tente de majesté et de grandeur, nous nous
> adressons à elle : « Ô Bethléem ! cette lumière s’est levée à l’Orient et s’est
> dirigée vers l’Occident, jusqu’à ce qu’elle parvienne à toi au soir de sa vie.
> Alors dis-moi : les fils reconnaissent-ils le Père et l’acceptent-ils ou le
> renient-ils comme les gens d’autrefois le renièrent ? Sur quoi elle s’exclame
> : « Tu es en vérité l’Omniscient, l’Informé ». Certes, nous voyons toutes les
> choses créées enclines à nous reconnaître. Certaines nous connaissent et en
> témoignent, alors que la plupart témoignent sans nous connaître.
> 
> 2.18
> 
> Le mont Sinaï s’anime de joie à la vue de notre face. Sa voix captivante se
> fait entendre pour glorifier son Seigneur : « Ô Seigneur ! je perçois le
> parfum de ton vêtement. Je te sens tout proche, investi des signes de Dieu.
> Tes pas ont ennobli ces régions. Ton peuple sera grandement béni s’il sait te
> reconnaître et respirer tes douces fragrances ; et malheur à ceux qui
> dorment d’un sommeil profond. »
> 
> 2.19
> 
> Heureux, toi qui t’es tourné vers ma face, car tu as déchiré les voiles, brisé
> les idoles et reconnu ton Seigneur éternel. Le peuple du Coran s’est levé
> contre nous sans aucune justification, nous harcelant à chaque instant d’un
> tourment nouveau. Ils s’imaginent que des tribulations peuvent contrecarrer
> notre dessein. Combien vain est ce qu’ils ont imaginé. En vérité, ton
> Seigneur est celui qui ordonne tout ce qu’il lui plaît.
> 
> 2.20
> Jamais je ne suis passé près d’un arbre sans que mon cœur ne lui dise : «
> Puisses-tu être abattu en mon nom et que mon corps soit crucifié sur toi ! »
> Nous révélâmes ce passage dans l’épître au chah, en guise d’avertissement
> aux disciples des religions. En vérité, ton Seigneur est l’Omniscient, le
> Très-Sage.
> 
> 2.21
> 
> Ne te laisse pas affliger par ce qu’ils ont perpétré. Ils sont vraiment morts,
> sans vie. Laisse-les parmi les morts et tourne-toi vers Celui qui donne vie
> au monde. Prends garde ! que les paroles des insouciants ne t’attristent pas.
> Sois inébranlable dans la Cause et enseigne avec grande sagesse. C’est ce
> que t’enjoint le Souverain de la terre et du ciel. Il est en vérité le Tout-
> Puissant, le Très-Généreux. Avant peu, Dieu exaltera ton souvenir et, de la
> plume de gloire, inscrira ce que tu as prononcé par amour pour lui. Il est en
> vérité le Protecteur de ceux qui font le bien.
> 
> 2.22
> 
> Rappelle-moi au souvenir de Murád et dis-lui : « Ô Murád, tu es béni car tu
> as repoussé ton propre désir pour suivre le Désir de tous les hommes. »
> 
> 2.23
> 
> Dis : Heureux le dormeur que réveille ma brise. Heureux l’inanimé revivifié
> par mon souffle de vie. Heureux l’œil consolé par la contemplation de ma
> beauté. Heureux le voyageur qui dirige ses pas vers le tabernacle de ma
> gloire et de ma majesté. Heureux l’affligé qui cherche refuge à l’ombre de
> mon dais. Heureux l’assoiffé qui se hâte vers les eaux tranquilles de ma
> tendre bonté. Heureuse l’âme insatiable qui rejette ses désirs égoïstes pour
> l’amour de moi et qui prend place à la table du banquet que j’ai fait
> descendre du ciel de ma divine générosité pour ceux que j’ai choisis.
> Heureux l’humilié qui se tient fermement à la corde de ma gloire et le
> nécessiteux qui se glisse à l’ombre du tabernacle de ma richesse. Heureux
> l’ignorant qui recherche la fontaine de ma connaissance et le négligent qui
> s’agrippe à la corde de mon souvenir. Heureuse l’âme que ressuscite mon
> souffle vivifiant et qui accède à mon royaume céleste. Heureux l’homme
> qu’émeuvent et rapprochent de l’Orient de ma révélation les douces saveurs
> de la réunion avec moi. Heureuses l’oreille qui entend et la langue qui
> témoigne ; heureux l’œil qui voit et reconnaît le Seigneur lui-même, en
> grande gloire et majesté, investi de grandeur et de souveraineté. Heureux
> ceux qui atteignent sa présence. Heureux l’homme qui recherche
> l’illumination par le soleil de ma parole. Heureux celui qui orne sa tête du
> diadème de mon amour. Heureux celui qui, apprenant mes malheurs, se lève
> parmi mon peuple pour m’aider. Heureux celui qui sacrifie sa vie dans mon
> sentier et subit maintes épreuves pour l’amour de mon nom. Heureux
> l’homme qui, confiant en ma parole, se lève parmi les morts pour célébrer
> ma louange. Heureux celui que charment mes mélodies admirables et qui
> déchire les voiles par la puissance de mon autorité. Heureux celui qui reste
> fidèle à mon alliance et que les choses de ce monde n’empêchent pas
> d’atteindre ma cour de sainteté. Heureux l’homme qui se détache de tout
> sauf de moi, s’envole dans le ciel de mon amour, accède à mon royaume,
> contemple mes domaines de gloire, boit à longs traits les eaux vivifiantes de
> ma générosité et se désaltère au fleuve céleste de ma tendre providence, se
> pénètre de ma cause, perçoit ce que je dissimule dans le trésor de mes
> paroles et, célébrant ma louange et ma gloire, rayonne à l’horizon de la
> connaissance divine. En vérité, il est des miens. Sur lui reposent ma
> miséricorde, ma bienveillance, ma générosité et ma gloire.
> 3. Les bonnes nouvelles (Bishárát)
> 
> Voici l’appel du TrèsGlorieux lancé de l’horizon suprême de la prison
> d’Acre.
> 
> Il est l’Interprète, l’Omniscient, le Bien-Informé.
> 
> 3.1
> 
> Dieu, le Vrai, l'atteste et les révélateurs de ses noms et de ses attributs en
> témoignent : en lançant cet appel et en proclamant sa parole sublime, notre
> seule intention est de purifier l’oreille de la création tout entière des
> rumeurs mensongères par les eaux vivifiantes de la parole divine et de lui
> permettre d’être en parfaite harmonie avec cette parole sainte, glorieuse et
> exaltée qui jaillit de la source de la connaissance du Façonneur des cieux,
> du Créateur des noms. Heureux ceux qui jugent avec équité.
> 
> 3.2
> 
> Ô peuples de la terre ! voici
> 
> la première bonne nouvelle
> 
> annoncée par le Livre mère, dans cette très grande révélation, à tous les
> peuples du monde : la loi sur la guerre sainte est effacée du Livre. Glorifié
> soit le Miséricordieux, le Seigneur de grâces abondantes qui ouvre grand la
> porte de la générosité céleste à tous ceux qui sont au ciel et sur la terre.
> 
> 3.3
> 
> La deuxième bonne nouvelle :
> Il est permis aux peuples et aux phratries du monde de s’associer dans la
> joie et l’allégresse. Ô peuple ! rencontrez les disciples de toutes les religions
> dans un esprit d’amitié et de fraternité. C’est ainsi que se lève le soleil de
> son approbation et de son autorité au-dessus de l’horizon du décret de Dieu,
> le Seigneur des mondes.
> 
> 3.4
> 
> La troisième bonne nouvelle
> 
> concerne l’étude des langues. Ce décret a coulé précédemment de la plume
> du Très-Haut. Il appartient aux souverains du monde - que Dieu les assiste !
> - ou aux gouvernements de se consulter et d’adopter une des langues
> existantes ou une langue nouvelle à enseigner aux enfants dans les écoles
> du monde entier ; il en sera de même pour l’écriture. Ainsi la terre entière
> sera considérée comme un seul pays. Heureux celui qui entend son appel et
> observe ce que lui ordonne Dieu, le Seigneur du trône majestueux.
> 
> 3.5
> 
> La quatrième bonne nouvelle :
> 
> Si l’un des rois - que Dieu les aide ! -, se lève pour protéger et aider ce
> peuple opprimé, tous doivent rivaliser d’amour et de dévouement à son
> égard. Ceci incombe à chacun. Heureux ceux qui agissent dans ce sens.
> 
> 3.6
> 
> La cinquième bonne nouvelle :
> 
> Où qu’ils résident, les membres de ce peuple doivent se comporter envers le
> gouvernement de leur pays avec loyauté, honnêteté et fidélité. C’est ce qui
> est révélé sur l’ordre de celui qui décrète, l’Ancien des jours.
> 
> 3.7
> 
> Il incombe impérativement à tous les peuples du monde, sans exception,
> d’apporter leur aide à cette grande Cause venue du ciel de la volonté du
> Dieu éternel, dans l’espoir que les eaux vivifiantes de la sagesse divine, les
> conseils et les exhortations célestes étouffent les feux de l’animosité qui
> brûlent dans le cœur de certains peuples de la terre, et que la lumière de
> l’unité et de la concorde brille et rayonne sur le monde.
> 
> 3.8
> 
> Nous caressons l’espoir que, grâce aux efforts soutenus des hérauts de la
> puissance de Dieu - exaltée soit sa gloire -, les armes de guerre à travers le
> monde soient converties en instruments de reconstruction et que les luttes,
> les conflits soient rayés de la vie des hommes.
> 
> 3.9
> 
> La sixième bonne nouvelle
> 
> est l’établissement de la paix mineure dont les détails sont déjà révélés par
> notre plume très exaltée. Grande est la félicité de celui qui la défend et qui
> observe ce qui est ordonné par Dieu, l’Omniscient, le Sage.
> 
> 3.10
> 
> La septième bonne nouvelle :
> 
> Le choix des vêtements, de la coupe de la barbe et sa forme est laissé à la
> discrétion des hommes. Mais prenez garde, ô peuples, de ne pas devenir le
> jouet de l’ignorant.
> 
> 3.11
> 
> La huitième bonne nouvelle :
> 
> Les actes pieux des moines et des prêtres, disciples de l’Esprit - la paix de
> Dieu soit sur lui - sont évoqués en sa présence. Cependant, qu’ils
> abandonnent, en ce jour, leur vie recluse, dirigent leurs pas vers le monde
> séculier et œuvrent pour leur profit et celui des autres. Nous leur permettons
> de se marier afin de donner au monde un enfant qui fera mention de Dieu, le
> Seigneur du visible et de l’invisible, le Seigneur du trône exalté.
> 
> 3.12
> La neuvième bonne nouvelle :
> 
> Lorsque le pécheur prend conscience d’être détaché et libre de tout excepté
> de Dieu, qu’il implore son indulgence et son pardon. La confession
> publique des péchés et des fautes n’est pas acceptable, car elle n’a jamais
> conduit et ne conduira jamais au pardon divin. En outre, une telle
> confession engendre humiliation et honte chez la personne, et Dieu - exaltée
> soit sa gloire - ne souhaite pas l’humiliation de ses serviteurs. Il est en vérité
> le Compatissant, le Miséricordieux. Le pécheur devrait, seul face à Dieu,
> implorer la grâce de l’Océan de miséricorde, demander le pardon du Ciel de
> générosité et dire :
> 
> 3.13
> 
> Ô Dieu, mon Dieu ! je t’implore par le sang de tes amants sincères qui,
> enivrés par ta douce parole, se hâtent vers le pinacle de gloire, lieu du
> martyre très glorieux, et je te supplie, par les mystères enchâssés dans ta
> connaissance et les perles précieusement gardées dans l’océan de ta
> générosité, de m’accorder ton pardon, ainsi qu’à mon père et à ma mère. De
> ceux qui font preuve de miséricorde, tu es en vérité le plus miséricordieux.
> Il n’est pas d’autre Dieu que toi, Celui qui toujours pardonne, le
> TrèsGénéreux.
> 
> 3.14
> 
> Ô Seigneur ! tu me vois, quintessence du péché, me tourner vers l’océan de
> tes faveurs ; tu me vois, faible, rechercher le royaume de ta puissance divine
> et pauvre, me tourner vers le soleil de ta richesse. Ô Seigneur, par ta
> miséricorde et par ta grâce, ne me déçois pas, ne m’exclus pas des
> révélations de ta générosité en tes jours, ne me ferme pas la porte que tu as
> ouverte toute grande à ceux qui vivent dans tes cieux et sur ta terre.
> 
> 3.15
> 
> Hélas ! hélas ! mes fautes m’ont empêché d’approcher la cour de ta sainteté
> et mes offenses sont la cause de mon errance loin du tabernacle de ta
> majesté. J’ai commis ce que tu m’avais interdit de commettre et j’ai ignoré
> ce que tu m’avais ordonné d’observer.
> 3.16
> 
> Par le souverain Seigneur des noms, je te prie de consigner, avec la plume
> de ta générosité, ce qui me permettra de m’approcher de toi et me lavera des
> péchés qui se dressent entre ta clémence, ton pardon et moi.
> 
> 3.17
> 
> Tu es en vérité le Puissant, le Généreux. Il n’est d’autre Dieu que toi, le
> Fort, l’Indulgent.
> 
> 3.18
> 
> La dixième bonne nouvelle :
> 
> En signe de la grâce de Dieu, Révélateur de cette très grande nouvelle, nous
> avons effacé des saintes Écritures et des Tablettes, la loi prescrivant la
> destruction des livres.
> 
> 3.19
> 
> La onzième bonne nouvelle :
> 
> Il est permis d’étudier les sciences et les arts pour autant que ces sciences
> soient utiles et contribuent au progrès et à l’évolution des peuples. Ainsi en
> est-il décrété par Celui qui ordonne, le Sage.
> 
> 3.20
> 
> La douzième bonne nouvelle :
> 
> À chacun d’entre vous, il est enjoint d’exercer une activité, artisanat,
> commerce ou autre. En signe de générosité, nous avons élevé cette activité
> au rang de culte rendu à Dieu, le Vrai. Méditez en votre cœur la
> bienveillance et la faveur de Dieu, et rendez-lui grâce à l’aube et au
> crépuscule. Ne perdez pas votre temps dans l’oisiveté et la paresse.
> Consacrez-vous à ce qui sera profitable à vous et aux autres. Ainsi en est-il
> décidé dans cette Tablette à l’horizon de laquelle resplendit le soleil de la
> sagesse et de la parole.
> 3.21
> 
> Aux yeux de Dieu, les hommes les plus méprisables sont ceux qui vivent
> dans l’oisiveté et la mendicité. Saisissez la corde des moyens matériels et
> placez votre entière confiance en Dieu, le Dispensateur de tous les moyens.
> Selon Dieu, celui qui s’engage dans l’artisanat ou le commerce effectue un
> acte d’adoration, et ceci n’est qu’un signe de sa générosité infinie et
> universelle.
> 
> 3.22
> 
> La treizième bonne nouvelle :
> 
> Les hommes de la Maison de justice de Dieu sont chargés des affaires du
> peuple. En vérité, ils sont les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et les
> sources d’autorité dans ses pays.
> 
> 3.23
> 
> Ô peuple de Dieu ! la justice éduque le monde, car elle est soutenue par
> deux piliers, récompense et punition. Ces deux piliers sont les sources de la
> vie du monde. Chaque jour voit surgir un nouveau problème, chaque
> problème appelle une solution appropriée ; aussi, ces affaires seront-elles
> remises entre les mains des membres de la Maison de justice qui agiront
> selon les besoins et les nécessités de l’époque. Ceux qui, pour l’amour de
> Dieu, se lèvent pour servir sa cause reçoivent l’inspiration divine du
> royaume invisible. Il appartient à chacun de leur obéir. Toutes les affaires de
> l’État doivent être soumises à la Maison de justice, mais les actes
> d’adoration doivent être observés tels que Dieu les a révélés dans son Livre.
> 
> 3.24
> 
> Ô peuple de Bahá ! vous êtes l’orient de l’amour de Dieu, l’aube de sa
> tendre bonté. Ne souillez pas votre langue en insultant et en injuriant une
> âme, et protégez vos yeux contre la malséance. Faites part de ce que vous
> possédez. Si cela est reçu favorablement, vous avez atteint votre but ; si ce
> n’est pas le cas, il est vain de protester. Laissez cette âme à ellemême et
> tournez-vous vers le Seigneur, le Protecteur, l’Absolu. Ne soyez pas cause
> de griefs, encore moins de discordes et de conflits. Je chéris l’espoir que
> vous receviez une éducation véritable à l’ombre de l’arbre de sa tendre
> miséricorde et que vous agissiez conformément à ce que Dieu désire. Vous
> êtes tous les feuilles d’un seul arbre, les gouttes d’un seul océan.
> 
> 3.25
> 
> La quatorzième bonne nouvelle :
> 
> Il n’est pas nécessaire d’entreprendre des voyages particuliers pour se
> rendre aux tombeaux des morts. Si des personnes fortunées offrent le coût
> de tels voyages à la Maison de justice, cela sera agréable et acceptable aux
> yeux de Dieu. Heureux ceux qui observent ses préceptes.
> 
> 3.26
> 
> La quinzième bonne nouvelle :
> 
> Bien qu’une forme républicaine de gouvernement soit avantageuse pour
> tous les peuples du monde, la majesté de la royauté est un des signes de
> Dieu. Nous ne désirons pas que les pays en soient dépourvus. En la
> présence de Dieu, grande sera la récompense des gens avisés qui combinent
> ces deux formes en une seule.
> 
> 3.27
> 
> Dans les religions précédentes, des décrets tels que la guerre sainte, la
> destruction des livres, l’interdiction de s’associer ou de sympathiser avec
> d’autres peuples ou de lire certains livres ont été promulgués et soutenus
> conformément aux exigences de l’époque ; mais dans cette révélation
> puissante, dans cette proclamation capitale, les multiples dons et faveurs de
> Dieu enveloppent tous les hommes et, de l’horizon de la volonté du
> Seigneur éternel, son décret infaillible a prescrit tout ce que nous venons
> d’énoncer.
> 
> 3.28
> Nous rendons grâce à Dieu - que son nom soit sanctifié et glorifié - pour
> tout ce qu’il a généreusement révélé en ce jour béni, glorieux et
> incomparable. Si chacun sur terre possédait une infinité de langues, rendait
> continûment grâce à Dieu et magnifiait son nom jusqu’à la fin qui ne
> connaît pas de fin, ces actions de grâces ne seraient pas suffisantes pour
> mériter une seule des faveurs que nous avons mentionnées dans cette
> Tablette. De ceci atteste chaque homme sage et avisé, éclairé et savant.
> 
> 3.29
> 
> Nous implorons Dieu - exaltée soit sa gloire - d’aider les dirigeants et les
> souverains, détenteurs du pouvoir et sources de la gloire, à mettre en
> vigueur ses lois et ses décrets. Il est en vérité l’Omnipotent, le ToutPuissant,
> celui qui toujours répond à l’appel des hommes.
> 4. Ornements (Tarazát)
> 
> En mon nom, le plus élevé de tous les noms.
> 
> 4.1
> 
> Louange et gloire au Seigneur des noms, au Créateur des cieux ! Les flots
> de l’océan de sa révélation déferlent sous les yeux des peuples du monde.
> Le soleil de sa Cause brille à travers chaque voile et les affirmations de son
> Verbe échappent à toute tentative de négation. Ni l’ascendant de
> l’oppresseur ni la tyrannie du méchant ne peuvent contrarier son dessein.
> Gloire à sa souveraineté, louange à son autorité !
> 
> 4.2
> 
> Dieu tout puissant ! ses signes enveloppent le monde, ses preuves rayonnent
> aussi évidentes que la lumière et pourtant les ignorants semblent
> insouciants, voire rebelles. Si seulement ils se contentaient de s’opposer !
> Mais ils complotent constamment pour abattre l’Arbre sacré. Depuis l’aube
> de cette révélation, les incarnations de l’égoïsme tentent d’éteindre la
> Lumière de la manifestation divine en recourant à la cruauté et à
> l’oppression. Mais Dieu retenant leurs mains révéla sa Lumière par son
> autorité souveraine et la protégea par le pouvoir de sa puissance jusqu’à ce
> que la terre et les cieux soient illuminés de son éclat et de sa splendeur.
> Louange à lui en toutes circonstances.
> 
> 4.3
> 
> Gloire à toi, ô Seigneur du monde et Désir des nations, ô toi qui te
> manifestes dans le Plus-Grand-Nom ! Par lui, les perles de la sagesse et de
> la parole sortent des écrins de l’océan de ta connaissance et la lumière du
> Soleil de ta face rehausse le ciel de la révélation divine.
> 
> 4.4
> Par cette parole qui parachève ta preuve pour tes créatures et complète ton
> témoignage pour tes serviteurs, je te supplie de fortifier ton peuple pour
> qu’il fasse rayonner ta Cause en ton royaume, brandisse les étendards de ta
> puissance parmi tes serviteurs et hisse les bannières de ta providence sur tes
> territoires.
> 
> 4.5
> 
> Ô mon Seigneur ! tu les vois s’accrocher à la corde de ta grâce et saisir le
> pan du vêtement de ta bienfaisance. Ordonne pour eux ce qui pourra les
> rapprocher de toi et les détournera de tout sauf de toi. Ô Roi de l’existence,
> Protecteur du visible et de l’invisible, je te supplie ! Fais de celui qui se lève
> pour servir ta cause une mer agitée par ton désir, une torche enflammée par
> le feu de ton Arbre sacré, brillant à l’horizon du ciel de ta volonté. En vérité
> tu es le Puissant que ni le pouvoir du monde ni la force des nations ne
> peuvent affaiblir. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, l’Unique,
> l’Incomparable, le Protecteur, l’Absolu.
> 
> 4.6
> 
> Ô toi qui as bu à longs traits le vin de ma parole au calice de ma
> connaissance ! ces mots sublimes s’entendent aujourd’hui dans le
> bruissement de l’Arbre divin que le Seigneur des noms a planté de la main
> du pouvoir céleste dans le paradis suprême :
> 
> 4.7
> 
> Le premier Ornement
> 
> et la première effulgence apparus à l’horizon du Livre mère est que
> l’homme devrait se connaître lui-même et reconnaître ce qui mène à la
> grandeur ou à la bassesse, à la gloire ou à l’avilissement, à la richesse ou à
> la pauvreté. Lorsqu’il atteint son état de plénitude, sa maturité, l’homme a
> besoin de richesses. Les acquérir par son art ou sa profession est bon aux
> yeux des sages et particulièrement aux yeux des serviteurs se consacrant à
> l’éducation du monde et à l’édification de ses habitants. Ils sont les
> échansons de l’eau vivifiante de la connaissance et les guides vers la voie
> idéale. Ils dirigent les peuples du monde vers le droit chemin et les éclairent
> sur ce qui conduit à la grandeur et à la glorification de l’homme. Le droit
> chemin est celui qui guide l’homme vers l’Aurore de la perception, l’Orient
> de la vraie compréhension, et l’emmène vers ce qui contribue à la gloire,
> l’honneur et la grandeur.
> 
> 4.8
> 
> Nous nourrissons l’espoir que la tendre bonté du TrèsSage, l’Omniscient,
> dissipe la poussière aveuglante et renforce le pouvoir de perception afin que
> les hommes découvrent le dessein pour lequel ils sont appelés à l’existence.
> En ce jour, tout ce qui permet de réduire la cécité et d’accroître la
> perception est digne de considération. Cette perception est l’instrument et le
> guide de la vraie connaissance. En fait, les sages le reconnaissent, l’acuité
> de la compréhension dépend de l’acuité de la vision. Le peuple de Bahá doit
> se conformer en toutes circonstances à ce qui est bienséant et encourager les
> hommes à faire de même.
> 
> 4.9
> 
> Le deuxième Ornement
> 
> est de fréquenter les disciples de toutes les religions dans un esprit d’amitié
> et de communion, de proclamer ce qu’a exposé la Voix sur le Sinaï, et d’être
> équitable en toutes choses.
> 
> 4.10
> 
> Ceux qui sont sincères et loyaux devraient s’associer dans la joie et
> l’allégresse à tous les peuples du monde puisque cette fréquentation
> contribue toujours à l’unité et à l’harmonie, qui à leur tour mènent au
> maintien de l’ordre dans le monde et à la renaissance des nations. Bénis
> ceux qui tiennent fermement la corde de la bonté et de la compassion et
> sont exempts d’animosité et de haine.
> 
> 4.11
> 
> Cet Opprimé exhorte les peuples de la terre à observer la tolérance et
> l’équité qui sont des lumières dans l’obscurité du monde, des éducateurs
> pour l’édification de l’humanité. Heureux qui y parvient et malheur à
> l’insouciant.
> 
> 4.12
> 
> Le troisième Ornement
> 
> a trait au bon caractère. Il est en vérité la plus belle parure que Dieu offre
> aux hommes. Il en orne le temple de ses aimés. Par ma vie ! la lumière d’un
> bon caractère surpasse l’éclat du soleil. Celui qui l’acquiert est un joyau
> parmi les hommes. La gloire et l’élévation du monde en dépendent
> nécessairement. Avoir un bon caractère est un moyen de conduire les
> hommes vers la Voie, de les guider vers la Grande-Nouvelle. Heureux celui
> qui est paré des saints attributs et qualités de l’Assemblée céleste.
> 
> 4.13
> 
> En toutes circonstances, il vous appartient de fixer votre regard sur la justice
> et l’équité. Dans Les Paroles cachées, ces mots sublimes ont été révélés par
> notre plume très auguste :
> 
> 4.14
> 
> « Ô fils de l’esprit ! à mes yeux, la chose préférée est la justice. Ne t’en
> écarte pas si tu me désires, ne la néglige pas si tu veux garder ma confiance.
> Grâce à elle, tu verras par tes propres yeux et non par ceux d’autrui, tu
> comprendras par ta propre connaissance et non par celle de ton voisin. Pèse
> bien ceci : Comment dois-tu être ? En vérité, la justice est un don que je te
> fais, le signe de ma tendre bonté. Ne la perds donc pas de vue. »
> 
> 4.15
> 
> Ceux qui sont justes et équitables dans leur jugement occupent une position
> sublime, un rang élevé. Ces âmes brillent de la lumière de la piété et de
> l’honnêteté. Nous espérons ardemment que les peuples et les nations du
> monde ne seront pas privés des splendeurs de ces deux astres.
> 
> 4.16
> Le quatrième Ornement
> 
> se rapporte à la loyauté. C’est la porte menant à la sécurité pour tous ceux
> qui vivent sur terre, un gage de gloire de la part du TrèsMiséricordieux.
> Celui qui participe de la loyauté bénéficie des trésors de la fortune et de la
> prospérité. La loyauté est le meilleur portail pour atteindre la tranquillité et
> la sécurité des peuples. En vérité, la stabilité de toute affaire en a toujours
> dépendu. Sa lumière illumine les sphères du pouvoir, de la grandeur et de la
> richesse.
> 
> 4.17
> 
> Il y a peu, ces paroles sublimes furent révélées par la Plume du TrèsHaut :
> 
> 4.18
> 
> « Nous te citerons à présent la fidélité et son rang aux yeux de Dieu, ton
> Seigneur, le Seigneur du trône puissant. Un jour, nous nous rendîmes dans
> notre île verdoyante. À notre arrivée, nous contemplâmes les eaux rapides
> de sa rivière et ses arbres luxuriants au travers desquels se jouait le soleil.
> Regardant vers la droite, nous vîmes ce que la plume est impuissante à
> décrire ; elle est incapable de relater ce que vit l’œil du Seigneur de
> l’humanité en ce lieu sanctifié et sublime, exalté et béni. Nous tournant
> alors vers la gauche, nous contemplâmes l’une des beautés du paradis
> suprême qui, dressée sur une colonne de lumière, s’écriait avec force : “Ô
> habitants du ciel et de la terre ! voyez ma beauté, mon apparence, ma
> splendeur et mon éclat. Par Dieu, le vrai ! je suis la Fidélité, sa
> manifestation et sa beauté. Je récompenserai quiconque s’attachera à moi,
> reconnaîtra mon rang et ma condition, et se tiendra fermement au pan de ma
> robe. Je suis le plus grand ornement du peuple de Bahá et l’habit de gloire
> pour tous ceux qui sont dans le royaume de la création. Je suis l’instrument
> suprême de la prospérité du monde et l’horizon de certitude pour tous les
> êtres.” Ainsi t’avonsnous révélé ce qui rapprochera les hommes du Seigneur
> de la création. »
> 
> 4.19
> Ô peuple de Bahá ! La loyauté est en vérité la meilleure des parures pour
> ton temple et la plus glorieuse des couronnes pour ta tête. Reste-lui
> fermement attaché, comme te le commande l’Ordonnateur, l’Omniscient.
> 
> 4.20
> 
> Le cinquième Ornement
> 
> concerne la sauvegarde du rang des serviteurs de Dieu. La vérité d’aucune
> matière ne doit être ignorée, au contraire, il faut exprimer ce qui est juste et
> vrai. Le peuple de Bahá ne doit refuser à aucune âme la récompense qui lui
> est due, il doit traiter les artisans avec déférence et ne pas se souiller la
> bouche d’injures, à la différence des gens d’autrefois.
> 
> 4.21
> 
> En ce jour, l’artisanat brille tel un soleil à l’horizon de l’Occident, et c’est
> de l’océan de ces régions que s’écoule la rivière des arts. Il faut parler avec
> équité et apprécier une telle faveur. Par la vie de Dieu ! le mot « équité »
> brille, resplendit tel le soleil. Nous prions Dieu de répandre généreusement
> sa lumière sur chacun. Il a en vérité le pouvoir sur toutes choses, il a
> coutume de répondre aux prières de tous les hommes.
> 
> 4.22
> 
> Aujourd’hui, la vérité et la sincérité sont prisonnières des griffes cruelles du
> mensonge et la justice est persécutée par le fouet de l’injustice. Les brumes
> de la corruption enveloppent si bien le monde que de tous côtés, en tous
> pays, on ne voit que régiments de soldats, on n’entend que chocs d’épées.
> Nous supplions Dieu, le Vrai, d’affermir les champions de son pouvoir dans
> ce qui réhabilitera le monde et apportera la tranquillité aux nations.
> 
> 4.23
> 
> Le sixième Ornement
> 
> La connaissance est un des merveilleux dons de Dieu. Il incombe à chacun
> de l’acquérir. Les arts et les moyens matériels d’aujourd’hui furent
> développés grâce à la connaissance et la sagesse révélées dans des épîtres et
> des tablettes par sa Plume très exaltée. Cette Plume recèle un trésor d’où
> sont amenés à la lumière les perles précieuses de la sagesse et de la parole
> ainsi que les arts et les métiers du monde.
> 
> 4.24
> 
> En ce jour, les secrets de la terre sont dévoilés aux yeux des hommes. Les
> pages éphémères des journaux sont le miroir du monde. Elles reflètent les
> actes, les attentes des divers peuples. Elles les reflètent et les font connaître.
> Elles sont un miroir doté de l’ouïe, de la vue et de la parole. C’est un
> phénomène étonnant et puissant. Cependant, leurs auteurs doivent se libérer
> des incitations de leurs passions et désirs mauvais et se parer du vêtement
> de la justice et de l’équité. Ils doivent s’enquérir dans la mesure du possible
> des situations, vérifier les faits, et ensuite les mettre par écrit.
> 
> 4.25
> 
> En ce qui concerne cet Opprimé, la plupart de ce qui est relaté dans les
> journaux est dénué de vérité. En raison de son rang élevé, la véracité du
> discours est considérée comme un soleil brillant à l’horizon de la
> connaissance. Les vagues s’élevant de cet Océan sont visibles aux yeux des
> peuples du monde et les effusions de la Plume de la sagesse et de la parole
> sont partout manifestes.
> 
> 4.26
> 
> La presse rapporte que ce serviteur s’est enfui du pays de ∏á et s’est rendu
> en Irak. Par Dieu ! cet Opprimé ne s’est jamais caché un seul instant. Au
> contraire, inébranlable, il est toujours resté visible aux yeux de tous. Nous
> n’avons jamais reculé et jamais nous ne chercherons à fuir. En vérité ce sont
> les insensés qui fuient notre présence. Nous avons quitté notre patrie,
> escortés par deux cavaliers représentant les honorables gouvernements de
> Perse et de Russie jusqu’à ce que nous arrivions en Irak, dans la plénitude
> de la gloire et de la puissance. Louange à Dieu ! La cause dont cet Opprimé
> est le porteur est aussi élevée que les cieux, aussi resplendissante que le
> soleil. La dissimulation n’a pas sa place à ce niveau, pas plus que la peur ou
> le silence.
> 4.27
> 
> Les mystères de la Résurrection et les événements de la dernière Heure sont
> tout à fait évidents, mais les hommes sont enlisés dans l’insouciance et se
> sont laissé envelopper de voiles. « Lorsque les mers seront en ébullition...
> Lorsque les pages des livres seront déployées ». Par la justice de Dieu !
> L’aube s’est levée, la lumière est apparue et la nuit s’est éloignée. Heureux
> ceux qui comprennent. Heureux ceux qui y sont parvenus.
> 
> 4.28
> 
> Gloire à Dieu ! la Plume se demande ce qu’il convient d’écrire et la Langue
> ce qu’il convient de dire. Malgré des malheurs inouïs et des années
> d’emprisonnement, de captivité et d’épreuves douloureuses, nous voyons
> maintenant se déployer des voiles plus épais encore que ceux que nous
> avons déjà déchirés. Ils empêchent de voir et obscurcissent la lumière de la
> compréhension. Nous constatons en outre que les nouvelles calomnies qui
> circulent sont bien plus malveillantes que celles du passé.
> 
> 4.29
> 
> Ô peuple du Bayán ! Craignez le Seigneur miséricordieux. Songez aux
> peuples de jadis. Que furent leurs œuvres et quels fruits en ontils récoltés ?
> Leurs dires n’étaient que calomnies et leurs actes s’avérèrent vains,
> exceptés ceux que Dieu eut la bonté de protéger par sa puissance.
> 
> 4.30
> 
> Je jure par la vie de celui qui est le Désir du monde ! Dût un homme
> méditer en son cœur, il se hâterait, libre de tout attachement au monde, vers
> la très grande Lumière et se purifierait de la poussière des chimères et de la
> fumée des vaines imaginations. Qu’est-ce qui poussa les peuples du passé
> dans l’erreur et par qui furent-ils fourvoyés ? Ils rejettent toujours la vérité
> et s’intéressent à leurs désirs égoïstes. L’appel de cet Opprimé retentit pour
> l’amour de Dieu. Qui le souhaite se tourne vers lui et qui le souhaite s’en
> détourne. En vérité Dieu n’a besoin de rien, que ce soit du passé ou du
> futur.
> 4.31
> 
> Ô peuple du Bayán ! ce sont des personnes comme Hádí DawlatÁbádí,
> portant turban et bâton, qui sont à l’origine de l’opposition et qui chargent
> les hommes d’un fardeau de superstitions si lourd qu’aujourd’hui encore ils
> attendent la venue d’un personnage imaginaire sortant d’un lieu imaginaire.
> Hommes perspicaces, prenez garde !
> 
> 4.32
> 
> Ô Hádí ! prête l’oreille à la voix de ce Conseiller fidèle, dirige tes pas de la
> gauche vers la droite, c’est-à-dire abandonne les vaines imaginations pour
> la certitude. Ne fourvoie pas les hommes. L’Astre divin brille, sa cause est
> évidente et ses signes sont universels. Tourne-toi vers Dieu, le Secours,
> l’Absolu. Renonce, pour l’amour de Dieu, à ta position de chef et ne
> t’occupe pas des hommes. Tu ignores la vérité essentielle, tu n’en as pas
> connaissance.
> 
> 4.33
> 
> Ô Hádí ! ne montre qu’un visage dans le sentier de Dieu. En compagnie des
> infidèles tu es infidèle et avec les croyants tu es pieux. Pense à ces âmes qui
> ont offert leur vie et leurs biens en ce pays dans l’espoir que tu comprennes
> et sois tiré de ta torpeur. Réfléchis, qui est le meilleur : celui qui protège son
> corps, sa vie, ses biens ou celui qui abandonne tout dans le sentier de Dieu ?
> Juge avec équité et ne sois pas injuste. Attache-toi fermement à la justice,
> sois équitable, et peut-être n’utiliseras-tu pas égoïstement la religion comme
> un traquenard, ni ne mépriseras la vérité pour l’amour de l’or. Ton iniquité
> et l’iniquité de ceux qui te ressemblent se sont tellement aggravées qu’elles
> ont incité la Plume de gloire à faire de telles remarques. Crains Dieu. Celui
> qui annonça cette révélation dit : « En toutes circonstances, il proclamera
> “En vérité, en vérité, je suis Dieu, il n’est d’autre Dieu que moi, le Secours,
> l’Absolu” ».
> 
> 4.34
> 
> Ô peuple du Bayán ! on vous a interdit de rencontrer les aimés de Dieu.
> Pourquoi cette interdiction vous est-elle imposée, dans quel but ? Par Dieu,
> je vous en conjure, soyez justes et ne soyez pas parmi les insouciants. Pour
> ceux qui sont perspicaces, et aux yeux de la plus grande Beauté, la raison de
> cette interdiction est évidente : c’est pour que personne ne découvre ses
> secrets et ses actes.
> 
> 4.35
> 
> Ô Hádí ! Tu n’as jamais été en notre compagnie, tu es donc ignorant de la
> Cause. N’agis pas selon tes chimères. Au contraire, scrute les Écritures de
> tes propres yeux et médite sur ce qui est arrivé. Aie pitié de toi et des
> serviteurs de Dieu et ne les pousse pas à s’entêter comme tu le fis jadis. Le
> chemin est évident, la preuve est claire. Change l’injustice en justice et
> l’iniquité en équité. Nous nourrissons l’espoir que le souffle de l’inspiration
> divine te rende plus fort et que ton oreille spirituelle entende ces mots bénis
> : Dis : « c’est Dieu ! » et laisse-les s’amuser à discuter. Tu as été là-bas et tu
> l’as rencontré. Maintenant sois impartial. Ne falsifie les faits ni pour toi, ni
> pour les autres. Tu es à la fois ignorant et mal informé. Prête l’oreille à cet
> Opprimé, hâte-toi vers l’océan de la connaissance divine et puisses-tu te
> parer de l’ornement de la compréhension et renoncer à tout sauf à Dieu.
> Écoute la voix de ce Conseiller bienveillant qui, à visage découvert, lance
> son appel aux rois et à leurs sujets, et convoque tous les peuples du monde
> devant le Seigneur de l’éternité. Voilà le Verbe à l’horizon duquel resplendit
> le soleil de la grâce infaillible.
> 
> 4.36
> 
> Ô Hádí ! cet Opprimé, libre de tout attachement au monde, s’évertue à
> éteindre le feu de la haine qui flambe dans le cœur des peuples de la terre. Il
> appartient à chaque personne honnête et juste de remercier Dieu, exaltée
> soit sa gloire, et de se lever pour soutenir cette cause remarquable afin que
> le feu se change en lumière et que la haine laisse place à la fraternité et à
> l’amour. Je le jure par la justice de Dieu ! C’est le seul but de cet Opprimé.
> Certes, en proclamant cette cause capitale et en démontrant sa vérité, nous
> avons enduré de multiples souffrances, épreuves et tourments. Si seulement
> tu parlais avec équité, tu pourrais toi-même en témoigner. Dieu parle vrai et
> montre la voie. Il est le Puissant, le Fort, le Bienveillant.
> 
> 4.37
> Que notre gloire repose sur le peuple de Bahá, que ni la tyrannie de
> l’oppresseur ni la domination de l’agresseur n’ont pu écarter de Dieu, le
> Seigneur des mondes.
> 5. Effulgences (Tajallíyát)
> 
> Voici l’épître de Dieu, le Secours, l’Absolu.
> 
> Il est celui qui entend depuis son royaume de gloire.
> 
> 5.1
> 
> Dieu témoigne qu’il n’est d’autre Dieu que lui et que celui qui est apparu
> est le Mystère caché, le Symbole précieux, le plus grand Livre pour tous, le
> Ciel de générosité pour le monde entier. Il est le Signe le plus puissant
> parmi les hommes et l’Orient des attributs les plus augustes dans le
> royaume de la création. En lui apparaît ce qui, depuis des temps
> immémoriaux, était caché, voilé aux yeux des hommes. Sa manifestation fut
> de tout temps annoncée dans les Écritures saintes. En vérité, quiconque
> croit en lui et en ses signes reconnaît ce qu’annonçait la Langue de grandeur
> avant la création de la terre et du ciel, et avant la révélation du royaume des
> noms. De lui, les flots de la connaissance surgissent au cœur de l’humanité,
> et par ordre de Dieu, le Seigneur des jours, jaillit la rivière de la sagesse
> divine.
> 
> 5.2
> 
> Heureux l’homme réfléchi qui reconnaît la vérité et qui entend cette voix
> douce, heureuse la main qui reçoit ce Livre avec une fermeté née de Dieu,
> Seigneur de ce monde et du monde à venir, heureux le voyageur sincère qui
> se hâte vers cet horizon glorieux, et l’homme doté d’une force que ne
> peuvent ébranler ni la puissance écrasante des souverains ni le tumulte
> soulevé par les chefs religieux. Et malheur à celui qui rejette la grâce de
> Dieu et sa générosité, qui refuse sa tendre miséricorde et son autorité ; en
> vérité, cet homme est compté parmi ceux qui, de toute éternité, renient le
> témoignage de Dieu.
> 
> 5.3
> En ce jour, grande est la bénédiction de celui qui rejette les choses
> courantes parmi les hommes et souscrit à ce que décrète Dieu, le Seigneur
> des noms, le Façonneur de toutes choses créées, lui qui est venu des cieux
> de l’éternité par le pouvoir du Plus-Grand-Nom, investi d’une autorité
> invincible à laquelle aucune des puissances de la terre ne peut résister. Du
> haut de son rang sublime, le Livre mère en témoigne.
> 
> 5.4
> 
> Ô ‘Alí Akbar ! à maintes reprises nous avons entendu ta voix, et les
> louanges de l’humanité tout entière ne pourront jamais rivaliser avec notre
> réponse qui permet aux sincères de goûter aux douces saveurs des paroles
> du Très-Miséricordieux, à ses vrais adorateurs de sentir la fragrance de la
> réunion céleste, aux assoiffés d’entendre le murmure de l’eau qui est la vie
> véritable. Béni l’homme qui arrive à cette condition et comprend ce que
> diffuse à cet instant la Plume de Dieu, le Secours, le Tout-Puissant, le
> Bienfaisant.
> 
> 5.5
> 
> Nous attestons que tu as tourné ton visage vers Dieu, que tu as voyagé loin
> avant de parvenir en sa présence et d’entendre la voix de cet Opprimé,
> emprisonné à cause des méfaits de ceux qui ne croient pas aux signes et
> preuves de Dieu et nient cette grâce céleste par laquelle le monde entier
> resplendit. Béni soit ton visage, car il s’est tourné vers lui, bénie ton oreille,
> car elle a entendu sa voix, bénie ta langue, car elle a célébré la louange de
> Dieu, le Seigneur des seigneurs. Nous prions Dieu de t’aider, dans sa
> miséricorde, à devenir un exemple dans la promotion de sa cause et de te
> permettre d’être proche de lui en tous temps et en toutes circonstances.
> 
> 5.6
> 
> Nous n’oublions pas les élus de Dieu et ses aimés en ce pays, et nous leur
> annonçons la joyeuse nouvelle de ce qui est révélé en leur honneur depuis le
> royaume de la parole de leur Seigneur, le Souverain du jour du jugement.
> Parle-leur de moi et éclaire-les de la gloire éclatante de ma parole. En
> vérité, ton Seigneur est le Clément, le Généreux.
> 5.7
> 
> Ô toi qui chantes mes louanges ! prête l’oreille à ce que les oppresseurs
> m’attribuent aujourd’hui. Certains disent : « Il prétend à la divinité » ;
> d’autres : « Il invente des mensonges sur Dieu » ; d’autres encore : « Il
> vient fomenter la sédition ». Ils sont vils et pitoyables. Las, en vérité, ils
> sont esclaves de leurs chimères !
> 
> 5.8
> 
> Nous cessons maintenant d’utiliser la langue de l’éloquence. En vérité, ton
> Seigneur est le Puissant, l’Indépendant. Nous préférons parler le persan
> dans l’espoir que le peuple de Perse tout entier prenne conscience des
> paroles du Seigneur miséricordieux et s’avance pour découvrir la vérité.
> 
> 5.9
> 
> La première effulgence
> 
> née du Soleil de vérité est la connaissance de Dieu, exaltée soit sa gloire. Et
> la connaissance du Roi des jours éternels n’est atteinte que par la
> reconnaissance de celui qui porte le Plus-Grand-Nom. En vérité, c’est
> l’Orateur du Sinaï qui est maintenant assis sur le trône de la révélation. Il
> est le Mystère caché, le Symbole précieux. Les livres de Dieu, des plus
> anciens aux plus récents, sont ornés de sa louange et exaltent sa gloire. Par,
> lui, l’étendard de la connaissance est planté sur la terre, et le drapeau de
> l’unicité de Dieu déployé parmi les peuples. Seul le fait d’atteindre sa
> présence permet d’accéder à la Présence divine. Sa puissance révèle
> aujourd’hui tout ce qui était caché, voilé, de temps immémoriaux. Il est
> manifesté par le pouvoir de la Vérité et sa parole frappe de stupeur tous
> ceux qui sont au ciel et sur la terre, hormis ceux qu’il plaît au Tout-Puissant
> d’épargner. Croire vraiment en Dieu et le reconnaître ne peuvent se réaliser
> qu’en acceptant ce qu’il révèle et en observant tout ce qu’il décrète et que la
> Plume de gloire a inscrit dans le Livre.
> 
> 5.10
> Ceux qui s’immergent dans l’océan de ses paroles devraient toujours avoir
> la plus grande considération pour les décrets et les interdits divinement
> révélés. En effet, ses ordonnances constituent la plus puissante des
> forteresses pour la protection du monde et la sauvegarde de ses peuples.
> Elles sont lumière pour ceux qui reconnaissent la vérité, et feu pour ceux
> qui s’en détournent et la refusent.
> 
> 5.11
> 
> La deuxième effulgence
> 
> est la fermeté dans la cause de Dieu - exaltée soit sa gloire - et la constance
> dans son amour. Ceci ne s’obtient que par une pleine reconnaissance de
> Dieu, et cette reconnaissance ne peut être obtenue que par la foi en ces mots
> bénis : « Il fait ce qu’il veut ». Celui qui s’attache fermement à cette parole
> sublime et boit à longs traits aux eaux vivifiantes des mots qui lui sont
> inhérents, sera habité d’une telle persévérance qu’aucun livre du monde ne
> pourra le détourner du Livre mère. Glorieux cette condition sublime, ce
> rang exalté, ce but ultime !
> 
> 5.12
> 
> Ô ‘Alí Akbar ! mesure combien abjecte est la situation des incroyants. Tous
> proclament ces mots : « En vérité, il doit être loué dans ses actes et obéi
> dans ses commandements », mais si nous révélons, même dans une infime
> mesure, ce qui contrecarre leurs voies et leurs désirs égoïstes, ils le rejettent
> avec dédain. Dis, nul ne sondera jamais les exigences multiples de la
> sagesse accomplie de Dieu. À vrai dire, s’il décrétait que la terre est le ciel,
> nul n’aurait le droit de mettre en doute son autorité. De cela témoigne le
> Point du Bayán dans tout ce qui lui fut révélé sous le sceau de la vérité sur
> ordre de Dieu, cause de l’apparition de l’Aurore.
> 
> 5.13
> 
> La troisième effulgence
> 
> concerne les arts, les métiers et les sciences. La connaissance est
> comparable à des ailes pour l’existence de l’homme, elle est une échelle
> pour son progrès. À chacun de l’acquérir. Néanmoins, il faudrait acquérir la
> connaissance de ces sciences utiles aux peuples de la terre et non de celles
> qui commencent par des mots et finissent par des mots. Grande est la
> contribution des hommes de sciences, d’arts et de métiers pour les peuples
> du monde ! Le Livre mère en témoigne au jour du Retour. Heureux ceux qui
> possèdent une oreille qui entend. Certes, la connaissance est un véritable
> trésor pour l’homme, une source de gloire, de bienfaits, de joie,
> d’exaltation, d’allégresse et de félicité. Ainsi parle la Langue de grandeur
> dans cette Très-Grande-Prison.
> 
> 5.14
> 
> La quatrième effulgence
> 
> concerne le divin et ce qui s’y rapporte. L’homme perspicace qui dirige son
> regard vers l’Arbre béni et manifeste, ainsi que vers ses fruits, sera enrichi
> au point d’être détaché de toute autre chose et confessera sa foi en ce que
> professe celui qui parle sur le Sinaï, depuis le trône de la révélation.
> 
> 5.15
> 
> Ô ‘Alí Akbar ! Fais connaître aux hommes les saints versets de ton
> Seigneur, son droit chemin et sa grande nouvelle.
> 
> 5.16
> 
> Dis : Ô peuples, si vous jugez avec justice et équité, vous témoignerez de la
> véracité de tout ce qui jaillit de la Plume glorieuse. Si vous appartenez au
> peuple du Bayán, le Bayán persan vous servira de guide et vous apportera
> une preuve suffisante, et si vous appartenez au peuple du Coran, méditez
> sur la révélation du Sinaï et sur la voix du Buisson parlant au fils d’Imrán.
> 
> 5.17
> 
> Par Dieu ! il était prévu qu’au moment où se révèlerait le Dieu unique et
> véritable, la faculté de le reconnaître se serait développée et aurait mûri
> jusqu’à atteindre son apogée. Or, il est maintenant clair que, chez les
> incroyants, cette faculté est restée embryonnaire, en fait elle a dégénéré.
> 5.18
> 
> Ô ‘Alí, ce qu’ils acceptèrent du Buisson, ils le refusent à présent de l’Arbre
> du monde de l’existence ! Dis : ô peuple du Bayán, ne laisse pas la passion
> et les désirs égoïstes guider tes paroles. La plupart des peuples de la terre
> attestent la vérité de la parole bénie sortie du Buisson.
> 
> 5.19
> 
> Par la justice de Dieu ! sans l’hymne de louanges entonné par celui qui
> annonça la divine révélation, cet Opprimé n’aurait jamais dit un mot qui
> pourrait semer la terreur dans le cœur des ignorants et les faire périr.
> Insistant sur la glorification de Celui-que-Dieu-rendra-manifeste - exaltée
> soit sa manifestation - le Báb dit au début du Bayán : « Il est celui qui
> proclamera en toutes circonstances : “En vérité, en vérité, je suis Dieu, il
> n’est pas d’autre Dieu que moi, le Seigneur de toutes choses créées. En
> vérité, tous, en dehors de moi, sont mes créatures. Ô mes créatures ! c’est
> moi seul que vous adorez.” De même, il dit une autre fois, magnifiant le
> nom de Celui-que-Dieu-rendra-manifeste : “Je serais le premier à l’adorer”.
> Il faut maintenant réfléchir sur le sens des mots adorateur et adoré pour que
> l’humanité puisse partager une goutte de l’océan de la connaissance divine
> et soit capable de percevoir la grandeur de cette révélation. Certes il est
> apparu et sa langue déliée proclame la vérité. Heureux celui qui reconnaît la
> vérité et malheur au rebelle, à l’insoumis.
> 
> 5.20
> 
> Ô familles de la terre ! prêtez l’oreille à la voix venue de l’Arbre sacré qui
> couvre le monde de son ombre et ne soyez pas du peuple des oppresseurs
> sur terre, ces hommes qui rejettent la Manifestation de Dieu et son autorité
> inébranlable, et renoncent à ses faveurs. Ils sont en vérité comptés parmi les
> gens méprisables dans le Livre de Dieu, le Seigneur de toute l’humanité.
> 
> 5.21
> 
> Que la gloire qui s’est levée à l’horizon de ma tendre miséricorde repose sur
> toi et sur tous ceux qui sont avec toi et prêtent l’oreille à tes paroles sur la
> cause de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Loué.
> 6. Paroles du paradis (Kalimát-i-Firdawsíyyih)
> 
> Il est celui qui parle par la puissance de la vérité dans le royaume de la
> parole.
> 
> 6.1
> 
> Ô incarnations de la justice, de l’équité ! ô manifestations de l’honnêteté et
> de la générosité céleste ! cet Opprimé en pleurs s’exclame : Ô Dieu, mon
> Dieu ! pare la tête de tes aimés de la couronne du détachement et orne leur
> temple du vêtement de la droiture.
> 
> 6.2
> 
> Il appartient aux disciples de Bahá de donner la victoire au Seigneur par le
> pouvoir de leur parole, et d’encourager les hommes par un caractère et des
> actes louables car les actes influencent plus que les mots.
> 
> 6.3
> 
> Ô H∆aydar ‘Alí ! que la louange de Dieu et sa gloire soient sur toi. Dis :
> L’honnêteté, la vertu, la sagesse et une noble nature contribuent à
> l’élévation de l’homme, alors que la malhonnêteté, la tromperie, l’ignorance
> et l’hypocrisie mènent à son avilissement. Par ma vie ! le mérite de
> l’homme ne réside pas dans les parures et la richesse, mais bien dans le
> comportement vertueux et la compréhension juste. En Perse, la plupart des
> gens sont plongés dans l’erreur et les chimères. Quelle différence entre leur
> condition et celle de ces âmes vaillantes qui, ayant franchi l’océan des
> noms, ont planté leurs tentes sur le rivage de la mer du détachement ! Et
> jusqu’à présent, seuls quelquesuns de cette génération ont mérité d’écouter
> le roucoulement des colombes du paradis suprême. « Restreint est le
> nombre de mes serviteurs reconnaissants ». La plupart des gens se
> complaisent dans la superstition. Ils considèrent qu’une seule goutte de la
> mer de l’illusion est préférable à un océan de certitude. En s’agrippant aux
> noms, ils se privent de la réalité intérieure, et en s’accrochant aux chimères,
> ils ne peuvent contempler l’Aurore des signes célestes. Dieu veuille qu’en
> toutes circonstances, vous receviez une aide généreuse pour briser les idoles
> de la superstition et déchirer les voiles des imaginations humaines.
> L’autorité réside dans la main de Dieu, Source de révélation et
> d’inspiration, Seigneur du jour de la résurrection.
> 
> 6.4
> 
> Nous avons entendu ce que la personne dont il est question a dit au sujet de
> certains enseignants de la foi. Elle dit la vérité. Quelques insouciants
> parcourent les contrées au nom de Dieu, se consacrent à la ruine de sa
> cause, et appellent cela promouvoir et enseigner la parole de Dieu ; et
> pourtant, au ciel des Tablettes divines, les qualités des enseignants de la foi
> brillent comme des étoiles. L’homme impartial et perspicace sait et
> témoigne que le seul vrai Dieu, exaltée soit sa gloire, expose et explique
> continuellement ce qui élève le rang des enfants des hommes.
> 
> 6.5
> 
> Le peuple de Bahá brille tel un flambeau dans les réunions et s’attache au
> dessein de Dieu. Ce rang dépasse tous les autres rangs. Heureux celui qui
> rejette ce que possèdent les hommes et aspire à ce qui appartient à Dieu, le
> souverain Seigneur de l’éternité.
> 
> 6.6
> 
> Dis : Ô Dieu, mon Dieu ! tu me vois évoluant autour de ta volonté, les yeux
> tournés vers l’horizon de ta générosité, attendant avec impatience la
> révélation des splendeurs du soleil de tes faveurs. Ô Aimé des cœurs
> perspicaces et Désir de ceux qui te sont proches, je te supplie d’accorder à
> tes aimés de se détacher complètement de leurs inclinations et de
> s’accrocher avec fermeté à ce qui te plaît. Ô Seigneur, revêtsles du vêtement
> de la droiture et illumineles des splendeurs du détachement. Puis appelle à
> leur aide les armées de la sagesse et de la parole afin qu’ils glorifient ton
> Verbe parmi tes créatures et proclament ta cause parmi tes serviteurs. En
> vérité, tu as le pouvoir de faire ce que tu veux, tes mains tiennent les rênes
> de toutes choses. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, le Puissant, le
> Magnanime.
> 
> 6.7
> 
> Ô toi qui as tourné ton regard vers ma face ! ce qui s’est produit aujourd’hui
> m’a plongé dans une profonde tristesse. Certains malfaisants qui feignent
> l’allégeance à la cause de Dieu ont commis des actes qui ébranlèrent la
> sincérité, l’honnêteté, la justice et l’équité. Un individu en particulier, qui a
> bénéficié de la bonté extrême et de la plus grande faveur, a perpétré des
> actes tels que Dieu en a versé des larmes. Nous commençâmes par le mettre
> en garde, ensuite pendant des années, nous gardâmes la chose secrète pour
> qu’il prenne conscience et se repente. Mais tout cela en vain. À la fin, il
> consacra son énergie à diffamer la cause de Dieu aux yeux des hommes. Il
> déchira le voile de l’équité et n’eut de compassion ni pour lui ni pour la
> cause de Dieu. Or, maintenant, les actes de certains individus entraînent des
> souffrances bien plus grandes que ne l’ont fait les siens. Implore Dieu, le
> Vrai, pour que, dans sa miséricorde, il permette à l’insouciant de se rétracter
> et de se repentir. En vérité, il est le Clément, le Miséricordieux, le
> TrèsGénéreux.
> 
> 6.8
> 
> Aujourd’hui, il incombe à chacun de s’attacher fermement à l’unité et à la
> concorde et d’œuvrer avec diligence à la promotion de la cause de Dieu
> pour que les âmes égarées atteignent ce qui mène à la prospérité éternelle.
> 
> 6.9
> 
> Bref, les dissensions entre différentes factions conduisent à
> l’affaiblissement. Chacune se choisit une voie et s’accroche à une corde
> particulière. En dépit d’une ignorance et d’un aveuglement évidents, elles
> se targuent de posséder perspicacité et connaissance. Parmi celles-ci, il y a
> des mystiques, disciples de l’islam, dont certains s’adonnent à ce qui mène
> à l’oisiveté et à la réclusion. Par Dieu ! ces pratiques abaissent le rang de
> l’homme et gonfle celui-ci d’orgueil. L’homme doit porter des fruits. Selon
> les paroles de l’Esprit, celui qui ne porte pas de fruits est comme un arbre
> stérile, et un arbre stérile n’est bon qu’à jeter au feu.
> 6.10
> 
> Ce que ces personnes mentionnent au sujet des degrés de l’unité divine
> conduit, dans une large mesure, à l’oisiveté et aux chimères. De toute
> évidence, ces mortels ont rejeté les différences de condition et en sont venus
> à se considérer euxmêmes comme Dieu, alors que Dieu est
> incommensurablement glorifié audessus de toutes choses. Cependant,
> chaque être créé révèle les signes de Dieu mais ce ne sont que des
> émanations de lui, et non son être même. On peut voir tous ces signes se
> refléter dans le livre de l’existence, et certes, les écrits qui décrivent la
> forme et la structure de l’univers constituent un très grand livre. L’homme
> perspicace peut y percevoir ce qui le mènera à la Voie droite et lui permettra
> d’atteindre la grande Nouvelle. Considère les rayons du soleil dont la
> lumière enveloppe le monde. Les rayons émanent du soleil et révèlent sa
> nature, mais ils ne sont pas le soleil luimême. Tout ce qui se voit sur terre
> démontre amplement le pouvoir de Dieu, son savoir et les effusions de sa
> générosité, alors qu’il est incommensurablement glorifié audessus de toutes
> les créatures.
> 
> 6.11
> 
> Le Christ a dit : « Tu as donné aux enfants ce dont sont privés l’érudit et le
> sage », et le philosophe de Sabzivár : « Il manque d’oreilles attentives, hélas
> ! sinon, de chaque arbre, elles entendraient les murmures du Buisson ardent.
> » Dans une tablette destinée à un homme éclairé qui cherchait le sens de la
> réalité première, nous nous sommes adressé à ce célèbre sage en ces termes
> : « Si cette parole vient vraiment de toi, comment se faitil que tu n’aies pas
> réussi à entendre l’appel de l’Arbre de l’homme, lancé des sommets les plus
> élevés du monde ? Si tu as bien entendu l’appel mais que, par crainte ou par
> désir de préserver ta vie, tu lui es resté insensible, tu es quelqu’un qui ne
> mérite pas, et ne méritera jamais, d’être mentionné. Si tu n’as pas entendu
> cet appel, c’est que tu es privé d’ouïe. » Bref, le monde s’enorgueillit des
> paroles de ces hommes alors que leurs actes sont la honte des nations.
> 
> 6.12
> 
> En vérité, nous faisons sonner la trompette qui n’est autre que ma Plume de
> gloire, et voilà que les hommes s’évanouissent devant elle hormis ceux
> qu’il plaît à Dieu de protéger, en signe de sa grâce. Il est le Seigneur de
> générosité, l’Ancien des jours.
> 
> 6.13
> 
> Dis : Ô assemblée de clercs ! vous prononcez-vous contre cette Plume que
> le royaume de la parole était prêt à écouter dès que s’est élevée sa voix
> éclatante, et dont le thème puissant et glorieux rend tout autre thème
> insignifiant ? Craignez Dieu et ne suivez ni vos chimères ni vos
> imaginations corrompues, mais suivez plutôt celui qui est venu à vous,
> investi d’une connaissance indéniable et d’une conviction inébranlable.
> 
> 6.14
> 
> Gloire à Dieu ! Le trésor de l’homme est sa parole, et pourtant cet Opprimé
> a retenu sa langue, car les incrédules sont en embuscade. Cependant, Dieu,
> le Seigneur de tous les mondes, accorde sa protection. En vérité, nous avons
> placé en lui notre confiance et remis toutes choses entre ses mains. Il est
> celui qui suffit en tout, à nous et à toutes choses créées. Le soleil du pouvoir
> souverain resplendit audessus de l’horizon du monde par sa volonté et son
> puissant commandement. Heureux celui qui perçoit et reconnaît la vérité, et
> malheur à l’obstiné et à l’infidèle.
> 
> 6.15
> 
> Cet Opprimé a toujours traité les sages avec affection. Il faut entendre par «
> sages » les hommes dont la connaissance ne se limite pas à de simples mots
> et dont la vie fructueuse donne des résultats durables. Il incombe à chacun
> d’honorer ces âmes bénies. Heureux ceux qui observent les préceptes de
> Dieu ; heureux ceux qui reconnaissent la vérité ; heureux ceux qui jugent
> équitablement en toutes choses et tiennent fermement la corde de mon
> inviolable justice.
> 
> 6.16
> 
> Le peuple de Perse s’est détourné de lui, le Protecteur et le Soutien. Il
> s’accroche aux chimères de l’insensé et s’y empêtre. Il est si fermement
> attaché aux superstitions que nul ne peut l’en détacher, si ce n’est le bras
> puissant de Dieu, exaltée soit sa gloire. Implore du ToutPuissant qu’il
> écarte, du doigt de la puissance divine, les voiles aveuglant ces gens, afin
> qu’ils parviennent à ce qui mène à la sécurité, au progrès, et qu’ils se
> précipitent vers l’Ami incomparable.
> 
> 6.17
> 
> Voici la parole de Dieu révélée et inscrite par la Plume Abhá sur
> 
> la première feuille
> 
> du Paradis le plus exalté : En vérité je le dis, la crainte de Dieu a toujours
> été une défense sûre, une forteresse solide, pour tous les peuples du monde.
> C’est le moyen principal pour la protection de l’humanité, l’instrument
> suprême de sa sauvegarde. Il existe chez l’homme une faculté qui le
> détourne de tout ce qui est méprisable et indécent, et l’en préserve, c’est le
> sentiment de honte. Celuici cependant se limite à quelquesuns ; tous ne le
> possèdent pas et certains ne le possèderont jamais.
> 
> 6.18
> 
> Voici la parole de Dieu, consignée par la Plume suprême sur la
> 
> deuxième feuille
> 
> du Paradis le plus exalté : La Plume du TrèsHaut exhorte en ce moment les
> manifestations de l’autorité, les sources du pouvoir, c’estàdire les rois, les
> souverains, les présidents, les dirigeants, les religieux et les sages. Elle leur
> enjoint de soutenir la cause de la religion et d’y rester fidèles. Certes, la
> religion est l’instrument principal pour l’établissement de l’ordre dans le
> monde et de la tranquillité parmi ses peuples. L’affaiblissement des piliers
> de la religion fortifie les insensés, les enhardit et les rend plus arrogants. En
> vérité je le dis : plus grand le déclin de la religion, plus grave l’obstination
> de l’impie. Ceci ne peut mener finalement qu’au désordre et au chaos.
> Hommes d’intuition, entendezmoi, et vous qui êtes dotés de discernement,
> soyez avertis !
> 
> 6.19
> Voici la parole de Dieu inscrite par la Plume suprême sur
> 
> la troisième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : Ô fils de l’homme ! Si tes yeux sont tournés vers
> la miséricorde, renonce à ce qui te profite et attachetoi à ce qui profitera à
> l’humanité. Et si tes yeux sont tournés vers la justice, choisis pour ton
> voisin ce que tu aurais choisi pour toimême. L’humilité exalte l’homme
> jusqu’aux cieux de la gloire et de la puissance, alors que l’orgueil l’abaisse
> vers les profondeurs de la misère et de la déchéance.
> 
> 6.20
> 
> Ô peuple de Dieu ! grand est le jour, puissant l’appel ! Dans une de nos
> tablettes, nous avons révélé ces nobles paroles : « Si le monde de l’esprit
> n’était plus que sens de l’ouïe, il pourrait alors se prétendre digne
> d’entendre la voix qui appelle de l’horizon suprême ; sinon les oreilles qui
> sont souillées par des contes mensongers n’ont jamais été et ne sont
> toujours pas aptes à l’entendre ». Heureux celui qui entend, et malheur à
> l’obstiné.
> 
> 6.21
> 
> Voici la parole de Dieu, consignée par la Plume suprême dans
> 
> la quatrième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : Ô peuple de Dieu ! Implore le Véritable - glorifié
> soit son nom - pour que, par sa grâce, il protège les manifestations de
> l’autorité et du pouvoir contre l’influence de leur ego et de leurs désirs, et
> répande sur elles la lumière de la justice et de la direction divine.
> 
> 6.22
> 
> Malgré l’excellence de son rang, sa majesté Muh∂ammad Sháh commit
> deux actes odieux. L’un fut le bannissement du Point premier, Seigneur des
> royaumes de grâce et de bonté, et l’autre, l’assassinat du prince de la cité du
> talent politique et littéraire.
> 6.23
> 
> Les erreurs des rois peuvent être grandes, tout comme leurs réalisations.
> Grand sera le roi que l’orgueil du pouvoir et de l’autorité ne détournera pas
> de la justice, que le luxe, la richesse, la gloire ou le commandement des
> armées ne privera pas des splendeurs du soleil de l’équité. Il occupera une
> position sublime dans l’Assemblée céleste. Chacun doit soutenir une âme si
> noble et la servir. Heureux le roi qui tient fermement en mains les rênes de
> ses passions, maîtrise son courroux et préfère la justice et l’équité à
> l’injustice et à la tyrannie.
> 
> 6.24
> 
> Voici la parole de Dieu, inscrite par la Plume suprême sur
> 
> la cinquième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : La sagesse sera toujours la plus merveilleuse des
> grâces et le plus grand des dons, au-dessus de tous les autres. C’est la
> protectrice infaillible de l’homme. Elle l’aide et le fortifie. La sagesse est
> l’émissaire de Dieu et la révélatrice de son nom, l’Omniscient. Elle rend
> évidente la noblesse du rang de l’homme. Elle est omnisciente et le plus
> grand maître à l’école de l’existence. Elle est le guide par excellence. Grâce
> à son influence éducative, quelques êtres terrestres sont imprégnés d’un
> esprit dont l’éclat surpasse les cieux. Dans la cité de la justice, elle est
> l’Orateur sans pareil qui, en la neuvième année, illumina le monde de la
> joyeuse nouvelle de cette révélation. Et, au début de la création du monde,
> cette Source incomparable de sagesse gravit les marches de la signification
> spirituelle et, une fois établie sur le trône de la parole par l’opération de la
> volonté divine, elle proclama deux mots. Le premier annonçait la promesse
> de la récompense tandis que le second formulait l’avertissement de la
> punition. La promesse fit naître l’espoir et la menace fit naître la peur. Ainsi
> fut fermement établie la base de l’ordre mondial sur ces deux principes
> jumeaux. Gloire au Seigneur de sagesse, le Possesseur de grande générosité.
> 
> 6.25
> 
> Voici la parole de Dieu, notée par la Plume suprême dans
> la sixième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : La lumière des hommes est la justice. Que les
> vents contraires de l’oppression et de la tyrannie ne l’éteignent pas. L’objet
> de la justice est de faire apparaître l’unité parmi les hommes. Les vagues de
> la sagesse divine déferlent dans cette parole exaltée dont le sens profond ne
> saurait être contenu dans les livres du monde. L’humanité seraitelle vêtue de
> cette parure qu’elle verrait resplendir à l’horizon du monde le soleil de la
> parole « Dieu les enrichira tous deux de son abondance ». Appréciez cette
> parole à sa juste valeur, c’est un noble fruit produit par l’arbre de la Plume
> de gloire. Heureux l’homme qui l’écoute et observe ses préceptes. En vérité
> je le dis, ce qui descend du ciel de la volonté divine est le moyen pour
> établir l’ordre dans le monde, l’instrument pour promouvoir l’unité et la
> fraternité parmi les hommes. Ainsi parle cet Opprimé, depuis la Plus-
> Grande-prison.
> 
> 6.26
> 
> Voici la parole de Dieu, rapportée par la Plume suprême dans
> 
> la septième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : Ô sages parmi les nations ! détournez-vous de la
> désunion et fixez votre regard sur l’unité. Attachez-vous avec ténacité à ce
> qui mènera au bienêtre et à la tranquillité de l’humanité. Cet empan de terre
> n’est qu’une seule patrie, une seule demeure. Il vous convient d’abandonner
> la vanité, source de désaccord, et d’ouvrir votre cœur à tout ce qui garantit
> l’harmonie. Aux yeux du peuple de Bahá, la gloire de l’homme repose sur
> son savoir, sa conduite droite, son caractère louable, sa sagesse, et non sur
> sa nationalité ou son rang. Ô peuples de la terre ! appréciez cette parole
> céleste à sa juste valeur. Sur l’océan de la connaissance, elle est comparable
> à un navire et, dans le royaume de la perception, à une lumière brillante.
> 
> 6.27
> 
> Voici la parole de Dieu, rapportée sur
> 
> la huitième feuille
> du paradis le plus exalté par la Plume suprême : La première tâche des
> écoles doit être d’inculquer aux enfants les principes religieux, afin que la
> promesse et la menace inscrites dans les livres de Dieu les détournent des
> choses interdites et les revêtent du manteau des commandements ; mais ceci
> doit être fait de manière à ne pas nuire aux enfants, en leur évitant
> l’ignorance fanatique et bigote.
> 
> 6.28
> 
> Il incombe aux membres de la Maison de justice de délibérer sur ce qui n’a
> pas été révélé de façon évidente dans le Livre et de faire respecter ce qu’ils
> ont convenu. En vérité, Dieu les inspirera selon sa volonté et certes, il est le
> Bienfaiteur, l’Omniscient.
> 
> 6.29
> 
> Autrefois, nous avons ordonné que les gens connaissent deux langues pour
> se parler, néanmoins, il faut s’efforcer de les réduire à une seule afin que les
> hommes ne perdent pas leur temps à apprendre plusieurs langues - de même
> en ce qui concerne l’écriture. Ainsi la terre tout entière pourrait être
> considérée comme une seule cité, un seul pays.
> 
> 6.30
> 
> Voici la parole de Dieu, rapportée par la Plume suprême dans
> 
> la neuvième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : La modération est souhaitable dans tous les
> domaines. Porté à l’excès, tout s’avérera source de mal. Voyez comme la
> civilisation occidentale a perturbé et effrayé les peuples du monde. Une
> machine infernale a été conçue qui se révéla être une arme de destruction
> terrible, telle qu’on n’en avait jamais vu auparavant. Cette dépravation, si
> profondément enracinée, ne peut être éliminée que si les peuples du monde
> s’unissent dans la poursuite d’un objectif commun et embrassent une foi
> universelle. Prêtez l’oreille à l’appel de cet Opprimé et soyez de fermes
> partisans de la paix mineure.
> 6.31
> 
> Il est des choses étranges et stupéfiantes cachées sous terre à l’esprit et à la
> compréhension des hommes. Elles sont capables de transformer toute
> l’atmosphère terrestre et cette contamination s’avérerait mortelle. Seigneur !
> nous avons observé une chose étonnante. La foudre, ou une force
> semblable, est contrôlée par un opérateur et se déplace sur son ordre.
> Incommensurablement exalté soit le Seigneur de pouvoir qui dévoile son
> dessein par la puissance de son commandement invincible.
> 
> 6.32
> 
> Ô peuple de Bahá ! chacune des ordonnances que nous avons révélées est
> une puissante forteresse pour la sauvegarde du monde de l’existence. En
> vérité, cet Opprimé ne désire rien d’autre que votre sécurité et votre
> élévation.
> 
> 6.33
> 
> Nous exhortons les hommes de la Maison de justice, nous leur ordonnons
> d’assurer la sauvegarde et la protection des hommes, des femmes et des
> enfants. En tout temps et en toutes circonstances, la plus grande
> considération pour les intérêts des peuples leur incombe. Béni le dirigeant
> qui secourt le captif, le riche qui prend soin du pauvre, le juste qui garantit
> les droits de l’opprimé face au malfaiteur, et heureux le responsable qui
> observe ce que l’Ordonnateur, l’Ancien des jours, lui a prescrit.
> 
> 6.34
> 
> Ô H∆aydar ‘Alí ! que ma gloire et ma louange soient sur toi. Mes conseils
> et mes avertissements encerclent le monde. Mais au lieu d’apporter joie et
> bonheur, ils sont cause de chagrin parce que certains de ceux qui disent
> m’aimer sont devenus arrogants et m’ont accablé de souffrances telles que
> ni les disciples des religions précédentes ni les religieux de Perse ne m’en
> ont jamais infligé de semblables.
> 
> 6.35
> Nous avons dit : « Mon emprisonnement ne me fait aucun mal, ni ce qui
> m’est arrivé aux mains de mes ennemis. Ce qui m’afflige, c’est la conduite
> de mes aimés ; ils portent mon nom, mais ils commettent ce qui fait pleurer
> mon cœur et ma plume. » Ces paroles ont été révélées à maintes reprises,
> mais les insouciants, prisonniers de leurs propres passions néfastes et de
> leurs désirs corrompus, n’en ont pas bénéficié. Implore le seul vrai Dieu de
> permettre à chacun de se repentir et de revenir à lui. Aussi longtemps que
> l’on succombera aux passions mauvaises, le crime et le péché prévaudront.
> Nous chérissons l’espoir que la main du pouvoir divin et l’effusion des
> bénédictions célestes soutiennent les hommes, les parent du vêtement du
> pardon et de la générosité et les gardent de ce qui nuirait à sa cause parmi
> ses serviteurs. Il est en vérité le Puissant, l’Omnipotent, il est le Clément, le
> Miséricordieux.
> 
> 6.36
> 
> Voici la parole de Dieu, écrite par la Plume suprême sur
> 
> la dixième feuille du paradis le plus exalté : Ô peuples de la terre ! vivre
> retiré du monde ou pratiquer l’ascétisme n’est pas acceptable aux yeux de
> Dieu. Il appartient aux hommes doués de sagesse et d’intelligence de se
> conformer à ce qui sera cause de joie et de rayonnement. Les
> comportements nés du sein des chimères ou du ventre de la superstition
> conviennent mal aux savants. Jadis, et encore récemment, certains ont
> habité des grottes des montagnes alors que d’autres se réunissent la nuit
> dans les cimetières. Dis : Prêtez l’oreille aux conseils de cet Opprimé.
> Abandonnez ce qui a cours parmi vous et adoptez ce que le fidèle Conseiller
> vous ordonne. Ne vous privez pas des bienfaits qui ont été créés par amour
> pour vous.
> 
> 6.37
> 
> La charité est agréable et louable aux yeux de Dieu, elle est considérée
> comme une reine parmi les bonnes actions. Méditez ce que le
> TrèsMiséricordieux a révélé dans le Coran : « Ils les préfèrent à euxmêmes,
> malgré leur pauvreté. Celui qui se garde contre sa propre avidité – Ceuxlà
> sont les bienheureux.» Sous cet éclairage, la sainte parole cidessus est, en
> vérité, l’étoile des paroles. Béni celui qui préfère son frère à luimême. En
> vérité, par la volonté de Dieu, l’Omniscient, le TrèsSage, un tel homme fait
> partie du peuple de Bahá qui demeure dans l’arche vermeille.
> 
> 6.38
> 
> Voici la parole de Dieu, rapportée par la Plume suprême dans
> 
> la onzième feuille
> 
> du paradis le plus exalté : Nous enjoignons à ceux qui sont les emblèmes de
> ses noms et de ses attributs de désormais adhérer fermement à ce qui est
> formulé dans cette Très-Grande-Révélation, de s’interdire d’être la cause de
> conflits et, jusqu’à la fin qui ne connaît pas de fin, de garder les yeux dirigés
> vers l’orient des paroles rayonnantes gravées sur cette tablette. Le conflit
> mène à l’effusion de sang et sème l’agitation parmi les peuples. Écoutez la
> voix de cet Opprimé et ne vous en détournez pas.
> 
> 6.39
> 
> Quiconque pèse en son cœur le jaillissement de la Plume de gloire dans
> cette révélation se trouve rassuré : quoi qu’il proclame, cet Opprimé n’a
> jamais eu l’intention de s’attribuer ni rang ni honneur. Son dessein est plutôt
> d’attirer, par le caractère sublime de ses paroles, les âmes jusqu’au faîte de
> la gloire transcendante et de les rendre capables de comprendre ce qui
> purifiera les peuples du monde des querelles, des dissensions provoquées
> par les différences religieuses. De cela témoignent mon cœur, ma plume,
> mon esprit et mon corps. Dieu veuille que tous les hommes se tournent vers
> les trésors cachés en eux-mêmes.
> 
> 6.40
> 
> Ô peuple de Bahá ! la faculté de réfléchir est à l’origine des métiers, des
> sciences et des arts. Efforcez-vous d’extraire de cette mine idéale, les perles
> de sagesse et d’éloquence qui favorisent le bienêtre et l’harmonie de tous
> les peuples de la terre.
> 
> 6.41
> Dans l’adversité ou l’aisance, dans l’honneur ou les tourments, en toutes
> circonstances, cet Opprimé ordonne aux hommes de faire preuve d’amour,
> d’affection, de compassion et de vivre en harmonie. Et pourtant, au moindre
> signe de progrès et d’évolution, ceux qui étaient dissimulés derrière les
> voiles s’élancent avec à la bouche des calomnies plus blessantes que l’épée.
> Ils s’accrochent à des paroles trompeuses et répréhensibles, et acceptent de
> se priver de l’océan des versets révélés par Dieu.
> 
> 6.42
> 
> N’eussent été ces voiles qui l’aveuglent, la puissance de la parole aurait
> subjugué la Perse en moins de deux ans, la situation du gouvernement et du
> peuple aurait été améliorée, et le but suprême, incontestable, serait apparu
> dans toute sa gloire. Bref, parfois en termes explicites, parfois par allusions,
> nous avons dit ce qui devait être dit. Dès lors, une fois la Perse réhabilitée,
> les doux parfums de la parole de Dieu se seraient répandus dans tous les
> pays, car ce qui coule de la Plume très exaltée conduit à la gloire, au
> progrès et à l’éducation de tous les peuples de la terre. C’est le remède
> souverain pour tous les maux, puissentils seulement le comprendre.
> 
> ***
> 
> 6.43
> 
> Les Afnán et les Amín - que ma gloire et ma tendre bonté soient sur eux -
> accédèrent récemment, à notre présence et contemplèrent notre face ; Nabíl,
> le fils de Nabíl et le fils de Samandar - que la gloire de Dieu et sa tendre
> bonté reposent sur eux - étaient aussi présents et burent à la coupe de la
> réunion. Nous implorons Dieu d’ordonner gracieusement pour eux tout le
> bien de ce monde et de l’autre, et de répandre sur eux ses bénédictions et sa
> bienveillance depuis le ciel de sa générosité et les nuages de sa tendre
> compassion. En vérité, il est le plus miséricordieux des miséricordieux. Il
> est le Généreux, le Bienfaisant.
> 
> 6.44
> 
> Ô H∆aydar ‘Alí ! ton autre lettre, envoyée par l’entremise de celui qui porte
> le titre de Júd est parvenue à notre cour sacrée. Dieu soit loué ! Elle est
> ornée de la lumière de l’unité divine et du détachement, et resplendit du feu
> de l’amour. Prie Dieu qu’il rende les regards perspicaces et illumine les
> yeux d’une lumière nouvelle, afin qu’ils perçoivent ce qui n’a ni pair ni
> égal.
> 
> 6.45
> 
> En ce jour, les versets du Livre mère sont aussi resplendissants et
> indubitables que le soleil. On ne peut en aucun cas les confondre avec des
> déclarations passées ou récentes. Cet Opprimé ne désire vraiment pas
> établir la vérité de sa cause avec des preuves fournies par d’autres. Il est
> celui qui englobe tout alors que tout autre est limité. Dis : Ô peuples,
> concentrez-vous sur ce qui a cours parmi vous et nous nous concentrerons
> sur ce qui nous appartient. Je le jure par Dieu ! Devant le souvenir de son
> nom, ni les louanges des peuples du monde, ni leurs possessions ne valent
> d’être mentionnées. Ainsi en témoigne celui qui en toutes circonstances
> proclame : « En vérité, il est Dieu, le Souverain suprême du jour du
> jugement et le Seigneur du trône majestueux. »
> 
> 6.46
> 
> Glorifié soit Dieu ! On se demande sur quelle preuve ou pour quelle raison
> les incrédules parmi le peuple du Bayán se sont détournés du Seigneur de
> l’existence. En vérité, le rang de cette révélation transcende le rang de tout
> ce qui a été manifesté par le passé ou le sera dans l’avenir.
> 
> 6.47
> 
> Le Point du Bayán serait-il présent en ce jour et hésiterait-il, à Dieu ne
> plaise, à reconnaître cette cause, que les très saintes paroles jaillies de la
> source de son propre Bayán s’appliqueraient à lui. Il a dit, et sa parole est
> vérité : « Il sera légitime pour Celui-que-Dieu-rendra-manifeste de le renier,
> lui, le plus éminent de la terre. » Dis, ô vous qui êtes privés de
> compréhension ! aujourd’hui, cet Être très exalté proclame : « En vérité, en
> vérité, je suis le premier à l’adorer. » Comme la capacité de connaissance
> des hommes est superficielle, et faible leur faculté de perception ! Notre
> Plume de gloire témoigne de leur pitoyable pauvreté et de la richesse de
> Dieu, le Seigneur de tous les mondes.
> 6.48
> 
> Loué et glorifié soit celui qui a appelé la création à l’existence. Il est la
> Vérité souveraine, celui qui connaît les choses invisibles. Le Livre mère est
> révélé, le Seigneur généreux est établi sur le très sacré siège de gloire.
> L’Aurore s’est levée et les gens ne le comprennent pas. Les signes sont là,
> et pourtant celui qui les révèle est accablé de souffrances notoires. J’endure
> en fait ce qui provoque les lamentations du monde de l’existence.
> 
> 6.49
> 
> Dis : Ô Yahyá, si tu jouis d’un savoir divinement inspiré, révèle un seul
> verset ! Ainsi parla jadis le Héraut qui m’annonça et qui, à cette heure,
> proclame : « En vérité, en vérité, je suis le premier à l’adorer. » Sois juste, ô
> mon frère. Estu capable de t’exprimer lorsque tu es face à l’océan houleux
> de ma parole ? Ta langue se délie-t-elle lorsque tu es confronté à la voix
> stridente de ma Plume ? Astu un quelconque pouvoir face aux révélations
> de mon omnipotence ? Par Dieu, je t’en supplie, souvienstoi du temps où tu
> étais en présence de cet Opprimé, où nous te dictions les versets de Dieu, le
> Secours, l’Absolu, et juge équitablement. Prends garde, que la source du
> mensonge ne te détourne de la vérité manifeste.
> 
> 6.50
> 
> Ô toi qui fixes ton regard sur ma face ! dis : Ô insouciants ! pour une simple
> goutte, vous vous privez de l’océan des versets célestes et pour un atome
> insignifiant, vous vous refusez les splendeurs du Soleil de vérité. Qui
> d’autre que Bahá a le pouvoir de s’adresser directement à l’humanité ?
> Jugez avec équité et ne vous rangez pas parmi les injustes. Grâce à lui, les
> océans déferlent, les mystères sont divulgués, les arbres élèvent la voix et
> s’exclament : « À Dieu, Révélateur des signes, Source des témoignages
> clairs, appartiennent les royaumes de la terre et des cieux ! » Lisez
> attentivement le Bayán persan révélé par celui qui annonça cette révélation
> et voyez-le d’un œil juste. En vérité, il vous guidera vers son chemin. Il
> proclame maintenant ce que sa langue a jadis énoncé lorsqu’il était assis sur
> le trône de son nom très exalté.
> 
> 6.51
> Tu as mentionné les aimés de ces régions. Loué soit Dieu ! Le Véritable -
> exaltée soit sa gloire - leur accorde l’honneur de se souvenir d’eux, et le
> nom de chacun coule de la Langue de grandeur dans le royaume de la
> parole. De la main de leur Seigneur, le Compatissant, le Clément, ils
> boivent le vin choisi de la révélation et de l’inspiration, et leur béatitude,
> leur bonheur sont vraiment grands. Nous implorons Dieu de leur donner la
> force pour manifester une constance inflexible et d’appeler à leur aide les
> légions de la sagesse et de la parole. Il est en vérité le Puissant,
> l’Omnipotent. Transmetsleur mes salutations et apporteleur la joyeuse
> nouvelle : le Soleil du souvenir s’est levé et répand ses rayons à l’horizon
> des faveurs bienfaisantes de leur Seigneur, le Magnanime, le
> TrèsMiséricordieux.
> 
> 6.52
> 
> Tu m’as parlé de H∆usayn. Nous avons vêtu son temple du vêtement de
> l’indulgence et orné son front de la couronne du pardon. Il lui appartient de
> se glorifier parmi les hommes de ce bienfait resplendissant, rayonnant et
> manifeste. Dis : Ne te décourage pas. Après la révélation de ce verset sacré,
> c’est comme si tu renaissais du sein de ta mère. Dis : Tu es libéré du péché
> et de l’erreur. En vérité, depuis sa Plus-Grande-Prison, Dieu t’a purifié par
> l’eau vivifiante de sa parole. Nous prions Dieu - béni et exalté soit-il - de te
> confirmer, par sa grâce, dans la louange et l’exaltation de sa gloire et de te
> soutenir par la puissance de ses armées invisibles. En vérité, il est le
> ToutPuissant, l’Omnipotent.
> 
> 6.53
> 
> Tu as mentionné les habitants de Tár. Nous nous sommes tourné vers les
> serviteurs de Dieu parmi eux et nous leur avons d’abord conseillé de
> considérer ce que le Point du Bayán a divulgué sur cette révélation,
> révélation qui ébranle tous les noms et tous les titres, détruit les idoles des
> vaines imaginations et par qui, du royaume de gloire, la Langue de grandeur
> proclame : Juste Dieu ! le trésor caché, le mystère impénétrable, est dévoilé
> aux yeux des hommes et amène toutes choses, passées et futures, à se
> réjouir. Il a dit, et sa parole est vérité : « Le plus grand de tous les
> hommages que j’ai rendus par écrit à celui qui doit venir après moi est
> l’aveu qu’aucune de mes paroles ne peut le décrire avec justesse, et que
> dans mon livre, le Bayán, nulle référence à lui ne peut rendre justice à sa
> cause. »
> 
> 6.54
> 
> Nous leur avons conseillé ensuite d’agir avec justice, équité, honnêteté,
> piété et d’observer tout ce qui exaltera parmi les hommes la parole de Dieu
> et leur rang. En vérité, je suis celui qui exhorte avec justice. En témoigne
> celui dont la plume fait surgir des rivières de miséricorde et dont la parole
> fait jaillir des sources d’eau vive pour toutes choses créées. Infiniment
> exaltée cette grâce sans limite ! Immensément bénie cette faveur
> resplendissante !
> 
> 6.55
> 
> Ô habitants de Tár ! prêtez l’oreille à l’appel de celui qui agit selon sa
> volonté. En vérité, il vous rappelle ce qui vous rapprochera de Dieu, le
> Seigneur des mondes. De sa prison d’Acre, il se tourne vers vous et révèle
> par amour pour vous ce qui immortalisera votre nom dans le livre qui ne
> peut être effacé et n’est pas altéré par les doutes du rebelle. Rejetez ce qui a
> cours parmi les hommes et saisissez ce qui vous est commandé par la
> volonté de l’Ordonnateur, l’Ancien des jours. Voici le jour où l’Arbre divin
> s’exclame : « Ô peuple ! voyez mes fruits et mes feuilles, et prêtez ensuite
> l’oreille à mon bruissement. » Prenez garde que les doutes des hommes ne
> vous privent de la lumière de la certitude. L’Océan de la parole s’écrie : « Ô
> habitants de la terre ! voyez mes eaux houleuses et les perles de sagesse, de
> parole, que j’y ai déversées. Craignez Dieu et ne soyez pas parmi les
> insouciants. »
> 
> 6.56
> 
> En ce jour, une grande fête se déroule dans le royaume des cieux car tout ce
> qui est promis dans les saintes Écritures est accompli. Voici le jour de
> grande réjouissance. À chacun de se hâter vers le parvis de sa proximité
> avec joie, bonheur, exultation et plaisir extrêmes, et de se libérer du feu de
> l’éloignement.
> 
> 6.57
> Ô peuple de Tár ! par le pouvoir fortifiant de mon nom, saisis le calice de la
> connaissance et bois tout ton soûl pour braver ceux qui ont brisé l’alliance
> et le pacte de Dieu, rejeté ses preuves manifestes et ergoté sur ses signes qui
> animent tout dans les cieux et sur la terre.
> 
> 6.58
> 
> Parmi le peuple du Bayán, les incroyants sont semblables aux disciples de
> la branche chiite, ils marchent sur leurs traces. Abandonneles à leurs
> chimères et à leurs vaines imaginations. Dans le livre de Dieu,
> l’Omniscient, le TrèsSage, ils sont comptés parmi les égarés. Depuis leur
> chaire, tous les théologiens chiites vilipendent et accusent maintenant le
> Véridique. Dieu miséricordieux ! DawlatÁbádí les imite aussi. Il monte en
> chaire et exprime des choses à faire pleurer la Tablette de douleur et se
> lamenter la Plume. Réfléchis à sa conduite, compare-la à celle d’Ashraf -
> sur lui ma gloire et ma tendre miséricorde - et pense aussi aux aimés qui se
> hâtent en mon Nom vers leur martyre et offrent leur vie dans la voie du
> Désir du monde.
> 
> 6.59
> 
> Cette cause est manifeste ; elle brille, resplendissante comme le soleil, mais
> les gens sont devenus des voiles pour euxmêmes. Nous implorons Dieu de
> les aider généreusement à revenir à lui. Il est en vérité l’Indulgent, le
> Miséricordieux.
> 
> 6.60
> 
> Ô peuple de Tár ! nous t’envoyons nos salutations de ce lieu, et nous
> supplions Dieu, béni et exalté soit-il, de te servir des mains de sa grâce le
> vin choisi de la constance. En vérité, il est le Seigneur de bonté, le Clément,
> le Très-Loué. Abandonne à euxmêmes les immatures, ceux qui sont mus
> par des désirs égoïstes et se raccrochent aux partisans de vaines
> imaginations. Certes, il est pour vous le Soutien, le Secours. Il a en vérité le
> pouvoir de faire ce qu’il veut. Il n’est pas d’autre Dieu que lui, l’Unique,
> l’Incomparable, le Puissant, le plus Grand.
> 
> 6.61
> Puisse la gloire de notre présence reposer sur ceux qui tournent leur visage
> vers l’Aurore de sa révélation, qui reconnaissent et acceptent ce que la
> Langue de la parole énonce au royaume de la connaissance, en ce jour béni,
> glorieux et incomparable.
> 7. Tablette du monde ( )
> 
> En mon nom, qui appelle à haute voix dans le royaume de la parole.
> 
> 7.1
> 
> Louanges et grâces conviennent au Seigneur de pouvoir manifeste qui orna
> l’imposante prison de la présence des honorables ‘Alí-Akbar et Amín et
> l’illumina de la lumière de certitude, de constance et de confiance. Que la
> gloire de Dieu et celle de tous ceux qui vivent au ciel et sur la terre reposent
> sur eux.
> 
> 7.2
> 
> Lumière et gloire, salut et louange aux Mains de sa cause ! Ce sont elles qui
> font resplendir la lumière de fermeté et confirment cette vérité : l’autorité de
> choisir appartient à Dieu, le Puissant, le Fort, l’Indépendant. Ce sont elles
> qui font surgir l’océan de générosité et diffusent le parfum des généreux
> bienfaits de Dieu, le Seigneur de l’humanité. Nous l’implorons - loué soit-il
> - de les défendre par la puissance de ses cohortes, de les protéger par le
> pouvoir de son autorité et de les assister par sa force indomptable qui
> domine toutes choses créées. La souveraineté est à Dieu, le Créateur des
> cieux, le Seigneur du royaume des noms.
> 
> 7.3
> 
> La grande Nouvelle proclame : Ô peuple de Perse ! dans le passé, tu fus le
> symbole de la miséricorde et l’incarnation de l’affection et de la bonté. Le
> monde entier était illuminé et embelli par l’éclat de la lumière de ton savoir
> et par la flamme de ton érudition. Qu’est-ce qui t’a poussé à te détruire ainsi
> que tes amis de tes propres mains ?
> 
> 7.4
> Ô Afnán, ô toi qui es issu de mon ancienne racine, sur toi demeurent à
> jamais ma gloire et ma tendre bonté. Vaste est le tabernacle de la cause de
> Dieu ! Il couvre de son ombre les peuples et les phratries de la terre, et le
> temps n’est pas éloigné où il rassemblera sous sa protection l’humanité tout
> entière. L’heure est maintenant venue pour toi de servir. D’innombrables
> tablettes attestent les bienfaits dont tu fus gratifié. Lève-toi pour le triomphe
> de ma cause et, par le pouvoir de ta parole, subjugue le cœur des hommes.
> Offre-leur ce qui doit assurer la paix et le bien-être du pauvre et de
> l’opprimé, ceins tes reins en vue de libérer le captif de ses chaînes et de le
> rendre capable d’atteindre à la vraie liberté.
> 
> 7.5
> 
> En ce jour, la justice se lamente sur son triste sort et l’équité gémit sous le
> joug de l’oppression. Les épais nuages de la tyrannie assombrissent la face
> de la terre et enveloppent tous ses peuples. Par le mouvement de notre
> plume de gloire, nous avons, sur l’ordre du tout-puissant Ordonnateur des
> choses, insufflé dans chaque être humain un renouveau de vie et instillé
> dans chaque mot une puissance nouvelle. Toutes choses créées proclament
> les signes de cette régénération mondiale. Telle est la grande, la joyeuse
> nouvelle qu’apporte à l’humanité la plume de cette innocente victime.
> Pourquoi avez-vous peur, ô mes bien-aimés ? Qui pourrait vous effrayer ?
> La moindre humidité suffit à dissoudre la glaise durcie dans laquelle est
> modelée cette génération perverse. Le seul fait de vous rassembler suffit à
> briser les forces de ces êtres méprisables et vains.
> 
> 7.6
> 
> Les luttes, les conflits conviennent aux bêtes sauvages. Grâce à Dieu, les
> épées dégainées par la communauté bábíe furent remises au fourreau par de
> bonnes paroles et des actes louables. En effet, c’est toujours par le pouvoir
> des bonnes paroles que les justes réussissent à gagner le cœur des hommes.
> Dis, ô aimés ! ne renoncez pas à la prudence. Ouvrez votre cœur aux
> conseils de la Plume suprême, et que vos mains et vos lèvres ne causent
> aucun mal aux hommes.
> 
> 7.7
> Dans le Kitáb-i-Aqdas, nous révélâmes à propos du pays de ∏á ce qui
> servira de mise en garde à l’humanité. Dans le monde, ceux qui usent de la
> tyrannie ont usurpé les droits des peuples et s’adonnent sans cesse à
> satisfaire leurs appétits égoïstes. Ce qu’a commis le tyran du pays de Yá fait
> pleurer des larmes de sang à l’Assemblée céleste.
> 
> 7.8
> 
> Ô toi qui bois le vin de ma parole et fixes les yeux sur l’horizon de ma
> révélation ! il est étrange de voir les Persans, qui n’avaient pas leur rival
> dans les sciences et les arts, sombrer dans la plus grande déchéance parmi
> les peuples du monde. Ô peuple ! ne te prive pas, en ce jour glorieux et
> béni, du flot abondant de générosité que te prodigue le Seigneur de grâce
> infinie. La sagesse et la parole pleuvent à verse, en ce jour, des nuages de la
> miséricorde divine. Heureux ceux qui jugent sa cause avec équité, et
> malheur aux injustes.
> 
> 7.9
> 
> Tout homme éclairé reconnaîtra volontiers en ce jour que les conseils
> révélés par la plume de cet Opprimé constituent la puissance animatrice
> suprême pour l’évolution du monde et l’exaltation de ses peuples. Levez-
> vous, ô peuples, et, par le pouvoir de la puissance de Dieu, prenez la
> résolution de vaincre votre ego, dans l’espoir qu’un jour, la terre entière soit
> sanctifiée et libérée de la servitude où la tiennent les dieux de ses vaines
> chimères - dieux qui ont infligé de si grandes pertes à leurs malheureux
> adorateurs et qui sont responsables de leur misère. Ces idoles constituent
> l’obstacle qui freine l’homme dans ses efforts pour avancer dans la voie de
> la perfection. Nous caressons l’espoir que la Main de la puissance divine
> vienne en aide à l’humanité et la délivre de son état de profonde
> humiliation.
> 
> 7.10
> 
> Dans une des tablettes, ces mots furent révélés : Ô peuple de Dieu ! oubliez
> vos propres soucis ; que vos pensées soient fixées sur ce qui réhabilitera le
> destin de l’humanité et sanctifiera le cœur et l’âme des hommes. La
> meilleure façon d’y parvenir est de poser des actes purs et saints, de mener
> une vie vertueuse et d’avoir un comportement noble. Des actes valeureux
> assureront le triomphe de cette cause, et un saint caractère renforcera sa
> puissance. Attachez-vous à la droiture, ô peuple de Bahá ! Tel est, pour
> chacun d’entre vous, le commandement que cet Opprimé vous donne et le
> choix premier de sa volonté incoercible.
> 
> 7.11
> 
> Ô mes amis ! il vous appartient de rafraîchir et de raviver vos âmes par les
> gracieuses faveurs qui pleuvent sur vous en cet émouvant printemps divin.
> Le soleil de sa grande gloire a posé ses rayons sur vous et les nuages de sa
> grâce sans limite vous couvrent de leur ombre. Grande la récompense de
> celui qui ne se prive pas d’une telle munificence, et qui ne manque pas de
> reconnaître, en sa nouvelle parure, la beauté de son Bien-Aimé ! Veillez, car
> le Malin est là, qui attend, prêt à vous prendre au piège. Protégez-vous de
> ses artifices perfides et, guidés par la lumière du nom de Dieu, le
> Clairvoyant, sortez des ténèbres qui vous environnent. Que votre vision soit
> universelle plutôt que confinée à vous-mêmes. Le Malin est celui qui
> entrave l’essor et le progrès spirituel des enfants des hommes.
> 
> 7.12
> 
> En ce jour, il incombe à tout homme de s’attacher à ce qui est propre à
> servir les intérêts et à exalter la condition de toutes les nations et de tout
> gouvernement juste. Chacun des versets révélés par la plume du Très-Haut
> a grand ouvert les portes de l’amour et de l’unité à la face des hommes.
> Nous avons déjà déclaré - et notre parole est la vérité : « Fréquentez les
> fidèles de toutes les religions dans un esprit d’amitié et de camaraderie. »
> Tout ce qui était une cause d’éloignement, de trouble et de discorde entre
> les enfants des hommes est annulé et aboli par la révélation de ces paroles.
> Le plus puissant instrument d’éducation de l’espèce humaine a été envoyé
> du ciel de la volonté divine pour ennoblir le monde de l’existence et élever
> l’âme et l’esprit des hommes. Et de ce ciel de la volonté du Dieu éternel et
> tout-puissant, sont descendues, par cette puissante révélation, la plus pure
> essence et l’expression la plus parfaite de tout ce qui a été dit ou écrit dans
> le passé. Il a été jadis révélé : « L’amour de la patrie est un élément de la foi
> en Dieu. » Mais au jour de sa manifestation, la Langue de grandeur
> proclame : « La gloire n’est pas pour celui qui aime son pays mais pour
> celui qui aime le monde entier. » Par la puissance que dégagent ces paroles
> sublimes, il a donné et imprimé aux mouvements ailés du cœur de l’homme
> une impulsion et une orientation nouvelles, et du même coup effacé du saint
> Livre de Dieu toute trace de restriction et de limitation.
> 
> 7.13
> 
> Cet Opprimé interdit au peuple de Dieu de s’engager dans un conflit et
> l’exhorte à accomplir des actes justes, à développer une nature digne
> d’éloges. Aujourd’hui, une conduite juste et un caractère saint sont les
> armées qui peuvent assurer la victoire de la Cause. Bénis ceux qui s’y
> attachent fermement et malheur à ceux qui s’en détournent.
> 
> 7.14
> 
> Ô peuple de Dieu ! je t’exhorte à observer la courtoisie car c’est la reine de
> toutes les vertus. Heureux celui que sa lumière illumine et qui porte l’habit
> de la droiture. Celui qui fait preuve de courtoisie atteint un rang sublime. Il
> faut espérer que cet Opprimé et tous les autres puissent l’acquérir, s’y tenir,
> la pratiquer et ne pas s’en éloigner. C’est une obligation qui jaillit de la
> Plume du Plus-Grand-Nom.
> 
> 7.15
> 
> Voici le jour où devraient être manifestés les joyaux de la constance qui
> reposent cachés au plus profond du soi humain. Ô peuple de justice ! brillez
> comme la lumière et resplendissez comme le feu qui brûlait dans le Buisson
> ardent. L’éclat du feu de votre amour ne peut que réunir et unifier les
> peuples et les familles de la terre qui s’affrontent, alors que la fureur de la
> flamme de l’inimitié et de la haine ne peut qu’entraîner conflit et ruine.
> Nous prions Dieu qu’il garde ses créatures des mauvais desseins de ses
> ennemis. Il a, en vérité, pouvoir sur toutes choses.
> 
> 7.16
> 
> Toute louange au seul vrai Dieu - exaltée soit sa gloire - pour avoir, par la
> plume du Très-Haut, ouvert la porte du cœur des hommes. Chacun des
> versets révélés par cette plume est un brillant portail qui montre les gloires
> d’une vie sainte et pieuse, et d’actes purs et sans tache. Nos appels et notre
> message n’ont jamais été destinés au bénéfice exclusif de tel pays ou de tel
> peuple. C’est toute l’humanité qui doit adhérer fermement à ce qui lui a été
> révélé et octroyé. Alors, et alors seulement, elle atteindra à la vraie liberté.
> Toute la terre est illuminée de la gloire resplendissante de la révélation
> divine. Celui qui, en l’an soixante, fut le héraut de la lumière de la direction
> divine - puisse toute la création lui être offerte en sacrifice - se leva pour
> annoncer une révélation nouvelle de l’Esprit divin ; vingt ans plus tard, il
> fut suivi par l’arrivée de celui dont la venue faisait du monde le bénéficiaire
> de cette gloire promise, de cette merveilleuse faveur. Admirez comment
> toute l’humanité a été dotée de la capacité d’entendre la parole sublime de
> Dieu, de laquelle dépendent le rassemblement et la résurrection spirituelle
> de tous les hommes.
> 
> 7.17
> 
> Alors que nous étions dans la prison d’Acre, nous révélâmes, dans le Livre
> vermeil, ce qui mène au progrès de l’humanité et au relèvement du monde.
> Les paroles que la Plume du Seigneur de la création y a inscrites incluent
> les principes fondamentaux suivants pour administrer les affaires des
> hommes :
> 
> 7.18
> 
> Premièrement : Il incombe aux membres de la Maison de justice de
> promouvoir la paix mineure de sorte que les hommes soient soulagés du
> fardeau de dépenses exorbitantes. Cela est impératif et absolument essentiel
> car les guerres et les conflits sont à l’origine de toute affliction et calamité.
> 
> 7.19
> 
> Deuxièmement : Les langues doivent être réduites à une seule langue
> commune, enseignée dans toutes les écoles du monde.
> 
> 7.20
> 
> Troisièmement : L’homme doit s’attacher fermement à ce qui encourage la
> camaraderie, la bienveillance et l’unité.
> 7.21
> 
> Quatrièmement : Pour l’éducation et la formation des enfants, chacun,
> homme ou femme, doit remettre à une personne de confiance une partie de
> ce qu’il gagne par le négoce, l’agriculture ou toute autre activité. Cet argent
> sera dépensé dans ce but sous l’égide des mandataires de la Maison de
> justice.
> 
> 7.22
> 
> Cinquièmement : Une attention particulière doit être portée à l’agriculture.
> Bien que cité en dernier ce principe devance néanmoins tous les autres.
> L’agriculture est très développée à l’étranger alors qu’en Perse elle a été
> gravement négligée jusqu’à maintenant. Espérons que Sa Majesté le chah -
> que la générosité divine l’assiste - portera son attention sur cette question
> importante et vitale.
> 
> 7.23
> 
> Si les hommes observaient à la lettre ce que la Plume du Très-Haut révèle
> dans le Livre vermeil, ils pourraient se dispenser des lois qui règnent dans
> le monde. De la Plume du Très-Haut, ont jailli à plusieurs reprises certaines
> exhortations avec l’espoir qu’un jour les tenants du pouvoir, les orients de
> la puissance, les mettent en pratique. D’ailleurs, chacun des souffles de la
> volonté irrésistible et omniprésente de Dieu serait révélé, en raison de son
> amour, s’il se trouvait quelques chercheurs sincères. Mais où trouver des
> chercheurs sincères et des esprits curieux ? Où sont les justes ? En ce
> moment, pas un jour ne passe sans que s’embrase violemment le feu d’un
> nouveau despotisme ou que soit dégainée l’épée d’une nouvelle agression.
> Juste ciel ! les grands et les nobles de Perse se glorifient d’actes d’une
> sauvagerie telle qu’à leur récit, on reste abasourdi.
> 
> 7.24
> 
> Cet Opprimé remercie et loue jour et nuit le Seigneur des hommes car il est
> évident que les conseils et les exhortations que nous avons donnés sont
> efficaces et que ce peuple fait preuve d’un comportement agréable à nos
> yeux. La preuve en est cet événement qui a vraiment réjoui les yeux du
> monde : rien moins que l’intercession des amis auprès des hautes autorités
> en faveur de leurs ennemis. Certes, la justesse des actes atteste de la
> sincérité des paroles. Nous espérons que les hommes de piété illumineront
> le monde grâce à la lumière radieuse de leur conduite et nous supplions le
> Tout-Puissant, glorifié soit-il, d’accorder à chacun, en ce Jour, de rester
> inébranlable en son amour et en sa cause. Il est en vérité le protecteur de
> ceux qui lui sont entièrement dévoués et qui suivent ses préceptes.
> 
> 7.25
> 
> Ô peuple de Dieu ! innombrables sont les royaumes révélés par notre Plume
> de gloire, innombrables les yeux auxquels elle apporta la vraie
> connaissance. Et pourtant la plupart des Persans sont toujours privés des
> bienfaits de nos conseils fructueux et demeurent très ignorants des sciences
> et des arts utiles. Il y a peu, la Plume de gloire révéla ces mots sublimes
> pour l’un des croyants en particulier avec l’espoir que les égarés embrassent
> la Vérité et prennent connaissance des subtilités de la Loi de Dieu.
> 
> 7.26
> 
> Les incroyants et les perfides se focalisent sur quatre points : un, répandre le
> sang ; deux, brûler les livres ; trois, éviter les disciples d’autres religions ;
> quatre, exterminer d’autres communautés. Aujourd’hui cependant, par la
> grâce et la puissance vivifiantes du Verbe du Dieu, ces quatre obstacles sont
> abolis, ces claires injonctions sont effacées de la Tablette et de brutales
> aptitudes sont transmuées en qualités spirituelles. Loué soit son dessein,
> glorifié son pouvoir, magnifié son empire ! Supplions Dieu, exaltée soit sa
> gloire, de guider par sa miséricorde les disciples du chiisme et de les
> purifier de toute conduite inconvenante. De viles imprécations s’écoulent
> régulièrement de leurs lèvres lorsqu’ils savourent chaque jour le mot
> Mal’ún prononcé avec un son guttural sur la lettre ‘ayn.
> 
> 7.27
> 
> Ô Dieu, mon Dieu ! tu entends les soupirs de celui qui est ta Lumière, tu
> prêtes l’oreille à ses lamentations chaque jour et chaque nuit, et tu sais qu’il
> ne désire rien pour lui-même mais cherche à sanctifier les âmes de tes
> serviteurs et à les délivrer du feu qui les harcèle en permanence. Ô Seigneur
> ! tes favoris parmi eux lèvent les mains vers le ciel de ta générosité et tes
> amants sincères sont portés jusqu’aux sommets sublimes de ta
> bienveillance. Ils cherchent dans l’océan de ta grâce, dans le ciel de tes
> faveurs, dans le soleil de ta générosité. Je t’en supplie, ne les déçois pas ! Ô
> Seigneur ! aide-les à acquérir ces vertus qui élèveront leur rang parmi les
> hommes. En vérité, tu es le Fort, le Puissant, le Très-Généreux.
> 
> 7.28
> 
> Ô peuple de Dieu ! prête l’oreille à ce qui, une fois appliqué, garantira la
> liberté, le bien-être, la tranquillité, la gloire et le progrès de tous les
> hommes. En Perse, certaines lois sont nécessaires, certains principes
> indispensables. Mais, pour être adoptées, il convient que ces mesures soient
> en accord avec les réflexions de sa Majesté, Dieu le soutienne par sa grâce,
> et avec les vues des théologiens et des grands dignitaires. Ils devraient
> choisir un lieu où se réunir. Là, s’en tenant fermement à la pratique de la
> consultation, ils devraient adopter et appliquer ce qui conduit à la sécurité,
> la prospérité, la richesse et la tranquillité du peuple. Car toute autre mesure
> ne pourrait que conduire au chaos.
> 
> 7.29
> 
> Selon les lois fondamentales que nous avons déjà révélées dans le Kitáb-i-
> Aqdas et dans d’autres tablettes, toutes les affaires sont confiées aux soins
> de rois et de présidents équitables, et des membres de la Maison de justice.
> Lorsqu’il réfléchit sur ce que nous avons énoncé, l’homme juste et avisé
> perçoit aisément, de son cœur comme de ses yeux, la splendeur du soleil de
> justice qui en émane.
> 
> 7.30
> 
> Le système de gouvernement adopté à Londres par les Britanniques paraît
> bon car il est orné des lumières de la royauté et de la consultation du
> peuple.
> 
> 7.31
> Dans la formulation des principes et des lois, une partie est consacrée aux
> sanctions qui sont des agents efficaces pour la sécurité et la protection des
> hommes. C’est seulement en apparence que la crainte des sanctions incite
> les gens à ne pas commettre d’actes infâmes et méprisables, alors que ce qui
> protège et retient l’homme, spirituellement et physiquement, fut et sera
> toujours la crainte de Dieu. Elle est la véritable protectrice, la gardienne
> spirituelle de l’homme. Qu’il s’attache fermement à ce qui favorisera la
> venue de cette faveur suprême. Heureux celui qui prête l’oreille à ce que
> proclame ma Plume de gloire et observe ce qui lui y est commandé par
> l’Ordonnateur, l’Ancien des jours.
> 
> 7.32
> 
> Ô peuple de Dieu ! ouvrez votre cœur aux conseils de votre véritable, votre
> incomparable Ami. La parole de Dieu peut être comparée à un jeune arbre
> dont les racines plongent dans le cœur des hommes. Il vous appartient de
> favoriser sa croissance par les eaux vivifiantes de la sagesse, par des paroles
> saintes et sanctifiées, afin que ses racines puissent s’ancrer fermement et ses
> branches se déployer aussi haut que le ciel, et au-delà.
> 
> 7.33
> 
> Ô vous qui vivez sur la terre ! le trait marquant du caractère prééminent de
> cette révélation suprême est que nous avons, d’une part, effacé des pages du
> Livre saint de Dieu tout ce qui était cause de conflits, de malveillances et de
> troubles parmi les enfants des hommes et que, d’autre part, nous avons posé
> les principes essentiels de la concorde, de la compréhension, de l’unité
> complète et durable. Heureux ceux qui observent mes ordonnances.
> 
> 7.34
> 
> À maintes reprises, nous avons adjuré nos aimés d’éviter, mieux, de fuir
> tout ce qui peut avoir des relents de discorde. Le monde est en désarroi et la
> dernière confusion règne dans l’esprit de ses habitants. Nous implorons le
> Tout-Puissant pour qu’il les illumine, par sa grâce, de la gloire de sa justice
> et leur permette de découvrir ce qui leur sera profitable en tous temps et en
> toutes circonstances. Il est en vérité l’Omnipossédant, le Très-Haut.
> 7.35
> 
> Avant ceci nous avions prononcé ces paroles sublimes : Que ceux qui
> prêtent allégeance à cet Opprimé deviennent nuages de pluie lorsqu’ils sont
> charitables et bienfaisants, et feux éclatants lorsqu’ils jugulent leur nature
> avide et basse.
> 
> 7.36
> 
> Miséricorde ! grand fut l’étonnement causé par un fait récent ! On raconte
> qu’une certaine personne se présenta devant le trône impérial de Perse et,
> par son attitude pateline, gagna les bonnes grâces de quelques grands.
> Quelle pitié ! quelle tristesse ! On se demande pourquoi ceux qui furent des
> symboles de la gloire la plus haute tombent à présent dans une honte infinie.
> Qu’est-il advenu de leur ferme résolution ? Où s’en est allé le sens de la
> dignité et de l’honneur ? La gloire et la sagesse ont brillé depuis toujours à
> l’horizon de la Perse, mais elles ont sombré si bas de nos jours que certains
> dignitaires se sont laissé manipuler comme des jouets par les insensés. Puis,
> dans la presse égyptienne et dans l’Encyclopédie de Beyrouth, cette même
> personne écrivit de telles choses sur ce peuple, que les personnes bien
> informées et les érudits en restèrent stupéfaits. Il continua ensuite vers Paris
> d’où il publia le Urvatu’l-Vuthqá, journal dont il envoya des exemplaires
> dans le monde entier. Il en envoya aussi un à la prison d’Acre, voulant
> montrer par là son affection et faire amende honorable pour ses actions
> passées. Bref, cet Opprimé garda le silence à son sujet. Nous supplions
> Dieu, le Véritable, de le protéger et de l’éclairer par la lumière de la justice
> et de l’équité. Il lui appartient de dire :
> 
> 7.37
> 
> Ô Dieu, mon Dieu ! tu me vois devant la porte de ta clémence, de ta
> bienveillance, tourné vers l’horizon de tes généreuses faveurs et de tes
> nombreuses bénédictions. Par tes doux accents et par la voix stridente de ta
> plume, ô Seigneur de l’humanité, je te supplie d’accorder ton aide à tes
> serviteurs ainsi qu’il sied à tes jours et à la gloire de ta manifestation et de
> ta majesté. En vérité, tu as le pouvoir de faire ce que tu veux. Tous ceux qui
> demeurent au ciel et sur la terre témoignent de ton pouvoir et de ta
> puissance, de ta gloire et de ta bienveillance. Loué sois-tu, ô Seigneur des
> monde et Bien-Aimé du cœur de tout homme perspicace.
> 
> 7.38
> 
> Ô mon Dieu, tu me vois, essence de pauvreté et d’iniquité, chercher l’océan
> de ta richesse et me languir des eaux de ton pardon et de ta tendre
> miséricorde. Ô mon Dieu, accorde-moi ce qui sied à ta gloire sublime et à ta
> clémence infinie. En vérité, tu es le Bienfaisant, le Seigneur de grâce
> abondante, l’Ordonnateur, le Très-Sage. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, le
> Tout-Puissant, l’Irrésistible, l’Omnipotent.
> 
> 7.39
> 
> Ô peuple de Dieu ! en ce jour, chacun devrait fixer son regard sur l’horizon
> de ces mots bénis : « Il fait ce qu’il lui plaît, seul et sans aide. » Celui qui
> atteint cet état atteint véritablement la lumière de l’essence même de l’unité
> de Dieu et en est illuminé, alors que les autres sont inscrits dans le Livre de
> Dieu parmi ceux qui suivent imaginations et chimères. Tends l’oreille à la
> voix de cet Opprimé et protège l’intégrité de ton rang. Il est nécessaire,
> impératif, que chacun observe cette injonction.
> 
> 7.40
> 
> Cet Opprimé a toujours proclamé ouvertement à la face de tous les peuples
> du monde ce qui servira de clé pour ouvrir la porte des sciences, des arts, de
> la connaissance, du bien-être, de la prospérité et de la richesse. Les
> injustices infligées par les oppresseurs n’ont pas réussi à faire taire la voix
> perçante de la Plume très exaltée, et les doutes du pervers ou de l’insoumis
> n’ont pu l’empêcher de révéler le Verbe sublime. Je supplie Dieu de
> protéger et de purifier le peuple de Bahá des chimères et des idées
> corrompues des disciples de la religion précédente.
> 
> 7.41
> 
> Ô peuple de Dieu ! aux yeux de celui qui est le Désir du monde, les érudits
> intègres, dévoués à l’éducation des autres, libérés et protégés des
> impulsions d’une nature vile et cupide, sont les étoiles du firmament de la
> vraie connaissance. Il est essentiel de les traiter avec déférence. Ils sont
> sources d’eau vive, étoiles brillantes, fruits de l’arbre sacré, défenseurs du
> pouvoir des cieux, océans de la sagesse céleste. Heureux celui qui les suit.
> En vérité une telle âme est inscrite dans le Livre de Dieu, le Seigneur du
> trône puissant, parmi celles pour qui tout sera bien.
> 
> 7.42
> 
> Que la gloire qui émane de Dieu, le Seigneur du ciel et de la terre, repose
> sur toi, ô peuple de Bahá, compagnon de l’Arche vermeille, et sur ceux qui
> tendent l’oreille à ta douce voix et observent ce qui leur est ordonné dans
> cette puissante et merveilleuse tablette.
> 8. Splendeurs (Ishráqát)
> 
> Voici l’Épître de Dieu, le Secours, l’Absolu.
> 
> Il est Dieu, le Seigneur de sagesse et de parole, exalté soit-il !
> 
> 8.1
> 
> Louange à Dieu, incomparable dans sa majesté, son pouvoir et sa beauté,
> sans égal dans sa gloire, sa puissance et sa grandeur, trop élevé pour que
> l’imagination humaine le comprenne ou qu’un pair lui soit associé ! C’est
> avec la plus grande éloquence et clarté qu’il a exposé la voie droite par ses
> mots et ses paroles. Il est en vérité le Possesseur de toutes choses, le
> Suprême. Lorsqu’il projeta d’appeler à l’existence la nouvelle création, il
> envoya, de l’horizon de sa volonté, le Point manifeste et lumineux ; ce Point
> traversa tous les signes et se manifesta sous toutes les formes jusqu’à
> atteindre le zénith, comme l’avait ordonné Dieu, le Seigneur de tous les
> hommes.
> 
> 8.2
> 
> Ce Point est le centre du cercle des Noms, il marque l’apogée des
> manifestations des Lettres dans le monde de la création. Par lui sont apparus
> les signes du Mystère impénétrable, du Symbole orné, et de celui qui est
> révélé dans le Plus-Grand-Nom, Nom mentionné dans la tablette lumineuse
> et inscrit dans le manuscrit nivéen et sacré. Et lorsque le Point fut lié à la
> deuxième lettre qui apparaît au début du Mathání, il traversa les cieux de
> l’explication et de la parole. Alors la Lumière éternelle de Dieu rayonna,
> s’enflamma au cœur même du firmament du témoignage et produisit deux
> astres. Glorifié soit le Miséricordieux qu’aucune allusion ne peut évoquer,
> qu’aucune expression ne peut définir, qu’aucune affirmation ne peut révéler
> et qu’aucun signe ne peut représenter. Il est en vérité l’Ordonnateur, le Très-
> Généreux, au commencement et à la fin. Et il leur choisit des protecteurs,
> des défenseurs, parmi les armées du pouvoir et de la puissance. Il est en
> vérité le Secours, le Puissant, l’Indépendant.
> 
> 8.3
> 
> Comme le Mathání, le préambule de cette Épître est maintenant révélé une
> seconde fois.
> 
> 8.4
> 
> Louange à Dieu qui manifesta le Point et dévoila par lui la connaissance de
> toutes choses, passées et à venir. Il choisit ce Point pour être le héraut de
> son Nom et l’annonciateur de sa grande révélation qui fait trembler
> l’humanité de tous ses membres et rayonner la splendeur de sa lumière au-
> dessus de l’horizon du monde. En vérité, Dieu voulut que ce Point fut un
> océan de lumière pour les sincères parmi ses serviteurs et une flamme
> brûlante pour les rebelles et les impies parmi son peuple, ceux-là mêmes qui
> troquèrent le don de Dieu contre l’incrédulité, la nourriture céleste contre
> l’hypocrisie et menèrent leurs associés vers une misérable demeure. Ils se
> révoltèrent de par le monde et violèrent son alliance le jour où l’Être
> immortel monta sur son trône et le Crieur éleva la voix depuis le havre de
> paix et de sécurité dans la sainte vallée.
> 
> 8.5
> 
> Ô disciples du Bayán ! craignez le Très-Miséricordieux. Voici celui qui fut
> glorifié par Muh∂ammad, l’Apôtre de Dieu, et avant lui par l’Esprit, et
> encore avant par celui qui conversa avec Dieu. Voici le Point du Bayán qui
> appelle devant le trône et dit : « Par la justice de Dieu ! vous avez été créés
> pour glorifier cette très grande Nouvelle, cette Voie parfaite enfouie dans
> l’âme des prophètes, précieusement gardée dans le cœur des élus de Dieu et
> consignée par la plume glorieuse de votre Seigneur, le Possesseur des noms.
> »
> 
> 8.6
> 
> Dis : Ô malveillants, que la colère vous étouffe ! en vérité, il est apparu
> celui à qui rien n’échappe. Il est venu celui qui fait rayonner la face de la
> connaissance divine. Par lui, le royaume de la parole est embelli, les esprits
> réceptifs se tournent vers le Seigneur des révélations, ceux qui étaient à
> genoux se lèvent et les indolents se précipitent pour atteindre le Sinaï de la
> certitude. Dieu voulut que ce jour soit une bénédiction pour les vertueux, un
> châtiment pour les méchants, un bienfait pour les fidèles et un
> déchaînement de son courroux pour les infidèles et les rebelles. En vérité, il
> est rendu manifeste, investi par Dieu d’une souveraineté invincible. Il
> révèle ce qui ne peut être comparé à rien sur la terre ni dans les cieux.
> 
> 8.7
> 
> Crains le Très-Miséricordieux, ô peuple du Bayán, et ne commets pas ce
> que les disciples du Coran ont commis, eux qui jour et nuit professaient leur
> croyance dans la foi de Dieu. Pourtant, lorsque le Seigneur de tous les
> hommes apparut, ils se détournèrent de lui et prononcèrent à son encontre
> une sentence si cruelle que le Livre mère se lamenta amèrement sur son
> sort, au Jour du retour. Souviens-toi et médite sur leurs actes et leurs
> paroles, leur rang et leurs mérites et sur ce qu’ils provoquèrent lorsque celui
> qui conversait sur le Sinaï se mit à parler, lorsqu’une sonnerie de trompette
> retentit. Tous, dans les cieux et sur la terre, défaillirent à l’exception de ceux
> qui sont comptés parmi les lettres de l’affirmation.
> 
> 8.8
> 
> Ô peuple du Bayán ! abandonne tes chimères et tes vaines imaginations,
> puis avec les yeux de l’équité considère l’Aurore de sa révélation et les
> choses qu’il a manifestées, les paroles qu’il a divinement révélées et les
> souffrances qu’il a endurées aux mains de ses ennemis. Il a volontairement
> accepté toutes sortes de tribulations afin de proclamer sa cause et exalter sa
> parole. Il fut, d’abord, emprisonné au pays de Tá, ensuite au pays de Mím,
> puis de nouveau au pays de Tá, pour la cause de Dieu, le Façonneur des
> cieux. Par amour de la cause de Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Généreux. il
> fut chargé de chaînes et de fers,
> 
> 8.9
> 
> Ô peuple du Bayán ! as-tu oublié les exhortations que révéla ma plume et
> prononça ma langue ? As-tu troqué ma certitude contre tes chimères et ma
> voie contre tes désirs égoïstes ? As-tu rejeté les préceptes de Dieu et son
> souvenir ? As-tu renié ses lois et ses ordonnances ? Crains Dieu, abandonne
> à leurs auteurs les vaines imaginations, laisse à leurs inventeurs les
> superstitions et à leurs créateurs les doutes. Avance alors, le visage
> rayonnant et le cœur pur, vers l’horizon où resplendit le Soleil de la
> certitude, sur l’ordre de Dieu, Seigneur des révélations.
> 
> 8.10
> 
> Louange à Dieu qui fit de la Très-Grande-Infaillibilité le bouclier du temple
> de sa cause dans le royaume de la création, et n’attribua à personne d’autre
> une part de ce rang élevé et sublime, ce vêtement que les doigts du pouvoir
> transcendant tissèrent pour son auguste personne et qui ne sied qu’à celui
> qui siège sur le trône puissant de « celui qui fait ce qui lui plaît ».
> Quiconque accepte et reconnaît ce qu’écrit ici la Plume de gloire est compté
> dans le Livre de Dieu, le Seigneur du début et de la fin, parmi les défenseurs
> de l’unité divine qui professent l’unicité de Dieu.
> 
> 8.11
> 
> Lorsque le flot de paroles parvint à ce point, les douces saveurs de la vraie
> connaissance se répandirent au loin et le soleil de l’unité divine resplendit à
> l’horizon de sa sainte parole. Heureux celui que son appel attire vers le
> sommet de gloire, qui s’approche du but suprême et reconnaît dans la voix
> perçante de ma Plume de gloire ce que veut le Seigneur de ce monde et de
> l’autre. Quiconque ne peut boire le vin choisi que nous avons décacheté par
> la puissance de notre nom, l’Irrésistible, sera incapable de discerner les
> splendeurs de la lumière de l’unité divine et de saisir le dessein fondamental
> qui sous-tend les Écritures de Dieu, le Seigneur du ciel et de la terre, le
> Dirigeant souverain de ce monde et du monde à venir. Cet homme sera
> compté parmi les infidèles dans le Livre de Dieu, l’Omniscient, le Bien-
> Informé.
> 
> 8.12
> 
> Ô toi, honorable chercheur ! nous témoignons que tu fis preuve d’une
> inaltérable patience à l’époque où l’on empêchait la Plume de se mouvoir et
> où la Langue hésitait à donner une explication de ce signe merveilleux, la
> Très-Grande-Infaillibilité. Tu as demandé à cet Opprimé de le dévoiler pour
> toi, d’élucider son mystère et sa nature, son état et son rang, son excellence,
> sa sublimité et son exaltation. Par le Dieu vivant ! si nous dévoilions les
> perles du témoignage enfouies dans les tréfonds de l’océan de la
> connaissance et de la promesse, ou si nous laissions sortir de leur demeure
> les beautés du mystère divin, cachées dans les salles de la parole au paradis
> de la vraie compréhension, des troubles violents surgiraient de tous côtés
> parmi les dirigeants religieux et tu verrais le peuple de Dieu pris entre les
> crocs de loups pareils à ceux qui renient Dieu au commencement comme à
> la fin. C’est pourquoi nous avons retenu notre plume pendant un temps
> considérable, suivant en cela la sagesse divine, afin de protéger les fidèles
> de ceux qui échangent les grâces célestes contre l’incrédulité et choisissent
> pour leur peuple la demeure de perdition.
> 
> 8.13
> 
> Ô chercheur doué d’une intuition aiguë, je le jure par celui dont la
> puissance de la parole la plus sublime attire l’Assemblée céleste ! En vérité,
> les oiseaux des domaines de mon royaume et les colombes de la roseraie de
> ma sagesse chantent des mélodies harmonieuses dont Dieu seul, le Seigneur
> des royaumes de la terre et du ciel, perçoit le sens ; si une seule note de ces
> mélodies devait être révélée, les peuples de la tyrannie proféreraient des
> calomnies telles que nul n’en proféra jamais dans les générations passées et
> commettraient des actes tels que nul n’en commit jamais dans les âges et les
> siècles passés. Ils rejettent la grâce de Dieu et ses preuves, ils répudient le
> témoignage de Dieu et ses signes. Ils s’égarent et induisent le peuple en
> erreur, et cependant ils ne le perçoivent pas. Ils adorent des chimères, mais
> ne le savent pas. Ils prennent de vaines imaginations pour seigneurs,
> négligent Dieu et cependant ne comprennent pas. Ils abandonnent le très
> grand Océan et se précipitent vers la mare, mais ne le réalisent pas. Ils
> suivent leurs propres chimères tout en s’éloignant de Dieu, le Secours,
> l’Absolu.
> 
> 8.14
> 
> Dis : Par la justice de Dieu ! le Très-Miséricordieux est venu, puissant et
> souverain. Sa puissance ébranle le fondement des religions et suscite le
> chant mélodieux du Rossignol de la parole, perché sur la plus haute branche
> de la vraie compréhension. En vérité, il est venu celui qui, caché dans la
> connaissance de Dieu, est mentionné dans les saintes Écritures. Dis : Voici
> le jour où celui qui parla sur le Sinaï est monté sur le trône de la révélation
> et où les hommes se trouvent en présence du Seigneur des mondes. Voici le
> jour où la terre proclame ses nouvelles et dévoile ses trésors, où les océans
> offrent leurs perles et l’Arbre divin ses fruits, où le Soleil rayonne et les
> Lunes diffusent leur lumière, où les cieux révèlent leurs Étoiles, où l’Heure
> révèle ses signes et la Résurrection sa redoutable majesté, où les plumes
> s’épanchent de nouveau et où les esprits dévoilent leurs mystères. Heureux
> l’homme qui le reconnaît et parvient à sa présence, et malheur à ceux qui le
> renient et s’en détournent. J’implore Dieu d’aider ses serviteurs à revenir à
> lui. En vérité, il est Celui qui pardonne, l’Indulgent, le Miséricordieux.
> 
> 8.15
> 
> Ô toi qui tournes ton visage vers le royaume des cieux et bois le vin scellé
> des mains de la générosité ! sache que le terme « infaillibilité » a de
> nombreuses significations et différents degrés. Dans un sens, il s’applique à
> celui que Dieu a préservé de l’erreur. De même, il s’applique à chaque âme
> que Dieu a immunisée contre le péché, la transgression, la rébellion,
> l’impiété, l’incrédulité, et cætera. Cependant, la Très-Grande-Infaillibilité
> se limite à celui dont le rang est incommensurablement exalté au-delà des
> ordonnances et des interdits, celui qui est sanctifié des erreurs et des
> omissions. En vérité, il est une lumière qui n’est pas suivie par l’obscurité,
> une vérité qui n’est pas gagnée par l’erreur. Décréterait-il que l’eau est du
> vin, que le ciel est la terre ou que la lumière est le feu, il dirait la vérité et
> nul doute n’existerait à ce sujet ; nul n’a le droit de mettre en cause son
> autorité ni de demander pourquoi et dans quel but. Quiconque élève des
> objections sera compté parmi les rebelles dans le Livre de Dieu, le Seigneur
> des mondes. « Nul ne l’interroge sur ce qu’il fait, mais les hommes seront
> interrogés ». Il est venu des cieux invisibles, portant la bannière « il fait tout
> ce qu’il veut », escorté par les armées du pouvoir et de l’autorité, alors qu’il
> est du devoir de tous, excepté lui, d’observer strictement toutes les lois qui
> leur sont imposées, et quiconque en dévierait, ne fût-ce que de l’épaisseur
> d’un cheveu, verrait son travail réduit à néant.
> 
> 8.16
> Réfléchis, rappelle-toi l’époque où Muh∂ammad est apparu. Il dit, et sa
> parole est vérité : « Il incombe aux hommes […] d’aller, pour Dieu, en
> pèlerinage à la Maison. » Et il en est de même pour la prière quotidienne, le
> jeûne et les lois qui resplendirent à l’horizon du Livre de Dieu, le Seigneur
> du monde, le véritable Éducateur des peuples et des tribus de la terre. Il
> incombe à chacun de lui obéir en tout ce que Dieu a ordonné ; quiconque le
> renie n’a pas cru en Dieu, en ses versets, en ses messagers et en ses livres.
> Qu’il déclare que le bien est le mal ou que le reniement est la croyance, il
> dit la vérité, comme Dieu le lui a ordonné. C’est un rang où les péchés et les
> transgressions n’existent pas et ne sont pas mentionnés. Considère le verset
> sacré, divinement révélé, où le pèlerinage à la Maison est enjoint à chacun.
> Il revient à ceux qui sont investis de l’autorité après lui d’observer tout ce
> qui leur a été prescrit dans le Livre. À personne n’est donné le droit de
> s’écarter des lois et des décrets de Dieu. Quiconque s’en écarte est compté
> parmi les transgresseurs dans le Livre de Dieu, le Seigneur du trône
> puissant.
> 
> 8.17
> 
> Ô toi qui fixes ton regard sur l’Orient de la cause de Dieu ! Sache avec
> certitude que la volonté de Dieu n’est pas limitée par les normes des
> hommes et que Dieu ne suit pas les mêmes chemins. Mais il incombe à
> chacun de se tenir avec fermeté sur le droit sentier de Dieu. S’il affirmait
> que la droite est la gauche ou que le sud est le nord, il dirait sans aucun
> doute la vérité. Il doit être loué dans ses actes et obéi dans ses
> commandements. Il est indépendant dans ses décisions et seul dans sa
> souveraineté. Il fait ce qu’il veut et ordonne ce qui lui plaît. Sache en outre
> que tous, excepté lui, sont créés par la puissance d’un mot émanant de sa
> présence, alors qu’ils n’ont ni mouvement ni repos, si ce n’est sur son ordre
> ou avec sa permission.
> 
> 8.18
> 
> Ô toi qui prends ton essor dans l’atmosphère d’amour et de fraternité, toi
> qui fixes ton regard sur la lumière de la face de ton Seigneur, le Roi de la
> création ! remercie Dieu, car il a élucidé pour toi ce qui était caché
> précieusement dans sa connaissance, afin que chacun se rende compte que,
> dans son royaume d’infaillibilité suprême, il ne s’est adjoint ni pair ni
> conseiller. Il est en vérité l’Aurore des préceptes et des commandements
> divins et la Source de la connaissance et de la sagesse, alors que tous en
> dehors de lui sont des sujets soumis à son autorité ; et il est le Souverain
> suprême, l’Ordonnateur, l’Omniscient, le Bien-Informé.
> 
> 8.19
> 
> Quant à toi, chaque fois que te ravissent les souffles vivifiants des versets
> révélés et que t’enivrent les eaux pures et régénératrices offertes par la
> grâce de ton Seigneur, le Souverain suprême du jour de la résurrection,
> élève la voix et dis :
> 
> 8.20
> 
> Ô mon Dieu ! ô mon Dieu ! je te rends grâce de m’avoir dirigé vers toi, de
> m’avoir guidé vers ton horizon, de m’avoir clairement montré ton chemin,
> de m’avoir révélé tes preuves et de m’avoir permis de tourner mon visage
> vers toi, alors que la plupart des érudits et des théologiens parmi tes
> serviteurs, ainsi que ceux qui les suivent, se sont détournés de toi sans la
> moindre preuve ni le moindre signe venant de toi. Sois béni, ô Dieu des
> noms ! Gloire à toi, ô Créateur des cieux ! Par le pouvoir de ton nom,
> l’Absolu, tu m’as donné à boire ton vin scellé, tu m’as conduit vers toi et
> permis de reconnaître l’Aurore de ta parole, la Manifestation de tes signes,
> l’Origine de tes lois et de tes commandements, la Source de ta sagesse et de
> tes dons. Heureux le pays ennobli par tes pas, où le trône de ta souveraineté
> est établi, où le parfum de ton vêtement se diffuse. Par ta gloire et ta
> majesté, par ta puissance et ton pouvoir, je ne souhaite la vue que pour
> contempler ta beauté, et l’ouïe que pour prêter l’oreille à ton appel et à tes
> versets.
> 
> 8.21
> 
> Ô mon Dieu ! ô mon Dieu ! ne prive pas les yeux de ce pour quoi tu les as
> créés, n’interdis pas aux visages de se tourner vers ton horizon ou aux
> hommes de te rendre hommage aux portes de ta majesté, de se présenter
> devant ton trône ou de s’incliner face aux splendeurs du Soleil de ta bonté.
> 
> 8.22
> Ô Seigneur, je suis celui dont le cœur et l’âme, les membres, la voix
> intérieure et les lèvres témoignent de ton unité, de ton unicité, que tu es
> Dieu et qu’il n’est pas d’autre Dieu que toi. Tu as appelé les hommes à
> l’existence pour te connaître et servir ta cause afin que leur rang soit élevé
> sur la terre et leurs âmes exaltées en vertu de ce que tu as révélé dans tes
> écritures, tes livres et tes tablettes. Pourtant, à peine t’étais-tu manifesté et
> avais-tu révélé tes signes qu’ils se détournèrent de toi, te répudièrent et
> rejetèrent ce que tu dévoilais à leurs yeux par la puissance de ton pouvoir et
> de ta force. Ils se levèrent pour te nuire, pour éteindre ta lumière et étouffer
> la flamme qui brûle dans ton Buisson ardent. Leur iniquité devint si odieuse
> qu’ils conspirèrent pour répandre ton sang et violer ton honneur. Et il en fit
> de même, lui que tu avais nourri des mains de ta tendre bonté, protégé de la
> malignité des rebelles parmi tes créatures et des insoumis parmi tes
> serviteurs, et à qui tu avais confié la tâche de transcrire tes versets sacrés
> devant ton trône.
> 
> 8.23
> 
> Hélas ! hélas ! il perpétra tant de vilenies en tes jours qu’il finit par violer
> ton alliance, ton pacte, par rejeter tes saintes écritures, par se rebeller et
> commettre ce qui amena les hôtes de ton royaume à se lamenter. Alors, dès
> qu’il vit ses espoirs se briser et sentit l’odeur de l’échec complet, il éleva la
> voix et proclama ce qui plongea dans la plus grande perplexité les élus qui
> te sont proches et les habitants du pavillon de gloire.
> 
> 8.24
> 
> Ô mon Dieu, tu me vois suffoquer d’angoisse, comme un poisson hors de
> l’eau. Délivre-moi, aie pitié de moi, ô toi dont tous les hommes implorent le
> secours, ô toi qui détiens les rênes du pouvoir sur tous les hommes et sur
> toutes les femmes. Chaque fois que je pense à mes péchés et à la gravité de
> mes offenses, le désespoir m’assaille de toutes parts et, chaque fois que je
> m’arrête pour méditer sur l’océan de ta générosité, le ciel de ta grâce et le
> soleil de ta tendre compassion, je respire le parfum de l’espoir diffusé de
> droite et de gauche, du nord et du sud, comme si chaque chose créée me
> communiquait cette joyeuse nouvelle : les nuages des cieux de ta
> miséricorde déverseront leur pluie sur moi. Par ta puissance, ô Soutien de
> ceux qui sont sincères et Désir de ceux qui ont le bonheur d’accéder à ta
> présence ! tes faveurs et tes bénédictions multiples, les révélations de ta
> grâce et de ta tendre bonté m’ont vraiment enhardi. Sinon, comment le pur
> néant pourrait-il magnifier le nom de celui qui, d’un mot, a donné vie à la
> création, et comment une créature éphémère pourrait-elle chanter les
> louanges de celui qui a prouvé que rien ne peut le décrire ni aucun éloge
> magnifier sa gloire ? Il est, de toute éternité, infiniment exalté au-dessus de
> la compréhension de ses créatures et sanctifié au-delà des conceptions de
> ses serviteurs.
> 
> 8.25
> 
> Ô Seigneur ! tu vois devant ta face cet être sans vie ; par ta générosité et ta
> grâce bienfaisante, ne souffre pas qu’il soit privé du calice de la vie
> immortelle. Et tu vois, debout devant ton trône, cet être affligé ; ne l’écarte
> pas de l’océan de ta guérison. Je te supplie de me permettre, à chaque
> instant et en toutes circonstances, de me souvenir de toi, de magnifier ton
> nom et de servir ta cause, bien que je sois conscient que tout ce qui provient
> d’un serviteur ne peut transcender les limites de son âme, ni convenir à ta
> suzeraineté, ni être digne de la cour de ta gloire et de ta majesté.
> 
> 8.26
> 
> Ta puissance en témoigne ! Si ce n’était pour célébrer ta louange, la langue
> me serait inutile et si ce n’était pour te servir, la vie me serait vaine. Sans le
> plaisir de contempler les splendeurs de ton royaume de gloire, pourquoi la
> vue me serait-elle précieuse ? Et sans la joie d’écouter la mélodie de ta voix
> harmonieuse, à quoi bon l’ouïe ?
> 
> 8.27
> 
> Hélas ! hélas ! ô mon Dieu, mon Soutien, Désir de mon cœur ! je ne sais si
> tu as prévu pour moi ce qui consolera mes yeux, transportera mon âme et
> réjouira mon cœur, ou si ton irrévocable décret m’interdira de me présenter
> devant ton trône, toi qui es le Roi de l’éternité et le Seigneur souverain de
> toutes les nations. Par ta gloire et ta majesté, par ton autorité et ton pouvoir,
> je jure que les ténèbres de l’éloignement m’anéantissent. Où est la lumière
> de la proximité, ô Désir de tout cœur perspicace ? Les affres de la
> séparation me rongent. Où est l’éclat de la réunion, ô Bien-Aimé de tes
> serviteurs dévoués ?
> 
> 8.28
> 
> Ô mon Dieu, tu vois ce qui m’est advenu dans ton sentier, aux mains de
> ceux qui ont nié ta vérité, violé ton alliance, ergoté sur tes preuves, rejeté
> les grâces que tu leur accordais, refusé de croire aux versets que tu leur
> envoyais et récusé les signes que tu accomplissais.
> 
> 8.29
> 
> Ô Seigneur ! la langue de ma langue, le cœur de mon cœur, l’esprit de mon
> esprit, mon corps et mon âme témoignent de ton unité et de ton unicité, de
> ton pouvoir et de ton omnipotence, de ta grandeur et de ta souveraineté, et
> ils attestent de ta gloire, de ta noblesse et de ton autorité. J’affirme que tu es
> Dieu et qu’il n’est pas d’autre Dieu que toi. Tu es de toute éternité un trésor
> caché à la vue et à l’esprit des hommes et tu le resteras à jamais. Les forces
> de la terre ne pourront jamais s’opposer à toi, ni la puissance des nations
> t’alarmer. Tu es celui qui ouvre la porte de la connaissance à tes serviteurs
> afin qu’ils reconnaissent celui qui est le Soleil de ta révélation, l’Aurore de
> tes signes, le Ciel de ta manifestation et le Soleil de ta divine beauté. Dans
> tes livres saints, tes écrits et tes manuscrits, tu promets aux peuples du
> monde d’apparaître en personne et d’écarter de ton visage les voiles de la
> gloire, comme tu l’annonças à ton Ami qui fit resplendir le soleil de la
> révélation au-dessus de l’horizon de H∆ijáz, et qui éclaira tous les hommes
> de l’aurore de la vérité divine par ces paroles : « Le jour où les hommes
> seront debout devant le Seigneur des mondes. » Et, avant Muh∂ammad, tu
> fis part de cette bonne nouvelle à celui qui conversait avec toi, et tu lui dis :
> « Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière et rappelle-lui les jours
> de Dieu. » De même, tu proclamas cette vérité à l’Esprit, à tes prophètes et
> à tes messagers anciens ou récents. Si tout ce que tu as révélé pour glorifier
> ce plus grand Souvenir, cette grande Nouvelle, devait jaillir de la source de
> ta très auguste Plume, les habitants des cités de la connaissance et de la
> compréhension seraient abasourdis, à l’exception de ceux que tu libèrerais
> par la puissance de ton pouvoir et que tu protégerais en signe de ta
> munificence et de ta grâce. Je témoigne que tu as rempli ton engagement et
> rendu manifeste celui dont la venue était annoncée par tes prophètes, tes
> élus et ceux qui te servent. Il est venu du ciel de gloire et de puissance,
> brandissant les bannières de tes signes et les étendards de tes preuves. Par la
> puissance de ton pouvoir et de ta force invincibles, il se leva devant tous les
> hommes et appela l’humanité vers le sommet de gloire transcendante,
> l’horizon le plus haut à tel point que ni l’oppression des religieux ni les
> assauts des dirigeants ne purent le décourager. Déterminé, il se leva et,
> rompant le silence, proclama d’une voix vibrante : « Celui qui est le Très-
> Généreux est venu, chevauchant les nuages. Ô peuples de la terre ! avancez,
> le visage illuminé et le cœur radieux. »
> 
> 8.30
> 
> Heureux, en vérité, celui qui parvient à ta présence, boit le vin de la réunion
> versé de la main de ta munificence, respire le parfum de tes signes, délie sa
> langue pour te louer et s’élève dans tes cieux. Heureux celui que la douceur
> de ta voix transporte, qui parvient au paradis le plus exalté et, devant le
> trône de ta majesté, accède à la révélation et à la vision.
> 
> 8.31
> 
> Par la Très-Grande-Infaillibilité que tu as choisie pour être la source de ta
> révélation, par la puissance de ton Verbe sublime avec lequel tu appelas la
> création à l’existence et révélas ta cause, et par ce nom qui pousse tous les
> autres noms à gémir et les sages à trembler de tous leurs membres ! je te
> supplie de me détacher de tout sauf de toi, afin que seul le bon plaisir de ta
> volonté régisse mes mouvements, seul ton dessein inspire mes paroles et
> que je n’entende que les mots te louant et te glorifiant.
> 
> 8.32
> 
> Je magnifie ton nom, ô mon Dieu, et je te rends grâce, ô mon Désir, car tu
> m’as permis de percevoir clairement ta Voie droite, tu as dévoilé à mes yeux
> ta grande Annonce et tu m’as aidé à tourner mon visage vers l’Aurore de ta
> révélation et la Source de ta cause, alors que tes serviteurs et ton peuple se
> détournaient de toi. Ô Seigneur du royaume d’éternité, par la voix perçante
> de la Plume de gloire, par le Feu ardent qui appelle depuis l’arbre
> verdoyant, par l’Arche que tu as spécialement choisie pour le peuple de
> Bahá, je te supplie ! Permets-moi de rester inébranlable dans mon amour
> pour toi, de me réjouir de tout ce que tu as prescrit pour moi dans ton livre
> et de rester ferme dans ton service et dans celui de tes aimés. Et par ta
> grâce, ô mon Dieu, aide tes serviteurs à accomplir ce qui exaltera ta cause et
> leur permettra d’observer ce que tu as révélé dans ton livre.
> 
> 8.33
> 
> En vérité, tu es le Seigneur de puissance, tu as le pouvoir d’ordonner tout ce
> que tu veux et tu tiens entre tes mains les rênes de toutes les créatures. Il
> n’est pas d’autre Dieu que toi, le Tout-Puissant, l’Omniscient, le Très-Sage.
> 
> 8.34
> 
> Ô Jalíl ! nous avons dévoilé à tes yeux la mer et ses vagues, le soleil et ses
> rayons, le firmament et ses étoiles, les coquillages et leurs perles. Rends
> grâce à Dieu d’une si grande générosité, d’un si grand bienfait qui
> imprègnent le monde entier.
> 
> 8.35
> 
> Ô toi qui tournes ton visage vers les splendeurs de ma face ! de vagues
> chimères enveloppent les habitants de la terre et les empêchent de se
> tourner vers l’horizon de la certitude, vers son éclat, ses manifestations et
> ses lumières. De vaines imaginations les retiennent loin de lui, l’Absolu. Ils
> parlent, mus par leurs propres caprices, et ne comprennent pas. Il y a ceux
> qui disent : « Les versets ont-ils été révélés ? » Dis : « Oui, par celui qui est
> le Seigneur des cieux ! » « L’heure est-elle venue ? » « Elle est même
> passée, par celui qui est le Révélateur de signes évidents ! En vérité,
> l’Inévitable est arrivé et lui, le Véritable, est apparu avec preuves et
> témoignages. La plaine est dévoilée et l’humanité en est profondément
> troublée, effrayée. Les séismes se succèdent et dans leur crainte de Dieu, le
> Seigneur de puissance, l’Irrésistible, les tribus se lamentent. Dis : « La
> sonnerie de trompette, étourdissante, retentit et le Jour est à Dieu, l’Unique,
> l’Absolu. » Ils disent aussi : « La catastrophe est-elle arrivée ? » Dis : «
> Oui, par le Seigneur des seigneurs ! » « La résurrection est-elle venue ? » «
> Mieux encore : l’Absolu est apparu avec le royaume de ses signes. » « Vois-
> tu des hommes terrassés ? » « Oui, par mon Seigneur, le Très-Haut, le Très-
> Glorieux ! » « Les souches d’arbres ont-elles été déracinées ? » « Oui, et
> pire encore : les montagnes ont été réduites en poussière, par lui, le
> Seigneur des attributs ! » Ils disent encore : « Où est le paradis ? Où est
> l’enfer ? » Dis : « Le premier est d’être uni à moi ; le second est ton propre
> ego, ô toi qui donnes un associé à Dieu et qui doutes. » Ils disent : « Nous
> ne voyons pas la balance. » Dis : « Par mon Seigneur, le Dieu de
> miséricorde ! en vérité personne ne peut la voir sauf ceux doués de
> clairvoyance. » Ils demandent : « Les étoiles sont-elles tombées ? » Dis : «
> Oui, lorsque lui, l’Absolu, vivait au pays du mystère. Sachez-le, vous qui
> êtes doués de discernement ! » Tous les signes apparurent quand nous
> sortîmes la main du pouvoir du sein de la majesté et de la puissance. En
> vérité, le Crieur lança son appel lorsque le temps promis fut venu, et ceux
> qui reconnurent les splendeurs du Sinaï s’évanouirent dans le désert de
> l’hésitation devant la terrifiante majesté de ton Seigneur, le Seigneur de la
> création. La trompette demande : « Le clairon a-t-il sonné ? » Dis : « Oui,
> par le Roi de la révélation, lorsqu’il monta sur le trône de son nom, le Très-
> Miséricordieux. » L’aurore de la miséricorde de ton Seigneur, source de
> toute lumière, chasse l’obscurité. La brise du Très-Miséricordieux souffle et
> les âmes sont ranimées dans le tombeau de leur corps. Ainsi le décret est-il
> accompli par Dieu, le Puissant, le Bienfaisant. Ceux qui rejettent la vérité
> disent : « Quand le ciel s’est-il ouvert ? » Dis : « Quand vous gisiez dans les
> tombes de l’obstination et de l’erreur. » Parmi les impies, il y a celui qui se
> frotte les yeux et qui regarde à droite et à gauche. Dis : « Aveugle que tu es.
> Tu n’as aucun refuge vers lequel fuir. » Et parmi eux se trouve celui qui dit
> : « Les hommes ont-ils été rassemblés ? » Dis : « Oui, par mon Seigneur !
> Pendant que tu étais couché dans le berceau des chimères. » Et parmi eux,
> un autre encore : « Le Livre a-t-il été envoyé par le pouvoir de la vraie foi ?
> » Dis : « La vraie foi elle-même est frappée de stupeur. Prenez garde, ô
> vous, hommes au cœur perspicace ! » Et encore : « Ai-je été regroupé avec
> d’autres, aveugles eux aussi ?» « Dis : Oui, par celui qui chevauche les
> nuages ! » Le paradis est orné de roses mystiques et l’enfer flamboie du feu
> des impies. Dis : « La lumière surgit à l’horizon de la Révélation, et la terre
> entière est illuminée par la venue du Seigneur du jour de l’alliance ! » Les
> incrédules périssent alors que, guidé par la lumière de l’assurance, prospère
> celui qui se tourne vers l’Aurore de la certitude. Heureux toi qui fixes ton
> regard sur moi : cette tablette qui exalte l’âme des hommes t’est destinée.
> Grave-la dans ta mémoire et récite-la. Par ma vie ! c’est une porte qui
> conduit à la miséricorde de ton Seigneur. Heureux celui qui la récite au
> crépuscule et à l’aube. Oui, nous t’avons entendu louer cette cause qui
> renverse la montagne de la connaissance et fait trébucher les hommes. Que
> ma gloire soit sur toi et sur quiconque se tourne vers le Tout-Puissant, le
> Dieu de toute bonté. La tablette terminée, le sujet reste inépuisé. Sois
> patient, car ton Seigneur est patient.
> 
> 8.36
> 
> Ces versets, révélés auparavant, nous te les adressons afin que tu connaisses
> les mensonges que proférèrent leurs lèvres lorsque Dieu vint à eux, puissant
> et souverain. Les fondations des chimères tremblèrent, le ciel des
> imaginations futiles se déchira, et pourtant les gens doutent encore de lui et
> le contestent. Ils nient les preuves de Dieu après qu’il soit venu des cieux du
> pouvoir accompagné du royaume de ses signes. Ils rejettent ce qui était
> prescrit et commettent ce qui leur était interdit dans le Livre. Ils
> abandonnent leur Dieu et s’accrochent à leurs désirs. En vérité, ils sont
> perdus et dans l’erreur. Ils lisent les versets et les rejettent. Ils voient les
> signes évidents et s’en détournent. Ils sont, en vérité, perdus dans
> d’étranges doutes.
> 
> 8.37
> 
> Nous avons exhorté nos aimés à craindre Dieu, une crainte source de toutes
> les bonnes actions et de toutes les vertus. Elle est le général des armées de
> la justice dans la cité de Bahá. Heureux l’homme qui se rallie à son
> étendard éclatant et y reste fidèle. En vérité, il fait partie des compagnons de
> l’arche vermeille mentionnée dans le Qayyúm-i-Asmá.
> 
> 8.38
> 
> Dis : Ô peuple de Dieu ! ornez votre temple des atours de la loyauté et de la
> piété. Puis aidez votre Seigneur par les armées des bonnes actions et des
> comportements louables. Dans nos livres, nos écrits, nos manuscrits et nos
> tablettes, nous vous interdisons la dissension et le conflit, et en ceci nous ne
> voulons rien d’autre que votre élévation et votre progrès. En témoignent le
> ciel et ses étoiles, le soleil et son éclat, les arbres et leurs feuilles, les mers
> et leurs vagues, la terre et ses trésors. Nous prions Dieu d’assister ses aimés
> et de les aider à accomplir ce qui leur convient en ce rang béni, puissant et
> merveilleux. Nous l’implorons en outre, dans sa générosité, de permettre à
> ceux qui nous entourent d’observer ce que notre plume de gloire leur
> enjoint.
> 
> 8.39
> 
> Ô Jalíl, ma gloire et ma tendre sollicitude soient sur toi ! En vérité, nous
> avons enjoint aux hommes de faire ce qui est convenable et pourtant ils
> commettent des actes tels que mon cœur et ma plume se lamentent. Prête
> l’oreille à ce qui est révélé du ciel de ma volonté et du royaume de mon bon
> plaisir. Je ne pleure ni sur ma captivité ni sur ce qui m’est arrivé aux mains
> de mes ennemis. Ma tristesse est plutôt due à ceux qui prétendent m’être
> apparentés et provoquent cependant par leurs actes mes lamentations et mes
> larmes. Nous les avons exhortés longuement dans diverses tablettes et nous
> avons supplié Dieu de bien vouloir les aider, leur permettre de s’approcher
> de lui et les fortifier dans ce qui apporterait la paix aux cœurs, la tranquillité
> aux âmes et empêcherait leurs mains d’accomplir ce qui ne sied pas à ses
> jours.
> 
> 8.40
> 
> Dis : Ô bien-aimés dans mes contrées ! prêtez l’oreille aux conseils de celui
> qui vous admoneste pour l’amour de Dieu. En vérité, il vous a créés, il a
> révélé à vos yeux ce qui vous élève et favorise vos intérêts. Il vous a fait
> connaître sa Voie droite et sa grande Annonce.
> 
> 8.41
> 
> Ô Jalíl ! exhorte les hommes à craindre Dieu. Par Dieu ! Cette crainte est le
> général en chef de l’armée de ton Seigneur. Ses troupes sont faites de
> bonnes actions et d’une attitude louable, et c’est grâce à elle que la cité du
> cœur des hommes fut conquise à travers les âges et que les étendards de la
> souveraineté et du triomphe furent hissés au-dessus de tous les autres.
> 
> 8.42
> 
> Nous te parlerons maintenant de la loyauté et du rang qu’elle occupe aux
> yeux de Dieu, ton Seigneur, Seigneur du trône puissant. Un jour d’entre les
> jours, nous nous rendîmes sur notre île verdoyante. En arrivant, nous
> contemplâmes la lumière du soleil scintillant sur sa rivière ondoyante et
> parmi ses frondaisons luxuriantes. La plume ne peut le décrire ce que nous
> vîmes en nous tournant vers la droite, ni dépeindre ce que l’œil du Seigneur
> de l’humanité observa en ce lieu sanctifié, sublime, béni, très exalté. Nous
> tournant alors vers la gauche, nous contemplâmes une houri du paradis
> suprême qui clamait, debout sur un pilier de lumière : « Ô habitants de la
> terre et du ciel ! Voyez ma beauté, mon éclat, mon aspect et ma splendeur.
> Par Dieu, le Vrai ! je suis la Loyauté, sa personnification et sa beauté. Je
> récompenserai quiconque me sera fidèle, reconnaîtra mon rang, ma position
> et s’accrochera à mon vêtement. Je suis le plus grand ornement du peuple
> de Bahá et l’habit de gloire de tous ceux qui sont dans le royaume de la
> création. Je suis l’instrument suprême de la prospérité du monde et
> l’horizon de la certitude pour tous les êtres. » Ainsi t’avons-nous révélé ce
> qui rapprochera les hommes du Seigneur de la création.
> 
> 8.43
> 
> La Plume du Très-Haut passe de la langue éloquente à la langue lumineuse
> afin que tu apprécies, ô Jalíl, la tendre miséricorde de ton Seigneur,
> l’Incomparable, et sois de ceux qui sont réellement reconnaissants.
> 
> 8.44
> 
> Ô toi qui fixes ton regard sur l’horizon très glorieux ! l’appel est lancé, mais
> les oreilles qui entendent sont rares, voire inexistantes. Cet Opprimé se
> trouve dans la gueule du serpent et cependant il ne manque pas d’évoquer
> les aimés de Dieu. En ces jours, nos souffrances sont si cruelles que
> l’Assemblée céleste pleure et se lamente. Les adversités du monde et le mal
> infligé par ses nations ne peuvent ni empêcher le Roi de l’éternité de lancer
> son appel ni contrecarrer son dessein. Lorsque ceux qui étaient cachés
> pendant des années derrière les voiles virent que l’horizon de la Cause
> resplendissait et que la parole de Dieu se répandait, ils se précipitèrent et,
> avec les épées de la méchanceté, infligèrent un mal qu’aucune plume ne
> peut dépeindre, aucune langue décrire.
> 
> 8.45
> Ceux qui jugent avec équité témoignent que, dès les premiers jours de la
> Cause, cet Opprimé s’est dressé, dévoilé et resplendissant, face aux rois et
> au commun des mortels, aux dirigeants et aux religieux, et qu’il a convié
> tous les hommes d’une voix vibrante à prendre la voie droite. Il n’a eu
> aucune aide si ce n’est sa plume, aucun soutien si ce n’est lui-même.
> 
> 8.46
> 
> Ceux qui ignorent ou négligent le dessein qui anime la cause de Dieu se
> sont rebellés contre lui. De tels hommes sont les prophètes de l’enfer dont
> Dieu parle dans son livre et ses tablettes et contre l’influence, la clameur, la
> duperie desquelles il a mis en garde son peuple. Louange à ceux qui, en
> présence du souvenir du Seigneur de l’éternité, considèrent les peuples du
> monde comme pur néant, comme une chose oubliée, et s’accrochent au bras
> ferme de Dieu, de telle sorte que ni les doutes, ni les insinuations, ni les
> épées, ni le canon ne les retiennent ou ne les privent de sa présence.
> Heureux ceux qui sont fermes ; heureux ceux qui restent inébranlables dans
> sa foi.
> 
> 8.47
> 
> En réponse à ta demande, la Plume de gloire a, par sa grâce, décrit les
> positions et rangs de la Très-Grande-Infaillibilité. Le but est que tous
> sachent avec certitude que le Sceau des prophètes - que l’âme de tout autre
> que lui soit offerte pour son amour - reste sans égal, pair, ou associé dans la
> condition qui est la sienne. Les saints personnages - que les bénédictions de
> Dieu reposent sur eux - furent créés par la puissance de sa parole ; ils furent
> après lui les plus érudits et les plus remarquables des hommes, et ils
> demeurent au niveau le plus élevé de la soumission.
> 
> 8.48
> 
> L’essence divine, exaltée au-dessus de toute comparaison et ressemblance,
> et la réalité la plus profonde de Dieu, qui n’a ni pair ni associé, se
> manifestent dans le Prophète ; voilà le rang de la vraie unité et de la
> véritable unicité. Les disciples de la révélation précédente n’ont pas du tout
> compris ce rang. Le Point premier - que la vie de tout autre soit offerte pour
> l’amour de lui - dit : « Si le Sceau des prophètes n’avait pas prononcé le
> mot “succession”, un tel rang n’aurait pas été créé ». Les peuples de jadis
> attribuaient des associés à Dieu tout en professant leur foi en son unité ; et,
> bien qu’ils fussent les plus ignorants des hommes, ils se considéraient
> comme les plus accomplis. Mais, signe de châtiment divin pour ces
> insouciants, en ce jour du jugement, leurs croyances et leurs visées erronées
> sont apparues clairement à tout homme doué de discernement et de
> compréhension.
> 
> 8.49
> 
> Implore Dieu, le Véritable, afin qu’il protège, par sa grâce, les disciples de
> cette révélation des vaines chimères et des imaginations corrompues des
> disciples de la religion précédente, et qu’il ne les prive pas des splendeurs
> éclatantes du soleil de la vraie unité.
> 
> 8.50
> 
> Ô Jalíl ! celui que le monde opprime proclame maintenant : La lumière de
> la justice est affaiblie et le soleil de l’équité est voilé. Le voleur occupe le
> siège du protecteur et du gardien, et le traître a pris la place du fidèle. Il y a
> un an, un oppresseur régnait sur cette ville et causait à chaque instant de
> nouveaux malheurs. Par la justice du Seigneur ! il sema la terreur dans le
> cœur des hommes. Mais pour la Plume de gloire, la tyrannie dans le monde
> n’a jamais été et ne sera jamais un obstacle. Par notre grâce abondante et
> notre tendre bonté, nous avons révélé spécialement pour les dirigeants et les
> ministres du monde ce qui apporte la sécurité et la protection, la tranquillité
> et la paix ; ainsi les enfants des hommes seront peut-être protégés des
> démons de l’oppression. En vérité, il est le Protecteur, le Secours, Celui qui
> donne la victoire. Il incombe aux hommes de la Maison de justice de Dieu
> de fixer leur regard jour et nuit sur ce qui émane de la Plume de gloire afin
> d’instruire les peuples, de bâtir les nations, de protéger l’homme et de
> sauvegarder son honneur.
> 
> 8.51
> 
> La première splendeur :
> Lorsque le Soleil de la sagesse se leva à l’horizon de la sainte révélation de
> Dieu, il lança cette parole de gloire : Ceux qui possèdent la richesse et sont
> investis de l’autorité et du pouvoir doivent faire preuve du plus profond
> respect envers la religion. En vérité, la religion est une lumière éclatante et
> une forteresse imprenable qui assure la protection et le bien-être des peuples
> du monde, car la crainte de Dieu pousse l’homme à s’en tenir fermement au
> bien et à fuir tout mal. Quand la lampe de la religion est voilée, le chaos et
> la confusion en résultent et les lumières de l’équité et de la justice, de la
> tranquillité et de la paix cessent de briller. Chaque homme perspicace en
> témoigne.
> 
> 8.52
> 
> La deuxième splendeur :
> 
> Nous avons enjoint aux hommes d’établir la paix mineure, le plus sûr
> moyen de protéger l’humanité. Les souverains du monde devraient, d’un
> commun accord, y adhérer fermement, car c’est l’instrument suprême pour
> assurer la sécurité et le bien-être des peuples et des nations. Ils sont, en
> vérité, les manifestations du pouvoir de Dieu et les sources de son autorité.
> Nous implorons le Tout-Puissant de les aider, par sa grâce, à réaliser tout ce
> qui conduit au bien-être de leurs sujets ; une explication complète en a déjà
> été produite par la Plume de gloire, heureux ceux qui s’y conforment.
> 
> 8.53
> 
> La troisième splendeur :
> 
> Il incombe à chacun d’observer les saints commandements de Dieu
> puisqu’ils sont source de vie pour le monde. Le firmament de la sagesse
> divine est éclairé par les deux astres que sont la consultation et la
> compassion, et le dais de l’ordre mondial est dressé sur les deux piliers que
> sont la récompense et la punition.
> 
> 8.54
> 
> La quatrième splendeur :
> Dans cette révélation, les actes louables et d’une nature droite sont les
> seules armées capables de mener à la victoire. La crainte de Dieu a toujours
> été le chef de ces armées, crainte qui englobe toutes choses et règne sur
> toutes choses.
> 
> 8.55
> 
> La cinquième splendeur :
> 
> Les gouvernements devraient connaître parfaitement la situation de ceux
> qu’ils gouvernent et attribuer les fonctions selon les mérites. Chaque
> dirigeant, chaque souverain, se doit de réfléchir à cela avec le plus grand
> soin afin que le traître n’usurpe pas la charge du fidèle et que le spoliateur
> ne dirige pas à la place de celui qui est digne de confiance. Autrefois, parmi
> les fonctionnaires qui dirigeaient la Très-Grande-Prison, certains, Dieu soit
> loué, étaient parés de l’ornement de la justice ; quant aux autres, Dieu nous
> protège. Nous implorons le seul vrai Dieu de les guider, les uns comme les
> autres, dans l’espoir qu’ils ne soient privés ni du fruit de la foi et de la
> loyauté, ni de la lumière de l’équité et de la justice.
> 
> 8.56
> 
> La sixième splendeur :
> 
> C’est l’union et l’harmonie entre les enfants des hommes. Depuis le début
> des temps, la lumière de l’unité répand son rayonnement divin sur le monde
> et le meilleur moyen de promouvoir cette unité consiste pour les peuples à
> comprendre leurs écrits et leurs langages respectifs. Dans de précédentes
> épîtres, nous avons enjoint aux membres de la Maison de justice de choisir
> une langue parmi celles qui existent déjà ou d’en adopter une nouvelle et de
> sélectionner de la même façon une écriture commune ; chacune serait
> enseignée dans toutes les écoles du monde. Alors, la terre sera considérée
> comme un seul pays et une seule patrie. Le plus beau fruit de l’arbre de la
> connaissance est cette parole sublime : Vous êtes les fruits d’un même
> arbre, les feuilles d’une même branche. Que l’homme ne se glorifie pas
> d’aimer son pays, mais plutôt d’aimer son prochain. Nous avons déjà révélé
> à ce sujet les moyens de reconstruire le monde et d’unifier les nations.
> Heureux ceux qui y parviennent. Heureux ceux qui agissent en
> conséquence.
> 
> 8.57
> 
> La septième splendeur :
> 
> La Plume de gloire conseille chacun quant à l’instruction et l’éducation des
> enfants. Voyez ce que la volonté de Dieu révéla, lors de notre arrivée dans
> la ville-prison, et inscrivit dans le Très-Saint-Livre. Injonction est donnée à
> chaque père d’enseigner à son fils et à sa fille la lecture, l’écriture et tout ce
> qui est dans la sainte Tablette. Quant à celui qui refuse ce qui lui est
> ordonné, les mandataires exigeront de lui, s’il est riche, ce qui est nécessaire
> à l’instruction de ces enfants, et sinon la Maison de justice s’en chargera.
> Nous avons fait d’elle, en vérité, un refuge pour les pauvres et les
> nécessiteux. Élever son fils, ou le fils d’un autre, équivaut à élever mon
> propre fils et mérite ma gloire, ma tendre bonté et ma miséricorde qui
> enveloppent le monde.
> 
> 8.58
> 
> La huitième splendeur :
> 
> Ce qu’écrit maintenant la Plume de gloire fait partie du Très-Saint-Livre :
> Les hommes de la Maison de justice de Dieu sont chargés des affaires du
> peuple. Ils sont, en vérité, les mandataires de Dieu parmi ses serviteurs et
> les orients de l’autorité dans ses pays.
> 
> 8.59
> 
> Ô peuple de Dieu ! la justice éduque le monde car elle est soutenue par
> deux piliers, la récompense et la punition. Ces deux piliers sont les sources
> de vie du monde. Chaque jour apparaît un nouveau problème et pour
> chacun existe une solution appropriée. Ces problèmes devraient être soumis
> à la Maison de justice afin que ses membres décident selon les besoins, les
> exigences du moment. Eux, qui se lèvent par amour de Dieu pour servir sa
> cause, bénéficient de l’inspiration divine venant du royaume invisible. Il
> incombe à tous de leur obéir. Toutes les affaires de l’État devraient être
> soumises à la Maison de justice, mais les actes de dévotion doivent être
> observés selon ce que Dieu a révélé dans son Livre.
> 
> 8.60
> 
> Ô peuple de Bahá ! vous êtes l’aurore de l’amour de Dieu et l’aube de sa
> tendre bonté. Ne souillez pas votre langue en injuriant ou vilipendant une
> âme et préservez vos yeux de ce qui n’est pas convenable. Exposez ce que
> vous détenez. Si on l’accepte, votre but est atteint. Sinon, protester est
> inutile, laissez cette âme à elle-même et tournez-vous vers le Seigneur, le
> Protecteur, l’Absolu. Ne soyez pas une cause de chagrin et encore moins de
> discorde et de conflit. Souhaitons que vous receviez une vraie éducation à
> l’ombre de l’arbre de sa tendre miséricorde et que vous agissiez
> conformément à ce que Dieu désire. Vous êtes les feuilles d’un seul arbre et
> les gouttes d’un seul océan.
> 
> 8.61
> 
> La neuvième splendeur :
> 
> Ne faites pas de la religion une cause de dissensions et de luttes car son but,
> révélé des cieux de la sainte volonté de Dieu, est d’établir l’unité et la
> concorde parmi les peuples du monde. La religion de Dieu et sa loi divine
> sont les instruments les plus puissants, les moyens les plus sûrs, pour que se
> lève parmi les hommes la lumière de l’unité. Le progrès du monde, le
> développement des nations, la tranquillité des peuples et la paix sur terre
> sont des principes, des ordonnances de Dieu. La religion accorde à l’homme
> le plus précieux des présents, lui offre la coupe de la prospérité, lui accorde
> la vie éternelle et comble l’humanité de bienfaits impérissables. Il
> appartient aux dirigeants du monde, et en particulier aux membres de la
> Maison de justice de Dieu, de s’évertuer à sauvegarder son rang,
> promouvoir ses intérêts et rehausser sa position aux yeux du monde. De
> même, il leur faut s’enquérir des conditions de vie de leurs sujets et
> s’informer des affaires et activités menées par les diverses communautés
> sous leur autorité. Nous appelons les manifestations du pouvoir de Dieu,
> souverains et dirigeants, à tout mettre en œuvre, à faire tout ce qu’ils
> peuvent pour bannir la discorde et illuminer le monde de la lumière de
> l’harmonie.
> 8.62
> 
> Il incombe à chacun d’adhérer fermement à ce qui coule de notre Très-
> Glorieuse-Plume et de l’observer. Dieu, le Véritable, m’en est témoin et
> chaque atome de l’existence est là pour l’attester : nous avons clairement
> exposé les moyens de favoriser l’élévation, le progrès, l’éducation, la
> protection et la régénération des peuples de la terre, moyens qui sont révélés
> par la Plume de gloire dans les saints Livres et les saintes Tablettes.
> 
> 8.63
> 
> Nous prions Dieu de bien vouloir aider ses serviteurs. Cet Opprimé attend
> de tous équité et justice. Que nul ne se contente d’écouter ; que chacun
> médite plutôt sur ce que cet Opprimé révèle. Je le jure par le Soleil de la
> parole qui luit à l’horizon du royaume du Très-Miséricordieux : nous ne
> nous serions pas prêté à la censure, la moquerie et la calomnie des hommes
> s’il y avait eu quelqu’un d’autre pour parler et expliquer.
> 
> 8.64
> 
> À notre arrivée en Irak, la cause de Dieu était plongée dans une profonde
> torpeur et la brise de la révélation divine était retombée. La plupart des
> croyants étaient affaiblis, découragés, voire complètement perdus, anéantis.
> Alors, il y eut une deuxième sonnerie de trompette, et la Langue de
> grandeur prononça ces paroles bénies : « Nous sonnons la trompette pour la
> seconde fois ». Ainsi, le monde entier fut ranimé par les souffles vivifiants
> de la révélation et de l’inspiration divines.
> 
> 8.65
> 
> Maintenant démasqués, certains ont surgi dans le but d’infliger des
> souffrances à cet Opprimé. Ils ont entravé les effusions de cette grâce
> inestimable qu’ils rejetaient.
> 
> 8.66
> 
> Ô vous qui jugez avec équité ! si cette cause était rejetée, quelle autre cause
> en ce monde serait digne d’être soutenue ou acceptée ?
> 8.67
> 
> Ceux qui se sont détournés de la cause de Dieu mettent tout leur zèle à
> rassembler les saints manuscrits de cette révélation. Ils ont déjà obtenu
> certains de ces écrits, en feignant l’amitié avec leurs possesseurs. En outre,
> lorsqu’ils rencontrent les disciples d’une autre religion, ils prétendent en
> faire partie. Dis : Que la colère vous étouffe ! En vérité, il est apparu avec
> une si grande autorité qu’aucun homme doté de vue, d’ouïe, d’intuition, de
> justice ou d’équité ne pourra jamais le renier. De cela témoigne en cette
> heure éclatante la plume de l’Ancien des jours.
> 
> 8.68
> 
> Ô Jalíl ! que ma gloire soit sur toi. Nous exhortons les aimés de Dieu à
> accomplir de bonnes actions afin qu’ils soient aidés et s’attachent ce qui est
> envoyé des cieux de sa révélation. Les bienfaits qui émanent de cette parole
> divine retomberont sur ceux qui observent ses préceptes. Nous prions Dieu
> de les rendre capables de faire ce qui est agréable à ses yeux, de leur
> accorder d’agir avec équité et de faire preuve de justice en cette cause
> irrésistible, de leur faire connaître ses saintes Écritures et de diriger leurs
> pas vers son droit chemin.
> 
> 8.69
> 
> Des lois ont été révélées par notre glorieux Héraut, que la vie de tout autre
> que lui soit offerte par amour pour lui. Cependant, dans le royaume de sa
> révélation, ces lois furent soumises à notre approbation et cet Opprimé a
> mis certaines d’entre elles en vigueur en les incorporant, sous une autre
> forme, dans le Très-Saint-Livre. Nous en avons laissé d’autres de côté. Il
> détient l’autorité. Il fait ce qu’il veut et ordonne ce qui lui plaît. Il est le
> Tout-Puissant, le Très-Loué. De nouvelles ordonnances s’y trouvent aussi
> révélées. Heureux ceux qui y accèdent. Heureux ceux qui observent ses
> préceptes.
> 
> 8.70
> 
> Par les eaux vivifiantes de la parole et les exhortations de celui qui est le
> désir du monde, le peuple de Dieu devrait s’efforcer d’étouffer le feu de la
> haine et de la malveillance qui couve dans le cœur des phratries et des
> peuples, et de parer les arbres de l’existence humaine de fruits merveilleux.
> Il est, en vérité, Celui qui exhorte, le Compatissant, le Très-Généreux.
> 
> 8.71
> 
> Que l’éclat de sa gloire, resplendissant à l’horizon de bonté, repose sur toi,
> ô peuple de Bahá, sur ceux qui restent fermes et inébranlables, ceux qui
> sont solidement enracinés dans la foi et sont doués d’une juste
> compréhension.
> 
> 8.72
> 
> Concernant ta question sur les intérêts et bénéfices tirés de l’or et de
> l’argent : il y a quelques années, le passage suivant fut révélé du ciel du
> Très-Miséricordieux en l’honneur de celui qui porte le nom de Dieu,
> Zaynu’l-Muqarrabín, que la gloire du Très-Glorieux soit sur lui. Il dit, louée
> soit sa parole : Beaucoup de gens en ont besoin. Car, sans perspective
> d’intérêt, les affaires des hommes s’écrouleraient ou se démantèleraient. Il
> est rare de trouver quelqu’un qui fasse preuve envers son semblable, son
> compatriote ou même son frère d’une considération et d’une sollicitude
> telles qu’il serait prêt à lui avancer de l’argent à des conditions
> désintéressées. Dès lors, faveur accordée aux hommes, nous avons prescrit
> que l’intérêt sur l’argent serait traité comme les autres transactions
> commerciales courantes. Maintenant que ce commandement sensé est
> descendu du ciel de la volonté de Dieu, il est licite et correct de prélever un
> intérêt sur l’argent, afin que dans un esprit d’amitié et de fraternité, avec
> joie, bonheur et dévouement, les peuples du monde magnifient le nom du
> Bien-Aimé de toute l’humanité. En vérité, Il ordonne selon son propre
> choix. Il a maintenant décrété licite l’intérêt sur l’argent, tout comme il
> l’avait décrété illicite dans le passé. Il tient le royaume de l’autorité entre
> ses mains. Il agit et ordonne. Il est en vérité l’Ordonnateur, l’Omniscient.
> 
> 8.73
> 
> Remercie ton Seigneur, ô Zaynu’l-Muqarrabín, pour cette générosité
> manifeste.
> 8.74
> 
> En Perse, par d’innombrables artifices et manèges, de nombreux religieux
> vivaient des gains illicites de l’usure. Ils ont trouvé le moyen de lui donner
> un semblant de légalité. Ils se jouent des lois et des ordonnances de Dieu,
> mais ils ne comprennent rien.
> 
> 8.75
> 
> Cependant, cet acte devrait être pratiqué avec modération et impartialité.
> Par sagesse et pour faciliter la vie des gens, notre Plume de gloire renonce à
> en fixer la limite. Néanmoins, nous exhortons les aimés de Dieu à être justes
> et honnêtes et à agir selon ce qui incitera les amis de Dieu à manifester
> bienveillance et compassion les uns envers les autres. Il est en vérité le
> Conseiller, le Compatissant, le Très-Généreux. Dieu veuille, dans sa bonté,
> que tous les hommes respectent ce que la Langue du seul vrai Dieu
> prononce. Et s’ils mettent en pratique ce que nous énonçons, assurément,
> par le ciel de sa bonté, Dieu, exaltée soit sa gloire, leur octroiera double
> part. En vérité, il est le Généreux, le Clément, le Compatissant. Louange à
> Dieu, le Suprême, le Plus-Haut.
> 
> 8.76
> 
> Quoi qu’il en soit, la conduite de ces affaires est confiée aux hommes de la
> Maison de justice pour qu’ils les mettent en application, conformément aux
> nécessités de l’époque et aux exigences de la sagesse.
> 
> 8.77
> 
> Nous exhortons de nouveau les croyants à observer justice et impartialité, et
> à faire preuve d’amour et de contentement. Ils sont le peuple de Bahá, les
> compagnons de l’Arche vermeille. Sur eux soit la paix de Dieu, le Seigneur
> de tous les noms, le Créateur des cieux.
> 9. Épître de la sagesse (Lawh-i-Hikmat)
> 
> Cette épître fut adressée à Áqá Muhammad, éminent croyant de la ville de
> Qá’in, surnommé Nabíl-i-Akbar (voir Memorial of the Faithful, pp. 1-5.
> Mullá Muhammad-‘Alí, autre croyant éminent de Qá’in, était connu sous le
> nom de Nabíl-i-Qá’iní (voir Memorial of the Faithful, pp. 49-54.) Dans le
> système abjad, le nom Muh∂ammad a la même valeur numérique que Nabíl.
> 
> 9.1
> 
> Véritable souffle de vie pour ceux qui habitent le royaume de la création,
> voici une épître que le Très-Miséricordieux a révélée du royaume de la
> parole. Glorifié soit le Seigneur de tous les mondes ! Dans cette épître, il est
> fait mention de celui qui magnifie le nom de Dieu, son Seigneur, et qui
> reçut le nom de Nabíl dans une importante tablette.
> 
> 9.2
> 
> Ô Muhammad ! écoute la voix appelant du royaume de gloire, de l’Arbre
> céleste qui se dresse sur cette terre de Za’farán : En vérité, il n’est de Dieu
> que moi, l’Omniscient, le Sage. Sois comme les brises du Très-
> Miséricordieux pour les arbres du royaume de l’existence et favorise leur
> croissance par la puissance du nom de ton Seigneur, le Juste, l’Omniscient.
> Nous désirons te faire connaître ce qui servira aux hommes à se rappeler
> qu’ils peuvent se détourner de leurs préoccupations habituelles et se tourner
> vers Dieu, le Seigneur des sincères.
> 
> 9.3
> 
> En ces jours où la face de la justice est souillée de poussière, où les flammes
> de l’incroyance s’élèvent et se déchire l’habit de la sagesse, où la quiétude
> et la loyauté déclinent et s’alourdissent les peines et les épreuves, où les
> alliances et les liens sont rompus, où nul ne sait comment discerner la
> lumière de l’obscurité, ni la voie juste de l’erreur, nous exhortons
> l’humanité.
> 
> 9.4
> 
> Ô peuples du monde ! renoncez au mal, attachez-vous au bien. Efforcez-
> vous d’être de parfaits exemples pour l’humanité et des signes sincères des
> vertus de Dieu parmi les hommes. Que ma sagesse transparaisse en celui
> qui se lève pour servir ma cause et qu’il s’efforce de bannir l’ignorance de
> la terre. Délibérez dans l’unité, soyez un en pensée. Qu’à chaque soir
> succède un meilleur matin, que tout lendemain soit plus riche que la veille.
> Du service et de la vertu découle le mérite de l’homme, et non de l’étalage
> des biens et des richesses. Prenez soin de purifier vos paroles des chimères
> et des désirs terrestres, et vos actes de la ruse et de la suspicion. Ne
> dilapidez pas la richesse de votre vie si précieuse par un attachement
> mauvais et corrompu, et ne consacrez pas vos forces à promouvoir votre
> intérêt personnel. Soyez généreux dans l’abondance et patients à l’heure du
> dénuement. La réussite suit l’adversité et les réjouissances succèdent au
> malheur. Jeunes ou vieux, importants ou humbles, gardez-vous de l’oisiveté
> et de la paresse et attachez-vous à ce qui profite à l’humanité. Gardez-vous
> de semer l’ivraie de la discorde parmi les hommes ou de planter les épines
> du doute dans les cœurs purs et radieux.
> 
> 9.5
> 
> Ô vous, aimés de Dieu ! ne commettez pas ce qui souille le cours limpide
> de l’amour et détruit le doux parfum de l’amitié. Par la justice du Seigneur !
> vous avez été créés pour manifester de l’amour aux autres et non faire
> preuve de perversité ou de rancœur à leur égard. Soyez fiers, non de votre
> amour pour vous-mêmes, mais de votre amour pour vos semblables. Ne
> vous glorifiez pas de votre amour pour votre patrie, mais de votre amour
> pour l’humanité. Que vos yeux soient chastes, votre main honnête, votre
> langue sincère et votre cœur éclairé. Ne rabaissez pas les savants en Bahá et
> n’amoindrissez pas le rang des dirigeants qui administrent la justice parmi
> vous. Placez votre confiance dans l’armée de la justice, endossez l’armure
> de la sagesse, parez-vous du pardon, de la pitié et de ce qui réjouit le cœur
> des favoris de Dieu.
> 9.6
> 
> Par ma vie ! tes doléances me plongent dans la tristesse. Ne regarde ni les
> enfants du monde ni leurs actions, mais fixe les yeux sur Dieu et sur son
> autorité éternelle. En vérité, il te rappelle ce qui est source de bonheur pour
> l’humanité. Bois l’eau vivifiante de la joie sereine au calice de la parole
> proférée par la Source de la révélation divine qui te mentionne dans cette
> puissante forteresse. Efforce-toi, avec éloquence et sagesse, d’instaurer la
> parole de vérité, de chasser le mensonge de la surface de la terre. Ainsi, de
> cet horizon lumineux, te guide l’Aurore de la connaissance divine.
> 
> 9.7
> 
> Ô toi qui parles en mon nom ! regarde ce que les gens ont perpétré durant
> mes jours. Nous avions révélé à un dirigeant ce qui soumet les habitants de
> la terre, et lui avions demandé de nous confronter aux savants de l’époque
> afin de lui exposer la parole de Dieu, ses preuves, sa gloire et sa majesté ;
> nous n’avions d’autre intention en cela que le plus grand bien. Et pourtant,
> ce qu’il fit provoqua les lamentations des habitants des cités de la justice et
> de l’équité. Advint ainsi le jugement entre lui et moi. En vérité, ton
> Seigneur est l’Ordonnateur, l’Omniscient. Comment, en de telles
> circonstances, l’Oiseau céleste peut-il s’élever dans le ciel des mystères
> divins alors que les pierres des vaines chimères et de la haine féroce ont
> meurtri ses ailes et qu’il est jeté dans une prison aux murs infranchissables.
> Dieu juste ! les hommes ont commis une terrible injustice.
> 
> 9.8
> 
> Passons à tes affirmations sur l’origine de la création. Dans ce domaine, les
> idées varient en raison des divergences de pensées et d’opinions.
> Affirmerais-tu qu’elle a toujours existé et continuera d’exister, cela serait
> vrai ; soutiendrais-tu le concept mentionné dans les Écritures saintes, il n’y
> aurait aucun doute à ce sujet, car il fut révélé par Dieu, le Seigneur des
> mondes. En effet, Dieu était un trésor caché. C’est un rang que l’on ne
> pourra jamais décrire, ni même évoquer. Dans la condition de « Je voulais
> absolument me faire connaître », Dieu était et sa création a toujours existé
> sous son aile protectrice depuis le commencement qui n’a pas de
> commencement, sauf qu’elle a été précédée d’une Priméité qui ne peut être
> considérée comme première, et fut initiée par une Cause impénétrable
> même aux hommes de savoir.
> 
> 9.9
> 
> Ce qui existe a déjà existé auparavant, mais pas sous la forme que tu vois
> aujourd’hui. Le monde de l’existence fut appelé à la vie par la chaleur
> engendrée par l’interaction entre la force active et ce qui la reçoit. Ces deux
> choses sont identiques et pourtant différentes. C’est ainsi que la Grande-
> Annonce t’informe de cette glorieuse structure. Ce qui communique
> l’influence génératrice et ce qui reçoit son impact sont créés par le Verbe
> irrésistible de Dieu, cause de la création tout entière, et toutes choses en
> dehors de son Verbe n’en sont que les créatures et les effets de cela. En
> vérité, ton Seigneur est l’Interprète, le Très-Sage.
> 
> 9.10
> 
> Sache en outre que le Verbe de Dieu - exaltée soit sa gloire - est plus élevé
> et de loin supérieur à ce que les sens peuvent percevoir, car il est
> indépendant de toute qualité ou substance. Il transcende les limitations des
> éléments connus, il est placé bien au-dessus de toutes les substances
> essentielles et connues. Il se manifeste sans syllabe ni son, et n’est rien
> d’autre que le commandement de Dieu qui imprègne toutes choses créées. Il
> n’est jamais refusé au monde de l’existence. C’est la grâce toute pénétrante
> de Dieu, dont toute grâce émane. C’est une entité bien au-dessus de tout ce
> qui fut et sera.
> 
> 9.11
> 
> Nous répugnons à en dire plus sur ce sujet car les incroyants tendent
> l’oreille afin d’entendre ce qui pourrait leur permettre d’ergoter contre Dieu,
> le Secours, l’Absolu. Et puisque incapables de s’élever jusqu’aux mystères
> de la connaissance et de la sagesse à partir de ce que dévoile la Source de
> divine splendeur, ils protestent en hurlant. Mais à vrai dire, ils s’opposent à
> ce qu’ils en comprennent, et non à ce que l’Interprète expose ni aux vérités
> dévoilées par le seul vrai Dieu, celui qui connaît les choses invisibles.
> Toutes leurs objections, sans exception, se retournent contre eux, et je jure
> sur ta vie qu’ils sont dépourvus de discernement.
> 9.12
> 
> Chaque chose doit nécessairement avoir une origine et chaque construction
> un constructeur. En vérité, le Verbe de Dieu est la cause qui précède le
> monde contingent, monde orné des splendeurs de l’Ancien des jours et
> néanmoins continuellement renouvelé et régénéré. Immensément glorifié
> soit le Dieu de sagesse qui édifia cette sublime structure !
> 
> 9.13
> 
> Regarde le monde et médite un moment sur lui. Cela te fera découvrir le
> livre de ce qu’il est, te révélera ce que la Plume de ton Seigneur, le
> Façonneur, l’Omniscient, y a inscrit. Il te montrera ce qui se trouve en lui et
> sur lui, et il te fournira des explications si claires qu’elles te rendront
> indépendant de tout interprète éloquent.
> 
> 9.14
> 
> Dis : Dans son essence, la nature est l’incarnation de mon Nom, le
> Façonneur, le Créateur. Elle se manifeste avec diversité pour différentes
> raisons et, dans cette diversité, les hommes éclairés voient des signes. La
> nature est volonté de Dieu, elle est son expression dans le monde
> contingent. C’est un don de la Providence octroyé par l’Ordonnateur, le
> Très-Sage. Si l’on affirmait qu’elle est la volonté de Dieu manifestée dans
> le monde de l’existence, personne ne devrait le contester. Elle est dotée
> d’une puissance dont les érudits ne parviennent pas à saisir la réalité. En
> fait, un homme perspicace ne peut y percevoir que la splendeur éclatante de
> notre Nom, le Créateur. Dis : Voici une vie qui ne connaît pas le déclin, et la
> nature elle-même est frappée de stupeur devant ses révélations, ses preuves
> irrésistibles et sa gloire resplendissante qui enveloppe l’univers.
> 
> 9.15
> 
> Il ne te convient pas de regarder vers les temps anciens ou récents. Célèbre
> ce jour et glorifie ce qui y est apparu. Cela suffira à toute l’humanité. En
> vérité, les exposés, les discours pour expliquer ces choses glacent les
> esprits. Il t’appartient de parler de telle façon que tu enflammeras le cœur
> des vrais croyants et qu’ils en seront transportés.
> 9.16
> 
> En vérité, c’est faire partie des hommes doués d’intuition dans cette très
> grande révélation que d’être aujourd’hui convaincu de la renaissance de
> l’homme et pleinement conscient de l’ascendance suprême et de l’autorité
> absolue qu’exerce Dieu, le Très-Glorieux, sur cette nouvelle création. Tout
> croyant judicieux en témoigne.
> 
> 9.17
> 
> Que la puissance du Très-Grand-Nom t’élève au-dessus du monde de
> l’existence pour être conscient des mystères immémoriaux et connaître ce
> dont personne n’est informé. En vérité, ton Seigneur est le Secours,
> l’Omniscient, l’Informé. Bats dans le corps de la création tout entière, telle
> une artère palpitante, pour que naisse de la chaleur dégagée par ce
> mouvement ce qui stimulera les cœurs hésitants.
> 
> 9.18
> 
> À l’époque où nous étions caché derrière d’innombrables voiles de lumière,
> tu communias vraiment avec moi et perçus avec force les lumières du
> firmament de ma sagesse, les flots de l’océan de ma parole. En vérité, ton
> Seigneur est le Loyal, le Fidèle. Grande est la bénédiction de celui qui
> mérite les effusions prodigues de cet océan pendant les jours de son
> Seigneur, le Très-Généreux, le Très-Sage !
> 
> 9.19
> 
> Pendant notre séjour en Irak, lorsque nous étions dans la maison de Majíd,
> nous t’avons clairement expliqué les mystères de la création, son origine,
> son apogée et sa cause. Toutefois, depuis notre départ nous nous sommes
> limité à cette affirmation : « En vérité, il n’est nul autre Dieu que moi, le
> Très-Miséricordieux, le Généreux ».
> 
> 9.20
> 
> Enseigne la cause de Dieu avec des mots qui enflamment les buissons et
> font que s’en élève l’appel : « En vérité, il n’est d’autre Dieu que moi, le
> Tout-Puissant, l’Inconditionné ». Dis : La parole humaine est une essence
> qui aspire à exercer son influence, elle exige la modération. Quant à son
> influence, elle est conditionnée par le raffinement qui, à son tour, dépend du
> détachement et de la pureté du cœur. Quant à sa modération, elle doit être
> combinée avec tact et sagesse ainsi que le prescrivent les Écritures et les
> saintes Tablettes. Médite sur ce qui a coulé du ciel de la volonté de ton
> Seigneur, Source de toute grâce, afin de saisir le sens voulu, enfoui dans les
> profondeurs sacrées des Écrits saints.
> 
> 9.21
> 
> Ceux qui rejettent Dieu et s’attachent à la nature telle qu’elle est, sont en
> vérité dénués de savoir et de sagesse. Ils font réellement partie de ceux qui
> s’égarent. Ils ne sont pas parvenus au sommet, ils ont manqué le but ultime
> ; en conséquence, leurs yeux se sont fermés et leurs pensées ont divergé,
> pourtant les plus éminents d’entre eux ont cru en Dieu et en son invincible
> souveraineté. En témoigne ton Seigneur, le Secours, l’Absolu.
> 
> 9.22
> 
> Dès que les arts et les merveilles de l’Occident captivèrent les peuples de
> l’Orient, ceux-ci se perdirent dans le désert des causes matérielles, oublieux
> de celui qui est la Cause des causes et leur soutien, alors que ces hommes,
> sources et puits de sagesse, n’avaient jamais nié l’impulsion génératrice ni
> le Créateur et l’Origine de ces causes. Ton Seigneur sait, mais la plupart des
> gens ne savent pas.
> 
> 9.23
> 
> Maintenant, par amour pour Dieu, le Seigneur des noms, nous nous sommes
> assigné la tâche de mentionner dans cette épître quelques récits des sages
> pour que s’ouvrent les yeux des gens et qu’ils soient bien certains qu’en
> vérité, il est le Façonneur, l’Omnipotent, le Créateur, l’Initiateur,
> l’Omniscient, le Très-Sage.
> 
> 9.24
> On reconnaît aux savants contemporains une grande connaissance dans la
> philosophie, les arts et les métiers, mais l’œil critique comprendra
> rapidement que la plus grande part de ces connaissances vient des sages
> d’antan, car ils ont posé les bases de la philosophie, développé sa structure
> et étayé ses piliers. Ainsi te l’apprend ton Seigneur, l’Ancien des jours.
> Jadis, les sages puisaient leurs connaissances chez les prophètes, car ces
> derniers avaient exposé la philosophie divine et révélé les mystères célestes.
> Des hommes se sont désaltérés aux eaux cristallines et vivifiantes de leurs
> paroles, alors que d’autres se sont satisfaits de la lie. Chacun reçoit selon sa
> mesure. En vérité, il est l’Équitable, le Sage.
> 
> 9.25
> 
> Empédocle était un philosophe distingué, contemporain de David.
> Pythagore, lui, vivait au temps de Salomon, fils de David, et il puisa la
> sagesse dans le trésor de la prophétie. C’est lui qui soutint avoir entendu le
> murmure des cieux et être parvenu au rang des anges. En vérité, ton
> Seigneur expliquera clairement toutes choses si cela lui plaît. En vérité, il
> est le Sage, le Perspicace.
> 
> 9.26
> 
> L’essence et les fondements de la philosophie viennent des prophètes. C’est
> de la divergence de point de vue et d’état d’esprit que provient le désaccord
> des hommes quant à son sens profond et à ses mystères. Nous te rapportons
> volontiers ce qui suit : Un jour, un des prophètes communiquait à son
> peuple ce que le Seigneur omnipotent lui avait inspiré. En vérité, ton
> Seigneur est l’Inspirateur, le Miséricordieux, le Suprême. Lorsque la
> fontaine de sagesse et d’éloquence jaillit de la source de sa parole et que le
> vin de la connaissance divine grisa ceux qui avaient cherché son seuil, il
> s’exclama : « Voilà ! Tous sont remplis de l’Esprit. » Dans ce peuple, un
> homme s’accrocha à cette déclaration et, mû par ses propres chimères,
> conçut l’idée que l’esprit pénètre littéralement dans le corps. Par de longs
> exposés, il avança des preuves pour soutenir ce concept, et nombre de gens
> lui emboîtèrent le pas. Faire ici mention de leur nom, ou t’en faire un
> rapport détaillé, nous conduirait à la prolixité et nous écarterait du thème
> principal. En vérité, ton Seigneur est le Très-Sage, l’Omniscient. Il y avait
> aussi celui qui prit sa part du vin choisi, descellé par la clef de la langue du
> Révélateur des versets de ton Seigneur, le Clément, le Très-Généreux.
> 
> 9.27
> 
> En vérité, les philosophes n’ont pas renié l’Ancien des jours. La plupart
> d’entre eux s’éteignirent en regrettant de n’avoir pu pénétrer son mystère,
> ainsi que certains l’ont attesté. En vérité, ton Seigneur est le Conseiller,
> l’Omniscient.
> 
> 9.28
> 
> Pense à Hippocrate, le médecin. Il fut l’un des philosophes éminents qui
> crurent en Dieu et qui reconnurent sa souveraineté. Après lui vint Socrate
> qui était vraiment sage, talentueux et vertueux. Il pratiqua l’autodérision,
> réprima ses aspirations égoïstes et se détourna des plaisirs matériels. Il se
> retira dans les montagnes où il vécut dans une grotte. Il dissuada les
> hommes d’adorer des idoles et leur enseigna la voie de Dieu, le Seigneur de
> miséricorde, jusqu’à ce que l’ignorant se dressât contre lui. Ils l’arrêtèrent et
> le mirent à mort en prison. Ainsi te l’apprend cette Plume véloce. Quelle
> vision pénétrante de la philosophie eut cet homme éminent ! C’est le plus
> distingué de tous les philosophes, le plus instruit en sagesse. Nous affirmons
> qu’il fut un champion exceptionnel, entièrement dédié à ce domaine dont il
> fut un des héros. Il avait une profonde connaissance des sciences ayant
> cours parmi les hommes, mais aussi de celles qui étaient cachées à leur
> esprit. Lorsque le très grand Océan répandit ses eaux miroitantes et
> vivifiantes, sans doute en but-il une gorgée ! C’est lui qui perçut en toutes
> choses, une essence unique, mesurée, pénétrante, très semblable à l’esprit
> humain. Il découvrit que cette essence était distincte de la substance des
> choses dans leur forme achevée. Il fit une déclaration particulière sur ce
> thème important. Si tu interrogeais les sages de cette génération sur cet
> exposé, tu verrais leur incapacité à la comprendre. Ton Seigneur dit la
> vérité, mais la plupart ne comprennent pas.
> 
> 9.29
> 
> Après Socrate, le divin Platon fut son élève et lui succéda à la chaire de
> philosophie. Il affirma sa croyance en Dieu et en ses signes qui pénètrent
> tout ce qui a été et tout ce qui sera. Ensuite vint Aristote, le célèbre savant.
> C’est lui qui découvrit dans la matière le pouvoir de l’état gazeux. Ces
> hommes, qui se détachent comme guides des autres hommes et sont
> remarquables parmi eux, ont tous affirmé croire en l’Être immortel qui tient
> dans ses mains les rênes de toutes les sciences.
> 
> 9.30.
> 
> Je te parlerai aussi de l’invocation lancée par Balínús qui connaissait bien
> les théories avancées par le père de la philosophie au sujet des mystères de
> la création. Celui-ci les a développées dans ses tablettes de chrysolithe afin
> que chacun soit totalement convaincu des choses que nous avons élucidées
> pour toi dans cette épître évidente qui, rédigée par la main de l’équité et de
> la connaissance, suscitera l’esprit de vie capable de ranimer toutes les
> choses créées. Grande est la bénédiction de celui qui nage dans cet océan et
> célèbre la louange de son Seigneur, le Miséricordieux, le Bien-Aimé. En
> fait, les versets de ton Seigneur diffusent les brises de la révélation divine
> de telle façon que nul ne peut contester sa véracité, excepté ceux qui sont
> privés de l’ouïe, de la vue, de la compréhension et de toute faculté humaine.
> En vérité, ton Seigneur en témoigne, mais les gens ne comprennent pas.
> 
> 9.31
> 
> Cet homme disait : « Je suis Balínús, le sage, le faiseur de prodiges, le
> producteur de talismans. » Il surpassa tous les autres dans la diffusion des
> arts et des sciences et s’éleva vers les plus hauts sommets de l’humilité et
> de la supplication. Écoute ce qu’il a dit, en implorant l’Omnipossédant, le
> Suprême : « Je me tiens en présence de mon Seigneur, exaltant ses dons et
> ses générosités, le glorifiant par ce dont il glorifie son propre Soi, pour
> devenir une source de bénédictions et un guide pour les hommes qui
> reconnaissent mes paroles. » Et il ajoute : « Ô Seigneur ! tu es Dieu et il
> n’est d’autre Dieu que toi. Tu es le Créateur et il n’est d’autre Créateur que
> toi. Aide-moi par ta grâce et fortifie-moi. Mon cœur est pris d’angoisse, mes
> membres tremblent, j’ai perdu la raison et l’esprit me fait défaut. Accorde-
> moi la force et permets à ma langue de parler avec sagesse. » Et encore : «
> Tu es en vérité Celui qui sait, le Sage, le Puissant, le Compatissant. » Cet
> homme de sagesse était informé des mystères de la création et percevait les
> subtilités enfouies dans les écrits hermétiques.
> 9.32
> 
> Nous ne souhaitons pas en dire davantage, mais nous dirons ce que l’Esprit
> a instillé en notre cœur. En vérité, il n’est d’autre Dieu que lui, Celui qui
> sait, le Puissant, le Secours, le Très-Excellent, le Très-Loué. Par ma vie ! en
> ce jour, l’Arbre céleste ne veut proclamer au monde que cette seule
> affirmation : « En vérité, il n’est d’autre Dieu que moi, l’Incomparable, le
> Perspicace. »
> 
> 9.33
> 
> Si ce n’était pour l’amour que je te porte, je n’aurais pas prononcé un seul
> mot de ce qui a été mentionné. Apprécie la valeur de ta condition, préserve-
> la comme tu le ferais de ton œil et sois de ceux qui sont vraiment
> reconnaissants.
> 
> 9.34
> 
> Tu sais très bien que nous n’avons pas pris connaissance des livres que les
> hommes possèdent ni reçu l’éducation ayant cours parmi eux. Et pourtant,
> chaque fois que nous désirons citer les paroles de l’érudit et du sage,
> apparaît devant la face de ton Seigneur, sous forme d’une tablette, tout ce
> qui est apparu dans le monde et fut révélé dans les Écritures et les Livres
> saints. Alors nous consignons par écrit ce que notre œil perçoit. En vérité,
> sa connaissance embrasse la terre et les cieux.
> 
> 9.35
> 
> Dans cette épître la Plume de l’Invisible inscrit la connaissance de tout ce
> qui fut et sera, une connaissance que seule ma Langue merveilleuse peut
> interpréter. En effet, Dieu a purgé et purifié mon cœur, dans sa réalité
> même, des concepts du savant et des paroles du sage. En vérité, mon cœur
> ne reflète que les révélations de Dieu. La Langue de grandeur en témoigne
> dans ce Livre évident.
> 
> 9.36
> Dis : Ô peuple de la terre ! prends garde qu’aucune référence à la sagesse ne
> te prive de sa Source ni ne t’éloigne de son Aurore. Que ton cœur s’attache
> à ton Seigneur, l’Éducateur, le Très-Sage.
> 
> 9.37
> 
> Pour chaque territoire, nous avons déterminé un espace, à chaque
> événement alloué une part, pour chaque déclaration prévu un temps et pour
> chaque situation fait une remarque appropriée. Considérez la Grèce. Nous
> en fîmes un siège de sagesse pendant une longue période. Cependant,
> lorsque l’heure fut venue, son trône fut renversé, sa langue se tut, sa lumière
> s’affaiblit et son étendard fut amené. Ainsi, nous accordons et nous
> reprenons. En vérité ton Seigneur est celui qui donne et qui retire, le Fort, le
> Puissant.
> 
> 9.38
> 
> Dans chaque pays, nous avons installé un astre de connaissance, et au
> moment voulu, il resplendit à l’horizon, ainsi que décrété par Dieu,
> l’Omniscient, le Très-Sage. Si telle est notre volonté, nous avons le pouvoir
> de te décrire tout ce qui existe dans chaque contrée ou tout ce qui s’y est
> passé. De fait, la connaissance de ton Seigneur embrasse les cieux et la
> terre.
> 
> 9.39
> 
> Sache aussi que les gens d’autrefois ont produit des choses que les savants
> d’aujourd’hui n’ont pu produire. Souviens-toi de Murπús qui était un
> savant. Il inventa un appareil qui transmettait le son à une distance de
> soixante miles. D’autres aussi ont fait des découvertes inconnues à ce jour.
> En vérité, ton Seigneur révèle à chaque époque ce qui lui plaît en
> témoignage de sa sagesse. Il est l’Ordonnateur suprême, le Très-Sage.
> 
> 9.40
> 
> Un vrai philosophe ne renierait jamais Dieu ou ses preuves, il reconnaîtrait
> plutôt sa gloire et sa puissante majesté qui s’étendent sur toutes choses
> créées. Nous aimons ces savants qui amènent à la lumière ce qui sert les
> intérêts de l’humanité, et nous les aidons par la puissance de notre
> commandement, car nous avons le pouvoir de réaliser notre dessein.
> 
> 9.41
> 
> Ô mes aimés, prenez garde de ne point dédaigner les mérites des savants
> parmi mes serviteurs, à qui Dieu a fait la grâce d’être, au sein de
> l’humanité, les interprètes de son nom « le Façonneur ». Efforcez-vous de
> développer des métiers et des entreprises dont chacun, jeune ou vieux,
> puisse tirer profit. Nous n’avons que faire de ces ignorants naïfs qui se
> plaisent à imaginer que la sagesse consiste à donner libre cours à ses
> chimères et à renier Dieu, le Seigneur de tous les hommes, même si
> aujourd’hui nous entendons des insouciants avancer de telles affirmations.
> 
> 9.42
> 
> Dis : Le commencement de la sagesse, et son origine, est de reconnaître tout
> ce que Dieu a clairement exposé, car c’est par la puissance de cette
> reconnaissance que les fondations de l’art de gouverner, bouclier du bien-
> être de l’humanité, sont fermement établies. Réfléchissez un instant afin de
> comprendre ce que ma Plume très élevée proclame dans cette épître
> merveilleuse. Dis : Toutes les questions que tu soulèves relatives aux
> affaires de l’État s’abritent à l’ombre d’une des paroles envoyées du ciel de
> son Verbe glorieux, exalté. Ainsi t’avons-nous rapporté ce qui vivifiera ton
> cœur consolera tes yeux et te donnera la force de te lever pour promouvoir
> la Cause parmi tous les peuples.
> 
> 9.43
> 
> Ô mon Nabíl ! que rien ne t’afflige, qu’une joie immense t’envahisse plutôt
> car j’ai mentionné ton nom, mon cœur et mon esprit sont tournés vers toi et
> je m’entretiens avec toi par l’intermédiaire de cette épître irréfutable et
> importante. Médite sur les tribulations que j’ai endurées, sur
> l’emprisonnement et la réclusion que j’ai subis, les souffrances que j’ai
> supportées et les accusations lancées contre moi. Vois, tout cela est plongé
> dans le voile des ténèbres.
> 
> 9.44
> À ce stade du discours, l’aurore des mystères divins se lève et la lumière de
> la parole s’éteint. Que ma gloire repose sur les hommes de sagesse, comme
> l’ordonne le Tout-Puissant, le Très-Loué.
> 
> 9.45
> 
> Dis : Magnifié soit ton nom, ô Seigneur mon Dieu ! Par ce nom qui a fait
> resplendir la lumière de la sagesse quand le ciel du savoir s’anima parmi les
> hommes, je te supplie de m’aider de tes confirmations célestes et de me
> permettre de louer ton nom parmi tes serviteurs.
> 
> 9.46
> 
> Ô Seigneur ! je me tourne vers toi, détaché de tout sauf de toi, tenant
> fermement le pan du vêtement de tes innombrables bienfaits. Aussi, délie
> ma langue, qu’elle proclame ce qui captivera l’intelligence des hommes et
> réjouira leur âme et leur esprit. Fortifie-moi dans ta cause, que je ne sois ni
> entravé par la puissance des oppresseurs parmi tes créatures ni retenu par
> les attaques des mécréants dans ton royaume. Fais de moi une lampe
> resplendissant sur tout ton empire afin que son éclat guide les cœurs où
> brille la lumière de ta connaissance et subsiste le désir de ton amour.
> 
> 9.47
> 
> En vérité, tu as le pouvoir de faire ce que tu veux et tu tiens en ta main le
> royaume de la création. Il n’est pas d’autre Dieu que toi, le Tout-Puissant, le
> Très-Sage.
> 10. Paroles de sagesse (Asl-i-kullu’l-khayr)
> 
> Au nom de Dieu, le Suprême, le Très-Haut.
> 
> 10.1
> 
> Avoir confiance en Dieu, être soumis à son commandement, acquiescer à sa
> sainte volonté et à son bon plaisir, voilà la source de tout bien.
> 
> 10.2
> 
> Craindre Dieu, redouter son châtiment et sa punition, appréhender sa justice
> et son décret, voilà l’essence de la sagesse.
> 
> 10.3
> 
> Témoigner de ce que le Seigneur a révélé et suivre ce qu’il a ordonné dans
> son livre puissant, voilà l’essence de la religion.
> 
> 10.4
> 
> Accepter tout ce que le Seigneur prodigue et se satisfaire de ce que Dieu
> ordonne, voilà la source de toute gloire.
> 
> 10.5
> 
> Tourner son cœur vers l’Aimé, se séparer de tout autre que lui et ne rien
> désirer que le désir de son Seigneur, voilà pour l’homme l’essence de
> l’amour.
> 
> 10.6
> 
> Mentionner le Seigneur, le Très-Loué, et oublier tout autre que lui, voilà le
> souvenir véritable.
> 10.7
> 
> Exercer sa profession, suivre sa vocation en ce monde, s’accrocher
> fermement au Seigneur et ne rechercher que sa grâce car c’est en ses mains
> que se trouve la destinée de tous ses serviteurs, voilà pour le serviteur la
> confiance véritable.
> 
> 10.8
> 
> Se tourner vers le parvis du Seigneur, atteindre sa présence, contempler sa
> face et témoigner devant lui, voilà pour l’homme l’essence du détachement.
> 
> 10.9
> 
> Attester de sa pauvreté et se soumettre à la volonté du Seigneur, le
> Souverain, le Clément, le Tout-Puissant, voilà l’essence de la
> compréhension.
> 
> 10.10
> 
> Promouvoir la parole de Dieu et être ferme en son amour, voilà la source du
> courage et de la puissance.
> 
> 10.11
> 
> Relater les bienfaits de son Seigneur et lui rendre grâce en tous temps et en
> toutes circonstances, voilà, pour le serviteur, l’essence de la charité.
> 
> 10.12
> 
> Parler avec modération et agir d’abondance, voilà l’essence de la foi. Sache
> en vérité qu’est préférable à sa vie, la mort de celui dont les mots dépassent
> les actions.
> 
> 10.13
> 
> Observer le silence, considérer la fin des choses et renoncer au monde, voilà
> l’essence du salut véritable.
> 10.14
> 
> Dépenser son bien pour soi-même, sa famille et les pauvres parmi ses frères
> dans la foi, voilà le début de la magnanimité.
> 
> 10.15
> 
> M’aimer est l’essence de la richesse ; quiconque m’aime possède tout, celui
> qui ne m’aime pas fait partie des pauvres et des nécessiteux. C’est ce que
> révèle le Doigt de gloire et de splendeur.
> 
> 10.16
> 
> Se détourner de son Seigneur et fixer son cœur sur des choses impies, voilà
> pour l’homme la source de tout mal.
> 
> 10.17
> 
> Mettre en doute les signes de Dieu, contester futilement ce qu’il révèle, le
> renier et se tenir orgueilleusement devant lui, voilà le feu le plus ravageur.
> 
> 10.18
> 
> Connaître Dieu, exaltée soit sa gloire, voilà la source de tout savoir, savoir
> qui ne peut être atteint que par la connaissance de sa Manifestation divine.
> 
> 10.19
> 
> Quitter l’ombre protectrice du Miséricordieux pour chercher refuge auprès
> du Malin, voilà l’essence de l’avilissement.
> 
> 10.20
> 
> Ne pas croire au seul vrai Dieu, mettre sa confiance en tout autre que lui et
> fuir son décret, voilà la source de l’erreur.
> 
> 10.21
> Passer ses jours dans l’ignorance complète de son soi, voilà la perte
> véritable.
> 
> 10.22
> 
> Se libérer des chimères et des vaines imitations, considérer la glorieuse
> œuvre divine sous l'angle de l'unicité et examiner toutes choses d'un œil
> pénétrant, voilà pour l'homme l'essence de tout ce que nous avons révélé,
> c'est-à-dire la justice.
> 
> 10.23
> 
> Ainsi t’avons-nous instruit, te révélant des paroles de sagesse, afin que tu
> sois reconnaissant envers le Seigneur, ton Dieu, et que tu en sois fier parmi
> tous les peuples.
> 11. Épître à Maqsúd (Lawh-i-Maqsúd)
> 
> Plutôt que de s’adresser directement à Bahá’u’lláh, les bahá’ís, en signe de
> respect, écrivaient à son secrétaire Mírzá Áqá Ján, surnommé le « Serviteur
> de Dieu » et le « Serviteur attitré ». La réponse parvenait sous forme d’une
> lettre écrite par Mírzá Áqá Ján citant des paroles de Bahá’u’lláh, mais elle
> était en fait dictée entièrement par Bahá’u’lláh. Dès lors, toutes les parties
> de la lettre, même celles dont les mots sont à l’évidence ceux de Mírzá Áqá
> Ján lui-même, sont des Écrits sacrés révélés par Bahá’u’lláh. L’Épître à
> Maqsúd est sous cette forme. Elle s’adressait à Mírzá Maqsúd, un des
> premiers croyants, vivant à cette époque à Damas et à Jérusalem.
> 
> Il est Dieu, le Seigneur de majesté et de puissance. exalté soit-il !
> 
> 11.1
> 
> Seule une louange au-delà de toute mention ou de toute description
> convient à l’Adoré, le Possesseur de toutes choses visibles et invisibles, qui
> a permis au Point premier de révéler d’innombrables livres et épîtres et, par
> la puissance de sa parole sublime, a appelé à l’existence toute la création,
> tant les générations passées que récentes. En outre dans sa sagesse
> transcendante, il a envoyé, à chaque époque et à chaque cycle, un messager
> divin pour ranimer par les eaux vivifiantes de sa parole les âmes
> découragées, abattues. Ce messager est en fait l’Enseignant, l’Interprète
> véritable, dans la mesure où l’homme est incapable de comprendre ce qui
> coule de la Plume de gloire et que rapportent ses livres divins. De tous
> temps et en toutes circonstances, les hommes ont besoin de quelqu’un pour
> les exhorter, les guider, les éduquer et les instruire. C’est pourquoi Dieu
> envoie ses messagers, ses prophètes et ses élus afin de les informer du
> dessein divin, raison d’être de la révélation des Livres et de la venue des
> Messagers, et afin que chacun prenne conscience du dépôt de Dieu latent
> dans la réalité de chaque âme.
> 
> 11.2
> L’homme est le talisman suprême. Une éducation adéquate lui a cependant
> manqué pour bénéficier de ce qu’il possède par nature. D’un mot sorti de la
> bouche de Dieu, il fut appelé à l’existence ; d’un mot de plus, il fut amené à
> reconnaître la Source de son éducation ; d’un autre mot encore, son rang et
> sa destinée ont été assurés. Le grand Être dit : Considérez l’homme comme
> une mine riche en pierres précieuses d’une valeur inestimable. Seule
> l’éducation peut l’amener à en livrer les trésors et permettre à l’humanité
> d’en profiter. Quiconque médite sur ce que révèlent les Écritures envoyées
> du ciel de la volonté sacrée de Dieu reconnaîtra facilement que leur but est
> de voir tous les hommes considérés comme une seule âme, pour que le
> sceau gravé des mots « Le royaume sera à Dieu » soit imprimé sur chaque
> cœur et que la lumière de la générosité, de la grâce et de la miséricorde
> divines enveloppe l’humanité entière. Le seul vrai Dieu – exaltée soit sa
> gloire – n’a rien désiré pour lui-même. L’allégeance des hommes ne lui est
> d’aucun profit, et leur perversité ne lui fait aucun tort. L’Oiseau du royaume
> de la parole lance continuellement cet appel : « Toutes choses, je les ai
> voulues pour toi, et toi, aussi, pour ton bien ». Si les savants et les sages
> d’aujourd’hui permettaient aux hommes de respirer le doux parfum de
> l’amitié et de l’amour, tout cœur pénétrant percevrait la signification de la
> vraie liberté et découvrirait le secret d’une paix permanente et d’un calme
> total. Si la terre atteignait ce niveau et était illuminée de sa lumière, on
> pourrait vraiment dire d’elle : « Tu n’y verras ni ondulation ni dépression. »
> 
> 11.3
> 
> Que la louange et la paix soient sur lui ! sa venue a fait rayonner le visage
> de Bathá et son vêtement a répandu la fragrance de ses doux parfums sur
> toute l’humanité. Il est venu pour protéger les hommes de ce qui leur nuirait
> dans le monde d’ici-bas. Exalté, immensément exalté est son rang au-delà
> de la glorification de tous les êtres et de la louange de la création tout
> entière. Par sa venue, le tabernacle de la stabilité et de l’ordre fut établi
> partout dans le monde et l’étendard de la connaissance fut hissé parmi les
> nations. Que les bénédictions reposent sur sa famille et sur ses compagnons
> qui brandirent l’étendard de l’unité et de l’unicité de Dieu et déployèrent les
> bannières du triomphe céleste. Ils établirent fermement la religion de Dieu
> parmi ses créatures et magnifièrent son nom parmi ses serviteurs. Exalté
> soit-il ! Je le conjure de préserver sa religion de la méchanceté de ses
> ennemis qui arrachèrent les voiles, les déchirèrent et finalement
> renversèrent la bannière de l’islam chez tous les peuples.
> 
> 11.4
> 
> Nous avons reçu ta lettre et respiré le doux parfum de la réunion. Loué soit
> Dieu ! Après le rigoureux décret de la séparation, souffle la brise du
> rapprochement et de la communion, et les eaux de la joie et du bonheur
> rafraîchissent les cœurs. En toutes circonstances, nous rendons grâce et
> nourrissons l’espoir que Dieu, exaltée soit sa gloire, guide par sa tendre
> sollicitude tous ceux qui vivent sur terre vers ce qui est acceptable et
> agréable à ses yeux.
> 
> 11.5
> 
> Vois les désordres dont la terre a été affligée durant de nombreuses années
> et l’inquiétude qui s’est emparée de ses peuples. Elle a été soit ravagée par
> la guerre, soit éprouvée par des calamités soudaines et imprévisibles. Bien
> que le monde soit envahi par la misère et la détresse, personne n’a pris le
> temps de réfléchir à ce qui pourrait en être la cause. Chaque fois que le
> véritable conseiller prononçait un mot de remontrance, tous l’accusaient
> d’être un instigateur du mal et rejetaient sa revendication. Quelle attitude
> étonnante ! Il n’est pas deux hommes qui puissent se dire unis
> extérieurement et intérieurement. Les preuves de la discorde et de la
> malveillance apparaissent de tous côtés alors que nous étions tous faits pour
> l’harmonie et l’union. Le grand Être dit : Ô bien-aimés ! le tabernacle de
> l’unité est dressé ; ne vous considérez pas comme des étrangers. Vous êtes
> les fruits d’un seul arbre, les feuilles d’une seule branche. Nous caressons
> l’espoir que la lumière de la justice descende sur le monde et le purifie de la
> tyrannie. Si les dirigeants et les rois de la terre, symboles du pouvoir de
> Dieu – exaltée soit sa gloire – se lèvent et décident de se consacrer à tout ce
> qui favorisera les intérêts les plus importants de l’humanité, le règne de la
> justice sera assurément établi parmi les enfants des hommes et l’éclat de sa
> lumière inondera la terre entière. Le grand Être dit : L’édifice de la stabilité
> et de l’ordre mondial repose et continuera de reposer sur les piliers jumeaux
> que sont la récompense et la punition. Et, par ailleurs, il a prononcé les
> paroles suivantes dans la langue de l’éloquence : La justice a une arme
> puissante à sa disposition, la récompense et la punition des actes des
> hommes. Grâce à la puissance de cette arme, le tabernacle de l’ordre est
> établi à travers le monde, de sorte que les méchants réfrènent leur nature par
> crainte d’être punis.
> 
> 11.6
> 
> Et dans un autre passage, il écrit : Prenez garde, ô vous qui dirigez le
> monde, qu’il n’est sur la terre aucune force dont le pouvoir de conquête
> égale celui que possède la force de la justice et de la sagesse. Oui, j’affirme
> qu’il n’existe pas et qu’il n’a jamais existé d’armée plus puissante que celle
> de la justice et de la sagesse. Béni le roi qui s’avance, l’étendard de la
> sagesse déployé devant lui, et les bataillons de la justice formant son
> arrière-garde. Un tel roi est, en vérité, la parure qui orne le front de la paix
> et le visage de la sécurité. Nul doute que si le soleil de la justice, que voilent
> les nuages de la tyrannie, venait à répandre son éclat sur les hommes, la
> face de la terre en serait complètement changée.
> 
> 11.7
> 
> Le grand Être, désireux de révéler les conditions nécessaires à la paix et à la
> tranquillité du monde ainsi qu’au progrès de ses peuples, a écrit : Le temps
> viendra où sera universellement reconnue la nécessité impérieuse d’une
> vaste assemblée mondiale. Les rois et les dirigeants de la terre devront
> impérativement y assister, prendre part à ses délibérations, et considérer les
> moyens de poser les fondations de la grande paix parmi les hommes. Une
> telle paix nécessitera de la part des grandes puissances la volonté de se
> réconcilier complètement pour assurer la tranquillité des peuples de la terre.
> Et si un roi prenait les armes contre un autre, tous conjointement devraient
> se lever et l’en empêcher. Quand cela se fera, les nations du monde n’auront
> plus besoin d’autres armements que ceux qui sont nécessaires pour
> préserver la sécurité de leur pays et maintenir l’ordre intérieur. Ceci
> assurera la paix et la quiétude de tous les peuples, gouvernements et
> nations. Nous caressons l’espoir que les rois et les dirigeants de la terre,
> miroirs du nom de Dieu tout-puissant et magnanime, parviendront à ce rang
> et protègeront l’humanité des assauts de la tyrannie.
> 
> 11.8
> De même il dit : La réduction des diverses langues à une seule et aussi celle
> des écritures utilisées à une seule sont des éléments qui conduiront à l’unité
> et à la concorde et amèneront à considérer la terre entière comme un seul
> pays. Il incombe à toutes les nations de nommer des hommes perspicaces et
> érudits pour convoquer une assemblée et, par une consultation commune,
> choisir une langue parmi les diverses langues existantes ou en créer une
> nouvelle qui serait enseignée aux enfants dans toutes les écoles.
> 
> 11.9
> 
> Le jour approche où tous les peuples du monde adopteront une langue
> universelle et une écriture commune. Quand ceci sera réalisé, tout voyageur,
> dans quelque ville qu’il visite, aura l’impression d’entrer chez lui. Ce sont
> là choses absolument essentielles et obligatoires. Il incombe à tout homme
> intelligent et perspicace de faire passer ce qui est écrit dans la réalité et dans
> les faits.
> 
> 11.10
> 
> En ces jours, le tabernacle de la justice est la proie de la tyrannie et de
> l’oppression. Implore le seul vrai Dieu, exaltée soit sa gloire, de ne pas
> priver l’humanité de l’océan de la compréhension véritable, car si
> seulement les hommes en tenaient compte, ils pourraient rapidement
> comprendre que tout ce qui coule de la Plume de gloire, tout ce qu’elle
> écrit, est comme le soleil pour le monde et que là se trouvent le bien-être, la
> sécurité et les vrais intérêts de tous les hommes ; autrement, la terre sera
> tourmentée chaque jour d’une nouvelle calamité et des troubles sans
> précédents éclateront. Dieu veuille en sa miséricorde aider les peuples du
> monde à préserver, sous le globe de la sagesse, la lumière de ses conseils
> aimants. Nous caressons l’espoir que chacun soit revêtu de la robe de la
> sagesse véritable, base du gouvernement du monde.
> 
> 11.11
> 
> Le Grand Être dit : Le ciel de l’art de gouverner resplendit de l’éclat des
> mots sacrés apparus à l’aurore de la volonté de Dieu. Il appartient à tout
> dirigeant de s’évaluer chaque jour à l’aune de l’équité et de la justice, puis
> de rendre la justice parmi les hommes et de leur conseiller de faire ce qui
> dirigera leurs pas vers le chemin de la sagesse et de la compréhension. Ceci
> est la pierre angulaire de l’art de gouverner et son essence même. Tout sage
> éclairé percevra aisément dans ces paroles ce qui favorisera des objectifs
> tels que le bien-être, la sécurité, la protection de l’humanité et le salut des
> vies humaines. S’ils buvaient à grands traits leur content de l’océan des sens
> profonds enchâssés dans ces paroles, et s’en pénétraient, les hommes
> perspicaces témoigneraient du caractère sublime et parfait qu’elles
> possèdent. Si cette humble personne énonçait ce qu’elle perçoit, tous
> attesteraient de la sagesse accomplie de Dieu. Les secrets de l’art de
> gouverner et de ce dont les hommes ont besoin sont enfouis dans ces
> paroles. Cet humble serviteur prie instamment le seul vrai Dieu - exaltée
> soit sa gloire - d’éclairer de la splendeur de la lumière de sagesse les yeux
> des gens dans le monde afin qu’ils reconnaissent tous ce qui est
> indispensable en cette époque.
> 
> 11.12
> 
> C’est être un homme aujourd’hui que de se consacrer au service du genre
> humain. Le grand Être dit : Béni celui qui se lève pour servir les plus hauts
> intérêts des peuples de la terre. Dans un autre passage, il proclame : Ce
> n’est point aimer son propre pays dont il convient de se glorifier, c’est aimer
> le monde entier. La terre est un seul pays et tous les hommes en sont les
> citoyens.
> 
> 11.13
> 
> Des exhortations à l’union et à l’harmonie semblables à celles que la Plume
> du TrèsHaut a consignées dans les livres des prophètes font référence à des
> affaires spécifiques ; il ne s’agit pas d’une union qui mènerait à la désunion
> ni d’une concorde qui créerait la discorde. C’est le stade où une mesure est
> assignée à toute chose, où chaque âme méritante reçoit son dû. Heureux
> ceux qui apprécient la signification et saisissent l’intention de ces paroles, et
> malheur aux insouciants. De cela témoignent amplement, dans leur essence
> même, tous les signes de la nature. Chaque homme judicieux et sage
> connaît bien ce que nous avons mentionné, contrairement à ceux qui se sont
> écartés de la source vivifiante de l’impartialité et qui errent éperdument
> dans le désert de l’ignorance et du fanatisme aveugle.
> 11.14
> 
> Le grand Être dit : Ô vous, enfants des hommes ! le dessein fondamental
> qui anime la foi de Dieu et sa religion, est de sauvegarder les intérêts, de
> promouvoir l’unité du genre humain, de stimuler l’esprit d’amour et de
> fraternité parmi les hommes. N’acceptez pas que cela devienne une source
> de dissension et de discorde, de haine et d’inimitié. Voilà le droit chemin, la
> base fixe et inamovible. Les changements et les fortunes du monde ne
> pourront jamais altérer la résistance de ce qui est bâti sur cette fondation,
> pas plus que le passage de siècles innombrables ne pourra en miner la
> structure. Notre espoir est que les chefs religieux du monde et ses dirigeants
> se lèvent conjointement pour réformer cette époque et corriger son destin.
> Qu’ils méditent d’abord sur les besoins du moment, qu’ils tiennent conseil
> et, après avoir consciencieusement et longuement délibéré, qu’ils
> administrent à un monde malade et cruellement atteint, le remède qu’il
> requiert.
> 
> 11.15
> 
> Le Grand Être dit : Le ciel de la sagesse divine est illuminé par deux astres,
> la consultation et la compassion. Consultezvous en toutes matières, car la
> consultation est comme un phare qui montre le chemin et qui dispense la
> compréhension.
> 
> 11.16
> 
> Au début de chaque effort, il importe de veiller à ce que sera son but. Faites
> étudier aux enfants, parmi les arts et les sciences, ceux qui bénéficieront aux
> hommes, assureront son progrès et élèveront son rang. Ainsi les odeurs
> fétides du désordre seront dispersées et grâce aux efforts importants des
> dirigeants de la nation, tous vivront protégés, en sécurité et en paix.
> 
> 11.17
> 
> Le Grand Être dit : Les savants de cette époque doivent inciter les gens à
> acquérir ces branches de la connaissance qui sont utiles et dont ils peuvent,
> ainsi que la plupart des hommes, tirer bénéfice. Les recherches toutes
> théoriques qui commencent et finissent seulement par des mots n’ont jamais
> eu et n’auront jamais d’utilité. La plupart des docteurs érudits de Perse
> consacrent leur vie entière à l’étude d’une philosophie qui ne produit
> finalement rien que des mots.
> 
> 11.18
> 
> Il incombe à ceux qui détiennent l’autorité d’être modérés en toutes choses.
> Tout ce qui dépasse les limites de la modération cessera d’exercer une
> influence bénéfique. Considérez par exemple des choses telles que la
> liberté, la civilisation et autres. Quelle que soit l’attention favorable que leur
> portent des hommes intelligents, elles auront une influence pernicieuse sur
> l’humanité, si elles sont portées à l’excès.
> 
> 11.19
> 
> Si ce point devait être développé, une explication élaborée serait nécessaire
> qui, c’est à craindre, pourrait s’avérer fastidieuse. Cette humble personne
> forme le vif espoir que Dieu - exaltée soit sa gloire - accorde à tous les
> hommes ce qui est bon car celui qui en est doté possède toutes choses. Le
> Grand Être dit : La langue de sagesse proclame : Celui qui ne me possède
> pas est privé de tout. Détournezvous de tout ce qui est sur terre et ne
> cherchez personne que moi. Je suis le Soleil de la sagesse et l’Océan de la
> connaissance. Je réconforte les affaiblis et je ressuscite les morts. Je suis le
> Phare qui éclaire la voie. Je suis le Faucon royal sur le poing du
> ToutPuissant. Je déplie les ailes tombantes de chaque oiseau blessé et le
> remets en vol.
> 
> 11.20
> 
> Et de même, il dit : Le ciel de la vraie compréhension resplendit de l’éclat
> de deux astres : la tolérance et la droiture.
> 
> 11.21
> 
> Ô mon ami ! De vastes océans gisent enfouis dans ce bref discours. Bénis
> ceux qui en apprécient la valeur, s’en désaltèrent et en saisissent la
> signification, et malheur à l’insouciant. Cet humble personne conjure les
> peuples du monde d’observer l’équité pour que leur tendre, délicate et
> précieuse oreille, qui fut créée pour écouter les paroles de sagesse, soit
> libérée des obstacles et de ces allusions, chimères et vaines imaginations
> qui ne peuvent ni apaiser la faim, ni nourrir. Ainsi, le véritable Conseiller,
> dans sa bienveillance, sera porté à promouvoir ce qui est source de
> bénédiction pour l’humanité et de plus grand bien pour toutes les nations.
> 
> 11.22
> 
> À l’heure actuelle, la lumière de la réconciliation est affaiblie dans la
> plupart des pays, elle a perdu son éclat alors que le feu du conflit et du
> désordre a été allumé et brûle avec violence. Deux grandes puissances, qui
> se considèrent comme les fondateurs et les maîtres de la civilisation et les
> auteurs des constitutions, se sont élevées contre les disciples de la foi
> associés à celui qui conversa avec Dieu. Soyez avertis, ô hommes de
> discernement. Il est indigne du rang de l’homme d’exercer la tyrannie; il lui
> appartient plutôt d’observer l’équité et de se vêtir de l’habit de justice en
> toutes circonstances. Suppliez le seul vrai Dieu ! Que par le pouvoir de la
> main de la tendre bonté et de l’éducation spirituelle, il lave et purifie
> certaines âmes des souillures des passions mauvaises et des désirs
> corrompus. Ainsi, elles s’élèveront et délieront leur langue pour l’amour de
> Dieu et, par bonheur, les injustices manifestes seront effacées et la
> splendeur de la lumière de la justice répandra ses rayons sur le monde
> entier. Les gens sont ignorants, ils ont besoin de ceux qui leur diront la
> vérité.
> 
> 11.23
> 
> Le Grand Être dit : L’homme de grande érudition et le sage doté d’une
> sagesse pénétrante sont les deux yeux du corps de l’humanité. Si Dieu le
> veut, la terre ne sera jamais privée de ces deux plus grands dons. Ce qui a
> été énoncé et ce qui sera révélé dans l’avenir ne sont que signes du désir
> ardent de ce Serviteur de se consacrer au service de toutes les familles de la
> terre.
> 
> 11.24
> 
> Ô mon ami ! en toutes circonstances, il faut utiliser tous les moyens qui
> favoriseront la sécurité et la tranquillité parmi les peuples du monde. Le
> Grand Être dit : En ce jour glorieux, tout ce qui vous lavera de la corruption
> et vous mènera à la paix et à la quiétude est en fait le droit chemin.
> 
> 11.25
> 
> Plaise à Dieu que les efforts importants fournis par les dirigeants, les sages
> et les savants parmi les hommes les amènent à savoir où se trouvent leurs
> véritables intérêts ! Pendant combien de temps l’humanité persistera-t-elle
> dans son obstination ? Pendant combien de temps l’injustice se perpétuera-
> t-elle ? Pendant combien de temps la confusion et le chaos régneront-ils
> parmi les hommes ? Pendant combien de temps encore la discorde agitera-t-
> elle la société ?
> 
> 11.26
> 
> Cet humble serviteur est rempli d’étonnement, car bien que tous les
> hommes aient reçu la capacité de voir et d’entendre, nous les voyons
> pourtant privés du privilège d’user de ces facultés. Ce serviteur s’est senti
> poussé à rédiger ces lignes en raison du tendre amour qu’il te porte. Les
> vents du désespoir, hélas, soufflent de tous côtés, et les différends qui
> divisent et affligent l’espèce humaine s’aggravent de jour en jour. On
> discerne à présent les signes des bouleversements et du chaos imminents,
> d’autant que l’ordre qui règne aujourd’hui s’avère lamentablement
> déficient. Je supplie Dieu - exaltée soit sa gloire - de bien vouloir réveiller
> les peuples du monde, leur accorder qu’à la fin leur attitude leur soit
> profitable et les aider à accomplir ce qui convient à leur rang.
> 
> 11.27
> 
> Si l’homme appréciait l’élévation de son rang et la sublimité de sa destinée,
> il ne manifesterait qu’un bon caractère, des actes purs et une conduite
> bienséante et louable. Si les savants et les sages de bonne volonté
> conseillaient les peuples, la terre entière serait considérée comme un seul
> pays. C’est là, vérité indubitable. Par l’amour qu’il porte à Dieu, l’Unique,
> l’Incomparable, le ToutPuissant, le Bienfaisant, ce serviteur appelle chaque
> âme diligente et entreprenante à se lever et à faire l’impossible pour rétablir
> la situation dans toutes les régions et ranimer les morts par les eaux
> vivifiantes de la sagesse et de la parole.
> 11.28
> 
> Aucun sage ne peut faire la preuve de sa connaissance si ce n’est par des
> mots. Ceci montre l’importance du Verbe, comme cela est affirmé dans
> toutes les Écritures, qu’elles soient anciennes ou plus récentes. Car c’est par
> son pouvoir et son souffle vivifiant que les peuples du monde ont atteint un
> rang si élevé. En outre, les paroles et les mots devraient être à la fois
> impressionnants et pénétrants. Aucun mot cependant ne sera imprégné de
> ces deux qualités s’il n’est prononcé entièrement par amour pour Dieu et en
> tenant compte comme il se doit des exigences du moment et des gens.
> 
> 11.29
> 
> Le Grand Être dit : L’essence de la parole humaine, c’est qu’elle aspire à
> exercer son influence et qu’elle requière la modération. Son influence
> dépend de sa subtilité, qui à son tour dépend d’un cœur pur et détaché.
> Quant à sa modération, elle doit se combiner au tact et à la sagesse ainsi que
> cela a été prescrit dans les Tablettes et les Écritures saintes.
> 
> 11.30
> 
> Chaque mot est doté d’un esprit et, par conséquent, l’orateur ou le
> conférencier doit prononcer ses paroles avec prudence, en temps et lieu
> opportuns, car l’impression laissée par chaque mot est clairement évidente
> et perceptible. Le Grand Être dit : Un mot peut être pareil au feu, un autre à
> la lumière, et l’influence que tous deux exercent dans le monde est
> manifeste. Par conséquent, un sage éclairé devrait d’abord utiliser des mots
> doux comme le lait afin qu’ils puissent nourrir et élever les enfants des
> hommes et les faire parvenir au but ultime de l’existence humaine, c’est-à-
> dire au stade de la compréhension et de la noblesse réelles. De même il dit :
> Un mot est semblable au printemps qui rend verdoyantes et florissantes les
> jeunes pousses des rosiers de la connaissance, alors qu’un autre est comme
> un poison mortel. Il appartient à l’homme sage et prudent de parler avec
> une indulgence et une tolérance extrêmes afin que la douceur de ses paroles
> puisse inciter chacun à atteindre ce qui convient au rang de l’homme.
> 
> 11.31
> Ô mon ami ! le Verbe de Dieu est le roi des verbes et son influence
> pénétrante est incalculable. Il a toujours dominé et continuera de dominer le
> royaume de l’existence. Le Grand Être dit : Le Verbe est la clef suprême
> pour le monde entier car, par sa puissance, il ouvre tout grand les portes du
> cœur des hommes, qui sont en réalité les portes du ciel. À peine un rayon de
> sa splendeur éclatante estil tombé sur le miroir de l’amour, que la parole
> sacrée « Je suis le BienAimé » s’y est réfléchie. C’est un océan de richesses
> inépuisables, englobant toutes choses. Tout ce qui peut être perçu n’en est
> qu’une émanation. Élevé, incommensurablement élevé est ce rang suprême
> à l’ombre duquel se déplace l’essence de la sublimité et de la splendeur,
> entourée de louanges et d’adoration.
> 
> 11.32
> 
> Il me semble que la fièvre de la négligence et de la folie a hélas gravement
> altéré la faculté de perception des hommes, car ils sont tout à fait
> inconscients et privés de la douceur de sa parole. Combien il est regrettable
> que l’homme se prive des fruits de l’arbre de la sagesse alors que les jours
> et les heures s’écoulent rapidement. Plaise à Dieu que la main du pouvoir
> divin protège l’humanité entière et guide ses pas vers l’horizon de la vraie
> compréhension.
> 
> 11.33
> 
> En vérité, notre Seigneur de miséricorde est le Secours, Celui qui sait, le
> Sage.
> 
> 11.34
> 
> J’aimerais ajouter que ta seconde lettre envoyée de Jérusalem a bien été
> reçue et que ce que tu y as écrit et exposé a été lu attentivement en sa
> présence. Il m’invita à écrire ce qui suit :
> 
> 11.35
> 
> Ô Maqsúd ! nous avons entendu ta voix et perçu tes plaintes et tes
> lamentations dans ton attente et ton impatience. Loué soit Dieu ! On pouvait
> respirer les doux parfums de l’amour dans chacun de tes mots. Plaise à Dieu
> que cette bénédiction dure à jamais. Le serviteur toujours présent récita les
> versets que tu as composés. Ton nom est souvent mentionné en la présence
> de cet Opprimé et les regards de notre tendre bonté et de notre tendre
> compassion sont dirigés vers toi
> 
> 11.36
> 
> Grand est le rang de l’homme. Grands doivent aussi être ses efforts pour la
> réhabilitation du monde et le bienêtre des nations. J’implore le seul vrai
> Dieu de te rendre ferme, par sa miséricorde, dans ce qui sied au rang de
> l’homme.
> 
> 11.37
> 
> Sois guidé par la sagesse en toutes circonstances, puisque les personnes qui
> abritent de mauvaises intentions ont intrigué et intriguent encore avec
> obstination Par Dieu ! contre cet être incommensurablement exalté qui ne
> cherche qu’à répandre un esprit d’amour et de fraternité parmi les hommes,
> à ranimer le monde et à ennoblir sa vie, ils ont porté de telles accusations
> que la langue et la plume éprouvent de la honte à les rapporter.
> 
> 11.38
> 
> Nous nous sommes souvenu de toi et, en ce moment, nous parlons de toi.
> Nous l’implorons - exaltée soit sa gloire - de te protéger par les mains de la
> puissance et du pouvoir et de te permettre de reconnaître ce qui servira tes
> meilleurs intérêts en ce monde et dans l’autre. Il est le Seigneur de
> l’humanité, le Possesseur du trône céleste et du monde d’en bas. Il n’est
> d’autre Dieu que Lui, l’Omnipotent, le Puissant. Que Dieu accorde à cet
> Opprimé d’être fidèle. Il ne t’a pas oublié et ne t’oubliera jamais.
> 
> 11.39
> 
> Tu as parlé de ton intention de rester à Damas jusqu’au printemps, puis de
> te rendre à Mossoul si tu en trouves les moyens. Cet humble serviteur
> implore Dieu - exaltée soit sa gloire - de te fournir les moyens nécessaires
> et de t’aider. Il est le Fort, le Puissant.
> 11.40
> 
> Bien que tous les habitants de cette région aient été traités avec une extrême
> bonté, nous ne percevons aucune marque de sympathie de leur part. Tu
> devrais faire preuve de beaucoup de tact et de sagesse, car ils cherchent
> constamment à ergoter et à renier la Cause. Puisse le seul vrai Dieu les
> rendre équitables.
> 
> 11.41
> 
> Quant à tes propres affaires, il serait louable de te satisfaire de ton sort quoi
> qu’il advienne. Il est tout à fait recommandable d’avoir une profession, car
> lorsqu’on travaille, on est moins souvent préoccupé par les aspects
> déplaisants de la vie. Si Dieu le veut, tu rayonneras de joie et tu éprouveras
> un bonheur intense quel que soit le pays ou la ville où tu pourrais séjourner.
> Cet humble serviteur n’oubliera jamais cet ami bon et remarquable. Il se
> souvient et se souviendra encore de toi. La décision appartient à Dieu, le
> Seigneur de tous les mondes. J’espère vivement qu’il accordera sa divine
> assistance et apportera la confirmation de ce qui lui plaît et de ce qu’il
> admet.
> 
> 11.42
> 
> Chaque mot de ta poésie est en fait comme un miroir où se reflètent les
> preuves de la dévotion et de l’amour que tu portes à Dieu et à ses élus.
> Heureux soistu, toi qui as bu le nectar de la parole et qui as goûté à la
> source pure de la vraie connaissance. Bienheureux soit celui qui s’est
> désaltéré et est parvenu à Lui, et malheur aux insouciants. La lecture de ton
> poème a fait grande impression, car il suggérait à la fois la lumière de la
> réunion et le feu de la séparation.
> 
> 11.43
> 
> Jamais nous ne devons désespérer des incalculables faveurs de Dieu car, si
> tel était son désir, il pourrait transformer un simple atome en soleil et une
> seule goutte d’eau en océan. Il ouvre des milliers de portes alors que
> l’homme est incapable d’en imaginer ne seraitce qu’une seule.
> 11.44
> 
> Ce serviteur est si insouciant qu’avec de semblables paroles, il cherche à
> revendiquer le pouvoir suprême de Dieu - exaltée soit sa gloire. J’implore le
> pardon de Dieu, le TrèsGrand, pour ces assertions, et j’affirme que ce
> serviteur reconnaît en tout temps ses graves offenses et ses mauvaises
> actions. Il implore la rémission de ses péchés de l’océan du pardon de son
> Seigneur, le Suprême, et supplie que lui soit accordé ce qui le rendra
> entièrement dévoué à Dieu et lui permettra de le louer, de se tourner vers
> Lui et de placer toute sa confiance en Lui. En vérité Il est le Puissant,
> l’Indulgent, le Miséricordieux. Louange à Dieu, le ToutPuissant,
> l’Omniscient.
> 
> 11.45
> 
> Cet humble serviteur a lu dans ta lettre à mon Seigneur - puisse ma vie lui
> être offerte - le compte-rendu du dialogue que tu as eu avec le voyageur.
> Les explications avancées font sortir les hommes du sommeil de
> l’insouciance. De fait, les actes de l’homme engendrent une puissance
> satanique démultipliée. Toute trace de mal serait bannie de la surface de la
> terre si les hommes restaient fidèles et respectaient les enseignements
> divins. Cependant, les différences largement répandues qui existent au sein
> de l’humanité et la prédominance de la sédition, de la discorde, du conflit,
> et cetera sont les premiers facteurs responsables de l’émergence de l’esprit
> satanique. Et pourtant l’Esprit saint a toujours proscrit pareils agissements.
> Un monde où l’on ne voit que luttes, querelles et corruption est voué à
> devenir le siège du trône de Satan, sa métropole même.
> 
> 11.46
> 
> Nombreux sont les aimés et les élus de Dieu qui se sont lamentés et ont
> pleuré jour et nuit afin que, par bonheur, une brise douce et parfumée se
> lève de la cour de son bon plaisir et dissipe en un instant les odeurs
> délétères et nauséabondes du monde. Cependant, ce but ultime n’a pu être
> atteint et les hommes en ont été privés à cause de leurs méfaits, qui ont
> amené sur eux le châtiment de Dieu, en vertu des principes fondamentaux
> de sa règle divine. C’est notre devoir en de telles circonstances de rester
> patients jusqu’à ce qu’ils soient soulagés par Dieu, le Miséricordieux, le
> Bienfaisant.
> 
> 11.47
> 
> Magnifié soit ton nom, ô Seigneur de tous les êtres et Désir de toutes choses
> créées ! Je te supplie, par le Verbe qui a fait s’exclamer le buisson ardent et
> s’écrier le rocher, par lequel les favorisés se sont hâtés d’atteindre la cour de
> ta présence et les cœurs purs l’aube de la lumière de ta face, je te supplie
> par les soupirs de tes adorateurs sincères qui sont séparés de tes élus, et par
> les lamentations de ceux qui se languissent d’apercevoir ta face devant la
> splendeur naissante de la lumière de ta révélation, je te supplie de permettre
> à tes serviteurs de reconnaître ce que tu as ordonné pour eux par ta bonté et
> par ta grâce. Prescris alors pour eux de ta Plume de gloire ce qui dirigera
> leurs pas vers l’océan de ta générosité et les mènera aux eaux vivifiantes de
> la céleste réunion.
> 
> 11.48
> 
> Ô Seigneur ! ne considère pas les choses qu’ils ont faites, mais considère
> plutôt la noblesse de ta bonté céleste qui a précédé toutes choses créées,
> visibles et invisibles. Ô Seigneur ! illumine leur cœur de la lumière
> éclatante de ta connaissance et ouvre leurs yeux aux splendeurs rayonnantes
> du soleil de tes faveurs.
> 
> 11.49
> 
> Ô Seigneur des noms et Créateur des cieux, par le sang versé sur ton
> chemin et par les têtes portées sur des lances au nom de ton amour, par les
> âmes qui se sont consumées dans leur séparation d’avec tes aimés, par les
> cœurs brisés pour l’exaltation de ton Verbe, je te conjure de veiller à ce que
> les habitants de ton royaume s’unissent dans leur allégeance à ton Verbe
> incomparable afin qu’ils reconnaissent tous ton unité et ton unicité. Il n’est
> pas d’autre Dieu que toi, l’Omnipotent, le Suprême, Celui qui sait, le Sage.
> 
> 11.50
> J’espère vivement que Celui qui suffit à tout, l’Inaccessible, écoutera les
> sollicitations de cet humble serviteur, revêtira les gens sur terre de l’habit
> des bonnes actions et les purifiera des mauvaises inclinations. Il est le
> Puissant, le Fort, le TrèsSage, Celui qui perçoit tout. Il entend et voit. Il est
> celui qui voit tout et entend tout.
> 12. Épître à Vafá (Súriy-i-Vafá)
> 
> Il est l’Omniscient !
> 
> 12.1
> 
> Ô Vafá ! remercie ton Seigneur, qui t’a aidé à embrasser sa cause, t’a permis
> de reconnaître la manifestation de son Être et t’a élevé pour le magnifier,
> lui, la Très-Grande-Souvenance dans cette glorieuse nouvelle.
> 
> 12.2
> 
> Sois béni Vafá, car tu es fidèle à l’alliance et au pacte de Dieu, en un temps
> où les hommes violent cette alliance et renient celui en qui ils avaient cru
> alors qu’il est apparu investi de toutes les preuves et s’est levé à l’horizon
> de la révélation, vêtu d’une souveraineté incontestable.
> 
> 12.3
> 
> Il t’appartient cependant de faire de ton mieux pour parvenir à l’essence
> même de la fidélité. Cela implique que ton cœur soit convaincu et que tes
> lèvres témoignent de ce que Dieu témoigne pour son Soi glorieux lorsqu’il
> proclame : « En vérité, je suis l’Absolu dans le royaume de gloire ». En ces
> jours, quiconque est capable d’affirmer solennellement cette vérité accède
> au bien suprême ; jour et nuit, l’Esprit céleste descendra sur lui, l’aidera par
> sa grâce à glorifier le nom de son Seigneur et à délier sa langue pour
> soutenir de ses paroles la cause de son Seigneur, le Miséricordieux, le
> Compatissant. Or, seul y parvient celui qui purifie son cœur de tout ce qui
> existe entre le ciel et la terre et se détache entièrement de tout sauf de Dieu,
> le Seigneur souverain, le ToutPuissant, le Clément.
> 
> 12.4
> 
> Lèvetoi pour servir la Cause et dis : Je le jure par la justice de Dieu ! En
> vérité, voici le Point premier, revêtu de sa nouvelle parure et manifesté dans
> son nom glorieux. À présent, de cet Horizon, il contemple toutes choses.
> Certes, il est audessus de tout. Dans l’Assemblée céleste, il est connu
> comme la Très-Grande-Nouvelle, dans les royaumes de l’éternité comme la
> Beauté ancienne et, devant le trône de Dieu, sous ce Nom qui fait chanceler
> les clairvoyants.
> 
> 12.5
> 
> Dis : Par Dieu ! en cette révélation, avant même qu’un seul verset ne soit
> révélé du royaume de sainteté et de sublimité, la preuve suprême de Dieu
> avait été apportée pour tous les habitants du ciel et de la terre. Nous avons
> révélé l’équivalent de tout ce qui fut révélé pendant le temps du Bayán.
> Craignez Dieu, ne permettez pas que vos actes deviennent insignifiants et
> ne soyez pas de ceux qui sombrent dans l’insouciance. Ouvrez les yeux et
> dans cet état lumineux et rayonnant, contemplez la Beauté ancienne.
> 
> 12.6
> 
> Dis : Dieu m’en est témoin ! Le Promis en personne est descendu des cieux,
> trônant sur le nuage vermeil, avec à sa droite les armées de la révélation, à
> sa gauche les anges de l’inspiration. Sur l’ordre de Dieu, l’Omnipotent, le
> ToutPuissant, le décret s’est réalisé. Sur quoi, tous ont chancelé à
> l’exception de ceux que Dieu protège dans sa tendre miséricorde et qu’il
> compte parmi ceux qui l’ont reconnu dans son Soi et qui se sont détachés de
> tout ce qui appartient au monde.
> 
> 12.7
> 
> Prête l’oreille aux paroles de ton Seigneur et purifie ton cœur de toute
> illusion pour qu’il soit illuminé par la lumière resplendissante de son
> souvenir et parvienne à la certitude.
> 
> 12.8
> 
> Sache d’ailleurs que ta lettre est arrivée jusqu’à nous, que nous avons pris
> connaissance de son contenu et des questions que tu as posées auxquelles
> nous répondrons volontiers. En ce jour, il appartient à chacun de demander
> à Dieu ce qu’il désire et ton Seigneur y fera droit et répondra par des versets
> merveilleux et incontestables.
> 
> 12.9
> 
> Tu as posé des questions concernant le retour. Sache que la fin est
> semblable au commencement. Considère le commencement de la même
> manière que tu considères la fin et sois de ceux qui comprennent. Ou plutôt,
> considère le commencement comme la fin même et réciproquement, afin
> d’acquérir une perception claire. Sache, en outre, que toute chose créée est
> renouvelée sans cesse, sur l’ordre de ton Seigneur, le Dieu de pouvoir et de
> puissance.
> 
> 12.10
> 
> Quant au « Retour » voulu par Dieu, qu’il fit connaître à ses serviteurs dans
> ses tablettes sacrées, il s’agit du retour, au jour de la Résurrection, de toutes
> choses créées. Là est en fait l’essence du retour, ainsi que tu l’as constaté
> pendant les jours de Dieu, et tu es de ceux qui attestent cette vérité.
> 
> 12.11
> 
> En vérité, Dieu a tout pouvoir de faire apparaître tous les noms en un seul
> nom et toutes les âmes en une seule âme. Certes, il est fort, il est puissant.
> Et ce retour se réalise sur son ordre et sous la forme qu’il veut. Il est celui
> qui fait et ordonne toutes choses. D’ailleurs, tu ne devrais percevoir
> l’accomplissement du retour et de la résurrection que dans la parole de ton
> Seigneur, le ToutPuissant, l’Omniscient. Par exemple, s’il prenait une
> poignée de terre et déclarait que c’est là celui que vous avez suivi dans le
> passé, ce serait juste et vrai, autant que l’est sa personne réelle ; nul n’a le
> droit de mettre en doute son autorité. Il fait ce qu’il veut et ordonne ce qui
> lui plaît. En outre, à ce niveau, garde-toi de tourner ton regard vers ce qui
> est limité et allusif, considère plutôt ce par quoi la révélation a été
> accomplie, et sois de ceux qui saisissent. Voilà ce que nous exposons dans
> un langage clair et précis afin que tu comprennes ce que tu as cherché
> auprès de ton Seigneur, l’Ancien.
> 
> 12.12
> Considère le jour de la Résurrection. Si Dieu déclarait que le plus humble
> des croyants est le premier à croire au Bayán, tu devrais n’avoir aucun
> doute et être de ceux qui croient vraiment. À ce niveau, ne considère ni les
> limites des hommes ni leurs noms, mais plutôt ce qui justifie le rang du
> premier à croire, c’estàdire la foi en Dieu, la reconnaissance de son Être et
> la certitude de l’accomplissement de son commandement irrésistible,
> impérieux.
> 
> 12.13
> 
> Considère la révélation du Point du Bayán, exaltée soit sa gloire. Il déclara
> que le premier à croire en lui était Muh∂ammad, le messager de Dieu. Estil
> convenable qu’un homme se querelle avec lui, affirme que l’un vient de
> Perse et l’autre vient d’Arabie, ou que l’un s’appelait H∆usayn et l’autre
> Muh∂ammad ? Non, par l’essence sacrée de Dieu, le Suprême, le
> TrèsGrand ! Un homme intelligent et perspicace ne ferait pas attention aux
> limitations et aux noms, mais plutôt à ce dont Muh∂ammad était investi qui
> n’est rien d’autre que la cause de Dieu. Cet homme considérerait de même
> H∆usayn et le rang qu’il tenait dans la cause de Dieu, l’Omnipotent, le
> Suprême, le Savant, le Sage. Puisque le premier à croire en Dieu dans la
> révélation du Bayán était investi de la même autorité que Muh∂ammad, le
> Messager de Dieu, le Báb déclara donc qu’il était ce dernier, c’est-à-dire
> son retour et sa résurrection. Ce rang est sanctifié audelà de toute limitation
> ou de tout nom, et l’on ne peut rien y voir si ce n’est Dieu, l’Unique,
> l’Incomparable, l’Omniscient.
> 
> 12.14
> 
> Sache que si, au jour de la révélation, il devait déclarer qu’une des feuilles
> est la manifestation de tous ses titres excellents, nul n’aurait le droit de
> demander pourquoi ; et si quelqu’un le faisait, il serait considéré comme un
> incroyant et compté parmi ceux qui rejettent sa vérité.
> 
> 12.15
> 
> Attention, garde-toi d’agir comme les gens du Bayán. Car ils se sont
> gravement trompés, ils ont induit les gens en erreur, ignoré l’alliance de
> Dieu et son pacte et ont donné des associés à Dieu, l’Unique,
> l’Incomparable, l’Omniscient. En vérité, ils n’ont pas su reconnaître le
> Point du Bayán car, s’ils l’avaient fait, ils n’auraient pas rejeté sa
> manifestation révélée en cet Être lumineux et resplendissant. Et puisqu’ils
> fixaient leur regard sur des noms, leurs yeux se brouillèrent lorsqu’il
> remplaça son nom « le Très-Exalté » par « le TrèsGlorieux ». Ils n’ont pas
> su le reconnaître en ces jours, ils sont de ceux qui périssent. Effectivement
> s’ils l’avaient reconnu dans son essence ou en vertu de ce qu’il a révélé, ils
> ne l’auraient pas répudié lorsqu’il apparut sous ce nom glorieux et
> incomparable que Dieu a désigné comme l’épée de sa révélation entre le
> ciel et la terre, par lequel la vérité est séparée de l’erreur à présent et
> jusqu’au jour où l’humanité se tiendra devant le Seigneur des mondes.
> 
> 12.16
> 
> Sache de plus qu’au jour de sa manifestation, toute chose créée, hormis
> Dieu, sera appelée à comparaître et placée sur pied d’égalité, sans notion de
> rang, supérieur ou inférieur. Le jour du retour est impénétrable pour
> l’homme tant que la révélation divine n’est pas accomplie. Il est, en vérité,
> celui qui ordonne ce qu’il veut. Lorsque le Verbe de Dieu est révélé à toutes
> les choses créées, celui qui écoute son appel est du nombre des âmes les
> plus nobles, même s’il n’est qu’un humble balayeur. Et celui qui s’en
> détourne est tenu pour le plus modeste de ses serviteurs, même s’il est roi
> parmi les hommes et possède tous les livres qui existent au ciel et sur la
> terre.
> 
> 12.17
> 
> C’est avec un discernement spirituel qu’il t’incombe de regarder ce que
> nous t’avons révélé, et non de t’occuper des gens et de ce qui a cours parmi
> eux. Ils sont semblables aujourd’hui à un aveugle qui, marchant au soleil,
> demande : Où est le soleil ? Brilletil ? Il discute la vérité et n’est pas de
> ceux qui perçoivent. Jamais il ne sera capable de distinguer le soleil ni de
> comprendre ce qui s’interpose entre lui et le soleil. Il conteste
> intérieurement, proteste et se rebelle. Voilà l’état de ces gens. Laisseles à
> euxmêmes et dit : Ayez ce que vous désirez et nous, ce que nous désirons.
> Pitoyable est le sort des impies.
> 
> 12.18
> Sache aussi que la Manifestation précédente affirmait que le retour et le
> réveil des âmes auraient lieu le jour de la résurrection, alors qu’en vérité, il
> existe un retour et une résurrection pour chaque chose créée. Nous ne
> désirons cependant rien mentionner d’autre qui ne figure déjà dans le
> Bayán, de peur que les malveillants ne déclenchent un tollé. Oh, que se
> dissipe ce qui s’interpose entre les enfants des hommes et leur Créateur
> pour qu’il leur soit permis de contempler la souveraineté et l’autorité
> invincibles de Dieu, de boire à la source de sa rivière céleste, d’être arrosés
> par les effusions de l’océan de la vraie compréhension et d’être lavés des
> profanations de l’impie et du suspicieux !
> 
> 12.19
> 
> Quant à ta question concernant les mondes de Dieu, sache en vérité que leur
> nombre est incalculable et leur étendue infinie. Personne ne peut les
> compter ni les concevoir, si ce n’est Dieu, l’Omniscient, le très Sage.
> Considère ton état quand tu es endormi. En vérité ce phénomène est le plus
> mystérieux des signes de Dieu parmi les hommes, s’ils voulaient y réfléchir.
> Admire comment après un laps de temps considérable, se réalise pleinement
> ce que tu as vu en rêve. Si le monde où tu t’es trouvé dans ton rêve était
> identique à celui dans lequel tu vis à l’état de veille, l’événement que tu as
> vu en songe se serait produit dans ce dernier monde au moment même où tu
> l’as rêvé. Et toi-même, une fois réveillé, tu en aurais été témoin. Comme tel
> n’est pas le cas, il faut nécessairement que le monde où tu vis soit différent
> du monde dont tu as fait l’expérience dans ton rêve. Ce dernier n’a ni
> commencement ni fin. Tu serais dans la vérité d’affirmer qu’un tel monde
> se trouve, par le décret de Dieu, au-dedans de toi et dissimulé dans ta
> personne. Et l’on serait également fondé à soutenir que ton esprit ayant
> franchi les limites du sommeil et rompu les liens qui l’attachaient à la terre,
> a traversé, par décret divin, un royaume qui se trouve caché dans
> l’essentielle réalité de ce monde. En vérité, je te le dis, la création de Dieu
> embrasse des mondes indépendants de ce monde, et des créatures
> différentes de ces créatures. Dans chacun de ces mondes, il prescrit des
> choses que personne ne peut pénétrer, sauf lui, le Pénétrant, le Très-Sage.
> Médite les paroles que nous te révélons afin de découvrir le dessein profond
> de Dieu, ton Seigneur, et le Seigneur de tous les mondes. Car dans ces
> paroles sont précieusement gardés les mystères de la sagesse divine. Nous
> nous sommes retenu d’insister sur ce sujet, à cause de l’affliction que nous
> éprouvons de la conduite de ceux qui sont une création de nos paroles, si
> vous êtes de ceux qui écoutent notre voix.
> 
> 12.20
> 
> Où est celui qui peut m’aider et me protéger des glaives de ces âmes
> infidèles ? Où est l’homme éclairé qui découvrira les paroles de Dieu de ses
> propres yeux et se débarrassera des opinions et des idées reçues des peuples
> de la terre ?
> 
> 12.21
> 
> Ô serviteur ! Avertis les serviteurs de Dieu de ne pas rejeter ce qu’ils ne
> comprennent pas. Dis : Implorez Dieu d’ouvrir à votre cœur les portes de la
> vraie compréhension afin d’être informés de ce dont personne n’est
> informé. Il est en vérité le Donateur, le Clément, le Compatissant.
> 
> 12.22
> 
> Tu m’as également questionné sur les ordonnances de Dieu. Sois assuré que
> tout ce qui a été prescrit dans le Livre est réellement la vérité, cela ne fait
> aucun doute, et il incombe à chacun d’observer ce qui a été envoyé par celui
> qui est le Révélateur, l’Omniscient. Si un homme s’en détournait
> sciemment, Dieu l’écarterait véritablement et nous également, car ses
> ordonnances constituent les fruits de l’Arbre divin, et seuls l’insouciant et le
> rebelle s’en écartent.
> 
> 12.23
> 
> Quant au Paradis, c’est une réalité et il n’y a aucun doute à ce sujet. Pour
> l’heure dans ce monde, il se réalise en m’aimant et en accomplissant mon
> bon plaisir. Dieu aidera en ce bas monde quiconque y parvient et après sa
> mort, il lui permettra d’accéder au paradis, lequel est aussi vaste que la terre
> et les cieux. Là, les servantes de gloire et de sainteté s’occuperont de lui
> jour et nuit alors que le soleil de la beauté immortelle de son Seigneur
> répandra en tout temps ses rayons sur lui et brillera d’un tel éclat que nul ne
> pourra le contempler. Tel est l’enseignement de la Providence, et pourtant
> les gens ont la vue obscurcie par un voile cruel. De même, crains le feu de
> l’enfer et sois de ceux qui croient vraiment. Pour chaque acte accompli, il y
> aura une récompense évaluée par Dieu ; en témoignent amplement les
> ordonnances et les interdits dictés par le ToutPuissant. Car il est certain que
> si les actes n’étaient pas récompensés et ne portaient pas de fruits, alors la
> cause de Dieu - exalté soit-il - s’avérerait futile. Il est
> incommensurablement élevé audessus de tels blasphèmes ! Cependant, pour
> ceux qui sont libérés de toute attache, en vérité, un acte est, en soi, sa propre
> récompense. Si nous voulions nous étendre sur ce sujet, il nous faudrait
> écrire de nombreuses tablettes.
> 
> 12.24
> 
> Je jure par la justice du seul vrai Dieu ! Ce qui est advenu à son Seigneur
> immobilise la plume et elle se consume de chagrin. J’en pleure aussi tout
> comme pleurent les yeux de celui qui, assis sur le trône de son nom
> glorieux, est l’Essence de grandeur derrière le tabernacle des noms.
> 
> 12.25
> 
> Purifie ton cœur afin que nous en fassions jaillir les sources de la sagesse et
> de la parole, te permettant ainsi d’élever la voix parmi les hommes. Délie ta
> langue et proclame la vérité pour soutenir le souvenir de ton Seigneur
> miséricordieux. Ne crains personne, place toute ta confiance en Dieu, le
> ToutPuissant, l’Omniscient. Dis : Ô peuple, accomplissez tout ce que vous
> comprenez du Bayán persan et tout ce que vous ne comprenez pas,
> demandez à ce Souvenir infaillible de vous exposer clairement quelle était
> l’intention de Dieu dans son Livre, car il sait en vérité ce qui est enchâssé
> dans le Bayán par la volonté de celui qui est l’Omnipotent, le Puissant.
> 
> 12.26
> 
> Tu t’es informé de l’avertissement que nous avons lancé à ce peuple lors de
> notre départ d’Irak : lorsque le Soleil disparaîtra de leur vue, les oiseaux de
> nuit s’activeront et les étendards de Sámírí se déploieront haut dans le ciel.
> Je le jure par Dieu ! Ces oiseaux se sont mis en mouvement en ces jours et
> Sámírí a lancé sa clameur. Heureux celui qui fait preuve de discernement,
> qui est compté parmi les hommes dotés de compréhension. Nous les avons
> également mis en garde contre l’apparition du veau. Dieu m’est témoin !
> Tous nos avertissements se sont réalisés comme nous l’avions prévu, car ils
> provenaient des doigts de gloire et de puissance. Implore Dieu de te
> protéger de la malice de ces hommes et de te purifier des insinuations du
> rebelle. Raffermis tes reins pour promouvoir la cause de Dieu et ne prête
> pas attention aux paroles prononcées par le peuple du Bayán, car ils sont
> réellement incapables de comprendre et ils n’ont pu saisir l’essence de la
> cause telle qu’elle a été révélée dans cette auguste, cette très grande
> nouvelle. Ainsi t’avons-nous inspiré et avons-nous insufflé en ton cœur ce
> qui te rendra indépendant des élucubrations de l’humanité.
> 
> 12.27
> 
> Que la gloire de Dieu soit sur toi et sur ceux qui tendent l’oreille aux
> paroles que tu prononces pour l’amour de Dieu, ton Seigneur, et qui
> demeurent fidèles à sa cause. Toutes louanges soient à Dieu, le Seigneur des
> mondes.
> 13. Épître à Siyyid Mihdíy-i Dahají (Lawh-i-
> Mihdíy-i-Dahají)
> 
> Il est le Très-Saint, le Plus-Grand, le Suprême, le Très-Haut !
> 
> 13.1
> 
> Ô mon Nom ! rends grâce à Dieu, il t’a choisi pour être une ondée de bonté
> pour les graines que nous avons semées dans le sol pur et sacré, et un
> printemps de tendre miséricorde pour les arbres sublimes et merveilleux
> que nous avons plantés. Cette faveur est en réalité si importante que, de
> toutes les choses créées dans le monde de l’existence, nulle ne peut espérer
> rivaliser avec elle. Nous t’avons en outre donné à boire, au calice des dons
> célestes de ton Seigneur miséricordieux, le vin choisi de la parole qui n’est
> rien d’autre que cette Langue de sainteté - une Langue qui, dès qu’elle fut
> déliée, anima la création tout entière, mit en mouvement tous les êtres et fit
> jaillir les mélodies du Rossignol. Voici la fontaine d’eau vivifiante pour tous
> ceux qui vivent dans le royaume de l’existence.
> 
> 13.2
> 
> De cette Branche qui se meut audessus de la tablette de ton Seigneur, le
> Puissant, l’Indépendant, nous avons maintes fois répandu sur toi les douces
> saveurs du TrèsMiséricordieux. Par la justice du seul vrai Dieu ! si toutes
> les créatures visibles et invisibles devaient se diriger vers lui, tu les verrais
> prendre leur envol vers le but suprême, l’endroit d’où l’Arbre sacré
> s’exclame : En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, le ToutPuissant, le
> Très-Généreux.
> 
> 13.3
> 
> Grande est ta bénédiction, car tu as voyagé à travers les terres de Dieu, tu as
> été l’incarnation de la joie et de la certitude pour le peuple de Bahá qui a
> renoncé à tout sauf à Lui et a tourné son cœur vers cette cour qui rayonne
> sur tous les royaumes. Enfin, tu as versé sur lui les eaux vives de cet océan
> dont tu as été toimême arrosé, océan qui a enveloppé toutes les créatures.
> 
> 13.4
> 
> Tu as vraiment compris ce que signifiait assister Dieu, et tu t’es levé pour le
> mettre en pratique par le pouvoir de la sagesse et de la parole. Dis :
> M’assister, c’est enseigner ma cause. Voilà un thème qui se retrouve dans
> toutes les tablettes. Voilà le commandement immuable de Dieu, éternel dans
> le passé, éternel dans le futur. Comprenez-le, vous qui êtes perspicaces.
> Ceux qui outrepassent les limites de la sagesse ne peuvent comprendre ce
> que signifie assister Dieu, tel qu’énoncé dans le Livre. Dis : Craignez Dieu
> et ne semez pas les graines de la discorde parmi les hommes. Observez ce
> qui vous est ordonné par votre Seigneur, le ToutPuissant, l’Omniscient. Il
> connaît la réalité de la victoire et vous l’enseigne avec des mots que les
> chimères de ceux qui s’égarent dans le désert du doute ne pourront jamais
> corrompre.
> 
> 13.5
> 
> Ô mon Nom ! permets à toutes les créatures de boire une fois encore à ce
> calice qui fait s’enfler les flots. Attise aussi dans les cœurs le feu ardent que
> cet Arbre vermeil a allumé, afin qu’ils se lèvent pour louer et magnifier son
> Nom parmi les fidèles de toutes les croyances.
> 
> 13.6
> 
> De nombreuses lettres de toi ont été présentées devant notre Trône. Pour te
> manifester notre faveur, nous les avons lues attentivement et, pour chaque
> nom que tu y mentionnais, nous avons révélé ce qui éveillera l’esprit des
> hommes et élèvera les âmes. Nous t’avons permis à plusieurs reprises
> d’écouter le roucoulement des oiseaux du ciel et de tendre l’oreille aux
> chants mélodieux des rossignols sur les branches. Ainsi la Plume de Dieu
> s’est animée en souvenir de toi afin que tu sois en mesure d’admonester les
> hommes par le pouvoir de cette parole divinement destinée à révéler les
> signes de sa gloire.
> 
> 13.7
> Béni est le lieu d’où s’élève l’hymne à sa louange, et bénie l’oreille qui
> écoute ce que ton Seigneur, le Très Miséricordieux, révèle du ciel de sa
> tendre bonté.
> 
> 13.8
> 
> Comme nous t’avons exhorté, exhorte les serviteurs de Dieu afin qu’ils
> s’abstiennent de tout ce qui leur est interdit dans le Livre mère. Ceux qui
> commettent des actes pouvant entraîner le désordre parmi les hommes sont
> en effet loin d’aider Dieu et sa cause, ils sont du nombre des semeurs de
> discorde inscrits dans la Tablette que Dieu a désignée pour être la source de
> toutes les tablettes.
> 
> 13.9
> 
> Dis : Si c’est notre bon plaisir, nous rendrons la cause victorieuse par le
> pouvoir d’un seul mot émanant de notre présence. Il est en vérité
> l’Omnipotent, l’Irrésistible. Si telle était l’intention de Dieu, le lion de la
> force indomptable surgirait des forêts de la puissance céleste ; son
> rugissement est semblable au grondement du tonnerre résonnant dans les
> montagnes. Cependant, notre tendre providence surpassant toutes choses,
> nous ordonnons que la victoire complète soit remportée par le discours et la
> parole afin que nos serviteurs partout sur la terre deviennent les réceptacles
> du bien divin. Ceci n’est qu’un signe de la générosité de Dieu qui leur est
> accordée. Ton Seigneur est en vérité Celui qui suffit à tout, le Suprême.
> 
> 13.10
> 
> Dis : Crains Dieu et ne commets pas d’actes qui feraient se lamenter mes
> aimés sur terre. Ainsi te l’ordonne cette Plume qui anime la Plume de gloire
> dans le champ de la sagesse et de la vraie compréhension.
> 
> 13.11
> 
> Transmets mes salutations à ceux dont le visage reflète l’éclat de Bahá, puis
> dis-leur cette parole qui réjouit les yeux du juste. La gloire de Dieu repose
> sur toi et sur ceux qui saisissent fermement la corde de Dieu, le Révélateur
> des versets...
> 13.12
> 
> Empêche les habitants de ces régions de se provoquer, de se quereller, de se
> disputer et de commettre tout ce qui entraînerait des troubles. Promouvoir la
> cause, voilà ce qui est louable en ces jours. Par exemple, si ces gens, au lieu
> de poursuivre d’autres buts, se consacraient à l’enseignement de la cause,
> tous les habitants de ces régions seraient depuis longtemps revêtus du
> manteau de la foi.
> 
> 13.13
> 
> Quiconque perçoit le ton mesuré du passage suivant, tiré de la tablette
> révélée en l’honneur de Nabíl de Qá’in, comprend d’emblée la signification
> de l’assistance : la parole humaine est une faculté qui aspire à exercer de
> l’influence et requiert de la modération. Son influence est conditionnée par
> le raffinement qui, à son tour, dépend de cœurs détachés et purs. Pour être
> modérée, elle doit s’allier au tact et à la sagesse comme prescrit dans les
> Écritures saintes et les Tablettes sacrées.
> 
> 13.14
> 
> Ô mon Nom ! la parole se doit d’être pénétrante. Dépourvue de cette
> qualité, elle ne réussirait pas à exercer son influence. Et cette influence
> pénétrante dépend d’un esprit pur et d’un cœur sans tache. La parole
> requiert aussi la modération sans laquelle l’auditeur ne pourrait la supporter
> et s’y opposerait plutôt dès les premiers mots. Et le discours sera modéré si
> l’on y marie les signes de la sagesse divine consignés dans les Tablettes et
> les Livres sacrés. Ainsi, lorsque l’essentiel de la parole d’une personne
> remplit ces deux conditions, elle s’avère très efficace, elle est le principal
> facteur de transformation de l’âme des hommes. Telle est le stade de la
> victoire suprême et du pouvoir céleste. Quiconque y parvient est investi de
> la capacité d’enseigner la cause de Dieu et de l’emporter sur le cœur et
> l’esprit des hommes.
> 
> 13.15
> 
> Ô mon Nom ! le soleil de la parole, qui rayonne avec éclat de la source de
> la révélation divine, illumine tellement les Rouleaux et les Tablettes que le
> royaume de la parole et l’empire suprême de la compréhension tremblent de
> joie et d’extase, brillent de la splendeur de sa lumière, et pourtant la plupart
> des hommes ne le comprennent pas.
> 
> 13.16
> 
> Si le thème de l’aide et de l’assistance revient régulièrement et reviendra
> encore sous la Plume de la providence, c’est pour prévenir les amis de Dieu
> de ne pas s’engager dans des activités qui pourraient entraîner conflits et
> désordres. Il incombe à tout un chacun de chercher avec soin les moyens
> d’aider la cause de Dieu, comme nous l’avons exposé. Ceci n’est qu’un
> signe de sa grâce accordée spécialement à ses aimés afin que chacun d’eux
> parvienne au rang que caractérise ces mots : Qui éveille une âme, en vérité,
> éveille l’humanité entière.
> 
> 13.17
> 
> L’ascendant temporel a été et restera à l’ombre de ce rang. Son heure est
> fixée à l’avance dans le Livre de Dieu. Il en est parfaitement instruit et elle
> se manifestera par la puissance de son pouvoir. Il est en vérité le Puissant, le
> Conquérant, l’Omnipotent, l’Omniscient, le TrèsSage.
> 
> 13.18
> 
> Les âmes sanctifiées devraient réfléchir et méditer en leur cœur au sujet des
> méthodes d’enseignement. Elles devraient mémoriser des phrases et des
> passages illustrant diverses situations, tirés de textes issus des merveilleuses
> Écritures saintes, et ainsi pouvoir citer dans leurs discours des versets divins
> chaque fois que l’occasion le requiert, car ces versets sacrés sont l’élixir le
> plus efficace, le talisman le plus grand et le plus puissant. Leur influence est
> telle que l’auditeur n’aura aucune raison d’hésiter. Je le jure par ma vie !
> Cette révélation est empreinte d’un tel pouvoir qu’elle agira comme un
> aimant sur les nations et les peuples de la terre. Si quelqu’un prenait le
> temps de s’arrêter pour méditer profondément, il reconnaîtrait qu’il n’est
> pour personne d’endroit où s’enfuir, et qu’il ne saurait y en avoir.
> 
> 13.19
> Le Kitab-i-Aqdas fut révélé de telle manière qu’il attire et englobe toutes
> les « dispensations » ordonnées par Dieu. Heureux qui le lit attentivement.
> Heureux qui le comprend. Heureux qui médite ses versets. Heureux qui
> réfléchit à sa signification. Son champ est si vaste qu’il a enveloppé tous les
> hommes avant même qu’ils ne le reconnaissent. Avant longtemps son
> pouvoir souverain, son influence pénétrante et la grandeur de sa puissance
> se manifesteront sur la terre. En vérité, ton Dieu est l’Omniscient,
> l’Informé.
> 
> 13.20
> 
> Ô mon Nom ! tends l’oreille à ma voix qui te parvient de mon trône. Elle
> désire mentionner ton nom en tout temps, car tu as démontré ta constance
> dans la louange de ses vertus parmi les hommes. En vérité, ton Seigneur
> aime la fidélité comme on la trouve dans le royaume de la création, et il la
> place audessus de la plupart des qualités louables. En vérité, il est puissant
> et fort.
> 
> 13.21
> 
> Sache aussi que nous avons entendu la louange que tu exprimas alors que tu
> communiais avec Dieu, ton Seigneur, le Suprême, le Clément. Grande, en
> vérité, est la bénédiction qui t’attend, car tu as réduit tes propres affaires en
> faveur de cette cause inviolable, puissante et rayonnante. Nous implorons
> Dieu de faire de ton appel un aimant qui attirera les incarnations des noms
> dans le monde de l’existence afin que tous les êtres, spontanément,
> s’empressent de le suivre. Il n’est pas d’autre Dieu que Lui, le Suprême, le
> Prééminent, Celui qui est béni à jamais, le Sublime, le TrèsAuguste, le
> TrèsGlorieux, le Très-Généreux, l’Omniscient, l’Informé.
> 14. Tablette de la preuve (Lawh-i-Burhán)
> 
> Cette Tablette fut révélée après le martyre du « Roi des martyrs » et du «
> BienAimé des martyrs » (voir Dieu passe près de nous, page 192) et
> adressée à Shaykh Muh∂ammad Báqir, qualifié de « Loup » par
> Bahá’u’lláh. Dans cette Tablette, Bahá’u’lláh parle de Mír Muh∂ammad
> H∆usayn, l’imámjum’ih d’Ispahan, surnommé « la Vipère » qui fut
> complice de Shaykh Muh∂ammad Báqir dans la persécution des bahá’ís.
> (Voir Dieu passe près de nous, pages 190, 192 et 210.) L’Épître au fils du
> Loup fut adressée à Shaykh Muh∂ammad TaqíyiNajafí, le fils de Shaykh
> Muh∂ammad Báqir.
> 
> 14.1
> 
> Il est le ToutPuissant, l’Omniscient, le TrèsSage. Les vents de la haine
> entourent l’Arche de Bathá en raison de ce que les mains des oppresseurs
> ont forgé. Ô Báqir ! Tu as prononcé une sentence contre ceux sur qui les
> livres du monde ont pleuré et en faveur desquels les Écritures de toutes les
> religions ont témoigné. Toi qui t’es égaré, tu es en réalité entouré d’un voile
> épais. Par Dieu luimême ! tu as prononcé un jugement contre ceux qui ont
> illuminé l’horizon de la Foi. En témoignent les Aurores de la révélation et
> les Manifestations de la cause de ton Seigneur, le TrèsMiséricordieux, qui,
> en son droit chemin, ont sacrifié leur vie et tout ce qu’ils possédaient.
> Partout la religion de Dieu a pleuré à cause de ta tyrannie, et pourtant tu te
> divertis et tu es de ceux qui se réjouissent. Mon cœur n’éprouve aucune
> haine envers toi ni envers quiconque. Tout homme de savoir vous voit, toi
> et tes semblables, sombrant dans une évidente folie. Si tu réalisais ce que tu
> as fait, tu te jetterais au feu, tu abandonnerais ton foyer, tu t’enfuirais dans
> les montagnes, ou tu gémirais jusqu’à ce que tu sois revenu à la place que
> t’avait destinée celui qui est le Seigneur de force et de puissance. Ô toi qui
> es moins que rien ! Déchire les voiles des vaines chimères et des futiles
> imaginations afin de pouvoir contempler le soleil de la connaissance brillant
> audessus de cet Horizon resplendissant. Tu as mis en pièces un descendant
> du Prophète luimême et tu t’imagines avoir aidé la religion de Dieu. Ainsi
> te l’a suggéré ton âme ; certes, tu fais partie des insouciants. Par ton acte, se
> consument les cœurs de l’Assemblée céleste et de ceux qui gravitent autour
> de la cause de Dieu, le Seigneur des mondes. Par ta cruauté, l’âme de
> Fáπimih, la Chaste s’est évanouie, et les habitants du paradis pleurèrent de
> chagrin en ce lieu béni.
> 
> 14.2
> 
> Juge équitablement, je t’en conjure par Dieu. Quelle preuve les docteurs
> juifs ontils avancée pour condamner celui qui était l’Esprit de Dieu lorsqu’il
> vint à eux, porteur de vérité ? Quelle preuve auraient pu produire les
> pharisiens et les prêtres idolâtres pour justifier leur rejet de Muh∂ammad,
> l’Apôtre de Dieu, lorsqu’il vint à eux avec un Livre qui distinguait le vrai
> du faux, jugement qui changea en lumière l’obscurité de la terre et enchanta
> le cœur de ceux qui l’ont connu ? En réalité tu as produit en ce jour les
> mêmes preuves que celles avancées par les théologiens insensés de
> l’époque. Celui qui est le roi du royaume de grâce en témoigne dans cette
> grande prison. Tu as de fait suivi fidèlement leurs traces ou, plutôt, tu as
> surpassé leur cruauté et tu as jugé que tu aidais la religion et que tu
> défendais la Loi de Dieu, l’Omniscient, le TrèsSage. Par celui qui est la
> Vérité ! ton injustice fit gémir Gabriel et tira des larmes de la Loi de Dieu
> par laquelle les brises de la justice soufflèrent sur tous ceux qui sont sur la
> terre et dans les cieux. Te figuraistu naïvement que le jugement que tu as
> prononcé te profiterait ? Non, par celui qui est le Roi de tous les noms ! De
> ta perte témoigne celui qui a la connaissance de toutes choses, comme cela
> est mentionné dans la Tablette préservée. Lorsque tu rédigeas ton jugement,
> tu fus accusé par ta propre plume. De son rang inaccessible, en témoigne la
> Plume de Dieu, le TrèsHaut.
> 
> 14.3
> 
> Ô toi qui t’es égaré ! tu ne m’as jamais vu, tu ne t’es jamais associé à moi et
> tu n’as jamais été mon compagnon. Comment se faitil alors que tu aies
> ordonné aux hommes de me maudire ? Astu suivi en cela les incitations de
> tes propres désirs ou bien astu obéi à ton Seigneur ? Produis un signe, si tu
> es de ceux qui disent la vérité. Nous attestons que tu as tourné le dos à la loi
> de Dieu et que tu t’es laissé saisir par la voix de tes passions. Rien en vérité
> n’échappe à sa connaissance. Il est en vérité l’Incomparable, le
> BienInformé. Ô insouciant ! prête l’oreille à ce que le Miséricordieux a
> révélé dans le Coran : Ne dites pas à celui qui vous offre la paix : « Tu n’es
> pas croyant ». Ainsi atil décrété dans quelles mains se trouvent les
> royaumes de la révélation et de la création, si tu es de ceux qui écoutent. Tu
> as rejeté le commandement de Dieu et tu t’es attaché à suivre les
> suggestions de ton propre désir. Malheur à toi, ô insouciant qui doute ! Si tu
> me renies, par quelle preuve pourrastu soutenir la vérité de ce que tu
> possèdes ? Produisla donc, ô toi qui donnes des partenaires à Dieu et qui te
> détournes de sa souveraineté qui embrasse les mondes !
> 
> 14.4
> 
> Ô insensé ! sache qu’il est réellement instruit celui qui reconnaît ma
> révélation et se désaltère à l’océan de ma connaissance, qui prend son essor
> dans l’atmosphère de mon amour, rejette tout autre que moi et se saisit
> fermement de ce qui est descendu du royaume de ma parole merveilleuse. Il
> est, en vérité, comme un œil pour l’humanité et semblable à l’esprit de vie
> pour le corps de toute la création. Glorifié soit le TrèsMiséricordieux qui l’a
> éclairé et l’a fait se lever et servir sa grande et puissante cause. En vérité, un
> tel homme est béni par l’Assemblée céleste et par ceux qui résident dans le
> tabernacle de grandeur et qui ont bu à longs traits mon vin scellé, en mon
> nom, le ToutPuissant, l’Omnipotent. Ô Báqir ! si tu es de ceux qui occupent
> un rang aussi sublime, produis alors un signe venant de Dieu, le Créateur
> des cieux. Et si tu reconnais ton impuissance, bride tes passions et retourne
> à ton Seigneur, peutêtre te pardonneratil tes péchés qui font se dessécher les
> feuilles de l’Arbre divin, se lamenter le Rocher et pleurer les yeux des
> hommes de compréhension. À cause de toi, le voile de la Divinité fut mis
> en pièces, l’Arche s’effondra , la Chamelle eut les jarrets coupés, et l’Esprit
> pleura dans sa sublime retraite. Contestestu celui qui vient à toi avec les
> témoignages de Dieu et ses signes que tu possèdes aussi et que possèdent
> tous ceux qui vivent sur terre ? Ouvre les yeux afin de voir cet Opprimé
> briller audessus de l’horizon de la volonté de Dieu, le Souverain, le Vrai, le
> Resplendissant. Ouvre ton cœur pour entendre le discours de l’Arbre divin
> qu’a suscité Dieu, le ToutPuissant, le Bienfaisant. Cet Arbre, en vérité,
> malgré ce qui lui est advenu en raison de ta cruauté et des transgressions
> commises par ceux qui sont semblables à toi, appelle et rassemble tous les
> hommes vers le Sadratu’lMuntahá et l’Horizon suprême. Heureuse l’âme
> qui contemple le signe très puissant, heureuse l’oreille qui entend sa voix la
> plus douce, et malheur à qui se détourne et agit avec malignité.
> 
> 14.5
> 
> Ô toi qui te détournes de Dieu ! si tu regardais l’Arbre divin avec l’œil de la
> justice, tu découvrirais les marques de ton glaive sur ses branches, sur ses
> rameaux et sur ses feuilles, alors que Dieu te créa pour le reconnaître et le
> servir. Réfléchis afin que, par bonheur, tu reconnaisses ton injustice et sois
> compté parmi les repentis. Pensestu que nous craignons ta cruauté ? Sache
> et sois convaincu que, dès le premier jour où la voix de la Plume très
> sublime s’est élevée entre le ciel et la terre, nous avons offert nos âmes, nos
> corps, nos fils et nos possessions sur le chemin de Dieu, le Suprême, le
> Grand, et nous nous en glorifions parmi toutes les choses créées et
> l’Assemblée céleste. De cela témoigne tout ce qui nous est advenu sur ce
> droit chemin. Par Dieu ! nos cœurs ont été consumés, nos corps crucifiés,
> notre sang répandu, alors que nos yeux restaient fixés sur l’horizon de la
> tendre bonté de leur Seigneur, le Témoin, Celui qui voit tout. Plus leurs
> malheurs étaient grands, plus l’amour du peuple de Bahá grandissait. Ce
> que le TrèsMiséricordieux a révélé dans le Coran est un témoignage de leur
> sincérité. Il dit : « Désirez donc la mort si vous êtes sincères. » Qui fautil
> préférer ? Celui qui se protège derrière des voiles ou celui qui s’offre sur le
> chemin de Dieu ? Juge équitablement, et ne sois pas de ceux qui s’égarent
> dans le désert du mensonge. Ils ont été à ce point transportés par les eaux
> vivifiantes de l’amour du TrèsMiséricordieux que ni les bras du monde ni
> les épées des nations ne les ont empêchés de tourner leur visage vers
> l’océan de bonté de leur Seigneur, le Donateur, le Généreux.
> 
> 14.6
> 
> Par Dieu ! les épreuves n’ont pas réussi à me décourager et le désaveu des
> prêtres n’a pu m’affaiblir. J’ai parlé et je m’adresse encore à la face des
> hommes : La porte de la grâce est déverrouillée et celui qui est l’aurore de
> la justice est venu avec des signes évidents et des témoignages clairs de la
> part de Dieu, le Seigneur de force et de puissance ! Présentetoi devant moi
> pour entendre les mystères qu’a entendus le fils de ‘Imrán sur le Sinaï de la
> sagesse. Ainsi te commande, de sa très grande prison, celui qui est l’aurore
> de la révélation de ton Seigneur, le Dieu de miséricorde.
> 14.7
> 
> Le pouvoir t’atil rendu orgueilleux ? Lis attentivement ce que Dieu a révélé
> au souverain, le sultan de Turquie, qui m’a incarcéré dans cette citadelle :
> ainsi pourrastu être informé de la condition de cet Opprimé, telle qu’elle fut
> ordonnée par Dieu, l’Unique, le Seul, le BienInformé. Estu heureux d’avoir
> pour disciples des gens abjects et misérables ? Ils te soutiennent, comme
> d’autres le firent avant eux, ceux qui suivirent Hanne et qui, sans preuve
> claire ni témoignage, prononcèrent un jugement contre l’Esprit.
> 
> 14.8
> 
> Lis attentivement le KitábiÍqán et ce que le TrèsMiséricordieux a envoyé au
> roi de Paris et à ses semblables ; tu prendras conscience des choses qui se
> sont produites dans le passé et tu seras convaincu que nous n’avons pas
> cherché à répandre le désordre dans le pays après qu’il eût été bien
> organisé. C’est uniquement par amour pour Dieu que nous exhortons ses
> serviteurs. Que celui qui le désire se tourne vers lui et que celui qui le désire
> s’en détourne. Notre Seigneur, le Miséricordieux, est en vérité Celui qui
> suffit à tout, le TrèsLoué. Ô assemblée de religieux ! voici le jour où rien
> parmi toutes les choses ni aucun nom parmi tous les noms, ne peut vous
> profiter, si ce n’est ce Nom par qui Dieu a manifesté sa cause et qui est la
> source de ses titres les plus excellents pour tous ceux qui résident dans le
> royaume de la création. Béni l’homme qui reconnaît le doux parfum du
> TrèsMiséricordieux et qui est compté parmi ceux qui sont dotés de
> constance. Vos sciences ne vous sont d’aucun profit en ce jour, ni vos arts,
> ni vos trésors ni votre gloire. Rejetezles et tournez votre visage vers la
> parole la plus sublime par laquelle les Écritures, les Livres et cette Tablette
> lumineuse ont été clairement exposés. Ô assemblée de religieux,
> abandonnez ces choses que vous avez composées avec les plumes de vos
> vaines chimères et de vos futiles imaginations. Par Dieu ! le Soleil de la
> connaissance brille à l’horizon de la certitude.
> 
> 14.9
> 
> Ô Báqir ! lis et rappelletoi ce qu’a dit autrefois un croyant de la même
> souche que toi : « Tuerezvous un homme parce qu’il a dit : mon Seigneur
> est Dieu ! alors qu’il vous a apporté des preuves évidentes de la part de
> votre Seigneur ? S’il est menteur, son mensonge retombera sur lui, s’il dit la
> vérité, ce dont il vous menace, vous atteindra. - Dieu ne dirige pas celui qui
> est pervers et menteur. »
> 
> 14.10
> 
> Ô toi qui t’es égaré ! si tu as un doute quelconque concernant notre
> conduite, sache que nous attestons ce que Dieu luimême a attesté dès la
> création des cieux et de la terre : il n’est pas d’autre Dieu que lui, le
> ToutPuissant, le TrèsBienfaisant. Nous attestons qu’il est un dans son
> essence, un dans ses attributs. Il n’a pas d’égal dans tout l’univers ni de
> partenaire dans toute la création. Il a envoyé ses Messagers et ses Livres
> afin qu’ils annoncent le droit chemin à ses créatures.
> 
> 14.11
> 
> Le chah atil été informé et atil choisi de fermer les yeux sur tes actes ? Ou
> atil eu peur en entendant le hurlement d’une meute de loups qui ont tourné
> le dos au chemin de Dieu et ont suivi ta voie sans aucune preuve ni aucun
> livre évidents ? Nous avons entendu dire que les provinces de Perse ont
> revêtu la parure de la justice. Mais lorsque nous les observons de plus près,
> nous découvrons qu’elles sont les aubes de la tyrannie et les aurores de
> l’injustice. Nous voyons la justice dans les griffes de la tyrannie. Nous
> implorons Dieu de la libérer par le pouvoir de sa puissance et de sa
> souveraineté. En vérité, il surpasse en éclat tout ce qui est dans les cieux et
> sur la terre. Il n’a été donné à personne le droit de protester contre qui que
> soit à propos de ce qui est advenu à la cause de Dieu. Quiconque tourne son
> visage vers l’Horizon sublime doit s’accrocher obstinément à la corde de la
> patience et mettre sa confiance en Dieu, le Secours, l’Illimité. Ô vous,
> aimés de Dieu ! désaltérezvous à la source de la sagesse, marchez dans le
> jardin de la sagesse, élevezvous dans le firmament de la sagesse, et
> exprimezvous avec sagesse et éloquence. Ainsi vous l’ordonne votre
> Seigneur, le ToutPuissant, l’Omniscient.
> 
> 14.12
> 
> Ô Báqir ! ne te repose ni sur ta gloire ni sur ton pouvoir. Tu es comme le
> dernier rayon de soleil au sommet de la montagne. Bientôt il disparaîtra,
> ainsi que l’a ordonné Dieu, le Possesseur de toutes choses, le TrèsHaut. Ta
> gloire et la gloire de ceux qui te ressemblent vous ont été retirées, ainsi que
> l’a vraiment ordonné celui qui possède la Tablette mère. Où trouver celui
> qui a lutté contre Dieu ? Où est celui qui a contredit ses signes et s’est
> détourné de sa souveraineté ? Où sont ceux qui ont tué ses élus et répandu
> le sang de ses saints ? Réfléchis afin de réaliser la gravité de tes actes, ô
> sceptique insensé ! Par votre faute, l’Apôtre se lamenta, la Chaste fondit en
> larmes, les terres furent dévastées et l’obscurité tomba sur toutes les
> régions. Ô assemblée de religieux ! par votre faute, les hommes furent
> avilis, la bannière de l’islam abaissée, son puissant trône renversé. Chaque
> fois qu’un homme éclairé a cherché à s’attacher ce qui aurait exalté l’islam,
> vous avez poussé une clameur qui l’a empêché d’atteindre son but, alors
> que le pays était vraiment tombé en ruine.
> 
> 14.13
> 
> Considère le sultan de Turquie ! Il ne voulait pas la guerre, mais des gens
> comme vous la désiraient. Lorsque ses feux furent allumés et que ses
> flammes s’élevèrent haut dans le ciel, le gouvernement et le peuple en
> furent affaiblis. Tout homme équitable et doué de perception peut en
> témoigner. Ses calamités devinrent si grandes que la fumée entoura le Pays
> du Mystère et ses environs, et ce qui avait été révélé dans la Tablette du
> sultan fut rendu manifeste. Ainsi en atil été décrété dans le Livre, sur l’ordre
> de Dieu, le Secours, l’Absolu.
> 
> 14.14
> 
> Ô ma Plume suprême ! cesse de mentionner le Loup et souviens-toi de la
> Vipère dont la cruauté fit gémir toutes choses créées et trembler les
> membres des saints. Ainsi te l’ordonne le Seigneur de tous les noms, dans
> ce rang glorieux. La Chaste a fondu en larmes à cause de ton iniquité et
> pourtant tu t’imagines être de la famille de l’Apôtre de Dieu ! Voilà où ton
> âme t’a entraîné, ô toi qui t’es détaché de Dieu, le Seigneur de tout ce qui a
> été et de tout ce qui sera. Juge équitablement, ô Vipère ! Pour quel crime
> astu mordu les enfants de l’Apôtre de Dieu et astu pillé leurs possessions ?
> Astu renié celui qui te créa par son commandement « sois, et cela est » ? Tu
> as agi envers les enfants de l’Apôtre de Dieu comme jamais ‘Ád n’avait agi
> envers Húd, ni Thamúd envers Sálih∂, ni les juifs envers l’Esprit de Dieu, le
> Seigneur de toute existence. Aurais-tu contredit les signes de ton Seigneur
> qui firent s’incliner tous les livres du monde devant eux, dès qu’ils furent
> envoyés du firmament de sa cause ? Médite sur ceci afin de prendre
> conscience de ton acte, ô paria insouciant ! Bientôt le vent du châtiment te
> saisira, comme il en a saisi d’autres avant toi. Patience ! ô toi qui donnes
> des partenaires à Dieu, le Seigneur du visible et de l’invisible. Voici le jour
> que Dieu a annoncé par la langue de son Apôtre. Réfléchis, afin
> d’appréhender ce que le TrèsMiséricordieux a fait descendre dans le Coran
> et dans cette Tablette gravée. Voici le jour où celui qui est l’Aurore de la
> révélation vient avec des signes évidents que personne ne peut compter.
> Voici le jour où tout homme doué de perception découvre le doux parfum
> de la brise du TrèsMiséricordieux dans le monde de la création, et où
> chaque homme perspicace se hâte vers les eaux vives de la miséricorde de
> son Seigneur, le Roi des rois. Ô insouciant ! par l’œuvre de tes mains,
> l’histoire du sacrifice s'est répétée, celui qui devait être immolé a dirigé ses
> pas vers le lieu du sacrifice et n’en est pas revenu. Ô pervers plein de haine
> ! imagines-tu que le martyre pourrait affaiblir cette cause ? Non, par celui
> dont Dieu a fait le Dépositaire de sa révélation, si tu es de ceux qui
> comprennent. Malheur à toi, ô toi qui donnes des partenaires à Dieu et
> malheur à ceux qui t’ont choisi comme chef sans preuve claire ni livre
> évident. Nombreux sont les oppresseurs qui, avant toi, se sont levés pour
> éteindre la lumière de Dieu, nombreux les impies qui ont assassiné et pillé
> jusqu’à ce que le cœur et l’âme des hommes gémissent de leur cruauté ! Le
> soleil de la justice s’est obscurci, puisque l’incarnation de la tyrannie s’est
> installée sur le trône de la haine, et pourtant les gens ne comprennent pas.
> Les enfants de l’Apôtre ont été massacrés et leurs possessions pillées. Dis :
> Selon toi, étaientce leurs possessions ou euxmêmes qui reniaient Dieu ?
> Juge avec équité, ô ignorant qu’un voile sépare de Dieu. Tu t’en tiens à la
> tyrannie et tu rejettes la justice ; toute la création s'en lamente, et pourtant tu
> es encore parmi les égarés. Tu as mis à mort les aînés et dépouillé les
> jeunes. Pensestu que tu jouiras des fruits de ton iniquité ? Non, par
> moimême ! Ainsi t’informe celui qui est instruit de tout. Par Dieu ! les
> choses que tu possèdes ne te seront d’aucun profit, ni ce que tu as accumulé
> par ta cruauté. Ton Seigneur, l’Omniscient, en atteste. Tu t’es levé pour
> éteindre la lumière de cette cause ; bientôt, sur son ordre, ton propre feu
> sera étouffé. Il est, en vérité, le Seigneur de force et de puissance.
> L'impermanence du monde et le pouvoir des nations ne peuvent le frustrer.
> Il fait ce qui lui plaît, et ordonne ce qu’il veut par le pouvoir de sa
> souveraineté. Considère la Chamelle. Bien qu’elle ne soit qu’une bête, le
> TrèsClément l’a cependant élevée à un rang si haut que les langues de la
> terre l’ont mentionnée et ont célébré sa louange. Il surpasse, en vérité, tout
> ce qui est dans les cieux et sur la terre. Il n’est d’autre Dieu que lui, le
> ToutPuissant, le Grand. Ainsi avonsnous paré des soleils de nos paroles le
> firmament de notre Tablette. Béni l’homme qui y accède et est illuminé de
> leur lumière, et malheur à ceux qui s’en détournent, le renient et s’égarent
> loin de Lui. Loué soit Dieu, le Seigneur des mondes !
> LIVRE DE L’ALLIANCE
> 
> Kitáb-i-‘Ahd
> 
> 15.1
> 
> Il n'existe dans le royaume de gloire aucune des vanités du monde et
> pourtant nous avons légué à nos héritiers, parmi les trésors de confiance et
> de résignation, un héritage parfait et inestimable. Nous n’avons pas légué de
> trésors terrestres ni les soucis qu’ils entraînent. Par Dieu ! dans les trésors
> terrestres, la peur se cache et le danger se dissimule. Considérez et
> rappelez-vous ce que le Très-Miséricordieux a révélé dans le Coran : «
> Malheur au calomniateur acerbe qui a amassé une fortune et l’a comptée et
> recomptée. » Fugaces sont les richesses du monde ; tout ce qui périt et
> change n’est pas et n’a jamais été digne d’attention, si ce n’est dans une
> mesure relative.
> 
> 15.2
> 
> En supportant les malheurs et les tribulations, en révélant les versets sacrés
> et en fournissant des preuves, cet Opprimé n’a eu d’autre dessein que
> d’éteindre la flamme de la haine et de l’inimitié afin d’illuminer par la
> lumière de la concorde l’horizon du cœur des hommes pour qu’il atteigne
> une paix et une quiétude réelles. De l’aurore de la tablette divine, resplendit
> le soleil de cette parole, et il appartient à chacun d’y fixer son regard. Ô
> peuples du monde, nous vous exhortons d’observer ce qui élèvera votre
> rang. Accrochez-vous solidement à la crainte de Dieu et adhérez fermement
> à ce qui est bien. En vérité je le dis, la langue est faite pour mentionner ce
> qui est bien, ne la souillez pas de paroles inconvenantes. Dieu pardonne le
> passé. Désormais, chacun devrait exprimer ce qui est bien et convenable et
> devrait s’interdire les calomnies, les insultes et tout ce qui provoque la
> tristesse chez l’homme. Sublime est le rang de l’homme ! Il y a peu, cette
> parole exaltée s’est écoulée du trésor de notre Plume de gloire : Grand et
> béni est ce jour – jour où tout ce qui est latent chez l’homme a été et sera
> rendu manifeste. Sublime est le rang de l’homme s’il s’accroche solidement
> à l’honnêteté et à la droiture et s’il reste ferme et constant dans la cause.
> Aux yeux du Très-Miséricordieux, l’homme véritable est semblable au
> firmament ; le soleil et la lune sont sa vue et son ouïe, et les étoiles, son
> caractère brillant et resplendissant. Son rang est le plus élevé et son
> influence éduque le monde de l’existence.
> 
> 15.3
> 
> Chaque âme réceptive qui inhale le doux parfum de son vêtement en ce jour
> et, le cœur pur, tourne son visage vers l’horizon très glorieux, est comptée
> parmi le peuple de Bahá dans le Livre vermeil. Saisissez en mon nom le
> calice de ma tendre bonté, désaltérez-vous de mon glorieux et merveilleux
> souvenir.
> 
> 15.4
> 
> Ô vous qui vivez sur terre ! la religion de Dieu est faite pour l’amour et
> l’unité ; n’en faites pas une cause d’inimitié et de dissensions. Aux yeux des
> hommes perspicaces et des témoins à la vision très sublime, la Plume de
> gloire a déjà révélé tout ce qui représente un moyen efficace de sauvegarder
> et promouvoir le bonheur et le bien-être des enfants des hommes. Mais les
> insensés de ce monde, nourris de passions et de désirs néfastes, ne se
> soucient pas de la sagesse accomplie de celui qui, en vérité, est le Très-
> Sage, alors que leurs paroles et leurs actes sont mus par de vaines chimères
> et de futiles imaginations.
> 
> 15.5
> 
> Ô vous les aimés et les mandataires de Dieu ! les rois sont les
> manifestations du pouvoir de Dieu et les aurores de sa puissance et de sa
> richesse. Priez à leur intention. Il les a investis de l’autorité sur terre et s’est
> réservé le cœur des hommes comme son domaine propre.
> 
> 15.6
> 
> Conflit et lutte sont catégoriquement interdits dans son Livre. C’est un
> décret de Dieu dans cette très grande révélation, divinement préservé de
> l’annulation et orné par lui de la splendeur de sa confirmation. Il est, en
> vérité, l’Omniscient, le Très-Sage.
> 15.7
> 
> Il incombe à chacun d’aider les aurores de l’autorité et les sources de
> commandement qui sont parées de l’ornement de la justice et de l’équité.
> Bénis sont les dirigeants et les savants du peuple de Bahá. Parmi mes
> serviteurs, ils sont mes mandataires et, parmi mon peuple, les
> manifestations de mes commandements. Sur eux reposent ma gloire, mes
> bénédictions et ma grâce qui animent le monde de l’existence. Sur le même
> sujet, la lumière de la grâce divine rayonne, lumineuse et resplendissante,
> de l’horizon des paroles révélées dans le Kitab-i-Aqdas.
> 
> 15.8
> 
> Ô mes Branches ! Une force puissante, un pouvoir consommé gît caché
> dans le monde de l’existence. Fixez votre regard sur lui et sur son influence
> unificatrice, et non sur les différences qui en ressortent.
> 
> 15.9
> 
> La volonté du Testateur divin est la suivante : Il incombe aux Aghsán, aux
> Afnán et à ma parenté de tourner, tous sans exception, leur visage vers la
> Plus-Grande-Branche. Considérez ce que nous avons révélé dans notre
> Livre le plus saint : « Quand l’océan de ma présence aura reflué et que le
> livre de ma révélation sera achevé, tournez vos visages vers celui qui est le
> dessein de Dieu, celui qui est la Branche issue de cette antique Racine. »
> L’objet de ce verset sacré n’est autre que la Plus-Grande-Branche [‘Abdu’l-
> Bahá]. Nous vous avons ainsi miséricordieusement révélé notre puissante
> volonté, et je suis, en vérité, le Clément, l’Omnipotent. En vérité, Dieu a
> voulu que le rang de la Grande-Branche [Muhammad ‘Alí] soit inférieur à
> celui de la Plus-Grande-Branche [‘Abdu’l-Bahá]. Il est, en vérité,
> l’Ordonnateur, le Très-Sage. Et nous avons choisi « la Grande » après « la
> Plus-Grande », ainsi qu’il a été ordonné par celui qui est l’Omniscient, le
> Bien-Informé.
> 
> 15.10
> 
> Il est enjoint à chacun de faire preuve d’amour envers les Aghsán, mais
> Dieu ne leur a octroyé aucun droit sur la propriété des autres.
> 15.11
> 
> Ô mes Aghsán, mes Afnán, et ma parenté ! nous vous exhortons de craindre
> Dieu, d’accomplir des actes louables, de faire ce qui est digne, convenable
> et contribue à élever votre rang. En vérité, je le dis, la crainte de Dieu est le
> meilleur commandant pour rendre la cause de Dieu victorieuse, et les
> armées qui conviennent le mieux à ce commandant ont toujours été et
> demeurent un caractère droit et des actes purs et bons.
> 
> 15.12
> 
> Dis : Ô serviteurs ! ne laissez pas les instruments de l’ordre être cause de
> confusion, ni les instruments de l’union être occasion de discorde. Nous
> espérons ardemment que le peuple de Bahá soit guidé par les paroles bénies
> : Dis : Toutes choses sont de Dieu. Cette parole exaltée est comme l’eau
> capable d’éteindre le feu de la haine et de l’inimitié qui couve dans le cœur
> et la poitrine des hommes. Par cette simple parole, les peuples et les
> phratries en lutte parviendront à la lumière de l’unité véritable. Certes, il dit
> la vérité et montre la voie. Il est le Tout-Puissant, le Suprême, le
> Miséricordieux.
> 
> 15.13
> 
> Il incombe à chacun de faire preuve de courtoisie et de considération envers
> les Aghsán, afin que la cause de Dieu en soit glorifiée et sa parole exaltée.
> Cette injonction a été à maintes reprises mentionnée et consignée dans le
> texte sacré. Heureux celui à qui il est donné d’accomplir ce que
> l’Ordonnateur, l’Ancien des jours a prescrit pour lui. Vous êtes également
> tenus de respecter les membres de la sainte Maison, les Afnán et la parenté.
> De plus, nous vous exhortons à servir toutes les nations et à lutter pour le
> progrès du monde.
> 
> 15.14
> 
> Du ciel de la parole de celui qui est le Désir du monde, a été envoyé ce qui
> mène à la régénération du monde et au salut des peuples et des phratries de
> la terre. Prêtez une oreille attentive aux conseils donnés par la Plume de
> gloire. Ceci vaut mieux pour vous que tout ce qui est sur terre. De cela
> témoigne mon Livre glorieux et merveilleux.
> 16. Tablette du pays de Bá (Lawh-i-Ard-i-Bá)
> 
> 16.1
> 
> Louange à Lui qui honore la terre de Bá par la présence de celui autour de
> qui gravitent tous les noms. Les atomes de la terre l’ont annoncé à toutes
> choses créées : en route vers un autre pays, l’orbe de la beauté de la grande,
> de la plus puissante Branche de Dieu – son mystère antique et immuable -
> apparaît à la porte de la ville-prison, resplendissant au-dessus de son
> horizon. Le chagrin submerge alors la ville-prison tandis qu’une autre terre
> se réjouit. Exalté, incommensurablement exalté est notre Seigneur, le
> Façonneur des cieux et le Créateur de toutes choses, dont la souveraineté fit
> s’ouvrir les portes de la prison, réalisant ainsi ce qui fut jadis promis dans
> les tablettes. Il a, en vérité, le pouvoir sur tout ce qu’il veut et son emprise
> s’exerce sur la création entière. Il est le ToutPuissant, l’Omniscient, le
> TrèsSage.
> 
> 16.2
> 
> Béni, doublement béni est le sol que foulent ses pas, l’œil qu’enchante la
> beauté de son visage, l’oreille qui a l’honneur d’entendre son appel, le cœur
> qui goûte à la douceur de son amour, la poitrine qui s'enfle à son souvenir,
> la plume qui célèbre sa louange, le parchemin qui témoigne de ses écrits.
> Nous implorons Dieu – qu’il soit béni et exalté – de nous faire l’honneur
> d’une rencontre prochaine. Il est en vérité Celui qui entend tout, le
> ToutPuissant, Celui qui est prêt à répondre.
> 17. Extraits d'autres Tablettes
> 
> 17.1.1
> 
> Dieu atteste qu’il n’est d’autre Dieu que lui et que celui qui est venu du
> firmament de la révélation divine est le secret caché, le mystère
> impénétrable, dont le Livre de Dieu prédit la venue, annoncée par ses
> prophètes et ses messagers. Par lui, les mystères sont éclaircis, les voiles
> déchirés, les preuves et les signes découverts. Voyez ! Il est maintenant
> manifeste. Il met en lumière tout ce qu’il désire et foule les hauts lieux de la
> terre, investi d’une majesté et d’un pouvoir transcendants.
> 
> 17.1.2
> 
> Béni l’homme fort qui brisera les dieux des chimères par la puissance du
> nom de son Seigneur, lui qui gouverne tous les hommes.
> 
> 17.1.3
> 
> Ô mon Afnán ! Il nous plaît de mentionner ton nom en signe de miséricorde
> de notre part, afin que les douces saveurs de notre souvenir t’attirent vers
> notre royaume et t’entraînent près du tabernacle de notre majesté, dressé par
> le pouvoir de ce Nom – Nom qui fait trembler toutes les fondations.
> 
> 17.1.4
> 
> Dis : Ô peuples de la terre ! par la justice de Dieu, tout ce qui vous fut
> promis dans les Livres de votre Seigneur, le Souverain du jour du retour, est
> apparu manifeste. Prenez garde que les changements et les hasards du
> monde ne vous retiennent loin de celui qui est la Vérité souveraine. Bientôt
> tout ce qui est visible périra, et seul restera ce qui a été révélé par Dieu, le
> Seigneur des seigneurs.
> 
> 17.1.5
> Dis : Voici le jour des actes méritoires, si seulement vous le saviez. Voici le
> jour de la glorification de Dieu et de la proclamation de sa parole, puissiez-
> vous le percevoir. Abandonnez les choses courantes parmi les hommes et
> tenez-vous fermement à ce que vous ordonne Dieu, le Secours, l’Absolu.
> Approche à grands pas le jour où tous les trésors de la terre ne vous seront
> plus d’aucun profit. En témoigne le Seigneur des noms, celui qui proclame :
> En vérité, il n’est d’autre Dieu que lui, la Vérité souveraine, celui qui
> connaît les choses invisibles.
> 
> 17.1.6
> 
> Bienheureux sois-tu, ô mon Afnán, dans la mesure où tu as l’honneur de
> recevoir mes versets sacrés, tu respires les douces effluves de ma révélation
> et réponds à mon appel, alors que mes serviteurs et mes créatures me
> renient, tournent le dos au Livre mère et s’attachent aux ordres des
> représentants de vaines chimères et d’imaginations futiles. Ainsi parle la
> Langue de grandeur dans le royaume de la parole sur l’ordre de Dieu, le
> Seigneur de la création.
> 
> 17.1.7
> 
> Persévère consciencieusement dans le service de la Cause et, par le pouvoir
> du nom de ton Seigneur, le Possesseur de toutes choses visibles et
> invisibles, préserve le rang qui t’a été conféré. Je le jure par la justice de
> Dieu ! Si quelqu’un venait à apprendre ce qui est voilé aux yeux des
> hommes, il en serait à ce point ravi qu’il s’envolerait vers Dieu, le Seigneur
> de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.
> 
> 17.1.8
> 
> Que sa gloire repose sur toi comme sur ceux qui sont proches de Lui et
> saisissent le sens de ce que rapporte dans cette tablette la Plume exaltée de
> Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Aimant.
> 
> 17.2.1
> Gloire à toi, ô mon Dieu qui orna le monde de l’éclat de l’aurore suivant la
> nuit, où naquit celui qui annonça la manifestation de ta souveraineté
> transcendante, l’aube de ton essence divine et la révélation de ta suzeraineté
> suprême. Je te supplie, ô Créateur des cieux et Façonneur des noms, d’aider
> par ta grâce ceux qui s’abritent à l’ombre de ton abondante miséricorde et
> qui élèvent la voix parmi les peuples du monde pour glorifier ton nom.
> 
> 17.2.2
> 
> Ô mon Dieu ! tu vois le Seigneur de toute l’humanité enfermé dans sa très
> grande prison, appelant ton nom à haute voix, contemplant ta face,
> proclamant ce qui enchante les habitants de tes royaumes de la révélation et
> de la création. Ô mon Dieu ! je vois ma personne captive aux mains de tes
> serviteurs, et pourtant sur son visage resplendit la lumière de ta
> souveraineté et les révélations de ton invincible pouvoir, permettant à tous
> d'avoir la certitude que tu es Dieu, et qu’il n’est pas d’autre Dieu que toi. Le
> pouvoir des puissants ne peut te résister ni l’influence des dirigeants te
> dominer. Tu fais tout ce que tu veux en vertu de ta souveraineté qui englobe
> toutes choses créées et tu ordonnes ce qui te plaît par le pouvoir de ton
> autorité qui domine la création tout entière.
> 
> 17.2.3
> 
> Je t’implore, par la gloire de ta manifestation et par la force de ton pouvoir,
> de ta souveraineté et de ton élévation, de rendre victorieux ceux qui se
> lèvent pour te servir, qui aident ta cause et se tiennent humblement devant
> la splendeur de la lumière de ta face. Ô mon Dieu, rends-les donc
> triomphants face à tes ennemis et inébranlables dans ton service, pour qu’à
> travers eux, les preuves de ton ascendance soient établies dans tes royaumes
> et que les signes de ton indomptable pouvoir soient révélés dans tes
> territoires. En vérité, par ta puissance tu fais ce que tu veux ; il n’est pas
> d’autre Dieu que toi, le Secours, l’Absolu.
> 
> 17.2.4
> 
> Cette glorieuse tablette fut révélée le jour anniversaire de la naissance [du
> Báb] afin que tu la récites dans un esprit d’humilité et de supplication, et
> que tu rendes grâce à ton Seigneur, l’Omniscient, l’Informé. Efforce-toi de
> tout ton cœur de servir Dieu pour qu’émane de toi ce qui immortalisera ta
> mémoire dans son ciel glorieux et exalté.
> 
> 17.2.5
> 
> Dis : Glorifié sois-tu, ô mon Dieu ! Je t’implore, par l'Orient de tes signes et
> par le Révélateur de tes témoignages évidents, de veiller à ce qu’en toutes
> circonstances, je tienne solidement la corde de ta bienveillante providence
> et saisisse fermement le pan de ta générosité. Compte-moi parmi ceux que
> les changements et les hasards du monde n’ont pas réussi à décourager de te
> servir et de te faire allégeance, ceux que les assauts des peuples n’ont pu
> empêcher de magnifier ton nom et de célébrer ta louange. Aide-moi par ta
> grâce, ô mon Seigneur, à faire tout ce que tu aimes et tout ce que tu désires.
> Puis permets-moi de réaliser ce qui exaltera ton nom et attisera le feu de ton
> amour.
> 
> 17.2.6
> 
> Tu es, en vérité, l’Indulgent, le Bienfaisant.
> 
> 17.3.1
> 
> Ô H∆usayn ! Dieu veuille que tu sois toujours vif et radieux, rayonnant de
> la lumière du Soleil de vérité et que tu délies ta langue pour magnifier le
> nom de Dieu, de tous les actes le plus louables.
> 
> 17.3.2
> 
> Considère la multitude d’âmes qui semblaient avides et assoiffées. Mais,
> lorsque l’Océan des eaux vivifiantes jaillit dans le monde de l’existence,
> elles en restèrent privées et ne purent abandonner leurs chimères ni prendre
> conscience de la venue de celui qui est l’objet de tout savoir. Cet échec est
> la conséquence des actes que leurs mains ont jadis perpétrés.
> 
> 17.3.3
> 
> Remercie le Bien-Aimé du monde de t’avoir aidé par sa grâce à atteindre la
> confirmation dans cette Cause glorieuse. De plus, implore-le de permettre à
> ses aimés d’y être fidèles, car se répandent les écrits incendiaires des
> fauteurs de troubles et s’élève la clameur des prophètes de malheur.
> Heureux ceux qui laissent derrière eux tout sauf Dieu et s’accrochent
> fermement à ce que leur ordonne le Seigneur de force et de pouvoir.
> 
> 17.3.4
> 
> Que sa gloire soit sur toi et sur ceux qui sont capables de reconnaître et
> d’embrasser sa puissante Cause.
> 
> 17.4.1
> 
> Voici une Tablette que le Seigneur de tous les êtres révèle de son rang
> glorieux en l’honneur de celui qui a cru en Dieu, le Tout-Puissant, le Très-
> Aimant.
> 
> 17.4.2
> 
> Heureux le voyageur qui reconnaît le Désiré, le chercheur qui entend
> l’appel de celui qui est le Dessein de toute l’humanité, et l’érudit qui croit
> en Dieu, le Secours, l’Absolu.
> 
> 17.4.3
> 
> Nombreux sont les savants qui se sont détournés du chemin de Dieu, et
> innombrables les hommes dépourvus de savoir qui ont saisi la vérité et se
> sont hâtés vers lui en disant : « Loué sois-tu, ô Seigneur de toutes choses,
> visibles et invisibles ».
> 
> 17.4.4
> 
> Par la justice de Dieu ! l’horizon du monde resplendit de la lumière du Très-
> Grand-Astre et pourtant la plupart des hommes ne la perçoivent pas. En
> vérité, celui qui est la Vérité souveraine se rend visible aux yeux de tous.
> En témoigne celui qui proclame au cœur même du monde : « En vérité, il
> n’est pas d’autre Dieu que moi, au pouvoir absolu sur toutes choses, dans le
> passé comme dans l’avenir ».
> 
> 17.4.5
> Grande est la bénédiction du croyant qui se tourne vers lui et est admis en
> sa présence, et malheur à l’incroyant qui se détourne de Dieu, suit l’égaré et
> le paria.
> 
> 17.5.1
> 
> Ô ami ! dans le Bayán, nous avons enjoint à chacun de voir de ses propres
> yeux et d’entendre de ses propres oreilles dans cette très grande révélation.
> Cependant, lorsque l’horizon du monde fut éclairé par la lumière
> resplendissante de cette révélation, beaucoup oublièrent ce commandement
> divin, perdirent de vue cette exhortation céleste et s’immergèrent dans les
> chimères que leur esprit avait imaginées. En fait, la face du Soleil de justice
> et d’équité est cachée derrière les nuages des imaginations creuses que les
> insensés ont conçues. Il ne faut dès lors pas s’étonner que ce soient les
> mouvements des oiseaux de nuit qui attirent l’attention. Par la puissance du
> nom du Bien-Aimé, invite les âmes réceptives à la sainte cour de Dieu afin
> qu’elles ne restent pas privées de la Fontaine céleste d’eau vive. Il est, en
> vérité, le Miséricordieux, le Clément.
> 
> 17.5.2
> 
> Le regard de la tendre bonté de Dieu - exalté et glorifié soit-il – s’est à
> jamais dirigé vers ses amis bien-aimés ; en vérité, il est celui qui sait et qui
> se souvient.
> 
> 17.6.1
> 
> Ô Javád ! telle est la grandeur de ce jour que l’Heure elle-même en est
> perturbée et que toutes les Écritures célestes témoignent de sa majesté toute
> puissante. En ce jour, le Livre atteste solennellement sa gloire et la Balance
> se sent incitée à élever la voix. Voici le jour où le S∆iráπ proclame : « Je
> suis le droit chemin », et le mont Sinaï s’exclame : « En vérité, le Seigneur
> de la révélation est venu ».
> 
> 17.6.2
> 
> Vaincus par l’ivresse de penchants corrompus, les gens sont frappés de
> stupeur. Privés des signes merveilleux de Dieu, ils ne peuvent atteindre le
> but ultime et sont exclus des généreuses effusions de la grâce divine.
> 
> 17.6.3
> 
> Il appartient au peuple de Dieu d’être patient. Il devrait transmettre la parole
> de Dieu selon le degré de compréhension et les capacités de chaque
> auditeur, afin que les enfants des hommes soient tirés de l’insouciance et
> tournent leur visage vers cet Horizon qui est incommensurablement élevé
> au-dessus de tout horizon.
> 
> 17.6.4
> 
> Ô Javád ! Dieu a toujours déversé sur toi ses multiples générosités et il
> continuera de même. Loué soit Dieu ! Tu as été protégé du plus grand effroi
> et tu as pu t’approcher de la Très-Grande-Générosité alors que l’écran des
> voiles de la gloire extérieure que sont les religieux de leur temps empêchent
> tous les hommes de reconnaître le Roi éternel. Chéris ce témoignage
> prononcé par la Plume très glorieuse autant que ta propre vie et lutte de
> toutes tes forces pour le préserver par la puissance du nom de celui qui est
> le Bien-Aimé de la création tout entière, afin que cet honneur sublime soit à
> l’abri des yeux et des mains des voleurs. En vérité, ton Seigneur est Celui
> qui explique, l’Omniscient.
> 
> 17.6.5
> 
> Transmets les salutations de cet Opprimé à tous les bien-aimés de cette
> région ainsi que nos souvenirs merveilleux et exaltés afin qu’ils
> abandonnent ce qui a cours parmi les hommes, tournent leur cœur vers ce
> qui est propre à Dieu et soient purifiés des actes inconvenants.
> 
> 17.6.6
> 
> Que la gloire du Tout-Puissant, du Très-Sage, soit sur toi et sur tes proches.
> 
> 17.7.1
> 
> Nous mentionnons celui qu'attira notre appel lorsqu'il fut lancé du sommet
> de la gloire transcendante, et qui tourna son visage vers Dieu, le Seigneur
> de la création. Il est compté parmi ceux qui entendent et répondent à l’appel
> de leur Seigneur en ce jour où les peuples du monde sont entourés de voiles
> manifestes. Il atteste ce que Dieu affirme et confesse sa croyance en ce que
> proclame la Langue de grandeur. De ceci témoigne le Seigneur des noms
> dans cette tablette merveilleuse.
> 
> 17.7.2
> 
> Ô ma Plume exaltée ! apporte-lui, de ma part, les bonnes nouvelles des
> choses que lui réserve Dieu, le Puissant, l’Omnipotent. La plupart du temps,
> il est assailli de multiples chagrins, mais, en vérité, son Seigneur
> miséricordieux est celui qui voit et sait toutes choses. Réjouis-toi d’un
> bonheur immense, car cet Opprimé tourne son visage vers toi, a jadis
> mentionné ton nom et le mentionne encore en ce moment.
> 
> 17.7.3
> 
> À mes amis bien-aimés, remets mon souvenir et apporte-leur la nouvelle
> des miséricordieuses bontés de leur Seigneur, le Donateur, le Très-
> Généreux. De cette condition exaltée, nous envoyons nos salutations aux
> croyants qui ont saisi fermement la Poignée sûre et qui, de la main
> magnanime de leur Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-Loué, ont bu le vin
> choisi de la constance.
> 
> 17.7.4
> 
> En ce jour, l’ouïe s’exclame : « Voici mon jour, jour où j’écoute la voix
> merveilleuse provenant de l’enceinte de la prison de mon Seigneur, le
> Visible, Celui qui entend. Et la vue s’écrie : En vérité, voici mon jour, car
> j’aperçois l’Aube de la gloire qui brille resplendissante sur l’ordre de celui
> qui est l’Ordonnateur, le Tout-Puissant. » Bénie l’oreille qui entend l’appel
> « Regarde… tu me verras » et heureux l’œil qui contemple le signe le plus
> merveilleux qui point à l’horizon lumineux.
> 
> 17.7.5
> 
> Dis : Assemblée de dirigeants, de savants et de sages ! le jour promis est
> arrivé et le Seigneur des armées est apparu. Réjouissez-vous dans
> l’allégresse pour ce bonheur suprême. Alors, aidez-le par le pouvoir de la
> sagesse et de la parole. Ainsi vous l’ordonne celui qui a toujours proclamé :
> « En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, l’Omniscient, le Très-Sage. »
> 
> 17.7.6
> 
> Que sa gloire repose sur toi, sur ceux qui sont avec toi, sur ceux qui te
> chérissent et prêtent l’oreille aux paroles que tu prononces pour glorifier
> cette révélation puissante et sublime.
> 
> 17.8.1
> 
> Ô toi qui portes mon nom, Júd ! que ma gloire soit sur toi. Prête l’oreille à
> ce que tu entendis naguère lorsque le Soleil du témoignage brilla, rayonnant
> au-dessus de l’horizon de l’Irak, lorsque Bagdad était le siège du trône de
> ton Seigneur, le Suprême, le Puissant.
> 
> 17.8.2
> 
> J’atteste que tu écoutas la mélodie de Dieu et ses paroles suaves, que tu
> tendis l’oreille au roucoulement de la Colombe de la révélation divine et
> que tu entendis le Rossignol de la fidélité lançant ses notes, de la branche de
> gloire : « En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, l’Incomparable,
> l’Informé ».
> 
> 17.8.3
> 
> Ô toi qui portes mon nom ! les regards de la tendre bonté de Dieu ont été et
> sont toujours dirigés vers toi. Quand tu étais en sa présence, tu entendis la
> voix du seul vrai Dieu – exaltée soit sa gloire – et tu perçus la splendeur
> dévoilée de la lumière de la connaissance divine. Médite un instant !
> Sublime est la parole de celui qui est la Vérité souveraine et abjectes les
> vaines discordes du peuple ! L’accumulation de chimères bouche leurs
> oreilles et les empêche d’entendre la voix de Dieu, et les voiles de la
> connaissance humaine et des fausses imaginations ne permettent pas à leurs
> yeux de voir la splendeur de la lumière de sa face. Du bras de la puissance
> et du pouvoir, nous avons sauvé de nombreuses âmes du bourbier de
> l’extinction imminente et nous leur avons permis d’atteindre l’aube de la
> gloire. Nous avons en outre dévoilé les mystères divins et nous avons
> prédit, dans un langage très explicite, des événements futurs, afin que ni les
> doutes de l’impie, ni le reniement du rebelle, ni les murmures de
> l’insouciant n’écartent les chercheurs de vérité de la source de la lumière du
> seul vrai Dieu. Cependant, certains semblent souffrir d’épilepsie, d’autres
> sont déracinés comme des souches d’arbres creux. Ils abandonnent Dieu, le
> Suprême, dont la révélation d’un simple verset fait s’évanouir dans
> l’humilité et l’insignifiance toutes les Écritures du passé et de temps plus
> récents, pour attacher leur cœur à des histoires mensongères et suivre des
> paroles creuses.
> 
> 17.8.4
> 
> Certes, tu t’es désaltéré à l’océan de ma parole et tu as vu la splendeur
> radieuse de l’orbe de ma sagesse. Tu as également entendu les paroles des
> infidèles qui ne connaissent pas les principes essentiels de la Foi et qui ne
> goûtent pas au vin de choix descellé par le pouvoir de mon nom, le Secours,
> l’Absolu. Implore Dieu pour que les croyants, dotés de vraie
> compréhension, reçoivent la capacité d’accomplir ce qui lui plaît.
> 
> 17.8.5
> 
> Comme c’est étrange ! malgré ce vibrant appel, malgré l’apparition de cette
> merveilleuse révélation, nous voyons la plupart des hommes fixer leur cœur
> sur les futilités du monde et être profondément ébranlés et troublés par des
> doutes prédominants et par des insinuations maléfiques. Dis : Voici le jour
> de Dieu lui-même ; craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui le renient.
> Rejetez les histoires sans fondement et voyez ma révélation par mes yeux.
> Vous y exhortent les Écritures et les Livres sacrés, les Rouleaux et les
> Tablettes.
> 
> 17.8.6
> 
> Lève-toi pour servir la cause de ton Seigneur. Apporte ensuite aux hommes
> la bonne nouvelle de cette lumière resplendissante dont Dieu a annoncé la
> révélation par l’entremise de ses prophètes et messagers. Exhorte aussi
> chacun à observer la prudence comme il l’a ordonné et, au nom de Dieu,
> conseille-les en disant : En ce jour de Dieu, il incombe à chacun de se
> consacrer à l’enseignement de la Cause avec la plus grande prudence et la
> plus grande constance. Et s’il découvre un sol pur, qu’il y sème la graine de
> la parole de Dieu ; autrement, il est préférable de garder le silence.
> 
> 17.8.7
> 
> Il y a peu, cette parole sublime fut révélée dans le Livre vermeil par la Très-
> Glorieuse-Plume : « Le firmament de la sagesse divine est éclairé par les
> deux astres que sont la consultation et la compassion. Plaise à Dieu que
> chacun reçoive la capacité d’observer cette parole importante et bénie. »
> 
> 17.8.8
> 
> Certaines personnes semblent tout à fait dépourvues de compréhension. En
> s’accrochant à la corde des caprices futiles, elles se sont privées de la
> Poignée sûre. Je le jure sur ma vie ! Si ces personnes réfléchissaient un
> instant avec équité à ce que le Très-Miséricordieux a envoyé, toutes
> prononceraient, spontanément et sans exception, ces mots : « Vraiment, tu
> es la Vérité, la Vérité manifeste. »
> 
> 17.8.9
> 
> Il t’appartient de tourner ton regard, en toutes circonstances, vers le seul
> vrai Dieu, et de chercher à servir sa cause avec diligence. Rappelle-toi
> quand tu étais en ma compagnie dans le tabernacle de gloire, et que tu
> entendais de mes lèvres ce que Celui qui conversa avec Dieu entendit sur le
> Sinaï de la connaissance divine. Nous t’avons ainsi accordé notre aide
> bienveillante, t’avons permis de reconnaître la vérité et t’avons mis en
> garde afin que tu rendes grâce à ton Seigneur généreux. Tu devrais
> sauvegarder ce rang sublime par la puissance de mon nom, l’Omnipotent, le
> Fidèle.
> 
> 17.8.10
> 
> Transmets mes salutations à mes aimés et accorde-leur d’entendre ma voix
> mélodieuse. Ainsi te l’ordonne celui qui autrefois te l’ordonna ; je suis en
> vérité l’Ordonnateur, l’Informé. Gloire à toi et à ceux qui prêtent l’oreille à
> tes paroles concernant cette Cause capitale et qui t’aiment pour l’amour de
> Dieu, le Seigneur des mondes.
> 
> 17.9.1
> 
> Ô Haydar ! cet Opprimé t’a entendu élever la voix au service de la cause de
> Dieu et il est tout à fait conscient du sentiment de joie que son amour a
> suscité dans ton cœur et de l’angoisse qui t’étreint face à ce qui est arrivé à
> ses aimés. Je le jure par le Seigneur de miséricorde ! Le monde entier est
> accablé de douleur alors que doutes et dissensions plongent les hommes
> dans la perplexité. Le peuple de Dieu, le Seigneur des noms, est si
> cruellement assailli par des ennemis que le paradis suprême se lamente et
> que gémissent de douleur les habitants des cieux les plus hauts et ceux qui,
> jour et nuit, entourent le Trône.
> 
> 17.9.2
> 
> Ô ‘Alí ! les afflictions et les tourments ne peuvent refréner ton Seigneur, le
> Très-Miséricordieux. Il s’est en effet levé pour faire triompher la cause de
> Dieu de telle manière que ni la puissance écrasante du monde ni la tyrannie
> des nations ne pourront jamais l’alarmer. Il proclame, entre terre et ciel : Le
> jour promis est arrivé. Le Seigneur de la création proclame : En vérité, il
> n’est pas d’autre Dieu que moi, le Tout-Puissant, le Très-Généreux.
> 
> 17.9.3
> 
> Ô ‘Alí ! les immatures souhaitent éteindre la lumière de Dieu par leurs
> paroles et étouffer la flamme du Buisson ardent par leurs actes. Dis :
> Misérable est votre sort, ô vous qui incarnez l’illusion. Craignez Dieu et ne
> rejetez pas la grâce divine qui a répandu son éclat sur toutes les régions. Dis
> : Celui qui est l’interprète du Nom caché est apparu, sachez-le. Celui dont la
> venue a été annoncée dans les Écritures célestes est arrivé, puissiez-vous
> seulement le comprendre. L’horizon du monde est illuminé par les
> splendeurs de cette très grande Révélation. Hâtez-vous, le cœur radieux, et
> ne soyez pas de ceux qui restent privés de compréhension. L’Heure prédite
> a sonné et l’humanité est terrassée. En témoignent les nobles serviteurs de
> Dieu.
> 17.9.4
> 
> Ô Haydar ‘Alí ! je le jure par la justice de Dieu ! L'appel de la trompette du
> Bayán a retenti comme l’a décrété le Seigneur, le Miséricordieux. Et tous,
> dans les cieux et sur la terre, ont perdu conscience à l’exception de ceux
> qui, détachés du monde, s’accrochent fermement à la corde de Dieu, le
> Seigneur de l’humanité. Voici le jour où la terre brille de la lumière
> éclatante de ton Seigneur, mais les gens s’égarent dans l’erreur et sont
> exclus, comme par un voile. Nous désirons régénérer le monde, et pourtant
> ils sont résolus à mettre un terme à ma vie. Leur cœur les pousse dans cette
> voie en ce jour – jour que rend lumineux la lumière radieuse de la face de
> son Seigneur, l’Omnipotent, le Tout-Puissant, l’Indépendant. Le Livre mère
> élève la voix, mais les hommes sont privés d’ouïe. La Tablette préservée est
> révélée avec vérité, et pourtant la majorité de l’humanité ne la lit pas. Ils
> rejettent la gracieuse faveur de Dieu après qu’elle leur est envoyée et ils se
> détournent de Dieu, celui qui connaît les choses invisibles. Ils s’accrochent
> fermement au pan de leurs vaines chimères, tournant le dos au nom caché
> du Tout-Puissant.
> 
> 17.9.5
> 
> Dis : Ô assemblée de religieux ! soyez équitables dans votre jugement, je
> vous en conjure par Dieu. Produisez les preuves et les témoignages en votre
> possession si vous voulez être comptés parmi les habitants de cette
> glorieuse demeure. Tournez votre cœur vers l’Aurore de la révélation divine
> afin que nous puissions dévoiler à vos yeux l’équivalent de tous ces versets,
> preuves, témoignages, affirmations et signes que vous et les autres peuples
> de la terre possédez. Craignez Dieu et ne soyez pas de ceux qui méritent
> amplement le châtiment de Dieu, le Seigneur de la création.
> 
> 17.9.6
> 
> Voici le jour où l’Océan de la connaissance élève la voix et livre ses perles.
> Si seulement vous le saviez ! En vérité, sur l’ordre de Dieu, le Secours,
> l’Absolu, le ciel du Bayán a été déployé. Je le jure par Dieu ! l’Essence de
> la connaissance s’exclame et dit : Voyez ! Celui qui est l’objet de toute
> connaissance est venu et son avènement a embelli les Livres sacrés de Dieu,
> le Miséricordieux, l’Aimant. Chaque révélation de grâce, chaque preuve de
> dons bénéfiques émanent de lui et c’est à lui qu’elles retournent.
> 
> 17.9.7
> 
> Craignez Dieu, ô ramassis d’insensés, et n’infligez pas d’épreuves à ceux
> qui ne veulent rien d’autre que ce que Dieu veut. Et si vous prêtez attention
> à mon appel, ne suivez pas vos désirs égoïstes. Le jour approche où
> s’évanouira tout ce qui est maintenant visible, et vous pleurerez de ne pas
> avoir accompli votre devoir envers Dieu. En témoigne cette Tablette gravée.
> 
> 17.9.8
> 
> Réjouis-toi de tout cœur, nous nous souvenons de toi, aujourd’hui comme
> hier. D’ailleurs, les douces saveurs de ce souvenir dureront, immuables au
> cours de l’éternité des noms de Dieu, le Seigneur de l’humanité. Nous
> acceptons de bonne grâce tes dévotions, ta louange, ton travail
> d’enseignement et les services que tu as rendus par amour pour cette
> prodigieuse annonce. Nous avons également prêté l’oreille à ce que ta
> langue a prononcé lors des réunions et des rassemblements. En vérité, ton
> Seigneur entend et observe toutes choses. Nous t’avons revêtu de l’habit de
> notre bon plaisir dans notre royaume céleste, et, de l’Arbre divin qui s’élève
> en bordure de la vallée de la sécurité et de la paix, dans le lieu lumineux qui
> se trouve au-delà de la cité glorieuse, nous t’appelons à haute voix en ces
> termes : « En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que nous, l’Omniscient, le
> Très-Sage ». Nous t’avons appelé à l’existence pour me servir, pour
> glorifier ma parole et pour proclamer ma cause. Concentre tes énergies sur
> la raison de ta création par la volonté de l’Ordonnateur suprême, l’Ancien
> des jours.
> 
> 17.9.9
> 
> En ce moment, nous nous rappelons de nos aimés et nous leur donnons les
> joyeuses nouvelles de la grâce infaillible de Dieu et de ce qui leur est donné
> dans mon Livre évident. Vous supportez la critique des ennemis par amour
> pour moi et, inébranlables en mon chemin, vous subissez les cruautés
> pénibles que vous infligent les impies. J’en témoigne en personne et je suis
> l’Omniscient. Nombreux sont les lieux ennoblis de votre sang par amour
> pour Dieu. Innombrables sont les villes d’où s’élèvent la voix de vos
> lamentations et la complainte de votre angoisse. Nombreuses sont les
> prisons où vous avez été jetés par les armées de la tyrannie. Soyez certains
> qu’il vous rendra victorieux, qu’il vous élèvera parmi les peuples du monde
> et qu’il fera la preuve de la grandeur de votre rang aux yeux de toutes les
> nations. Il ne permettra certainement pas que se perde la récompense de ses
> élus.
> 
> 17.9.10
> 
> Ne laissez pas les actes commis par les incarnations des chimères vous
> affliger ni les actions perpétrées par les oppresseurs rebelles vous blesser.
> Par le pouvoir de son Nom, saisissez le calice de la constance, et en vertu de
> la souveraineté de Dieu, le Puissant, l’Omnipotent, buvez. Ainsi brille au-
> dessus de l’horizon de cette Tablette le soleil de ma miséricorde et de ma
> tendre bonté et rendez grâce à votre Seigneur, le Tout-Puissant, le Très-
> Généreux.
> 
> 17.9.11
> 
> Que la gloire qui resplendit au ciel de ma parole repose sur toi et sur ceux
> qui se tournent vers toi et prêtent l’oreille aux paroles sorties de ta bouche
> concernant cette glorieuse, cette auguste Révélation.
> 
> 17.10.1
> 
> Par la justice de Dieu ! le Livre mère est rendu manifeste, appelant les
> hommes à Dieu, le Seigneur des mondes, alors que les mers proclament : Le
> Très-Grand-Océan est apparu et, de ses vagues, on peut entendre le cri
> retentissant : « En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, l’Incomparable,
> l’Omniscient ». Et les arbres, élevant la voix, s’exclament : « Ô peuples du
> monde ! la voix de l’Arbre divin résonne clairement et le cri strident de la
> Plume de gloire retentit. Prêtez l’oreille et ne soyez pas parmi les
> insouciants. » Le soleil appelle : « Ô assemblée de religieux ! le ciel des
> religions est fendu et la lune coupée en deux, et les peuples de la terre sont
> rassemblés dans une nouvelle résurrection. Craignez Dieu et ne suivez pas
> les impulsions de vos passions, suivez plutôt celui dont ont témoigné les
> Écritures de Dieu, l’Omniscient, le Très-Sage. »
> 17.10.2
> 
> L’épisode du Sinaï se reproduit dans cette révélation, et celui qui conversa
> sur le Mont s’écrie : « En vérité, le Désiré est venu, assis sur le trône de la
> certitude, puissiez-vous seulement le percevoir. Il enjoint à tous les hommes
> d’observer ce qui conduit à l’élévation de la cause de Dieu et ce qui guidera
> l’humanité vers son droit chemin. »
> 
> 17.10.3
> 
> Grand est le nombre des opprimés ravis par l’appel de Dieu ! De nombreux
> potentats se sont levés pour commettre des agressions dont se lamentent les
> habitants du paradis le plus élevé et gémissent de douleur les occupants de
> cette glorieuse demeure ! Immense est la multitude des pauvres qui se sont
> désaltérés du vin de choix de la révélation divine, et nombreux les riches
> qui se sont détournés, qui ont répudié la vérité et clamé leur incrédulité à
> l’égard de Dieu, le Seigneur de ce jour béni et merveilleux !
> 
> 17.10.4
> 
> Dis : Craignez Dieu, soyez ensuite équitables dans votre façon de juger
> cette grande Nouvelle devant laquelle, dès son apparition, toutes les
> nouvelles importantes s’inclinèrent en signe d’adoration. Dis : Ô ramassis
> d’insensés ! si vous la rejetez, quelle preuve pouvez-vous avancer pour
> justifier votre allégeance aux précédents messagers de Dieu ou revendiquer
> votre croyance en ce qu’il a envoyé de son royaume puissant et exalté ?
> Quel bénéfice tirez-vous de vos possessions ? Quelle protection peuvent
> vous assurer vos trésors ? Aucune, je le jure par l’Esprit de Dieu qui anime
> tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre. Rejetez ce que vous avez
> rassemblé avec les mains des chimères et des imaginations stériles, et
> saisissez fermement le Livre de Dieu qui est envoyé en vertu de son autorité
> irrésistible et inviolable.
> 
> 17.10.5
> 
> Ta lettre fut présentée à cet Opprimé, et c’est en ton honneur que nous
> avons révélé cette Tablette qui diffuse le parfum de la gracieuse faveur de
> ton Seigneur, le Compatissant, le Généreux. Nous implorons Dieu de te
> rendre semblable à un étendard hissé sur la cité de son souvenir et d’exalter
> ton rang dans cette Cause – une Cause à l’ombre de laquelle les sincères en
> Dieu verront les peuples et les phratries de la terre chercher refuge. En
> vérité, ton Seigneur sait et informe. Nous l’implorons en outre de te nourrir
> du meilleur de ce qui a été précieusement gardé dans son Livre. Il est, en
> vérité, celui qui entend et qui répond à l’appel.
> 
> 17.10.6
> 
> Continue à aider sa Cause par le pouvoir fortifiant des armées de la sagesse
> et de la parole. Ainsi en est-il décrété par Dieu, le Clément, le Très-Loué.
> Béni le croyant qui, en ce jour, embrasse la vérité, et béni l’homme
> fermement résolu que les armées de la tyrannie ne réussissent pas à
> intimider.
> 
> 17.10.7
> 
> Que la gloire apparue au-dessus de l’horizon de la parole soit sur toi et sur
> les croyants qui, par le pouvoir de son nom, l’Absolu, ont saisi le calice de
> son vin scellé et qui s’y sont désaltérés abondamment en dépit de ceux qui
> ont rejeté celui en qui ils croyaient naguère - ceux qui ont contesté la vérité
> de cette grande nouvelle que Dieu a confirmée dans son ancien et précieux
> Livre.
> 
> 17.11.1
> 
> Ô Muh∂ammad H∆usayn ! prépare-toi à recevoir les effusions de la tendre
> bonté de Dieu, le Seigneur des mondes. Le Très-Miséricordieux a daigné
> répandre sur toi, de l’océan de la grâce de Dieu, le Tout-Puissant, le
> Suprême, les perles de la connaissance.
> 
> 17.11.2
> 
> Où est l’homme perspicace qui reconnaîtra et percevra la vérité ? Où
> trouver l’homme attentif qui écoutera ma voix merveilleuse appelant du
> royaume de gloire ? Où est l’âme qui tournera son visage vers l’Arbre
> divin, insensible à la puissance impérieuse des rois et aux vociférations de
> leurs sujets, et qui, par le pouvoir de la sagesse et de la parole, élèvera la
> voix parmi la création tout entière pour attester ce que Dieu affirme : en
> vérité, il n’est pas d’autre Dieu que Lui, le Puissant, l’Invincible,
> l’Omnipotent, l’Omniscient, le Sage.
> 
> 17.11.3
> 
> Ô H∆usayn ! ton nom a été mentionné dans la Très-Grande-Prison devant
> cet Opprimé, et nous te révélons ce qui ne peut être comparé au contenu
> d’aucun livre au monde. En témoigne le Roi d’éternité, et pourtant la
> majorité de l’humanité est comptée parmi les insouciants. Dès l’aube du
> témoignage, nous avons lancé l’appel à tous ceux qui vivent dans le
> royaume de la création. Il en est qui furent grisés par le parfum de la parole
> de leur Seigneur de sorte que, dans leur impatience d’atteindre la cour de la
> présence de Dieu, le Seigneur du trône puissant, ils renoncèrent à tout ce
> qui est humain. Il en est aussi qui furent perplexes et hésitants. D’autres
> s’empressèrent de répondre à l’appel de leur Seigneur, l’Ancien des jours.
> D’autres encore se détournèrent, rejetèrent la vérité et finirent par ne plus
> croire en Dieu, le Tout-Puissant, le Très-Loué.D’autres enfin le jugèrent
> avec une telle cruauté que toute âme sage et éclairée se lamenta. Alors que
> nous leur avions fait la grâce de les convier à la rivière qui, de fait, est la
> Vie, ils décidèrent, avec une injustice manifeste, de répandre mon sang.
> Ainsi s’est levée l’Étoile du jour de la sagesse au-dessus de l’horizon de la
> parole de ton Seigneur, le Très-Miséricordieux. Viendrais-tu à rejoindre sa
> lumière qu’il te faudrait magnifier la louange de ton Seigneur et dire : Je te
> rends grâce, ô Dieu des mondes.
> 
> 17.11.4
> 
> Béni sois-tu et bénis soient ceux que le monde et ses vanités n’ont pas
> réussi à détourner de cet horizon lumineux.
> 
> 17.11.5
> 
> Transmets nos salutations à nos aimés. Nous les exhortons à observer la
> sagesse, ainsi qu’il en est ordonné dans notre Livre merveilleux.
> 
> 17.12.1
> Ô ma servante et ma Feuille ! réjouis-toi d’une grande joie, car ton appel est
> monté vers l’Arbre divin et reçoit sa réponse depuis l’Horizon très glorieux.
> En vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, l’Opprimé, l’Exilé.
> 
> 17.12.2
> 
> Nous nous sommes révélé aux hommes, nous avons dévoilé la Cause, guidé
> toute l’humanité vers le droit chemin de Dieu, promulgué les lois et prescrit
> à chacun ce qui lui profitera réellement en ce monde et dans l’autre.
> Pourtant, ils ont décidé de répandre notre sang. La Servante des cieux en
> versa des larmes de chagrin, le Sinaï se lamenta et l’Esprit fidèle gémit de
> douleur.
> 
> 17.12.3
> 
> Actuellement, les hommes se privent des effusions de la grâce divine et
> suivent les traces de l’ignorant et de l’égaré. Ils tournent le dos à l’Océan du
> savoir divin et fixent leur regard sur des hommes insensés au point de se
> prétendre savants sans aucune preuve venant de Dieu, le Seigneur de
> l’humanité.
> 
> 17.12.4
> 
> Heureuse es-tu, car tu as abandonné les vaines imaginations et saisi la corde
> de Dieu qu’aucun homme ne peut rompre. Considère les gracieuses faveurs
> de Dieu – exaltée soit sa gloire. Nombreux sur terre sont les rois et les
> reines qui, en dépit de leur désir ardent et de leur attente, se sont privés de
> celui qui est le Désir du monde, alors que toi, tu l’as rejoint. S’il plaît à
> Dieu, tu accompliras un acte dont le parfum durera aussi longtemps que
> dureront les noms de Dieu – exaltée soit sa gloire. Par la justice de Dieu ! le
> titre « ô ma servante » surpasse de loin tout autre titre que l’on peut trouver
> dans le monde. Avant longtemps, les yeux des hommes s’illumineront et se
> réjouiront en reconnaissant ce que notre Plume de gloire a révélé.
> 
> 17.12.5
> 
> Bénie es-tu et bénie la mère qui t’a élevée. Apprécie la valeur de ce rang et
> lève-toi pour servir sa Cause de telle façon que les vaines chimères et les
> insinuations des indécis ne te détournent pas de cette grande résolution. Le
> Soleil de la certitude brille de tout son éclat, mais les peuples du monde
> s’attachent à de vaines imaginations. L’Océan de la connaissance divine
> s’enfle, alors que les enfants des hommes restent accrochés aux vêtements
> des insensés. Et, à l’exception de la grâce infaillible de Dieu – exaltée soit
> sa gloire–, il n’existe aucun antidote capable de guérir ces maladies
> incurables.
> 
> 17.12.6
> 
> Remets mes salutations aux servantes de Dieu en cette région et donne-leur
> la bonne nouvelle que sa tendre miséricorde et sa grâce leur sont acquises.
> Élevé en réalité est le rang que nous t’avons réservé. Il t’appartient de
> rendre grâce à ton Seigneur, le Bienfaisant, le Très-Généreux. Glorifié soit
> Dieu, le Suprême, le Grand.
> 
> 17.13.1
> 
> Autrefois, on entendit cette parole sublime prononcée par la langue de celui
> qui est le Possesseur de tout être et le Seigneur du trône d’en haut et d’ici-
> bas – exaltée soit la gloire de sa parole : piété et détachement sont deux
> grands astres dans le ciel de l’enseignement. Béni celui qui est parvenu à ce
> rang suprême, à cette demeure de sublimité et de sainteté transcendante.
> 
> 17.14.1
> 
> Voici une tablette envoyée du royaume de la parole par le Clément pour
> tous ceux qui vivent sur la terre. Heureux l’homme qui l’écoute et qui en
> tient compte, et malheur à celui qui s’en écarte et qui doute. Voici le jour
> illuminé par la lumière rayonnante de la face de Dieu, le jour où la Langue
> de grandeur proclame : Le royaume est à Dieu, le Seigneur du jour de la
> résurrection.
> 
> 17.14.2
> 
> Ton nom a été mentionné en notre présence et nous avons daigné révéler
> pour toi ce que ne peut dire la langue d’aucun homme parmi les peuples du
> monde. Réjouis-toi d’une joie extrême puisque nous nous sommes souvenu
> de toi dans la Très-Grande-Prison et que le visage de l’Ancien des jours
> s’est tourné vers toi depuis cette demeure exaltée.
> 
> 17.14.3
> 
> En vérité, nous révélons les signes, produisons les témoignages irréfutables
> et nous appelons tous les hommes vers le droit chemin. Parmi eux il en est
> qui se détournent et qui désavouent la vérité, d’autres qui prononcent un
> jugement contre nous sans aucune preuve ou évidence. Les premiers à
> s’être détournés de nous furent les chefs spirituels de cette époque – eux qui
> nous appellent jour et nuit et mentionnent notre nom tout en restant sur leur
> trône élevé. Cependant, lorsque je me suis révélé aux hommes, ils se
> dressèrent contre moi de façon telle que même les pierres gémirent et se
> lamentèrent amèrement.
> 
> 17.14.4
> 
> Grande est ta bénédiction, puisque tu as écouté sa voix, tu as tourné ton
> visage vers Lui et entendu l’appel de ton Seigneur lorsqu’il vint investi d’un
> pouvoir et d’une souveraineté invincibles.
> 
> •
> 
> 17.15.1
> 
> Ô ma servante, ô ma Feuille ! rends grâce au Bien-Aimé du monde pour
> avoir atteint cette grâce infinie à une époque où les hommes les plus savants
> et les plus remarquables en sont restés privés. Nous t’avons donné le nom
> de « Feuille » pour que tu sois bercée par la brise légère de la volonté de
> Dieu – exaltée soit sa gloire – tout comme les feuilles des arbres s’agitent
> sous des vents impétueux. Rends grâce à ton Seigneur par la vertu de cette
> parole brillante. Si tu percevais la douceur du titre « ô ma servante » tu te
> sentirais détachée de toute l’humanité, pieusement engagée, jour et nuit, à
> communier avec celui qui est le seul Désir du monde.
> 
> 17.15.2
> Nous avons parlé avec justesse en termes d’une incomparable beauté de ces
> feuilles et de ces servantes qui étanchèrent leur soif aux eaux vivifiantes de
> la grâce divine et fixèrent leur regard vers Dieu. Heureuses et bénies sont-
> elles en vérité. Sous peu, Dieu révélera leur rang dont aucun mot ne peut
> décrire l’élévation, ni aucune description la dépeindre adéquatement.
> 
> 17.15.3
> 
> Nous t’exhortons à faire ce qui servira à promouvoir les intérêts de la cause
> de Dieu parmi les hommes et les femmes. Il entend vraiment l’appel des
> amis et il voit leurs actions. En vérité, il est Celui qui entend et Celui qui
> voit.
> 
> 17.15.4
> 
> Sur toi et sur eux soit la gloire de Dieu, le Puissant, l’Omniscient, le Très-
> Sage.
> 
> •
> 
> 17.16.1
> 
> Ô servante de Dieu ! écoute la voix du Seigneur des noms qui, de sa prison,
> tourne son regard vers toi et fait mention de toi.
> 
> 17.16.2
> 
> Il apporte son aide à tout voyageur, répond avec grâce à tout solliciteur et
> accueille tout chercheur de vérité. En ce jour, le droit chemin est rendu
> manifeste, la balance de la justice divine est établie et la lumière du soleil
> de sa générosité resplendit ; pourtant, les ténèbres oppressantes du peuple
> de la tyrannie se sont interposées, tels des nuages, et ont créé un déplorable
> obstacle entre le Soleil de la grâce céleste et les habitants du monde. Béni
> celui qui déchire les voiles et qui est illuminé par la lumière rayonnante de
> la révélation divine. Vois comme ils étaient nombreux ceux qui se
> considéraient parmi les sages et les érudits, et qui pourtant, au jour de Dieu,
> furent privés de l’effusion des générosités célestes.
> 17.16.3
> 
> Ô ma Feuille, ô ma servante ! apprécie la valeur de cette bénédiction et de
> cette tendre miséricorde qui t’a enveloppée et qui a guidé tes pas vers
> l’Aurore de gloire.
> 
> 17.16.4
> 
> Transmets les salutations de cet Opprimé aux servantes qui adorent Dieu, et
> réjouis leur cœur en leur apportant la certitude de sa tendre providence.
> 
> •
> 
> 17.17.1
> 
> Fixe ton regard sur la sagesse en toutes choses, c’est un antidote infaillible.
> Combien de fois n’a-t-elle pas transformé un incroyant en croyant et un
> ennemi en ami ? L’observer est tout à fait essentiel, d’autant que ce thème
> est développé dans de nombreuses tablettes révélées de l’empyrée de la
> volonté de celui qui est la manifestation de la lumière de l’unité divine.
> Heureux ceux qui agissent en conséquence.
> 
> 17.17.2
> 
> Concentre sans cesse ton attention sur ce qui exaltera la parole de Dieu.
> Dans cette très grande révélation, des actes vertueux et un caractère louable
> sont considérés comme les armées de Dieu, au même titre que sa sainte et
> divine parole. Ces armées sont comme l’aimant naturel du cœur des
> hommes et le moyen efficace pour ouvrir les portes. De toutes les armes du
> monde, c’est la plus acérée.
> 
> 17.17.3
> 
> Implore Dieu d’aider gracieusement tous les hommes à observer ce que sa
> Plume très glorieuse a inscrit dans les livres et les tablettes sacrés.
> 
> •
> 
> 17.18.1
> Cet Opprimé mentionne celui qui tourne son visage vers l’Incomparable,
> l’Omniscient, celui qui atteste de son unité comme en atteste la Plume très
> glorieuse quand elle se déplace vivement dans l’arène des mots. Bénie
> l’âme qui reconnaît son Seigneur, et malheur à celui qui s’égare
> lamentablement et doute.
> 
> 17.18.2
> 
> L’homme est semblable à un arbre. S’il est porteur de fruits, il a été et sera
> toujours l’objet de louanges et d’éloges. Autrement, un arbre sans fruits
> n’est bon qu’à jeter au feu. Les fruits de l’arbre humain sont exquis,
> hautement désirés et tendrement choyés. Parmi eux se trouvent un caractère
> droit, des actes vertueux et une bonne parole. Le printemps des arbres
> terrestres revient une fois par an, alors que celui des arbres humains arrive
> pendant les jours de Dieu – exaltée soit sa gloire. Si, en ce divin printemps,
> les arbres des vies humaines s’ornaient de ces fruits, la lumière de la justice
> éclaterait sans aucun doute, illuminant tous les habitants de la terre, et
> chacun d’eux vivrait dans la tranquillité et la satisfaction à l’ombre
> protectrice de celui qui est le but de toute l’humanité. L’eau pour ces arbres
> est l’eau vivifiante des paroles sacrées prononcées par le Bien-Aimé du
> monde. De tels arbres sont plantés en un instant, et l’instant suivant, leurs
> branches atteignent le ciel grâce aux ondées de la miséricorde divine. Un
> arbre desséché, par contre, n’a jamais été et ne sera jamais digne d’être
> mentionné.
> 
> 17.18.3
> 
> Heureux le fidèle qui, revêtu de l’habit de l’effort soutenu, se lève pour
> servir cette Cause. Une telle âme atteint vraiment le but désiré et
> appréhende la finalité de sa création. Mais hélas, mille fois hélas, les entêtés
> sont comme des feuilles desséchées tombées dans la poussière ! Bientôt des
> rafales mortelles les emporteront vers le lieu qui leur est réservé. Ignorants
> ils arrivèrent, ignorants ils perdirent leur temps et ignorants ils se retirèrent
> dans leurs demeures.
> 
> 17.18.4
> Le monde proclame sans cesse ces mots : Attention ! je suis éphémère, ainsi
> que toutes mes apparences et mes couleurs. Prenez garde aux changements
> et aux hasards présents en moi, et sortez de votre torpeur. Il n’est cependant
> aucun œil pénétrant pour voir, aucune oreille attentive pour entendre.
> 
> 17.18.5
> 
> En ce jour, l’oreille spirituelle s’exclame : Tout est très bien pour moi,
> aujourd’hui est mon jour, puisque la voix de Dieu appelle à voix haute. Et
> l’essence de la vision s’écrie : Je suis bénie, voici mon jour, car la Beauté
> antique luit, resplendissante, au-dessus de l’horizon très exalté.
> 
> 17.18.6
> 
> Il appartient au peuple de Bahá d’invoquer et de supplier le Seigneur des
> noms afin qu’en ses jours, les peuples du monde ne soient pas privés des
> effusions de grâce.
> 
> 17.18.7
> 
> Naguère, les religieux furent embarrassés par la question suivante que celui
> qui est la Vérité souveraine leur a entendu poser à maintes reprises pendant
> les premières années de sa vie : Quelle est cette parole que prononcera le
> Qá’im et qui mettra en fuite les chefs religieux ? Dis : Cette parole est
> maintenant rendue manifeste et vous vous êtes enfuis avant de l’entendre
> prononcée, alors que vous ne la percevez pas encore. Et cette parole bénie,
> cachée, dissimulée et précieuse est la suivante : « IL » apparaît à présent
> sous l’habit du « JE ». Celui qui était caché aux yeux des mortels s’exclame
> : Voyez ! je suis le Très-Manifeste. Voici la parole qui a fait trembler les
> membres des incroyants. Que Dieu soit glorifié ! Toutes les Écritures
> célestes du passé attestent la grandeur de ce jour, la grandeur de cette
> Manifestation, la grandeur de ses signes, la grandeur de sa parole, la
> grandeur de sa constance, la grandeur de son rang prééminent. Et pourtant,
> malgré tout cela, les gens restent insouciants et séparés comme par un voile.
> En réalité, tous les prophètes ont aspiré à ce jour. David dit : « Qui me
> mènera à la ville fortifiée ? » Par ville forte, on entend la ville d’Acre. Ses
> fortifications sont très solides et cet Opprimé est retenu prisonnier entre ses
> murs. De même, il est révélé dans le Coran : « Fais sortir ton peuple des
> ténèbres vers la lumière ; rappelle-lui les jours de Dieu. »
> 
> 17.18.8
> 
> La plupart des Écritures et des Livres célestes font explicitement mention
> de la gloire dont ce jour est investi. Cependant les religieux de ce temps
> privent les hommes de ce rang transcendant et les retiennent loin de ce
> Pinacle de gloire, de ce But suprême.
> 
> 17.18.9
> 
> Béni sois tu, car l’obscurité des vaines imaginations ne te prive pas de la
> lumière de la certitude et les attaques des hommes ne réussissent pas à te
> détourner du Seigneur de l’humanité. Apprécie la valeur de ce rang élevé et
> implore Dieu – exaltée soit sa gloire – de te permettre par sa grâce de le
> conserver. Une souveraineté impérissable a toujours été le domaine exclusif
> du seul vrai Dieu et de ses aimés, et elle continuera de leur appartenir à tout
> jamais.
> 
> 17.18.10
> 
> Que la gloire apparue à l’horizon de l’éternité repose sur toi et sur ceux qui
> ont fermement saisi la corde de Dieu que nul ne peut rompre.
> 
> •
> 
> 17.19.1
> 
> Il est venu celui qui conduit à la véritable victoire. Par la justice de Dieu ! il
> est tout à fait capable de révolutionner le monde par le pouvoir d’un simple
> mot. Ayant recommandé la sagesse à tous les hommes, il a lui-même fait
> preuve de patience et de résignation.
> 
> 17.19.2
> 
> Les êtres modelés dans la glaise du monde se sont mis en route pour rendre
> visite à l’admirable, la lumineuse cité vermeille de Dieu, et certains
> émissaires de Perse, en secret, ourdissent le mal, bien qu’en apparence, ils
> prétendent être aimables et soumis. Par Dieu ! quand cette sournoiserie qui
> afflige le monde sera-t-elle transformée en sincérité ? Les exhortations de
> Dieu, le Vrai, embrassent le monde, mais, jusqu’à présent, leur influence
> n’est pas dévoilée. Les actes inconvenants des hommes les retiennent loin
> de lui. Nous implorons Dieu – qu’il soit exalté et glorifié – de faire tomber,
> des nuages de la grâce divine, la pluie abondante de sa générosité sur tous
> ses serviteurs. En vérité, il a pouvoir sur toutes choses.
> 
> 17.19.3
> 
> Ô ‘Alí H∆aydar ! Ô toi qui t’es levé pour servir ma cause et qui t’es engagé
> à magnifier la louange de Dieu, le Seigneur du trône puissant ! Pour les
> symboles de la justice et les interprètes de l’équité, il est tout à fait clair et
> évident que cet Opprimé, fort du pouvoir transcendant du royaume, cherche
> à supprimer du sein des peuples et phratries de la terre toute trace de
> désordre, de discorde, de dissension, de différends ou de divisions. Et ce
> n’est pour nulle autre raison que cette grande, cette importante mission qu’il
> fut à de multiples reprises jeté en prison et que pendant bien des jours et des
> nuits il fut soumis aux chaînes et aux fers. Bénis ceux qui jugent avec équité
> et droiture cette Cause irréfutable, cette glorieuse Nouvelle.
> 
> •
> 
> 17.20.1
> 
> Voici une tablette envoyée par le Seigneur de miséricorde pour permettre
> aux peuples du monde de s’approcher de cet Océan qui a surgi par le
> pouvoir de son auguste nom. Parmi les hommes, il en est qui se détournent
> de lui et qui s’opposent à sa déclaration, alors que d’autres boivent à longs
> traits le vin de la conviction dans la gloire de son nom qui embrasse toutes
> choses créées. Ils souffrent d’une grande perte ceux qui prêtent l’oreille au
> croassement du corbeau, et qui refusent d’écouter le doux gazouillis de
> l’Oiseau du paradis chantant sur les rameaux de l’arbre d’éternité : En
> vérité, il n’est pas d’autre Dieu que moi, l’Omniscient, le Très-Sage. Voici
> le jour qu’illuminent les splendeurs de la lumière de notre face – jour autour
> duquel tous les jours et toutes les nuits gravitent en adoration. Béni
> l’homme perspicace qui le perçoit et l’assoiffé qui se désaltère à cette
> source lumineuse. Béni l’homme qui reconnaît la vérité, s’efforçant de tout
> cœur de servir la cause de son Seigneur, le Tout-Puissant.
> 
> 17.20.2
> 
> Ô serviteur qui fixe ton regard sur notre visage ! Écoute la voix de ton
> Seigneur, le Très-Glorieux, qui, de l’aurore de grandeur et de majesté,
> appelle à haute voix. En vérité, son appel te rapprochera du royaume de
> gloire et te fera chanter sa louange de manière telle que chaque chose créée
> en sera ravie et que sa gloire en sera magnifiée de façon à influencer la
> création tout entière. Ton Seigneur est vraiment le Protecteur, le
> Miséricordieux, le Bien-Informé.
> 
> 17.20.3
> 
> Rassemble les amis de Dieu en ce pays et fais-leur connaître notre souvenir
> incomparable. Nous avons révélé pour eux une Tablette d’où le parfum du
> Très-Miséricordieux s’est répandu sur le royaume de l’existence, afin qu’ils
> se réjouissent d’une joie extrême et demeurent fermes dans cette Cause
> merveilleuse.
> 
> 17.20.4
> 
> En prison, nous avons révélé un livre que nous avons intitulé le Très-Saint-
> Livre. Nous y avons promulgué des lois et l’avons orné des
> commandements de ton Seigneur qui a autorité sur tous ceux qui sont dans
> les cieux et sur la terre. Dis : Saisisse-le, ô peuple, et observe ce qui, des
> préceptes remarquables de ton Seigneur l’Indulgent, le Généreux, y est
> révélé. Ceci te profitera en vérité dans ce monde et dans l’autre, et te
> purifiera de tout ce qui ne te convient pas. Il est, en fait, l’Ordonnateur,
> l’Interprète, Celui qui donne, le Généreux, le Gracieux, le Très-Loué.
> 
> 17.20.5
> 
> Grande est ta bénédiction, car tu es fidèle à l’alliance de Dieu et à son pacte,
> et tu es honoré par cette tablette par laquelle ton nom est inscrit dans ma
> Tablette préservée. Consacre-toi au service de la cause de ton Seigneur,
> chéris son souvenir dans ton cœur et célèbre sa louange afin que tout âme
> rebelle et insouciante soit tirée de son sommeil.
> 
> 17.20.6
> 
> Ainsi avons-nous daigné t’accorder un signe de faveur émanant de notre
> présence ; et je suis, en vérité, le Clément, le Très-Miséricordieux.
> 
> •
> 
> 17.21.1
> 
> Nous désirons parler de celui qui a tourné son visage vers nous et le laisser
> une nouvelle fois boire à longs traits les eaux vivifiantes de notre gracieuse
> providence. Qu’il s’approche ainsi de mon horizon, s’orne de mes attributs,
> s’élève dans mon atmosphère, qu’il soit confirmé dans ce qui manifestera la
> sainteté de ma Cause parmi mon peuple et célèbrera ma louange de sorte
> que toute âme hésitante se précipitera, toute créature immobile s’envolera,
> tout corps mortel se consumera, tout cœur glacé reprendra vie et tout esprit
> découragé sera revigoré. Voilà ce qui incombe à celui qui a tourné son
> visage vers le mien, s’est abrité à l’ombre de ma tendre bonté et a reçu mes
> versets répandus dans le monde entier.
> 
> 17.21.2
> 
> Ô ‘Alí ! celui qui est l’Aurore de la révélation divine t’appelle par
> l’entremise de cette parole merveilleuse. Par la justice de Dieu ! si tu te
> présentais devant mon trône et écoutais la Langue de puissance et de
> grandeur, tu sacrifierais ton corps, ton âme, ton être tout entier par amour
> pour Dieu, le Souverain, le Protecteur, l’Omniscient, le Très-Sage et tu
> frémirais sous le charme de sa voix de sorte qu’aucune plume ne pourrait
> rendre compte de ton rang et que tout orateur éloquent échouerait dans ses
> tentatives pour le décrire. Médite un instant sur cette révélation et sur sa
> souveraineté invincible, aide-la comme il convient à ton Seigneur, le
> Gracieux, le Très-Généreux. Dirige les hommes vers l’Aurore de gloire. En
> vérité, c’est lui-même qui est établi sur son trône puissant. Grâce à lui,
> l’horizon de cette prison devient resplendissant et par lui, tous ceux qui sont
> dans les cieux et sur la terre sont illuminés.
> 17.21.3
> 
> Nous avions daigné mentionner ton nom par le passé et nous le
> mentionnons dans cette tablette bienveillante afin qu’une fois encore tu
> respires le doux parfum du Très-Miséricordieux. Ceci n’est rien d’autre
> qu’un signe de ma faveur pour toi. Rends grâce à ton Seigneur, le Très-
> Généreux, le Clairvoyant.
> 
> 17.21.4
> 
> Ne t’afflige pas si les hommes n’arrivent pas à saisir la vérité. Bientôt tu les
> verras se tourner vers Dieu, le Seigneur de l’humanité. En effet, nous avons
> enveloppé le monde entier par la puissance de la Parole sublime, et le
> moment approche où Dieu aura soumis les cœurs de tous ceux qui vivent
> sur terre. Il est, en vérité, l’Omnipotent, le Tout-Puissant.
> 
> 116 (21.5)
> 
> De ce pays, nous nous souvenons aussi de ton frère afin qu’il se réjouisse
> d’avoir été mentionné et qu’il soit parmi ceux qui réfléchissent.
> 
> 17.21.6
> 
> Ô ami ! le Bien-Aimé t’appelle de sa Très-Grande-Prison, il t’exhorte à
> respecter ce que ma Plume exaltée a révélé dans mon Très-Saint-Livre afin
> que tu puisses t’y tenir avec une résolution et un pouvoir comparables à
> ceux que je suscite. En vérité, je suis l’Ordonnateur, le Très-Sage.
> 
> 17.21.7
> 
> Grande est ta bénédiction, car sa grâce infaillible t’est accordée ainsi que
> l’aide pour reconnaître cette Cause – une Cause dont la puissance a fait se
> replier les cieux et tomber en poussière toute montagne haute et
> majestueuse.
> 
> 17.21.8
> 
> En outre, dans notre grâce illimitée, nous mentionnons également ta mère
> qui a eu le privilège de reconnaître Dieu. De ce rang glorieux, nous lui
> envoyons nos salutations. Nous nous souvenons de chacun d’entre vous,
> hommes et femmes et, de ce lieu – scène de gloire incomparable –, nous
> vous considérons comme une seule âme et nous vous envoyons la bonne
> nouvelle des bénédictions divines antérieures à toute chose créée et celle de
> notre souvenir qui s’adresse à chacun, jeune ou vieux. La gloire de Dieu
> repose sur vous, ô peuple de Bahá. Que ce souvenir vous réjouisse d’une
> joie intense, car, en vérité, il est avec vous en tout temps.
> 
> •
> 
> 17.22.1
> 
> Prête l’oreille à ce que l’Esprit t’a annoncé pendant les jours de Dieu, le
> Secours, l’Absolu. Que son appel t’attire vers le sommet de la gloire
> transcendante et te rapproche du rang où tu verras ton être tout entier
> s’embraser du feu de l’amour de Dieu. Dès lors, ni le pouvoir des dirigeants
> ni les insinuations de leurs vassaux ne pourront l’éteindre, et tu te lèveras
> parmi les peuples du monde pour célébrer la louange de ton Seigneur, le
> Possesseur des noms. Voilà ce qui te convient en ce jour.
> 
> 17.22.2
> 
> Nous te raconterons ce qui s’est passé autrefois afin que tu perçoives la
> douceur de cette parole et prennes conscience d’événements survenus dans
> le passé. En vérité, ton Seigneur est Celui qui exhorte, le Généreux, le Bien-
> Aimé.
> 
> 17.22.3
> 
> Rappelle-toi les jours où l’Interlocuteur de Dieu soignait, dans le désert, les
> moutons de Jethro, son beau-père. Il entendit la voix du Seigneur de
> l’humanité sortir du Buisson ardent et s’élever au-dessus de la Terre sainte,
> s’exclamant : « Ô Moïse ! En vérité, je suis Dieu, ton Seigneur et le
> Seigneur de tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob ». Il fut tellement ravi par
> la mélodie captivante de cette voix qu’il se détacha du monde et, investi du
> pouvoir de ton Seigneur dont la souveraineté s’exerce sur tout ce qui a été
> et sera, il prit la route vers Pharaon et son peuple. Les peuples du monde
> entendent maintenant ce que Moïse entendit, mais ils ne comprennent pas.
> 17.22.4
> 
> Dis : Je le jure par la justice de Dieu ! Bientôt le faste des ministres d’État
> et le pouvoir des dirigeants s’évanouiront, les palais des potentats seront
> déserts et les imposantes constructions des empereurs réduites en poussière.
> Ce qui durera, c’est ce que nous avons ordonné pour vous dans le royaume.
> Il vous appartient, ô peuples, de faire les plus grands efforts pour que vos
> noms soient mentionnés devant le trône et pour que vous produisiez ce qui
> immortalisera votre souvenir pour l’éternité de Dieu, le Seigneur de tous les
> êtres.
> 
> 17.22.5
> 
> Rappelle-moi au bon souvenir des aimés de ce pays, transmets-leur mes
> salutations et réjouis leur cœur par la nouvelle de ce qui a été révélé pour
> eux depuis ce rang glorieux.
> 
> 17.22.6
> 
> Dis : Prenez garde que la puissance écrasante des oppresseurs ne vous
> effraie. Le jour approche où chaque emblème de vaine gloire aura été réduit
> à néant ; alors vous contemplerez la souveraineté invincible de votre
> Seigneur régnant sur toutes choses, visibles et invisibles.
> 
> 17.22.7
> 
> Prenez garde que les voiles ne vous privent des effusions de sa générosité
> en ce jour. Rejetez ce qui vous retient loin de Dieu et persévérez sur ce
> chemin infini. Nous ne désirons rien d’autre pour vous que ce qui vous sera
> bénéfique, comme le mentionne sa Tablette préservée. Nous pensons
> souvent à nos aimés ; pourtant, à l’exception de ceux que Dieu veut en
> dispenser, nous les trouvons dépourvus de ce qui leur convient à la cour de
> la faveur de leur Seigneur, le Généreux, le Clément. En vérité, il a le
> pouvoir de faire ce qu’il veut. Il donne et reprend. Il est en réalité la Vérité
> éternelle, celui qui connaît les choses invisibles.
> 
> 17.22.8
> Ô Bien-Aimés du Très-Miséricordieux, saisissez le calice de la vie
> éternelle, tendu par la main des généreuses faveurs de votre Seigneur, le
> Possesseur de la création tout entière, et buvez à longs traits. Je le jure par
> Dieu, cela vous charmera tant que vous vous lèverez pour magnifier son
> nom et proclamer sa parole parmi les peuples de la terre et que vous ferez la
> conquête des cités du cœur des hommes au nom de votre Seigneur, le Tout-
> Puissant, le Très-Loué.
> 
> 17.22.9
> 
> En outre, nous annonçons à tous la bonne nouvelle de ce que nous révélons
> dans notre Très-Saint-Livre - Livre à l’horizon duquel le Soleil de nos
> commandements brille sur chaque observateur et sur chaque personne
> observée. Saisissez-le fermement et accomplissez ce qui y est révélé. En
> réalité, ceci est meilleur pour vous que tout ce qui a été créé dans le monde,
> si seulement vous le saviez. Prenez garde que les choses éphémères de la
> vie ne vous empêchent de vous tourner vers Dieu, le Véritable. En votre
> cœur, méditez sur le monde, ses conflits et ses changements, afin de
> discerner ses mérites et le rang de ceux qui fixent leur cœur sur lui et qui se
> détournent de ce qui est révélé dans notre Tablette préservée.
> 
> 17.22.10
> 
> Ainsi avons-nous révélé ces versets sacrés et te les avons-nous envoyés afin
> que tu te lèves pour glorifier le nom de Dieu, le Secours, l’Absolu. Que la
> gloire de Dieu soit sur toi et sur ceux qui ont partagé ce vin choisi et scellé.
> 
> •
> 
> 17.23.1
> 
> Dans la Très-Grande-Prison, cet Opprimé a lu attentivement ta lettre et est
> informé de ta recherche au sujet des commandements de Dieu concernant la
> résurrection et les moyens d’existence. Tu fais bien de poser ces questions,
> car le bénéfice, spirituel comme matériel, t’en sera acquis ainsi qu’à
> d’autres serviteurs de Dieu. En vérité, ton Seigneur connaît toutes choses et
> est prêt à répondre à l’appel.
> 17.23.2
> 
> Que l’homme connaisse Dieu est la raison suprême de la création et de tout
> ce qui s’y trouve. En ce jour, il a touché à jamais au bien souverain celui
> qui, guidé par le parfum du vêtement de sa miséricorde, est admis dans la
> demeure antique, ce qui est le rang de celui qui reconnaît la Source des
> commandements divins et de l’Aurore de sa révélation. À ce rang élevé,
> une double obligation repose sur chaque âme. L’une est d’être inébranlable
> dans la Cause avec une telle fermeté que tous les peuples du monde seraient
> impuissants de l’empêcher de se tourner vers la Source de la révélation,
> s’ils devaient essayer de le faire. L’autre est d’observer les ordonnances
> divines qui ont coulé de la Source de sa plume animée par le ciel. Car la
> connaissance que l’homme a de Dieu ne peut se développer de façon
> complète et convenable à moins d’observer tout ce Dieu a ordonné et est
> exposé dans son Livre céleste.
> 
> 17.23.3
> 
> Il y a un an, le Très-Saint-Livre descendit du firmament de la générosité du
> Seigneur des noms. Si Dieu le veut, tu pourras, par sa grâce, accomplir ce
> qui y est révélé.
> 
> 17.23.4
> 
> En ce qui concerne les moyens d’existence, tu devrais t’engager dans une
> activité, tout en gardant ton entière confiance en Dieu. Il fera descendre
> assurément sur toi, du ciel de sa faveur, ce qui t’est destiné. Il est, en vérité,
> le Dieu de puissance et de pouvoir.
> 
> 17.23.5
> 
> Rends grâce à Dieu ! ta lettre a atteint la présence de ce prisonnier et, du
> siège de l’autorité divine, la réponse est révélée et t’est envoyée. C’est une
> bénédiction infinie accordée par Dieu. Bien que cela ne soit pas évident
> pour l’instant, ce le sera bientôt. Il t’appartient de dire :
> 
> 17.23.6
> Magnifié soit ton nom, ô Seigneur mon Dieu ! Je tourne mon visage vers toi
> et place toute ma confiance en toi. Par ton nom qui fait déferler l’océan de
> ta parole et souffler les brises de ta connaissance, je t’implore ! Aide-moi,
> dans ta bienveillance, à servir ta cause et accorde-moi l’inspiration pour
> célébrer ton souvenir et ta louange. Envoie-moi, du ciel de ta générosité, ce
> qui me protégera de tous sauf de toi et me profitera dans tous tes mondes.
> 
> 17.23.7
> 
> En vérité, tu es le Puissant, l’Inaccessible, le Suprême, l’Omniscient, le
> Sage.
> ‘Abdu’l-Bahá issu de l’Antique Racine, 15.9 lettre de Bahá’u’lláh à, 16.1-
> 2 Plus-Grande-Branche, la, 15.9-10 rang de, 15.9
> 
> Abu’l-Qásim Faráhání, Mírzá (Qá’im Maqám), 6.22
> 
> Acre, 3.1 ; 6.55 ; 7.17-36 ; 17.18.7 ville fortifiée, 17.9.1
> 
> Actes, actions, bon(nes), 6.37 ; 8.37-38-41-68. causes de désordre, 13.8 de
> dévotion, 8.59 dépassées par les mots, 10.12 Dieu voit les, 15.15.3 des
> enfants du monde, 9.6 et paroles, 15.14 fruits des, résultats, 12.23 ; 13.10 de
> grâce, 3.28 gravité des, 14.12 insignifiantes, 12.5 justes, 7.13-24 louables,
> 7.6 ; 8.54 des oppresseurs, 17.9.10 pardon des, 11.44 passées, 7.36
> puissance satanique des, 11.44 punitions et récompenses, 11.5 purification
> des, 9.4 ; 11.50 purs et saints, 7.10-16 ; 11.27 répréhensibles, 7.23-31 ;
> 8.13-39 valeureux, 7.10
> 
> ‘Ád, 14.14
> 
> Adversité, voir Épreuves
> 
> Afnán (famille du Báb), 6.43 ; 7.4 ; 15.10-11-13, 17.13-16 actes louables
> des, 15.11 devrait servir la cause, 7.5 ; 17.1.7
> 
> Aghsán (descendants de Bahá’u’lláh), 15.10-13 actes louables des, 15.11
> 
> Agriculture, 7.22
> 
> ‘Alí H∆aydar, 6.3 ; 6.34 ; 6.44 ; 17.19.31 ; 17.21.2
> 
> ‘Alí-Akbar, Ústád, 5.4 ; 5.12-15-18 ; 7.1 ; 9
> 
> Alliance, 2.23 ; 17.20.5 briseurs de l’, 6 ;57 ; 8.4 ; 8.28 ; 12.2 ; 12.75 Jalíl-
> i-Khu’í, 8.12 Mírzá Yah∂yá, 6.49 ; 8.23         Mírzá Dawlat-Ábádí, 4.31
> Muhammad Jávid-i-Qazviní (Júd), 6.44 Livre vermeil (Kitáb-i-‘Ahd),
> 7.17 ; 7.23 ; 9 Seigneur du Jour de l’, 8.35
> 
> Âme, comme une seule, 12.2 ; 12.11 des prophètes, 8.5 ranimée dans le
> tombeau de leur corps, 8.35 réalité de chaque, 11.1 réveil des, 12.18 ; 13.16
> sanctifiée, 7.10 ; 7.27 sauvée de l’extinction, 17.8.3 transcender les limites
> de l’, 8.25
> 
> Amín, 6.43 ; 7.1
> 
> Amitié, 8.67 doux parfum de l’, 9.5 ; 11.2 esprit d’, 4.9 ; 7.12 ; 8.72 et
> fraternité, 3.3 ; 8.72
> 
> Amour, 4.36 ; 9.5 constance de l’, 5.11 ; 7.24 ; 8.32 et contentement, 8.77
> cours limpide de l’, 9.5 de Dieu, 3.23-24 : 4.30-32 ; 8.40 ; 8.59-60 ; 9.23 ;
> 11.22 ; 12.27 essence de l’, 10.5 feu de l’, 6.44 ; 7.15 miroir de l’, 11.31
> portes de l’, 7.12 pour le monde entier, 11.12 pour l’humanité, 9.5 pour sa
> patrie, 7.12 ; 9.5 ; 11.12
> 
> Andrinople, pays du mystère, 8.34 ; 14.13
> 
> Ange(s), 1.4 ; 2.7 de l’inspiration, 12.6 du Mont Carmel (Haydar ‘Alí), 6.3
> rang des, 9.24
> 
> Angleterre, 7.30
> 
> Angoisse, 8.24 ; 9.31 ; 17.9.1-9
> 
> Animosité, 3.17 ; 4.10
> 
> Apôtre de Dieu, voir Muhammad
> 
> Appolonius de Tyane, voir Balínús
> 
> Áqá Ján Mírzá (le Serviteur toujours présent), 11
> 
> Áqásí, Hájí Mírzá (un grand vizir du Chah), 6.22
> 
> Aqdas, voir Kitáb-i-Aqdas
> 
> Arabe, langue de l’éloquence, lumineuse, 5.8 ; 8.43 ; 11.5
> 
> Arbre, béni, 5.14 céleste, 9.32, (Za’farán), 9.2 creux, 17.8.3 d’éternité,
> 17.20.1 de la connaissance, 8.56 de l’existence, 8.70 ; 9.2 ; 17.18.2 de la
> miséricorde, 8.60 de la Plume de gloire, 6.25 de la sagesse, 11.32 de
> l’homme, 6.11 divin, 4.6 ; 6.55 ; 11.22 ; 14.4 ; 17.9.8 ; 17.10.1 ; 17.11.2 ;
> 17.12.1 marques de glaives sur l’, 14.5 du monde, 5.18 feuilles bercées
> par la brise de Dieu, 17.15.1 feuilles (et fruits) d’un seul, 3.24 ; 8.56 ; 8.60,
> 11.5 fruits de l’, 8.14 ; 17.18.2 l’homme est semblable à un, 17.18.2 parole
> de Dieu comme un jeune, 7.32 sacré, 4.2 ; 4.5 ; 5.14-20 ; 7.41 ; 13.2 stérile,
> 6.9 ; 17.18.2 verdoyants, 8.32 vermeil, 13.5 voix de l’arbre sacré, 5.20
> 
> Arche, 1.4 de Bathá, 14.1 choisie, 8.32 s’est effondrée, 14.4 vermeille, 6.37
> ; 7.8 ; 7.40 ; 8.37 ; 8.77
> 
> Argent, voir Prêts, Richesses
> 
> Aristote, 9.29
> 
> Armements, Armes, 11.7 changées en instrument de reconstruction, 3.8
> prendre les, 11.7
> 
> Art(s), 4.21 ; 9.22 ; 14.8 de gouverner, 8.42 ; 11.11 et métiers, 5.13 ; 9.24 et
> sciences, 5.13 ; 6.40 ; 7.8-40 ; 9.31, 11.16 étude des, utiles, 3.19 ; 4.23 ;
> 7.25, 11.16 source des, 4.23
> 
> Artisanat, voir aussi Travail, 3.20-21 ; 4.21
> 
> Artisans, 4.20
> 
> Ascétisme, 6.36
> 
> Ashraf, Mírzá, 6.58
> 
> Assemblée céleste, 1.1 ; 2.12 ; 4.12 ; 6.23 ; 7.7 ; 8.13-44 ; 12.4 ; 14.1-4-5
> 
> Assemblée universellement reconnue, 11.7
> 
> Assistance, 13.13 ; 13.16 assister Dieu, 13.4 aux rois justes et équitables,
> 6.23 divine, 8.38 ; 11.41
> 
> Astre(s) Báb et Bahá’u’lláh, 8.2 de connaissance, 9.38 consultation et
> compassion, 8.32 ; 11.15 ; 17.8.7 divin, 2.3 ; 4.32 piété et détachement,
> 17.13.1 piété et honnêteté, 14,15 tolérance et droiture, 11.20 Très-Grand-
> Astre, 17.4.4
> 
> Atmosphère, contamination de l’, 6.31
> 
> Atome(s), 1.5 ; 6.50 ; 8.62 ; 16.1 en soleil, 11.43
> 
> Attributs, voir Qualités
> 
> Aube 3.20 : 4.27 ; 8.35 de l’essence divine, 17.2.1 de la gloire, 17.7.4 ;
> 17.8.3 de la lumière de la face, 14.11 de la révélation, 4.2 de la tendre
> bonté, 3.24 ; 8.60 du témoignage, 17.11.3
> 
> Aune, voir balance
> 
> Aurore, 5.12 ; 9.36 ; 17.2.1 de l’amour de Dieu, 8.60 de l’autorité, 15.7 de
> la connaissance divine, 9.6 de la certitude, 8.35 de gloire, 17.6.3 ; 17.21.2
> de grandeur et de majesté, 17.20.2 de l’injustice, 14.11 de la justice, 14.6 de
> la miséricorde, 8.35 des mystères divins, 9.44 de la parole, 8.20 de la
> perception, 4.7 ; 6.48 des préceptes, 8.18 des preuves, 1.2 de la puissance
> de Dieu, 15.5 de la révélation, 6.61 ; 8.8-32 ; 14.1-6-14, 17.9.5 ; 17.21.2 ;
> 17.23.2 des signes célestes, 6.3 ; 8.29 de la tablette divine, 15.2 de la vérité,
> 8.29 de la volonté de Dieu, 11.11
> 
> Bá, Beyrouth, 16.1
> 
> Báb appel du, 8.5 Bahá’u’lláh est le retour du, 12.4 bannissement du, 6.12
> celui qui annonça Bahá’u’lláh, 4.33 : 5.19 ; 6.53 dévoile la connaissance de
> toutes choses, 8.4 famille du Báb, voir Afnán premier à reconnaître et
> adorer Bahá’u’lláh, 5.19 ; 6.47 prière révélée jour anniversaire naissance
> du, 17.2.4 protection du, 8.2 reconnaître le Point du Bayán, 12.15 rejet de
> Bahá’u’lláh, si, par le, 6.46-47 se leva en l’an soixante, 7.16 titres du,
> Crieur, le, 2.9 ; 8.4, 8.35     Héraut, le, 6.49 ; 7.16 ; 8.4-69     Point,
> le, 8.1-2-4      Point du Bayán, le, 5.12 ; 6.47 ; 6.53 ; 8.5 ; 12.13-15 Point
> Premier, le, 6.22 ; 8.41 ; 11.1 ; 12.4    Seigneur des royaumes de gloire et
> de bonté, le, 6.22 Souvenir, le, 2.13
> Bábís (Peuple du Bayán), 4.25-31-34 ; 5.16 ; 12.25 devenus infidèles, 12.15
> doivent accepter Bahá’u’lláh, 6.47 ; 8.7-9 incrédules, 6.47 incroyants parmi
> les, 5.18 ; 6.46-58 ; 17.5.1 interdiction, 4.34 ne comprennent pas, 12.26
> rejet de Bahá’u’lláh, 6.47 ; 12.15, 17.5.1
> 
> Bagdad, 17.8.1
> 
> Bahá’í(s), croyants, voir aussi Chercheurs, Incroyants, accomplir de bonnes
> actions, 8.68 actes et caractère des, voir aussi Actes, actions, 6.2 actes et
> mots, 6.2 ; 6.15 attributs des, voir Qualités bénis, voir Béatitude,
> bénédictions briseurs de l’alliance, voir Alliance, briseurs de l’, Incroyants
> compagnons de l’Arche vermeille, 7.41 ; 8.37-77 constance des, voir
> Constance cruellement assaillis, 17.9.1 doivent, aider dirigeants et érudits
> justes, 15.7 obéir aux lois, ordonnances et préceptes de Dieu, 5.10 ; 6.12-
> 35 ; 8.16-62 ; 17.23.2 observer les versets de Dieu, 17.22.4 efforts pour
> que noms soient mentionnés devant le trône, 17.22.4 étoiles brillantes, 6.4-5
> être admis dans la demeure antique,17.23.2 franchi l’océan des noms, 6.3
> gloire, repose sur les, 6.61 ; 7.42 ; 8.71 ; 13.11, 17.1.8 ; 17.7.6 ; 17.9.11 ;
> 17.21.8 de Dieu, sur les, 12.27 ; 17.18.10 de Bahá’u’lláh, sur les, 4.37
> heureux, 2.4-15 ; 5.13 ; 6.12 intercèdent pour leurs ennemis, 7.24 joyaux
> parmi les hommes, 2.12 loyauté envers le gouvernement, 3.6 mentionnés
> dans le Livre des Noms, 1.4 mer agitée par le désir de Dieu, 4.5 ne pas
> avoir peur, 7.2 noms,       inscrits dans ma Tablette, 17.20.5 mentionnés
> pour l’éternité, 2.12 paix de Dieu sur les, 8.77 peuvent disperser les forces
> du mal, 7.5 place du fidèle, saisie par le traître, 8.50 protection des, par
> Dieu, 6.14 ; 7.15 rang des, 6.4 : 7.27-39        élevé des, 17.18.8 récompense
> des, 7.11 rien n’a pu les écarter de Dieu, 4.37 se lamentent d’apercevoir la
> face de Dieu, 11.47 se lever pour servir la cause, 9.44 souffrance des, 2.23 ;
> 4.31       entre les crocs des loups, 8.12       martyrs, voir Martyr(e)s
> spiritualité des,     briller comme la lumière, 7.15       comme une seule
> âme, 17.21.8 doivent être réjouis, 17.14.2 heureux le fidèle, 17.18.3
> louange à Dieu, voir Dieu        œil pour l’humanité, 14.4
> resplendissants, rayonnants, 7.15 triomphe par la parole, 7.4 visages
> des, reflètent l’éclat de Bahá’u’lláh, 13.11 victorieux, 17.2.3 ; 17.9.5
> 
> Bahá’u’lláh, a fait preuve de patience et de résignation, 17.19.1 affligé par
> attitude des bahá’ís, 6.34 alliance de, Livre vermeil, 7.17-23 ; 9 amour de,
> 2.23 amour pour l’humanité, 11.26 annoncé,            par le Báb, 4.33 : 5.19 :
> 6.53        par les Livres de Dieu, 17.10.7 apporte la connaissance de Dieu,
> 10.18 attesté par Jésus, 8.5 attesté par Muhammad , 8.5 attesté par Moïse,
> 8.5 autorité de, 8.67 avertissements de, 12.26 bénédiction de, 2.23 but de,
> 4.36 ; 6.39 ; 7.26 inéluctable, 2.15 répandre amour et fraternité parmi
> les hommes, 11.37 supprimer la discorde, 17.19.3 caché derrière des voiles
> innombrables, 9.18 calice de ma tendre bonté, 15.3 cité de, 8.37 conseils de,
> 6.34 conseils aux bahá’ís et aux peuples du monde, 7.10 ; 9.4 défie les
> religieux, 17.9.4 demande confrontation avec les savants, 9.7 demande
> protection divine pour les bahá’ís, 7.40 dépositaire de la confiance divine,
> 2.11 descendants de, voir Aghsán dessein de, éteindre flamme de la haine,
> 15.2 dévoilé, 8.45 Dieu remplit son engagement en rendant manifeste, 8.29
> discours, comme un soleil brillant, 4.25 Écrits de, 6.45 ; 9.20       dictés à
> Mírzá Áqá Ján, 11 en persan, 6.8 Épître au fils du Loup, 14
> Kitáb-i-‘Ahd, voir Kitáb-i-‘Ahd           Kitáb-i-Aqdas, voir
> Kitáb-i-Aqdas        Kitáb-i-Íqán, voir Kitáb-i-Íqán mémoriser les, 13.18
> Paroles cachées, les, 4.13      pouvoir des, 13.18 rassemblés par
> incroyants, 8.67      réjouissent les yeux, 2.1 éducation de, pas livresque,
> 9.34 emprisonnement de, 17.20.4 enjoint de voir par ses propres yeux,
> entendre par ses propres oreilles, 17.5.1 esprit de vie, 9.30 exhortation,      à
> l’obéissance aux lois divines, 13.8        aux disciples du Bayán, 8.5-9
> des bahá’ís à servir la cause, 9.4 de l’humanité, 9.4 exil en Irak,
> 8.64, 9.19, 17.8.1 gloire de, sur les bahá’ís, 4.37 il vint des cieux de
> l’éternité, 2.2 « IL » est apparu sous l’habit du « JE », 17.18.7 implore Dieu
> d’éclairer les yeux des hommes, 11.11 insuffle une vie nouvelle à
> l’humanité, 7.5 intention de, 3.1 ; 4.36 journaux, informations mensongères
> sur, 4.25 l’histoire du sacrifice a été répétée, 14.14 larmes de, 12.24 lettres
> et questions de Vafá à, 12.9 lois changées par, 3.27 lois du Báb peuvent être
> changées par, 8.69 mentionné dans les saintes écritures, 8.14 messager pour
> tous les peuples, 97.16 mise en garde contre de nouvelles calamités, 12.10
> mont Sinaï glorifie, 2.7 Muhammad a annoncé, 14.14 ne s’est jamais caché,
> 4.26 ne peut être empêché, ni découragé, 8.29-44, 14.5 ne pas rejeter ce que
> vous ne comprenez pas, 12.21 noms de, voir titres de ombre protectrice de
> Dieu, 17.18.2 opposition à, 4.2       des bábís, 6.58       des peuples de la
> tyrannie, 8.13 des peuples de Perse, 7.3 parfum du vêtement de, 2.18 ;
> 17.23.2 paroles de, voir aussi Paroles, 13.6 ; 17.18.3 pouvoir des, 7.12.
> 13.6 pas d’éducation livresque, 9.34 père de, 6.22 personnification du
> royaume de Dieu, 2.5 Plume de Dieu révèle sa gloire, 13.6 pouvoir de, 8.14
> pouvoir fortifiant de son nom, 6.57 preuves de, 6.45 prophéties du Báb,
> 7.16 prophéties au sujet de, voir Prophéties rang de, 8.12 assis sur le
> trône de la certitude, 17.10.2 source de grâce et de dons, 17.9.6 transcende
> tous les autres rangs, 6.46 reçoit connaissance de Dieu, 9.34 récompense de
> celui qui le reconnaît, 7.11 réconforte, ressuscite, déplie les ailes tombantes,
> 11.19 reconnaissance de, 5.2-5-11 ; 6.57 ; 8.29 ; 17.6.1 à 17.9.11 ; 17.10.6 ;
> 17.11.2 ; 17.20.2 ; 17.21.2 de Dieu, à travers Bahá’u’lláh, 5.5 ; 10.18
> faculté de, 5.17      nécessaire pour connaître Dieu, 5.5         obscurcie
> par attachement, 4.21 obscurcie par le voile des noms, voir aussi Voiles,
> 2.1 par ‘Alí-Akbar, 5.4-12 par Bethléem, 2.17-18 rejet de, voir aussi
> Incroyants, 8.13 ; 14.2 ; 17.1.6 ; 17.4.3 ; 17.8.1-6 ; 17.11 par les bábís,
> 6.46 ; 6.58 ; 12.15-26 ; 17.5.1        par les chefs spirituels, 17.14.13 ;
> 17.18.8 par les disciples du Coran, 2.19 ; 8.7 par les moines, 2.4 par
> les Perses, 6.16      par les peuples de la tyrannie, 8.13         par les rois et
> reines, malgré leur attente, 17.12.4         par les sages et les érudits, 17.16.2
> par la secte chiite, 6.53 si rejet, comment justifier allégeance à Dieu,
> 17.10.4 retour,       du Báb sous sa nouvelle parure, 12.4 du Christ, 2.2 ;
> 2.7 révélation de, voir aussi Révélation de Bahá’u’lláh,           est enfouie dans
> l’âme des prophètes, 8.5          transcende celles du passé et de l’avenir, 6.46
> révèle le mystère caché, 5.1 rien ne peut le refréner, 17.9.2 sagesse, roseraie
> de ma, 8.13 sa parole rendra la cause victorieuse, 6.2 savoir de, vient de
> Dieu, 9.34 se tourner vers, 2.8 secrétaire de, 11 se souvient,          de ses
> aimés, 17.9.9 des bahá’ís, 17.9.8 ; 17.14.2 ; 17.21.8 des élus de Dieu, 5.6
> signes de, voir aussi Révélation de Bahá’u’lláh, 8.35 de son autorité, 2.13
> souffrances de, 4.36 ; 6.48 ; 8.8-44-65 ; 12.19         emprisonnement, voir
> aussi ‘Akká, 9.43 oiseaux célestes criblés de pierres, 9.7 par amour du
> monde, 2.5-8 par ceux qui brisent l’alliance, 6.7-34 tabernacle de la
> majesté de, 17.1.3 tablettes de,       à Siyyid Mihdíy-i-Dahají, 13           au roi
> de Paris, 14.8 à Vafá, 12         d’où le parfum du Très-Miséricordieux,
> 17.20.3 fait s’élever les âmes, 8.35 terminée, thème pas épuisé, 8.35
> transcription des, 8.72 témoignage du Christ, 2.7 ; 8.5 testament de, 15
> titres de, Beauté ancienne, antique, 12.4-5 ; 17.18.5 Désir du monde, le,
> 4.30 ; 6.58 ; 7.41 ; 8.70 ; 15.14 ; 17.12.4 ; 17.15.1        Inévitable, l’, 8.35
> Mystère impénétrable (le), 8.2         Plume (la),           de gloire, 7.5-
> 25-31            du Plus-Grand-Nom, 7.14                du Seigneur de la
> création, 7.17        suprême, 7.6           très exaltée, 7.40         du Très-
> Haut, 7.12-16-23 Plus-Grand-Nom, le, 2.12 ; 4.3 ; 5.3-9 ; 7.12-14 ; 8.2 ;
> 12.3       plus grand Souvenir, le, 8.29 Promis, le, 12.6       Secret caché, le,
> 17.1.1     Très Grande Infaillibilité, la, 8.10-12-15-31-47 Grande
> Nouvelle, la, 3.18 : 5.15 ; 6.10 ; 7.3 ; 8.5-25 ; 12.26 ; 17.10.2-7 Véridique,
> le, 6.58 tournez-vous vers la parole la plus sublime, 14.8 tristesse de (cause
> de la), 8.39 tu es la vérité manifeste, 17.8.8 tyrannie du monde ne sera
> jamais un obstacle, 8.50 venue de, 1.4 ; 2.12 ; 7.16 ; 8.1-25 ; 12.3 ; 14.14 ;
> 17.9.4 ; 17.18.7      annoncée dans le Livre de Dieu, 17.1.1         annoncée
> par le Báb, 4.33 ; 5.19 ; 6.53 versets, 5.15 ; 6.41-45-49 ; 7.12-16 vin,
> choisi, 6.57-60 ; 13.1 scellé, 8.15-20 ; 14.4 ; 17.10.7        descellé
> par, 8.11 ; 9.21 ; 17.8.4
> 
> Balance, aune, 8.35 ; 17.6.1 de la justice, 17.16.2 de l’équité et de la
> justice, 11.11
> 
> Balínús, 9.30-31
> 
> Barbe, 3.10
> 
> Bathá, voir Mecque, La
> 
> Bayán, 5.19, 6.53 ; 12.5-12-18-25 ; 17.5.1 ciel du, 17.9.6 « Il est légitime...
> de renier... », 6.46-47 persan, 5.16 ; 6.50 peuple du, voir Bábís Point du,
> 5.12 ; 6.40 ; 6.53 ; 8.5 ; 12.13 ; 12.8 trompette du, 17.9.1
> 
> Béatitude, bénédiction, louanges, 1.3 ; 5.3 ; 6.6-35-43-51 ; 7.37 ; 8.24-47 ;
> 9.30-31 ; 11.3-21-25 ; 13.3-21 ; 15.7 ; 17.4.5 ; 17.14.4 ; 17.16.3 ; 17.20.2-3
> ; 17.23.5 bénie est l’oreille qui écoute, 13.7 bénie est l’oreille qui a entendu,
> 14.4 béni, heureux, le chercheur, 17.4.2 béni soit le lieu d’où s’élève sa
> louange, 13.7 pour ceux qui sont inébranlables, 8.24
> 
> Bethléem, 2.17
> 
> Beyrouth, terre de Bá, 16
> 
> Bible, voir Prophéties, Livres saints
> Bien, le, 2.7-21 ; 8.16-51 ; 11.2 Bien-être, 7.4-28-40 ; 8.51-52 ; 9.42 ;
> 11.10-36 ; 15.4 divin, 13.9 de ce monde, 6.43 ; 10.14 source de tout, 10.1
> souverain, 17.23.2 suprême, 12.3
> 
> Bienveillance, 7.20
> 
> Blasphèmes, voir aussi Imprécations, Injures, 12.23
> 
> Bonne(s) nouvelle(s), 1 ;4 ; 2.9-10 ; 3 : 8.29 ; 17.7.2 ; 17.8.6 ; 17.12.6 ;
> 17.22.1-9
> 
> ranche, Grande-Branche (Mírzá Muhammad -‘Alí), 17.9 Plus-Grande-
> Branche, 17.9
> 
> Buisson ardent, voir aussi Moïse, 2.7 ; 7.15 ; 8.22 ; 11.47 ; 17.9.3 ; 17.22.3
> murmures du, 6.11
> 
> Buzurg Mírzá, 6.22
> 
> Calamités, 11.5 ; 14.13
> 
> Calice, 13.5 de la connaissance, 4.6 ; 6.57 de la constance, 17.9.10 des dons
> célestes, 13.1 d’immortalité 1.2 de la parole, 9.6 de la tendre bonté, 15.3 de
> la vie éternelle, 9.25 ; 17.22.8 du vin scellé, 17.10.7
> 
> Calomnies, insultes, 4.28-29 se garder des, 6.41 ; 8.13
> 
> Caractère, voir aussi Qualités, 15.2 bon, 4.12 ; 11.23 droit, 15.11 ; 17.18.2
> louable, 6.1 ; 6.25 ; 17.17.2
> 
> Catastrophes, 8.35
> 
> Carmel, 1
> 
> Cause (de Dieu), bouclier de la, 8.10 dessein de la, 8.46 être ferme dans la,
> 2.21 ; 5.11 ; 7.24 Mains de la, 7.2 renégats, 6.4-7 resplendit comme le
> soleil, 4.1-32 ; 6.59 tabernacle de la, 7.11 tous devraient servir la, 3.23 ; 4.4-
> 5-36 ; 6.4 ; 6.13 ; 8.22 vérité de la, 6.45 victoire complète de la, 7.10-13
> Certitude, parvenir à la, 12.7
> 
> Chahs, voir Rois, Dirigeants
> 
> Chamelle, 14.4-14
> 
> Chaos, 6.18 ; 7.21 ; 11.25 imminent, 11.26
> 
> Charité, 5.37 ; 10.21
> 
> Chaste, la, voir Fátimih
> 
> Châtiment(s), 8.6-48 ; 10.2 ; 11.46 ; 14.14 ; 17.9.5
> 
> Chefs religieux, devraient restaurer le destin du monde, 11.14
> 
> Chemin, de Dieu, 14.4-11 ; 17.4.3 ; 17.12.2 de la paix, 11.24 droit, voie
> droite, 4.7 ; 5.15 ; 8.40-45-68 ; 11.14-24 ; 14.1-5-10 ; 17.6.1 ; 17.10.2 ;
> 17.12.2 ; 17.14.3 ; 17.16.2 apercevoir le, 8.32
> 
> Chercheur(s), 8.12-13 ; 17.8.3 heureux, 17.4.2 joyaux parmi les hommes,
> 2.12 perspicaces, 6.10 prière pour les, 8.20 sincères, 7.23 devérité, 17.16.2
> 
> Chimères, imaginations, 4.31 ; 6.10-16-36 ; 7.39 ; 8.9-13-36 ; 9.41 ; 13.4 ;
> 17.5.1 ; 17.8.3 berceau des, 8.35 esclave des, 5.7 ; 6.3 ; 17.3.2 corrompues,
> 6.13 ; 7.40 incarnation des, 17.9.10 ne peuvent apaiser la faim, 11.21
> plumes des, vaines, 14.4 vagues, 8.35 vaines, stériles, 6.58 ; 7.9 ; 8.8-49 ;
> 9.7 ; 11.21 ; 14.8 ; 15.4 ; 17.1.6 ; 17.9.4 ; 17.10.4 ; 17.12.5 voile des vaines,
> 14.1
> 
> Choses étranges, 6.31
> 
> Chrétiens, clergé, voir Clergé disciples du Fils, 2.2 ; 2.7 disciples de
> l’Esprit, 2.5 rejettent Bahá’u’lláh, 2.2
> 
> Christ (Esprit), glorifie Bahá’u’lláh, 2.7 glorifié par Bahá’u’lláh, 2.7-11-14
> paroles du, 6.11 prophéties du, voir Prophéties rejet du, 2.3 : 2.5 ; 2.17 ;
> 14.7 rejet par les juifs, 14.2 ; 14.14 retour du, 2.2 à 2.7 témoigne de
> Bahá’u’lláh, 2.7 titres du,       Esprit, l’, 2.2 ; 2.7 ; 6.9 ; 8.5 ; 8.29 ; 14.4 ;
> 14.7      Esprit de Dieu, l’, 14.2 ; 14.14     Fils, le, 2.2 ; 2.11 ; 2.14
> Lumière divine (la), 2.3 Orient de grâce, 2.3
> 
> Ciel, cieux, firmament, de la vraie compréhension, 11.20 du Bayán, 17.9.6
> murmure des, 9.25 ont fait briller les étoiles, 18.14
> 
> Cité, de Bahá’u’lláh, 8.37 de Dieu, 1.4
> 
> Civilisation, art de gouverner, 9.42 ; 11.11 auteurs de la, 11.22 assombrie,
> 7.5 ce qui est visible périra, 17.1.4 choses éphémères, 17.22.9 conflits et
> désordres, 11.5 ; 13.6 évolution du monde, 7.9 gouvernements, voir
> Gouvernement, Roi, dirigeants jour où trésors terrestres sans profit, 15.1
> modération, 6.30 ; 11.18 occidentale, 6.30 piliers jumeaux de la,
> récompense et punition, 3.23 ; 6.24-53 ; 8.59 ; 11.5 ranimer le monde, 11.37
> régénération du monde, 7.5 ; 15.14 réhabiliter le monde, 4.22 ; 7.10 remède
> pour le monde malade, 6.42 transformation de la,          crainte de Dieu
> nécessaire, 6.17 ; 7.31 ; 8.35 décrets de Dieu nécessaire pour la, 5.10 ;
> 6.25-32 foi universelle et objectifs communs, 6.30 lois divines, sécurité
> de la, 8.62     loyauté nécessaire, 4.19 paix, voir Paix       régénération,
> 7.5 ; 8.62      remède, 6.42
> 
> Clergé, arbre stérile, 6.9 célibat et isolement du, 3.11 ; 6.9 chefs spirituels se
> sont détournés de Bahá’u’lláh, 17.4.3 devrait craindre Dieu, 6.13 devrait
> reconnaître Bahá’u’lláh, 2.10-12 ; 7.14.5 enseigne des superstitions, 4.31
> évêques, 2.14 moines pourraient hériter du royaume, 2.15 rejette
> Bahá’u’lláh, 8.20 voiles de la gloire extérieure, 17.6.4
> 
> Cœur(s), fixé des futilités, 17.8.5 glacés, 17.21.1 illuminé par concorde,
> paix, 15.2 influence d’un cœur sans tache, 13.14 ouvrir porte des, des
> hommes, 7.16 ; 11.31 purs 1.4 ; 9.4 ; 11.47 radieux, 8.29 ; 9.4 soumis à
> Dieu, 17.21.4
> 
> Colombes, voir Oiseaux
> 
> Commandements, voir Lois et décrets
> 
> Compassion, 4.10 ; 6.7-41-43 ; 8.24-53-75 ; 11.15-35 ; 17.8.7
> Compréhension, voir aussi Connaissance, sagesse, essence de la, 10.9
> obscurcir la, 4.28 océan de la vraie, 11.10 orient de la vraie, 4.7 ornement
> de la, 4.35 paradis de la vraie, 8.12 vraie (juste), 4.8 ; 6.31 ; 8.14-71 ; 11.20-
> 32 ; 12.18-21 ; 13.10 ; 17.8.4
> 
> Concorde, voir Unité
> 
> Conduite, comportement, voir aussi Caractère, Actes, actions, Qualités, 6.3
> ; 7.10-24 ; 8.38 ; 11.27 des bahá’ís, 6.26 ; 6.35 ; 7.13 ; 12.9 de Bahá’u’lláh,
> 14.10 des chiites, 7.26 des hommes de piété, 7.24 fuir la discorde, 7.34
> 
> Confession, 3.12
> 
> Conflits, dissensions, voir aussi Luttes, 2.4 ; 3.8 ; 6.34 ; 7.6-18 ; 17.19.3 ;
> 17.22.9 différends s’aggravent chaque jour, 11.26 et désordres, 13.16
> interdits, 7.33
> 
> Connaissance(s), voir aussi sagesse, 4.7 ; 6.5 acquisition des, 4.23 ; 7.40
> aile pour l’homme, 5.13 arbre de la, 8.56 astre de la, 9.31 Bahá’u’lláh
> reçoit, de Dieu, 9.34 calice de la, 4.6 ; 6.57 chacun doit l’acquérir, 4.23 ;
> 5.13 cités de la, 8.29 de Dieu, 5.5-9 ; 8.14 acquisition de la, 5.5-11 de soi,
> 4.7 dévoilée par le Point, 8.4 divine, 4.35 ; 8.6 ; 9.6-26 ; 17.8.3-9 ; 17.12.5
> don de Dieu, 4.23 du passé et de l’avenir, 8.24 ; 9.35 éducation, voir
> Éducation essence de la, 17.9.6 étendard de la, 5.9 flots de la, 5.1 gloire de
> l’homme, 6.26 lumière de la, 17.8.3 ne se limite pas à des mots, 6.15 océan
> de la, 4.3-35 ; 5.15 ; 6.26 ; 8.12 océan de la vraie compréhension, 12.18
> révélées par la plume de Bahá’u’lláh, 4.23 sages, savants, hommes de
> savoir, 4.7-8 ; 6.15-17-35 ; 8.31 ; 9.7-8-23-24-40 ; 11.17-25-27 ; 17.4.3 ;
> 17.6.2 ; 17.7.5 ; 17.12.3 savants contemporains, 9.24-35 ; 11.2 source de la,
> 3.1 ; 8.18 superficielle, 6.47 utiles, 11.17 véritable trésor, 5.13 vraie, 4.6 ;
> 7.25-41 ; 8.11 ; 11.42
> 
> Conseiller, 4.32-35-36
> 
> Constance, voir aussi Fermeté, Fidélité, 5.11 ; 6.51 ; 7.1 ; 13.20 ; 14.4 ;
> 17.8.6 ; 17.18.7 calice de la, 17.9.10 joyaux de la, 7.15 vin de la, 6.60 ;
> 17.7.3
> Consultations, 7.28 et compassion, 8.53 ; 11.15 ; 17.8.7 et compréhension,
> 11.15 du peuple, 7.30
> 
> Coran, 2.19 ; 5.16 ; 14.14 citations du, « À eux-mêmes, ils préféreront... »,
> 6.37       « Amène ton peuple...», 17.8.7         « Ce jour là Dieu comblera
> chacun de son abondance,...», 6.25           « Désirez-vous donc la mort »,
> 14.5       « Et que seront déroulées les écritures... », 4.27 « Et lorsque les
> mers entreront en... », 4.27 « Il ne lui est pas demandé compte...», 8.15 «
> Il est Dieu; alors laisse-les s’amuser à ergoter », 4.35 « Malheur au
> calomniateur... », 15.1 « Peu de mes serviteurs sont réellement
> reconnaissants. », 6.3 « ...regardez et vous me verrez... », 17.7.4 «
> ...s’il ment, il dit la vérité...», 14.9     « Tu n’y verras ni ondulation, ni
> dépression...», 11.2          « Tu n’es pas un croyant... », 14.3 « Tuerez-vous
> un homme... », 14.9 disciples du, rejettent Bahá’u’lláh, 8.7 livre (un), 14.2
> Mathání, préambule, 8.3 pèlerinage à la Maison, 8.16 peuple du, rejette
> Bahá’u’lláh, 2.19 ; 6.16
> 
> Corbeaux, voir Oiseaux
> 
> Corruption, 4.22 ; 11.24-45
> 
> Courtoisie, 7.14 ; 15.13
> 
> Crainte de Dieu, 6.17 ; 7.31 ; 8.35-51-54 ; 15.2-11
> 
> Création, appelée à l’existence, 6.24 atomes, 1.5 ; 16.1 cause impénétrable
> de la, 9.8 « chaque pierre, chaque arbre s’écrie », 2.12 devrait répondre à la
> révélation, 3.1 Dieu domine le royaume de l’existence, 11.31 ébranlée dans
> ses fondements, 1.2 enveloppée par l’océan de la vie, 13.3 éphémère,
> 17.18.4 existence, livre de l’, 6.10      école de l’, 6.24 influence
> génératrice anime la, 9.9 la langue de sainteté anima la, 9.9 monde(s), voir
> aussi Mondes de Dieu, brille par la grâce céleste, 5.5           de l’esprit, 6.20
> de l’existence, 5.18 ; 6.32-48 ; 7.12 ; 9.9-10-14-17 ; 13.21 ; 15.2-7-9 ;
> 17.3.2 mystères de la, 9.19-30-31 nouvelle, 9.16 ; 8.1 origine de la, 9.8-9-
> 12-19 pas de commencement, 9.8 raison de la, 17.23.2 renouvelée sans
> cesse, 12.9 révèle les signes de Dieu, 6.10 royaume(s),          de la, 4.18 ; 5.1
> ; 8.10-42 ; 9.1-47 ; 13.20 ; 14.8 ; 17.11.3     de la terre et des cieux, 6.50
> innombrables,7.25 un seul mot a donné vie à la, 8.24
> Crime, 6.35 ; 14.14 crainte des sanctions, 7.31
> 
> Croyants, voir aussi Bahá’ís, Incroyants, Chercheurs, devoir des, envers la
> manifestation, 8.15 paroles qui firent trembler les, 17.18.7
> 
> Cupidité, voir Matérialisme
> 
> Damas, 11, 11.39
> 
> David, 9.25
> 
> Dawlat-Ábádí, voir Hádí
> 
> Découverte à chaque époque, 9.32(note) ; 9.39
> 
> Destin, destinée, 7.10 ; 11.2-14-27 de l’homme aux mains de Dieu, 10.7
> 
> Détachement, 6.1-3-6-44 ; 9.20 ; 17.13.1
> abandon
> des idées courantes, 6.36 ; 17.1.5 ; 17.6.5
> des chimères, 4.32 ; 6.26 ; 8.8 ; 17.3.2 ; 17.12.4
> des choses terrestres, 4.33 essence du, 10.8
> 
> Dieu, abandonner, 8.36 allégeance des hommes d’aucun profit pour, 11.2
> alliance de, 12.15 ; 17.20.5 amour pour, 9.23 ; 11.28 ; 14.8 ; 17.9.9 ; 17.21.2
> appelle l’humanité par les prophètes, 8.29 armées de, 6.52 armées du
> pouvoir de, 8.15 ; 17.17.2 assister, 13.4 atomes vibrent à la mention de, 1.5
> autorité de, 6.3 ; 8.67 ; 8.72 bonté de, 17.5.2 ; 17.8.3 ; 17.11.1 brise de,
> 2.12-13-17 ; 11.46 ; 14.4 but de, 11.1-2 ; 17.23.2 inéluctable, 17.2.2
> châtiment de, voir aussi Récompense et punition, 8.6-48 ; 10.2 ; 11.46 ;
> 17.9.5 cœurs soumis à, 17.21.4 commandements de, 8.53 ; 17.23.1
> confiance en, 3.21 ; 10.1 ; 12.25 ; 14.11 ; 17.23.4 connaissance de, 5.9 ;
> 8.14 ; 10.18 par Bahá’u’lláh, 5.9 crainte de, 6.17 ; 7.31 ; 8.35-51-54 ;
> 15.2-11 créateur de toutes choses, 16.1 création de, voir Création croire en,
> reconnaître, 12.13 ; 17.11.3 ; 17.21.8 croyants, vrais adorateurs de, 5.4
> demander aide de, 8.32-38 ; 8.63 désirer, 6.6 dessein de, 7.26 ; 8.11 destin
> de ses serviteurs dans ses mains, 10.7 domaine de, cœur des hommes, 15.5
> donne et reprend, 17.22.7 don de, 8.4 doté par, de ce qui est bien, 11.19
> emprise de, 16.1 esprit de, 14.2-14 ; 17.10.4 face de, 1.1 ; 17.14.1 fait ce qui
> lui plaît, 8.10-17-69 ; 9.39 ; 11.41 ; 12.11 ; 14.14 ; 17.8.4 faveur de, 3.20 ;
> 17.9.4      faveur suprême, 7.31 glorifié au dessus de toutes choses, 6.10
> grâce divine, 15.7 ; 17.6.2 ; 17.9.3 ; 17.12.3 ; 17.15.2 ; 17.19.9 implorer
> l’aide de, l’assistance de, 4.22 ; 6.21-35 ; 7.15-26-34 ; 8.14 indulgence de,
> 3.12 infaillibilité de, voir Infaillibilité « je suis le Bien-Aimé... », 11.31 jour
> de, voir Jour de Dieu lance son appel, 1.3 ; 3.1 ; 4.35 larmes de, 6.7 livre(s)
> de, voir aussi Livres saints, 2.8 ; 5.9 ; 6.27 écrits de, 8.29 manuscrits,
> 8.29 lois de, voir Lois et décrets longanimité de, 2.15 louange(s) à, 2.15 ;
> 4.1-26 ; 7.1 ; 8.1-4-10-75 ; 11.44 ; 12.27         voir aussi Béatitudes,
> bénédictions, louanges louange à, inadéquate, 8.26 louanges, glorification
> de, pas suffisantes, 3.28 ; 6.46 lumière de, 14.14 ; 17.9.3 lumière de la
> proximité de, 8.27 mélodies de, sens perçu par, 8.13 mélodie des paroles
> suaves de, 17.8.2 miséricorde de, 3.12 ; 3.14 mondes innombrables de,
> 12.19 nom de, 6.4 ; 6.43(n) ; 13.1(n) ; 17.3.1 ; 17.8.6 ; 17.22.10 lumière
> du, 7.11 miroir du, 11.7         pouvoir du, 8.72(n) ; 9.1 ; 17.1.3-7 ; 17.8.4 ;
> 17.9.10 ; 17.10.7 ne peut être compris par l’homme, 8.1-25 obéissance aux
> ordres de, 5.12 ; 8.17 pardon de, 11.44 ; 14.4 parfum, des bienfaits de, 7.2
> de la brise de, 2.13 ; 14.4       de la parole de, 6.42     des signes de,
> 8.30        du vêtement de, 2.18 ; 8.20 ; 15.3 ; 17.23.2 paroles, mots de,
> 12.20 partenaires de, 14.3-14 pouvoir de, 6.10 ; 8.52-61 ; 11.5 ; 15.5 de la
> parole de Dieu, 11.2        du nom de, 17.1.7 sur toutes choses, 4.21 ; 7.15 ;
> 17.9.2 préceptes de, 6.15 preuves, 9.40 puissance de, 3.8 ; 7.9
> reconnaissance de, 5.11 ; 17.21.9 rejet de, 9.21 de la grâce de, 5.3
> remercier, 4.36 remplit son engagement en rendant Bahá’u’lláh manifeste,
> 8.29 rendre grâce à, 8.20-32-34 : 10.11 ; 13.1 ; 17.11.13 ; 17.12.6 ; 17.23.5
> répudier, rejeter, renier, 8.12-13-16 ; 9.40-41 ; 10.17 ; 17.8.5 révélation de,
> voir Jour de Dieu, Révélation de Bahá’u’lláh richesse de, 6.47 roi de tous
> les noms, 2.14 ; 14.2 royaume de, voir Royaume de Dieu se soumettre à la
> volonté de, 10.9 séparation d’avec, 1.3 ; 11.4 ; 11.42 servir, 17.2.4 signe de,
> voir Signes de Dieu signification assister, 13.4 soleil, métaphore pour, 6.10
> son dessein ne peut être contrarié, 4.1 souffle de vie, 9.1 souveraineté de,
> 1.4 ; 2.23 ; 4.1 ; 7.2 ; 8.6-17-20-29 ; 9.21-28 ; 12.18 ; 14.3-11 ; 16.1 ; 17.2.1
> ; 17.9.10 ; 17.14.4 ; 17.18.9 ; 17.21.2 tient les rênes de toutes choses, 6.6
> titres de, Ancien des jours, l’, 1.1 ; 3.6 ; 6.12-33-55 ; 7.31 ; 8.67 ; 9.12-24-
> 27 ; 15.13 ; 17.9.8 ; 17.11.3 ; 17.14.2 Créateur des cieux, des noms, 4.1 ;
> 7.2 ; 8.20-77 ; 11.42 ; 14.4 ; 17.2.1         Grand Être, le, 11 Grand Nom, le
> plus, 2.12 ; 4.3 ; 5.3-9 ; 7.14 ; 8.2 ; 12.4(n) Ordonnateur, l’, 4.19 ; 6.33-55
> ; 7.5-31-38      Roi de tous les noms, le, 2.14 ; 14.2        Seigneur de
> l’humanité, le, 17.12.3 Seigneur de tous les noms, 8.77 ; 14.14
> Véritable, le, 2.6 ; 6.21 ; 6.51 ; 7.36 ; 8.35 ; 8.49 ; 8.62 ; 17.22.9
> tourner son visage vers, 2.3-4 ; 5.5 ; 6.61 ; 8.15 ; 8.20 ; 8.32 ; 8.35 ; 14.5 ;
> 14.11 : 15.3 ; 17.6.3 ; 17.7.1-2 ; 17.11.2 ; 17.12.1 ; 17.14.4 ; 17.23.6 toutes
> choses sont de, 15.12 transforme la peine en allégresse, 1.3 trône de, 1.3 ;
> 3.4 ; 4.18 ; 8.4-21-22-25-27 ; 11.38 ; 12.4 ; 13.6 ; 17.9.1 ; 17.22.4 unicité et
> unité de, 5.9 ; 8.10-22-29-48 ; 11.3-49 unité (divine) de, 6.10-44 ; 7.39 ;
> 8.10-11-48 véracité des versets de, 9.30 Verbe de Dieu, 9.10 ; 9.12 ; 11.31 ;
> 12.16 volonté de, 2.7 ; 6.37 ; 8.17-57-61-72 ; 9.14 ; 11.11 ; 14.4 yeux fixés
> sur, 9.6 vie qui ne connaît pas de déclin, 9.14 voix de, 17.8.3 ; 17.18.5
> 
> Dirigeants et savants, justes, 15.7 parés des ornements de la justice, 15.7
> 
> Dirigeants, ministres, souverains, voir aussi Rois, 8.50 à 8.55 devraient
> appliquer les lois de Dieu, 3.29 devraient corriger le destin du monde, 11.14
> équitables, 7.29 implorer l’aide de Dieu, 3.29 qui administrent la justice, 9.5
> 
> Discorde, voir aussi Conflits, Luttes, 9.4
> 
> Doute, 9.4
> 
> Droit chemin, voir chemin, droit
> 
> Droiture, 2.16 : 6.1-6 ; 7.10-14 ; 15.2 et tolérance, 11.20
> 
> Eau(x), de la joie, 9.6 de la joie et du bonheur, 11.4 de la parole, 3.1 : 8.70 ;
> 9.24 ; 11.1 de la vie, 5.4 ondée de la miséricorde divine, 17.18.2 pure et
> régénératrice, 8.19 source des, 6.54 vivifiantes 17.3.2 de l’amour, 14.5
> de la grâce divine, 17.15.2 de la réunion, 11.47           de la
> providence, 17.21.1        de la parole, 11.27 de la sagesse (divine), 3.7 ;
> 7.32 ; 11.27
> 
> Écoles, première tâche des, 6.27
> 
> Économie, lois sur les intérêts de l’argent, 8.72
> Écritures, voir Livres saints écriture commune, 11.9
> 
> Éducateur, 9.36 le vrai, 8.16
> 
> Éducation, voir aussi Connaissance(s), sagesse, 6.42 ; 8.62 ; 11.2 acquérir la
> connaissance, 4.23 ; 5.13 ; 11.2 acquérir les sciences utiles, 5.13 ; 11.17 arts
> et sciences, 3.19 ; 11.16 devoirs des pères, 8.57 enseigner une langue
> universelle, 3.24 ; 11.9 ; 7.19 financer l’, 7.21 instrument le plus puissant,
> 7.12 religieuse, 6.27 spirituelle, 11.22 véritable, 3.23 vraie, 4.7 ; 8.60
> 
> Égarés, voir Incroyants
> 
> Ego, voir aussi Soi, 2.8 ; 6.21 ; 8.35 ; 9.31 connaissance de soi, 10.21
> joyaux de la constance, 7.15 victorieux de son, 7.9
> 
> Égoïsme, 4.2
> 
> Empédocle, 9.25
> 
> Enfants, de l’Apôtre, 14.64 et ss actes des, du monde, 9.6 donner naissance,
> 3.11 des hommes, 6.4 ; 6.11 ; 7.33 ; 8.50 ; 11.5-14 ; 12.18 ; 15.4 ; 17.6.3 ;
> 17.12.5 éducation des, 3.4 ; 7.21 ; 8.57 ; 11.8-16-30 progrès spirituel des,
> 6.27 ; 7.11 protection des, 6.27-33 union et harmonie, 7.12 ; 8.56-57
> 
> Enfer, 8.35-46 ; 12.23 ego, 8.35
> 
> Enseignants, voir Éducation, Enseigner
> 
> Enseigner (la cause), 2.12-21 ; 3.23 ; 4.9-36 ; 8.6 ; 10.10 ; 11.28 ; 13.4 ;
> 17.6.3 ; 17.8.6 ; 17.22.8 Afnán doivent, 7.4 assistance divine, 4.4 ; 6.6
> assister Dieu, 13.4 aux âmes réceptives, 8.60 avec,       modération, 11.29 ;
> 13.13-14 piété et détachement, 17.13.1         avec raffinement, 13.13
> caractère de l’enseignant, 6.3 comparé au bruissement de l’Arbre divin, 4.6
> enseignants qui nuisent à la cause, 6.4 esprit refroidi par discours, 9.15
> grâce aux discours, 13.9 humanité a besoin d’une foi universelle, 6.30
> importance des mots, 6.3 ; 11.30 influence des actes, 6.3 mémoriser les
> versets, 13.18 pouvoir des mots, 7.6 prière pour l’enseignement, 9.45-46
> proclamer la cause, 12.25 pureté d’esprit et de cœur, 13.13 servir la cause,
> 17.8.6
> 
> Épée de sa révélation, 12.15
> 
> Épître au fils du Loup, 14
> 
> Épreuves, voir aussi Martyre, 2.23 ; 4.28 ; 4.36 ; 9.3 ; 14.6 ; 17.9.7
> adversité suivie du succès, 9.4
> 
> Équité, 2.5 ; 3.1 ; 4.11-13-21-24-33-35-36 ; 5.16 ; 6.1-7-23-50-54 ; 7.5-8-36
> ; 8.8-45-50-51-55-63-66-67-68 ; 9.7-30 ; 11.11-21-22 ; 14.14 ; 15.7 ; 17.5.1
> ; 17.8.8 ; 17.19.3
> 
> Ermites, 6.36
> 
> Erreur, source de l’, 10.20
> 
> Esprit(s), 2.14 ; 6.24 ; 8.14 ; 9.26 ; 17.5.1 célestes, 12.3 de mon esprit, 8.29
> de vérité, 2.10 de vie, 9.30 des hommes, 7.12 ; 8.29 ; 9.28 ; 13.6 ; 13.14
> divin, 7.16 juste et éveillé, 2.7 monde de l’, 6.20 pur, 13.14 réceptifs, 8.6
> saint, 11.45 sataniques, 11.45 « Voilà ! tous sont remplis de l’... », 9.26
> 
> Éternité, 2.1-12 ; 5.13 ; 12.4 ; 8.24 ; 17.18.10 arbre de l’, 17.20.1 Roi de l’,
> 8.27-44 ; 17.11.3 Seigneur de l’, 4.35 ; 6.5 ; 8.32-46
> 
> Étoile(s), 8.34
> 
> Éveil spirituel, 2.23
> 
> Existence, voir Création
> 
> Fanatisme, 6.27 ; 11.13
> 
> Fátimih (la Chaste, fille de Muhammad ), 14.1-12-14
> 
> Faucon royal, 11.19
> 
> Fermeté, 2.7 ; 5.2-11 ; 6.6 ; 7.2 ; 8.17 ; 17.23.2
> Feu ardent, 8.32 ; 13.5
> 
> Feuille (titre), 12.14 ; 14.5 ; 17.12.1 ; 17.15.1-2 ; 17.16.3
> 
> Feuilles, de l’Arbre divin, 14.4 ; 6.55 desséchées, 17.8.3 d’un seul arbre,
> 3.24 ; 8.60 d’une seule branche, 8.56 ; 11.5
> 
> Fidélité, voir aussi Constance, 3.6 ; 4.18 ; 13.20 essence même de la, 12.3
> Rossignol de la, 17.8.2
> 
> Foi, voir Certitude, Piété, Religion, Chercheurs, manque de, voir Incroyants
> 
> Foi bábíe, révélation du Bayán, 12.13
> 
> Foi bahá’íe, voir aussi Cause de Dieu, faite pour l’amour et l’unité, 15.4
> dessein fondamental de la, 11.14 enseigner la cause, voir Cause de Dieu
> fermeté dans la, 5.11 humanité a besoin d’une foi universelle, 6.30 message
> universel, 7.16 personne n’a le droit de protester, 14.11 proclamer la cause
> de Dieu, 17.22.8 tous devraient apporter leur aide, 3.7 victoire de la, 15.11
> 
> Force, dans le monde de l’existence, 15.8 de destruction, 6.31 foudre
> semblable à la lumière, 6.31
> 
> Fraternité, 3.3 ; 4.36 ; 6.25 ; 8.18-72 ; 11.14-37
> 
> Fruits (résultats), 4.29 ; 6.9-55 ; 8.70 ; 17.18.2 actes, voir Actes, actions de
> l’arbre divin, 5.14 ; 7.41 ; 8.14 ; 12.22-23 de l’arbre de la sagesse, 11.32 des
> peuples de jadis, 4.29 d’un seul arbre, 8.56 ; 11.5
> 
> Futur, voir aussi Civilisation, transformation de la, événements du, 4.31 ;
> 6.53 ; 13.4 ; 17.8.3 rêves au sujet du, 12.10
> 
> Gabriel, 7.16
> 
> Génération perverse, 7.5
> 
> Générosité, 9.4 divine, 7.22
> 
> Glaise du monde, 17.19.2 durcie, 7.5
> Gloire, pavillon de, 8.23 royaume de, 5.1 ; 6.53 ; 8.26 ; 9.2 ; 12.3 ; 15.1 ;
> 17.11.2 ; 17.20.2 sur les bahá’ís, voir Bahá’ís vaine, 17.22.6
> 
> Glorieuse nouvelle, 12.1 ; 19.3
> 
> Gouttes, de la mer de la connaissance, 5.19 de la mer de l’illusion, 6.3 d’un
> seul océan, 3.24 ; 8.60
> 
> Gouvernement(s), État(s), international, voir aussi Maison de justice, Rois,
> dirigeants, agir avec loyauté envers le, 3.6 aider gouvernement juste, 7.12
> bon système de, 7.30 britannique, 7.30 conseils aux, 8.35 doivent soutenir
> la religion, 6.18 ; 8.61 forme de, 3.6 implorer Dieu de les aider, 3.29
> nécessité impérieuse d’une assemblée universellement reconnue, 11.7
> royauté plus consultation populaire, 7.30
> 
> Gouverner, art de, 9.42 ; 11.11
> 
> Grâce divine, 15.7 ; 17.6.2 ; 17.9.3 ; 17.12.3 ; 17.15.2 ; 17.19.2
> 
> Grande Paix, la plus, voir Paix
> 
> Grand Nom, le plus, voir Bahá’u’lláh, titres de
> 
> Grande fête, 8.56
> 
> Grèce, 6.56
> 
> Guérison, océan de la, 8.25
> 
> Guerre(s), voir aussi Paix, Luttes, conflits, 4.22 armes de, 3.8 conflits, 7.18
> sainte, abrogation de la, 3.2-27 violences, 7.26
> 
> Hádí (Mírzá Hádí Dawlat-Ábádí), 4.31 à 36 ; 6.58
> 
> Haine, malveillance, voir aussi Animosité, 9.7 ; 11.14 ; 14.1-14 feu de la,
> 4.36
> 
> Hanne, 14.7
> Harmonie, 3.1 ; 4.10 ; 6.26-41 ; 8.56-61 ; 11.5-13 de l’humanité, 6.40
> 
> H∆aydar-‘Alí, H∆ájí Mírzá, 6.3-34-44 ; 17.9.1à 4 ; 17.19.3
> 
> Hermès, 9.31(n)
> 
> Heure, a révélé ses signes, 8.14 arrivée, venue (est), 1.2 ; 2.7 ; 7.4 ; 8.35 ;
> 9.37 dernière, 4.27 du dénuement, 9.4 perturbée, 17.6.1 prédéterminée,
> 13.17 prédite, 17.9.3
> 
> Hippocrate, 9.25
> 
> Homme, voir aussi Humanité, cœurs des, voir Cœurs conception limitée,
> 11.43 connaissance que l’, a de Dieu, 17.23.2 le mérite de l’, dépend de son
> comportement, 6.3 mine de pierres précieuses, 11.2 ont besoins de
> conseillers, 11.21 rang de l’, 6.9-24 ; 11.22-30-36 ; 15.2 trésor de l’, 5.14
> 
> Honnêteté, 3.6 ; 4.15 ; 6.1-3-7-54
> 
> Honte, des nations, 6.11, sentiments de, 3.12 ; 6.17 ; 7.36
> 
> Húd (prophète de Dieu), 14.14
> 
> Humanité, voir aussi Homme, a besoin d’une foi universelle, 6.30 actes de
> l’, voir Actes, actions, actes et dires des peuples anciens, 4.29 adversité
> suivie de réussite, 9.4 a la faculté d’entendre la parole de Dieu, 7.16 appel à
> l’, 7.12 art de gouverner, bouclier pour l’, 9.42 bon caractère, 4.12 but, et
> défis, 9.3-4, de l’, 17.23.2      de l’existence, 8.22 ; 11.30 ce qui est voilé
> aux yeux des hommes, 17.1.7 chercheurs, voir Chercheurs civilisation, voir
> Civilisation convoquée par Dieu, 4.35 ; 8.29 corruption de, 4.21 crainte de
> Dieu, 7.31 ; 8.41 créée pour glorifier la Très-Grande-Nouvelle, 8.5 défaillit
> lorsque retentit la sonnerie de trompette, 8.7 doit,        obéir aux lois de
> Dieu, 7.18 à 22 ; 8.16-62 ; 11.11 ; 12.22        aider la cause, 3.7 doute,
> dissensions, 17.9.1 éducation de l’, 11.2 enveloppée par la tyrannie, 7.5 état
> de l, 11.5 faculté de comprendre la parole de Dieu, 5.17 fraternité, voir
> Fraternité génération perverse, 7.5 gloire de l’homme, 6.26 héritage parfait,
> 15.1 incroyants, voir Incroyants maladie incurable de l’, unique remède,
> 17.12.5 membres de l’, 8.4 obstination de l’, 11.25 raison de l’existence de
> l’, 4.8 rang de l’, 11.26 rejeter attachements mauvais, 9.4 religion nécessaire
> à l’, 6.18 ; 7.12 ; 8.51-61 renaissance de l’, 9.16 richesse, 4.7 s’élève par les
> enseignements divins, 8.62 s’est évanouie, 6.12 ; 8.35 se tourner vers Dieu,
> 17.21.4 semblable à un arbre, 17.18.2 sentiment de honte, 6.12 servir l’,
> 11..12 souhait de Balínús, devenir source de bénédiction pour l’, 9.30
> tabernacle de Dieu la recouvre, 7.4 talisman suprême, 11.2 trésor de la
> parole, 6.14 trésors cachés, 6.39 troublée et effrayée, 8.35 unifiée par
> l'amour, déchirée par la haine, 7.15 unité, voir Unité victorieuse de son ego,
> 7.9 yeux du corps de l’, 11.23
> 
> Humilité, 6.19
> 
> H∆uqúqu’lláh, mandataire du, 7.1
> 
> Husayn, 6.52 ; 17.3.1
> 
> Husayn, Mullá, 12.13
> 
> Husayn (Muhammad , dit Vafá), 12
> 
> Hypocrisie, 6.3 ; 8.4
> 
> Idoles, 2.19 ; 6.3-53 ; 7.9 ; 9.28
> 
> Idrís, 9.31(n)
> 
> Ignorance, ignorants, 5.18 ; 6.3 ; 8.48 ; 9.41 ; 11.22
> 
> Île verdoyante, 4.18 ; 8.42
> 
> Imagination, voir chimères
> 
> Imám-Jum’ih d’Isfahan, voir Mír Muhammad Husayn
> 
> Imams, 8.47
> 
> Immatures, 6.60 ; 17.9.3
> Immortalité, voir aussi Âmes, 12.12 âmes sauvées de l’extinction, 17.8.3
> autre monde, 17.12.2 ; 17.20.4 calice d’, 1.3 ; 8.25 ; 17.22.8
> 
> Impôts, voir Éducation, financer l’
> 
> Imprécations, injures, blasphèmes, 7.26
> 
> Incrédules, 6.14-46 ; 8.35
> 
> Incroyance, 9.3
> 
> Incroyants, insouciants, voir aussi Incrédules, Ignorants, attitude des, 6.9-46
> aveugles, 12.17 ; 17.8.3 bábís infidèles, 6.58 ; 12.15-26 briseurs d’alliance,
> voir Briseurs d’alliance buts des, 7.26 captifs de leurs chaînes, 7.4 cherche à
> ergoter contre Dieu, 9.10 clergé, voir Clergé conceptions erronées, 9.10
> échange grâce céleste contre incrédulité, 8.12 échec, conséquence de leurs
> actes, 17.3.2 en embuscade, 6.14 épées de la méchanceté des, 8.44
> épileptiques, 17.8.3 erreurs des, 6.41 faculté (de reconnaître Dieu) restée
> embryonnaire, 5.17 génération perverse, 7.5 hypocrisie des, 5.12 ignorants,
> 17.8.3 immatures, 6.60 ; 17.9.3 incarnation de l’illusion, 17.9.3 insensés,
> 15.4 ivresse des penchants corrompus, 17.6.2 lois de Dieu, feu pour les,
> 5.10 loups, meutes de, 14.11 malveillants, 12.18 méfaits des, 5.5 ne peuvent
> altérer le Livre, 6.55 oiseaux de nuit, 12.26 ; 17.5.1 ont rassemblé les
> manuscrits de Bahá’u’lláh, 8.67 oppresseurs, 14.1 paroles des, 17.8.4
> perdus dans d’étranges doutes, 8.36 peuples des oppresseurs, 5.19 peuples
> de la tyrannie, 8.13 préfèrent la mer de l’illusion, 5.3 rang des, 17.22.9
> rebelles, 8.4 renégats, 9.21 ; 10.16 sceptiques, 14.12 situation des, 5.12 sont
> comptés parmi les êtres méprisables, 5.20 superstition, chimères des, 6.3
> troquent le don de Dieu contre incrédulité, 8.4 voiles des, voir Voiles
> 
> Indulgence, 6.52 pardon divin, 14.4
> 
> Inébranlables, 2.21 ; 4.26 ; 5.4(n) ; 5.20 ; 6.13 ; 7.24 ; 8.32-46-71 ; 17.2.3 ;
> 17.9.9 ; 17.23.2
> 
> Infaillibilité, 8.15 de Dieu, 8.18 nombreuses significations, 8.15 Très-
> Grande, bouclier de la cause, 8.1 Très-Grande, voir Bahá’u’lláh, titre de
> Inimitié, haine, 11.14 ; 15.2-4-12 ; 7.15
> 
> Injures, voir Imprécations
> 
> Injustice, 4.35
> 
> Insouciants, malheur aux, voir Incroyants
> 
> Instruction, voir Éducation, Connaissance(s), sagesse
> 
> Intelligence, voir Connaissance(s), sagesse
> 
> Intérêts tirés de l’or, 8.72
> 
> Irak, 8.64, 9.19, 17.8.1
> 
> Islam, bannière de l’ 11.3 ; 14.2 factions de l’, 6.9 chiisme, 8.58 ; 7.26
> Kaaba, 1.4 mystiques de l’, 6.9 trône renversé, 14.12
> 
> Ismaël, 11.14
> 
> Jalíl-i-Khu’í, 8.12-34-39-41-43-50-68
> 
> Jamálu’d-Dín-i-Afghání, 7.36
> 
> Javád, 17.6.1-4
> 
> Javád-i-Qazvíní, Muhammad (Ismu’lláhi’l-Júd), 6.44 ; 17.8.1
> 
> Jérusalem, 11 ; 11.34
> 
> Jésus, voir Christ
> 
> Jeûne, 8.16
> 
> Joie, 6.36 se réjouir, 6.56 ; 17.9.8
> 
> Jour, voir aussi Révélation de Bahá’u’lláh, aube de la gloire, 17.7.4 béni,
> 1.1 ; 3.28 ; 6.61 ; 7.8   et merveilleux, 17.10.3 de Dieu, 1 ; 8.6 ; 14.14 ;
> 17.8.6 ; 17.16.2 de la glorification de Dieu, 17.1.5 de la proclamation de la
> parole de Dieu, 17.1.5 de la résurrection, 12.10-12-18 de la révélation,
> 12.14 des actes méritoires, 17.1.5 droit chemin, voir Chemin du jugement,
> 8.46 du retour, 5.13 ; 8.7 ; 12.10-16 ; 17.1.4 glorieux, 7.8 ; 11.24 grand est
> le, 6.20 grande fête, 6.56 grandeur de ce, 17.6.1 heure, 8.14 incomparable,
> 3.25 ; 6.61 investi de gloire, 17.18.8 invincible souveraineté de ton
> Seigneur, 17.22.6 lois, voir Lois et décrets où ce qui est latent sera rendu
> manifeste, 15.2 où devraient être manifestés les joyaux..., 7.15 où la terre a
> dévoilé ses trésors, 8.14 où la terre a proclamé sa nouvelle, 8.14 où l’ouïe
> s’exclame, 17.7.4 où tout ce qui est visible périra, 17.9.7 où trésors
> terrestres sans profit, 17.1.5 promis, 17.1.4 ; 17.9.2 révèle les mystères
> cachés, 1.4
> 
> Jourdain, 2.7
> 
> Journaux, 4.24-25 ‘Urvatu’l-Vuthqá (la poignée sure), 7.36
> 
> Júd, voir Javád-i-Qazvíní, Muhammad
> 
> Judaïsme, voir Moïse
> 
> Juifs, condamnent Jésus, 14.14 docteurs, condamnèrent Jésus, 14.2
> persécutés, 11.22
> 
> Justice, 4.14-22-24-33 ; 6.21-23à25 ; 7.5 ; 9.3 ; 10.22 ; 11.5-10 ; 14.3-5-6-
> 11-14 ; 17.5.1 a une force sous son ordre, 11.6 apporte la connaissance, 4.14
> armée de la, 8.37 choisi pour ton voisin..., 6.19 corde de mon inviolable,
> 6.15 dirigeants qui rendent la, 9.5 divine, 17.16.2 éduque le monde, 3.23 ;
> 8.59 et équité, 5.16 ; 6.7 ; 7.36 ; 8.51-55-63-67 ; 9.7 ; 11.11 ; 15.7 ; 17.19.3
> jugez avec équité, 2.5 ; 6.50 ; 8.66-77 lumière de la, 8.50 ; 11.5-22 ; 17.18.2
> menacée par l’injustice, 4.22 noble fruit de la, 6.25 objet de la, 6.25
> puissance de la, 11.1 souillée par la poussière, 9.3
> 
> Kaaba, 1.4
> 
> Kitáb-i-‘Ahd, le Livre vermeil, le Livre de l’Alliance, 7.17-23 ; 15.3 ;
> 17.8.7
> Kitáb-i-Aqdas, le Très-Saint-Livre, 7.7-29 ; 8.57-58-69 ; 10(n) ; 15.9 ;
> 17.20.24 ; 17.21.6 ; 17.22.9 ; 17.23.3
> 
> Kitáb-i-Íqán, le Livre de la Certitude, 14.8
> 
> Langage(s), choix d’une langue universelle, 3.4 ; 11.9 langue universelle,
> 6.29 ; 7.19 ; 11.8 l’arabe, langue de l’éloquence, 5.8 ; 8.43 ; 11.5 le persan,
> langue de lumière, 5.8 ; 8.43
> 
> Langue, 8.12 ; 17.13.1 de grandeur, ; 1.5 ; 5.1-13 ; 6.51-53 ; 7.12 ; 8.64 ;
> 9.35 ; 17.1.6 ; 17.7.1 ; 17.14.1 de ma langue, 8.29 de puissance, 17.21.2 de
> sagesse, 11.19 de sainteté fit s’animer la création tout entière, 13.1 ne peut
> raconter, 17.14.2 sincère, 9.5
> 
> Lettres, à ‘Alí Haydar, 17.23 de Siyyid Mihdíy-i-Dahají, 13.6
> manifestation des, 8.2
> 
> Liberté, de la volonté, voir Destin modérée, 11.18 vraie, 7.4-16 ; 11.2
> 
> Lion, 13.9
> 
> Livre(s), de Dieu, voir aussi Dieu, livre de, 2.18 ; 5.8-20 ; 6.27-58 ; 7.12-
> 39-41 ; 8.10 ; 11.15-16 ; 13.17 ; 17.1.1 ; 17.10.4 destruction des, fin de la,
> 3.18-27 ; 7.26 évident, 17.9.9 le plus grand, 5.1 mère, 3.2 ; 4.7 ; 5.3-11-13 ;
> 6.45-48 ; 8.7 ; 13.8 ; 17.1.6 ; 17.9.4 ; 17.10.1      versets resplendissants et
> clairs, 6.45 rejet des versets du, 8.36 saints, sacrés, 8.29 ; 9.34 ; 13.14 ;
> 17.8.5     annoncent Bahá’u’lláh, 17.1.1         but des, 11.1 embellis par
> Bahá’u’lláh, 17.9.6 le Très-Saint, voir Kitáb-i-Aqdas vermeil, voir Kitáb-
> i-‘Ahd
> 
> Lois et décrets, injonctions, conseils, 3.29 ; 8.69 adhérer fermement aux,
> 8.67 de Dieu, 14.2 de l’Aqdas, 17.20.4 ; 17.22.9 obéissance aux, 4.8 ; 6.38 ;
> 17.23.2
> 
> Loup, le, voir Shaykh Muhammad Báqir
> 
> Loyauté, 3.6 ; 4.16-19 ; 8.38-42-55 ; 9.3
> Lumière, 8.14-35 de Dieu, voir aussi Aurore, 8.2 ; 17.9.4 de la connaissance
> divine, 17.8.3 de la face de, 2.11 ; 17.14.1 de lumière, 2.6 de la
> Manifestation, 4.2 de la religion, 8.41 de la révélation, 2.13 de la tolérance
> et de la droiture, 11.20 de l’uniré et de la concorde, 3.7 d’un bon caractère,
> 4.12 du Très-Grand-Astre, 17.4.4 est apparue, 4.27 et obscurité, 9.3 s’est
> levée à l’Orient, 2.17
> 
> Lune(s), 8.14 ; 15.2 ; 17.10.1
> 
> Luttes, conflits, 3.8 ; 7.6 ; 8.61 ; 11.45
> 
> Magnanimité, 10.14
> 
> Maison de justice, voir aussi Révélation de Bahá’u’lláh, 3.22-25 ; 6.28-33 ;
> 7.29 ; 8.50 affaires d’État référées à la, 8.59 chargée des affaires du peuple,
> 8.58 doit choisir une langue universelle, 8.56 doit veiller à l’éducation des
> enfants, 7.21 ; 8.59 hommes de la, 8.58 lois de la, voir Lois et décrets
> ministres, administrateurs, agissent selon besoin de l’époque, 3.25 ; 8.76
> problèmes doivent être soumis à la, 8.59 promouvoir la paix mineure, 7.18
> la religion, 8.61    l’enseignement, voir Enseigner
> 
> Mal, 9.4 bahá’ís peuvent disperser les forces du, 7.5 implorer protection
> divine contre le, 7.15 source du, 6.30 ; 10.16
> 
> Malin, le, 7.11 ; 10.19 est celui qui entrave les progrès spirituels, 7.11
> Satan, 11.45
> 
> Malhonnêteté, 6.3
> 
> Manifestation(s), messagers de Dieu, voir aussi au nom de chaque
> manifestation, 14.1 annonce Bahá’u’lláh, 8.29 ; 17.1.1 ; 17.8.5 faculté de
> reconnaître la, 5.17 infaillibilité de la, 8.15 nouvelle parure de la, 7.11
> pouvoir des, 12.14 progressive, 8.29 rang transcendant de Bahá’u’lláh, 6.46
> rejet de la, 11.5 ; 17.10.4 retour des, 12.10 révélation, de Bahá’u’lláh est
> enfouie dans l’âme des prophètes, 8.5 progressive, 11.1 source de la
> connaissance, 10.18
> 
> Maqs∂úd, Mírzá, 11 ; 11.35
> Martyre, voir aussi Épreuves, 3.13 ; 6.58 sacrifice, 14.14
> 
> Martyrs, 2.23 ; 14.5 Ashraf, 6.58 Roi et Bien-Aimé des, 14 ; 14.14 Ustád
> ‘Alí-Akbar, 5.4
> 
> Mains de la cause, 7.1
> 
> Matérialisme, voir aussi Détachement, Richesses, abandon des choses
> terrestres, 6.5 avidité, 6.37 choses éphémères, 17.22.9
> corde des moyens matériels, 3.21
> 
> Mázindarán, 8.8
> 
> Mecque (Baπh∂á), La, 8.2-16 ; 11.3 ; 14.1 pèlerinage à La, 8.16
> 
> Méditation, sur conflits, 17.22.9
> 
> Menace et promesse, 6.27
> 
> Mendicité, 3.21
> 
> Mensonge, chasser le, 9.6
> 
> Mer, voir aussi Océan, 1.4 ; 4.5 ; 8.34 du détachement, 6.3 de l’illusion, 6.3
> 
> Mère, 3.13 ; 6.52 ; 17.12.5 ; 17.21.8
> 
> Métiers, voir travail
> 
> Mihdíy-i-Dahají, Siyyid, 13.1
> 
> Mír Muhammad Husayn, l’Imám-Jum’ih d’Ispahan (surnommé la vipère),
> 14 ; 14.14
> 
> Mírzá Áqa Ján, secrétaire de Bahá’u’lláh, 14 ; 16.1
> 
> Mírzá Yah∂ya (S∆ubh∂-i-Azal), 4.31-35 ; 6.49
> 
> Modération, 6.30 ; 8.75 ; 13.13-14 parler avec, 9.20 ; 10.12 ; 11.18-29
> Moines, voir Clergé
> 
> Moïse (le Buisson ardent, celui qui conversa avec Dieu), 11.22 ; 17.22.3 fils
> de ‘Imrán, 5.16 ; 14.6 témoigne de Bahá’u’lláh, 8.5
> 
> Monarchie, voir aussi Royauté
> constitutionnelle, voir Gouvernement(s)
> rang de la, 3.26
> 
> Monde(s), voir aussi Civilisation, Création, Terre, Humanité, autre, 17.20.4
> contingent, 9.14 de la création, de l’existence, 5.18 ; 6.32-48 ; 7.12 ; 9.9-10-
> 14-17 ; 13.21 ; 15.2-7-9 ; 17.3.2 de Dieu, innombrables, 12.19 de l’esprit,
> 6.20 innombrables sont les royaumes de la création, 7.25 prochain, 8.1
> remède pour un monde malade, 11.14 souverain, 6.42
> 
> royaume de Dieu, voir aussi Royaumes, de Dieu, 2.5 Seigneur des, 3.3 ;
> 4.37 ; 6.55 ; 7.37 ; 8.14 ; 12.15 terrestre et célestes similitudes, 12.19
> 
> Mont Carmel, voir Carmel
> 
> Moralité, voir Caractère, Conduite, Qualités
> 
> Mort physique, voir aussi Âme, Immortalité, rafales mortelles, 17.18.3
> visite des tombeaux, 3.26
> 
> Mort et endormissement spirituels, 2.26 croyants affaiblis et découragés,
> 8.64 ignorants ils arrivèrent, ignorants..., 17.18.3 je ressuscite les morts,
> 11.19 ranimer les morts par les eaux de la sagesse, 11.27 tirés de
> l’extinction imminente, 17.8.3
> 
> Mossoul, 11.39
> 
> Mots, paroles, 11.2 chaque mot est doté d’un esprit, 11.30 importance des,
> 11.30 pouvoir des, 11.31
> 
> Moyens d’existence, voir aussi Travail, 17.23.1
> 
> Muhammad Sháh (régna de 1835 à 1848 ), 6.22
> Muhammad , Fátimih, fille de, 14.1-12-14 lois de, 8.16 réalisations de, 11.3
> rejet de, 14.2 retour de, 12.13 titres de, Apôtre de Dieu, l’, 8.5 ; 14.2-14
> Sceau des prophètes, le, 8.47
> 
> Muhammad -‘Alí, Mírzá, la Grande Branche, 15.9
> 
> Muhammad Áqá, dit Nabíl-i-Akbar, 9 ; 9.43 ; 13.13
> 
> Muhammad Husayn, 17.11.1
> 
> Mullá, Muhammad -‘Alí, dit Nabíl-i-Qáiní, 9
> 
> Murád, Muhammad , 2.22
> 
> Murtús, 9.39
> 
> Musulmans, voir Coran, disciples du
>
> — *Tablettes révélées après le Kitab-i-Aqdas (Used by permission of the curator)*

