Enoch Olinga: Main de la Cause de Dieu ====================================== Exported from Holy-Writings.com on 2026-06-18 1 clipping 1. Enoch Olinga, 1957 Main de la Cause de Dieu, ENOCH OLIN GA MAIN DE LA CAUSE DE DIEU Article commemoratif de Ruhiyyih Rabbani * suivi des Souvenirs de Rowshan Mustapha * avec un avanJ propos de 'Ali Nak!)javani Maison d'Edilions Fada'il 8000 Niamey CTN B.P. 12858 NIGER TEL: (00227) 73-49-26 FAX: (00227) 74-27-79 Email: mefC4áintnet.ne ou medfocJa~t,commail.com Edition 2006 © Ru(liyyih Rabbaili pour á' Enoch Olinga. Hand of the Cause of God" © Rowshan Mustapha pour á' Enoch Olinga, Reminiscences of moments with him•á Mise en page interieure et couve11ure.revision: Marc Avanzo Depot legal : I" trirnestre 2006 6111011Seigneur!6111011 Seigneur' Voici une lampe embrasee par le feu de ton amour par la flamme al/umee dans l 'arbre de ta misericorde. 6 man Seignew'. accrois son rayonnement, sa cha/eur et saffamme par lefeu qui bride au Sinai' de ta Manifestation. En verite, Tu es le ConfirmateW'. le Soutient, le Puissant. le Genereux. le Dieu d 'amow'. 'Abdu 'l-Baha Table des matieres INTRODUCTION 9 PHOTOGRAPHIES 13 PREMIEREPARTIE 19 AVANT PROPOS 21 ARTICLE DE RUljiYYIH RABBANi 27 PHOTOGRAPHIES 59 DEUXIEME PARTIE 77 PREFACE 79 MEMOIRES DE RoWSHAN MUSTAPHA 83 PHOTOGRAPHIES 115 TABLEDes ILLUSTRATIONS 121 INTRODUCTION ••De routes !es rerres du monde 01', la.fOi hahl1 'ie rit et se dcháe/oppe, c 'est sans aucun doute / ',1fiáiq11edon! le Gardien est le plus satisjCiit, etc 'est I 'Ougunda don! ii est le p/11sfie,~ Se/on fui, / 'etot d'esprit dont ontfait preuve /es pionniers de ce continent,. aussi bien h/ancs que noirs, reprri:/enfe 1/11 viritab/e d1fi-pour /es bahii 'fs du monde entier: Ainsi /es commwwllft?s anciennes et bien etab/ies pourraient lout aussi au/ant en firer des lerons, et suivre / 'exemple des croyants d'Afiáique, dont la plupart ant embrassf! la Cause de Dieu ii .1áa Clpeine plus d'un an .1 " 1 Au cceur de ce grand succi:s dans I' enseignement auquel se refere Shoghi Effendi dans cette memorable declaration, se trouve l'histoire (panni tant d'autres) que Amatu'I-Baha Ruhiyyih Khimurn nous raconte dans Jes pages qui suivent. C' est I'histoire d'un grand enseignant de la foi baha 'ie, un enseignant qui etait une Main de la Cause de Dieu, un Chevalier de Baha 'u 'llah, et tm des" principaux intendants de la communaute embryonnaire de Baha'u'llah "; mais ii etait aussi celui que Shoghi Effendi nomrna, d \me fa9011 Lettre dater du 4 juin 195...J. ecrite de la part de Shoghi Effendi au Comite britanni4ue LiáAfrique. telle que publifr clansUnfolding Destiny : /v!essages du Gardirn de lajiii hohd '(e clla co1111111111a11r>afin que nous puissions la rriviser et la commente,: Voici quelques-unes de nos obsen•afions : 1 - l1 la page (3) la quatrieme langue est l 'ougandais 1 2 - ala page (5) dons le dernier paragraphe, on lit(>.Ce 11amse rifere ala tribu Etesot en Ouganda de I 'Est qui le c:hantait et non pas ataus /es Ougandais. ]\Tausvous serions tres reconnaissanls de bien vouloir nous envoyer !es copies des lettres que vous y mentionne=. Nous louons grandement le travail que vous ave.: faff et vous assurons de nos prii!res d'assistance el de protection au Temple ml!re d 'Ajláique. Avec nos ajfectueuses salutations bahd 'ies, l 'Assemblrie spirituelle nationale des baha 'is d 'Ouganda (signe) George O/inga. Secrritaire. II etait tres impo11ant pour moi que ce soit le fils de M. Olinga qui ait signe la lettre de l'Assemblee spirituelle nationale concernant le livre de son tres cher pere. L' Assemblee spirituelle nationale du Cameroun m 'informa dans une lettre datee du 28 septembre l 994 qu'elle avail demande a Mme Ursula Samandari de faire la revision que j'avais demandee. Elle m'a repondu qu'elle avail lu le manuscrit" avec un profond ravissement ", et qu'elle y avait fait une correction irnportante, a son point de vue. concernant une des conversations que Enoch Olinga a eues avec le bien-airne Gardien. Etant donne qu'elle se trouvait en pelerinage en rneme temps que lui. ii lui avait directement rapporte la conversation ace moment-IS..Un extrait de cette lettre est inclus dans Jes notes. J'espere. chers lecteurs, que vous apprecierez ces recits sur le Cheva- Ccci sc rapporte a !a quatrieme !angue que M. Olinga par!ait. Les autres langues, quáil parlait etaient le teso. le swahi!i ct !"anglais. zeme Partie - 80 - Preface lier de Baha áuá llah. la Main de la Cause de Dieu. le Pere des Victoires, Enoch Olinga. Et lorsque vous Jes aurez lus, alorsje souhaite que vous racontiez la merveilleuse histoire de la Rose Noire qui fut coupee prematurement de sa tige par une Sagesse Divine insondable. mais qui, en une tres courte periode de floraison, porta ses douces fragrances tout autour de la terre. Rowshan Mustapha 1996 Preface - 81 - 2eme Partie - ENOCH OLIN GA Souvenirs des moments passes avec lui par Rowshan Mustapha a scene se passait a l'aeroport international de Tunis, en L 1956, pendant la periode de Ricjvan. En cette merveilleuse journee mediterraneenne, un grand nombre de.baha'is de Tunis etaient alles accueillir les delegues des tenitoires subsahariens venus assister a la premiere convention de I' Assernblee spirituelle regionale de l' Atiique du Nord-Ouest. °Tunis, capitale de la Tunisie, devait devenir le siege de cette Assemblee spirituelle nationale pour les huit annees a venir. Il y avait eu de nombreuxpr6paratifsdans cette ville afin d'assurer la bonne marchede la convention ; cependant, bien que nous eussions les noms des d61Cgues,nous ne les connaissions pas. M. M11saBanani, Main de la Cause de Dieu pour I' Afrique etait venu ala convention. M. 'Alf Nakhjavani aussi etait venu avec les delegues. J'avais cu le plaisir de rencontrer M. Bam\ni et M. Nakhjavimi en 1951 au Caire alors qu'ils etaient en chemin pour l'Ouganda. En 1956 l'aeroport de Tunis etait petit, et !es visiteurs pouvaient voir J'arrivee des passagers qui faisaient la queue pour !es forma1it6s.Au moment alt les passagerspassaientau contrOle de police et de douane, nous reconnllmcs M. Nakbjavini qui aidait lesá autres a remplir !es caries de debarquement. A un moment donne, il appela Enoch qui se dirigea vers lui en sortant de la.file du groupe de delegues. C'est ainsi que je vis M. Enoch Olinga pour la premiere fois. Bien bati, ii avail une taille au-dessus de la moyenne et un tres beau visage. Afin d'obtenir leurs visas pour la Tunisie, les de.legues avaient demande un visa" pour assister aune conventionbah:i'ie aTunis:', et avaient donne comme reference aTunis le nom de M. Mustapha Bouchoucha. Pour ies delegationsfrarn;aisesen chargea cette epoque des affairesde la Tunisie, c'ctait suffisant pour accorder les visas. Mustapha Bouchoucha 6tait estim6 en Tunisie et bien connu comme etant baha'i..A leur sortie, Jes delegues, aprcs avoir effectue tous les contr6les, furent aceueillis par tous les amis avet de chaleureusesetreintesala fayonpersane,etreintesqui semblentdevenuesune caracteristique de noire famille spirituelle atravers tout leglobe. Pendantla convention, i1 restaitpeu de temps aprCsles reunionsde travail pour sortir ensemble, mais Ulfet (la fille ainee de M. Bouchoucha) et - 83 - 2eme Partie moi-meme nous 6tions arranges pour faire visiter !a ville de Tunis au d616gues, prenant deux ou trois personnes chaque fois dans notre petite Peugeot 203 - ii n'y avait que Ulfet et rnoi qui la consid6rions corn me une veritable voiture; •la plupart de nos arnis avaient une autre opinion sur le sujet. En soirees 1 nous Jes emmenions a Bab-Souika, ou Jes festivites du Ramadan battaient leur pleinjusqu'a l'aube. Le Ramadan, mois dejeune des musulmans, co1ncidait cette annee-Ia avec Ritjvan. Au commencement de la convention, Enoch Olinga en fut e1u Secretaire. Bien que je ne fusse pas moi-meme delegue, j'avais ete admis a la convention en tant que membre du comite organisateur, de sorte qu'il me fut possible de suivre les diverses reunions. Jene me souviens pas avoir vu M. Olinga prendre pa1t aux consultations. II ne parlait pas. II etait la, ii ecoutait et prenait des notes pour son rapport. A la fin de la convention. quand ii lut le rapp01t, la presidente. Mlle Elsie Austin lui fit des eloges. Enoch Olinga fut elu membre de l' Assemblee spirituelle regionale de l'Afrique du Nord-Ouest, qui depuis sa formation en 1956 et jusqu' en 1964 representa la plus vaste region jamais administree par une assemblee spirituelle nationale. 11y avait vingt cinq territoires. commenyant par la Tunisie au nord, englobant taus !es te1Titoires vers l'ouest, et s'etendant vers le sud jusqu'au Cameroun et la Guinee espagnole. A la suite d'une reunion de I'assemblee a Tunis en automne 1956, M. Olinga demanda la permission d'aller en pelerinage. Le Gardien la Jui accorda pour le mois de fevrier 1957. Retourner au Cameroun puis revenir en Tunisie pour se rendre en Terre sainte dans un d6lai de dix semaines ou peut-etre plus, revenait tres cher; aussi, Olinga resta a Tunis, a la grande joie de taus Jes amis. Nous eumes, Ulfet et moi, la plus belle part du lion concernant sa compagnie puisqu'il sejourna chez nous pendant plus de deux mois. II sejourna aussi environ deux semaines chez Jes Saberan. A cette epoque notre maison etait petite; ii y avait une chambre a coucher, un salon. une petite entree qui servait de salle a manger et de living-room. Ma sreur Laila, qui etait une pionniere venant d'Egypte, vivait aussi avec nous. Avec M. Olinga chez nous, les amis venaient frequemment a la maison lui rendre visite. Ainsi notre petite maison etait toujours pleine de vie. Quelques semaines apres mon mariage avec Ulfet - notre mariage eut lieu un mois apres la convention - je fus_licencie de rnon travail au Ministere de !'Agriculture; rnais apres un mois de ch6rnageje trouvai un nouvel. emploi. Ceci signifiait que je devais passer beaucoup de temps a rnon nouveau travail. Je faisais tout mon possible pour eviter un nouveau licenciernent. 2eme Partie - 84 - Etre jeune marie et sans crnp!_oietait une situatiOn quc jc vo.ulais Cviter atout prix. Ulfet dut aussi travailler, bien qu'en ce temps 18.,ii n'Ctait pas du tout. dans les mceurs qu'une jeune femme tunisicnnc travaillftt. Ma sceur aussi dut trouver un ernploi. Nous devions done vciller tard pour effectuer le travail:. du secretariat de I'assemb!Ce spirituelle nationale nouvellcmcnt Clue. Ulfct. Laila, M. Saberan ct 'Abd,t'l-1:Iarnid Khemiri, le premier baha'i tunisien qui' accepta la Foi en 1921, tous aidaient a cctte t.ichc. L'activite dans notre petite maison Ctaitprodigieuse, commern;ant t6t le matin pour nc cesser qu' aminuit. Ce fut dans cette atmosphere que M. Olinga vecu paticrnment tout le temps qu'il fut avec nous aTunis. Unjour, Olinga decida d'apprendre la langue arabe. Khernfri et Lai'Ja se proposerent de la Jui apprendre. 11acheta un cahier et chaque soir il prenait ses leqons. Mais pour obtenir la prononciation correcte des lettres arabes difficiles et inhabituelles, c'etait une toute autre affaire. Ainsi, pendant que Ulfet et moi travaillions aprement sur la machine a ecrire dans la salle de sejour) Olinga avec Khemiri ct Laila, travaillait assidllment sur ces "arrangements vocaux " dans le salon. Heureusernent, aucun de nos voisins ne surprit ce melange de sons bizarres qui s011aient de ccs deux chambres. Quand Olinga dut partir pour Haffa, ii avait fait quelques progri:s en arabe. En fevrier 1957 il revint du pelerinage, et nous raconta l'histoire de cette conversation qu'il avait eue avec le Gardien au sujet des langues qu'il parlait. Je relate ici !es paroles rapportees par Ursula Samandari ; cette derniere etait en pelerinage au meme moment que Enoch, et se souvient l' avoir ecoute.raconter : " ... le Gardien m' a demande combien de langues je parlais. Je repondis que je parlais le swahili, le teso, l'anglais etc ... Et je pensais en moi meme, mais sans rien dire: « et je suis aussi en train d'apprendre l'arabe ». Le Gardien s'a1Teta, se tourna vers moi et dit: « Mais le persan est plus facile! » 1". En nous. racontant cette histoire, M. Olinga concluait en disant que ccla mit fin a scs peines pour apprendre l'arabe. Quand vint le jour oi1 Olinga dµt nous quitter pour la Terre sainte, un grand nombre d'arnis se rendirent a l'aeroport pour le saluer et le voir Dans la lettre qu 'elle m' envoya le 24 avril 1994, elle expliquait les circonstances qui lui ont fait connaitre l'histoire de M. Olinga: "J'ai eu lajoie et le privilege de faire man p6lerinage en meme temps que Olinga. La plupart du temps ii etait le seul pClerin qui r6sidait dans la Maison des PClerinsde !'Orient et moi j'erais fa seule dans celle de l'Occident. ll me raconta cette conversation le lendemain. C'est pourquoij 'estime cjuele recit que jc vous ai fait, semble plus approprie que celui qui est mentionne dans votre mcrveilleux livre "_ - 85 - 2erne Partie partir. Je náy etais pas. mais U!fet y etait allee. el\e me raconta ce qui suit: •• Nous avons bien vu O!inga passer par le contr61e de police et de douane. puis nous sommes tous alles le voir monter dans l'avion - ceci etait possible a cette periode. mais plus maintenant. Les passagers avaient tous em barque saufOlinga, ii n'etait visible nulle pa11.Les haut-parleurs appelerent Olinga pour qu'il se presente a la p011e d'embarquement. Mais la encore, on ne \ 'apercevait toujours pas. Nous etions tres inquiets, nous ne savions pas quoi faire. ni ce qui lui etait arrive. On retira la passerelle et la po11e de l'avion commen,ait a se refermer lorsqu"O\inga apparut avec son bagage a main. fonc;:antvers l'avion. On ramena la passerelle. la porte se rouvrit et Olinga monta dans l'avion a notre grand soulagement. Un des spectateurs me demanda, « Est-ce un boxeur? » .. Tout au long de cette annee, j' eus \'impression que M. Olinga passait par la periode la plus difficile de sa vie. Nous fimes tout noire possible pour prolonger son sejour avec nous afin de sou lager un peu son angoisse. Je ne me souvenais pas le temps qu'il devait rester en Terre sainte, mais nous savions qu'il devait passer par Tunis avant de retourner au Cameroun. Nous attendions un teJegrarnme de sa pa1i annonc;:antson arrivee. Pas de nouvel\es de son retour. Un apres-midi fetais au bureau, lorsque M. Muhyyid-Din M'rad, un baha'L telephona du Cafe de Paris situe sur !'avenue principale au centre de Tunis, et me demanda de venir irnmediatement car M. Olinga etait la. Je courus \es trois cents metres qui separaient le cafe du bureau oll je travaillais. Laje trouvai M. Olinga avec Muhyyid-Din. Je compris ce qui s'etait passe. Muhyyid-Din etait attable au cafe avec des arnis, quand ii vit passer M. Olinga marchant tout seu\ sur ravenue principale le long du trottoir longeant le cafe. Comme Muhyyid-Din ne parlait pas l'anglais, ii Jui fit comprendre par des gestes de venir s'asseoir avec eux et de ne pas partir, et rn'appela par telephone. J'essayai de savoir pourquoi M. Olinga ne nous avait pas avise de son retour. comment il avait trouve son chem in de 1áaeropo1ijusqu'i !'avenue principale et su1iout oll ii avait !'intention d"aller. Je náeus aucune reponse. J •eta is tres reconnaissant envers Sahaá u •113.hqu •i I ne se soit pas perdu, et qu' ii ait ete guide vers l'endroit all Muhyyid-Dián pouvait \"apercevoir. M. Olinga semblait tres pensiftout le restant du sejour qu'il passa avec nous. La premiere question qu"il me posa fut : áráQue signifieAbu"\-Futl1~ ? ••. Jene comprenais pas pourquoi il me posait cette question et tout sirnplement j' expliquais que c'etait un nom arabe. En effet en Egypte, ii y avail un baha' i 2eme Partie - 86 - tres dtvoue dent le prenom etait Abu"l-Futlil). Je lui dis quáa ma connaissance ce\a voulait direáá pere des conquetes ., . Ensuite ii me dit que le bien-aime Gardien Jui avail donne ce titre. L"Assernblee nationale rec;ut plus tard de la pa1i du Gardien une \ettre dans laquelle se trouvait la traduction exacte d'Abu"I-Futi,I): -- Pere des Yictoires •á. M. Olinga etait de ces personnes dont le visage calrne et serein cachait aussi bien ses pensees que ses sentiments. A !'exception dáun !eger sou\evernent de sourci\s, on ne decelait aucun signe de ses reactions interieures sauf. oh oui. quand ii riait. Dommage que nous n'ayons pas eu en ce temps-la la possibilite de 1áenregistrer sur film ou sur cassette lorsqu' ii riait. Quiconque a vu et entendu M. Olinga rire s'en souviendra toute sa vie. M. Bouchoucha, qui etait le pere de Ulfet et un des premiers baha'is tunisiens, etait une personne dent la compagnie apportait toujours une grande joie. II venait sou vent apres son travail et s'asseyait avec M. Olinga. Bouchoucha ne parlait pas anglais, mais ii connaissait beaucoup d'anecdotes. Chaque soir ii en racontait une ou deux. qui etaienttraduites a M. Olinga Pour rendre \es choses encore plus agreables, Bouchoucha mimait \es difffaentes scenes de l'histoire. Normalement le rire vient a la fin de !'anecdote, mais Olinga cornmenc;ait d'abord par rire et deja avant la derniere scene de l'histoire, il etait litteralement p\ie en deux. nous tous avec lui. bien que nous !es ayons deja entendues plusieurs fois. Apres avoir passe plusieurs soirees a raconter ses histoires, Bouchoucha n'avait plus de nouvelles anecdotes. Pas de nouvelles anecdotes? Aucun probleme ! Tout ce que Bouchoucha devait faire, c'etait de mimer !es anecdotes deja racontees. Pas de paroles et pas de traduction, rien que des mimiques. Et M. Olinga etait litteralement parterre a se tordre de rire. Un soir, Ulfet et rnoi rentrions ensemble. En approchant de la po,ie d'entree nous avons entendu Olinga rire aux ec\ats. Nous avons escalade en courant !es marches de l'escalier et nous l'avons trouve parterre se tordant de rire en criant ;i la seule personne se trouvant dans la maison: á• M. Bouchoucha, s'il vous plalt arretez ! .. Bouchoucha n 'avait rien dit. 11ne parlait pas \'anglais. Tout ce qu'il avait fait, c'etait mimer. Olinga avait l'habitude de dire. des annees plus tard, que plusieurs fois ii avait essaye de raconter !es anecdotes qu'il avait entendues aTunis aux amis du Cameroun et ail\eurs mais ii riait tellernent des qu'il commenc;ait araconter qu'il n'avaitjamais pu en finir ne serait-ce quáune seu!e. Un jour, a\ors que quelques mernbres de I'Assemblee se reposaient entre deux sessions. discutant pour passer le temps, Olinga nous raconta une histoire au sujet de son enfan-ce. .le vais essayer de la rapporter aussi correc- - 87 - 2erne Partie tcmcnt que ma mCmoirc me le pem1ct. Je me souviens quc Mlle Elsie Austin ct Mlle Valfaie Wilson etaicnt !fl, ainsi que Bill Foster et Khemiri: J\,1_Olinga dcvait avoir sept ou huit ans quand unjour ii dCcida d'allcr en brousse. II a\'ait 8 pcinc marchC que!ques mE:tresquand soudain il vit la main d'un gorille s01iir du scnticr ct venir vers Jui. Tl s'cnfuit en courant aussi vitc que scs jamb cs le Jui pern1ircnt. Tl alla chcz son pCre ou son oncle (je ne me souviens plus) apeurC ct terrifiE:.II expliqua ce qu'il avait-vu. Le pCre ou l'oncle appela immCdiatcrnent du secours et ils allercnt avec Enoch dans la brousse. Quand ils arrivCrent a l'endroit olt il avait vu le gorille, ils nc virent rien. Le groupe s'aventura encore plus loin dans le scntier pour cherchcr le gorille. A quelqucs pas de la, ils virent soudain un gros boa qui aura it probablement dCvore le jcune Enoch s'il n 'avait pas ete effrayC par cc qu'il Jui ~wait sernblC etre un gorille. Les villageois tuerent le boa, et continuE:renta cherchcr le gorille. Mais ils nc trouvhent rien, ni cc jour-13, ni !cs jours suivants, ct !es habitants des villages voisins non plus. En aofat 1957, quelques rnois aprcs le depart de M. Olinga. Ulfet rnit au monde l'alnC de nos deux fils. Nous dCcid§.mestaus les deux de le nommer Olinga. Les Olinga en Ouganda n'etaient pas nombreux ace moment-la d'apres ce que nous avions compris, mais un enfant tunisien pr6nomme Olinga, c'6tait unique. Nous nous demandions si les autorit6s municipales allaient accepter d' enregistrer notre fils avec un nom qui n' 6tait pas arabe. Nous avons done pris notre courage a deux mains et les autorites ant accepte. Avec un pere de nationalit6 egyptienne, elles ont probablement attribue le nom a quelque ancienne divinite de I'.Egypte. A nos amis non-baha'is et a la famille, nous avons explique ce que nous avians entendu de M. Olinga : que ce patronyme est le nom ougandais d'un oiseau qni apporte les piuies bCn6fiques, un oiseau de paradis: et lorsque les pluies tardent avenir dans Jes annees de secheresse, !es Ougandais (la tribu Etesot it !'Est de l'Ouganda) chantent le chant d'Olinga pour faire plenvoir. Nous tenninions toujours par dire que nous avians un ami trCs cher qui po1iait ce 110111et que nous avians nomme notre fils en son hommage. La tante de Ulfet, une dame de caractere, d'origine turque par sa mere et tunisienne par son pere, ne s'estjamais r6concili6e avec ce nom. Elle appelait noire fils 'Oli. un diminutif du nom arabe bien connu 'Ali. Bien que cette tante ne soitjamais devenue bah3.'ie, vers la fin de sa vie, elle dit un soir aUlfet: "Tu sais, vous (Jes baha'is) etes dans le vrai chemin ". Deux mois apres la naissance de notre Olinga, le bien-aime Gardien annorn;:a la designation de Enoch Olinga comrne Main de la Cause de Dieu. Nous en etions doublement emus. 2eme Partie - 88 - Des la naissance de notre Olinga. M. Olinga appelait toujollrs Ulfet ááMummy" ..... Transmettez toute mon affection bah.i'fe a ma Mummy et a moi-meme •• . II terminait ainsi ses lettres. mentionnant Ulfet et petit Olinga. Les merveilleux jours passes ensemble en Tunisie. et dont j'ai fait mention plus haut. firent la transition entre d'une part. \es services devoues rendus a la Foi par M. Olinga et ctáautre pait, sa nomination comrne Main de la Cause de Dieu. Les defis auxquels i! dut faire face meme avant sa nomination comrne Main de la Cause. etaient enormes. En tant que rnembre de l"Assemblee spirituelle regionale de 1•Afrique du Nord-Ouest et secretaire du Comite d'enseignement pour l"Afrique de I'Quest. ii po11ait la responsabilite du service dans Jes deux institutions majeures de la Foi. II etait charge des lourds devoirs que ces institutions seules devaient assumer. La region de I' Afrique du Nord-Ouest qui. au matin des festivites de Ri<;lvin de l'annee 1956, devint liee au so1i des neuf membres de l'assemblee spirituelle nationale nouvel!ement e\ue. etait tres vaste. Un coup d'ceil sur la cmte de la region en 1956 suffit a comprendre Jes complexites qui existaient en ce temps-la. Tous les territoires sauf le Liberia etaient sou~ un regime colonial. Yingt cinq territoires composaient la region de l"Afrique du Nord-Ouest: (par ordre alphabetique) l'Algeri~. le Protectorat d'Ashanti, le Carneroun britannique. le Togo britannique, \es iles Canaries. \es iles du Cap Veit le Cameroon franyais. le Maroc franyais. le Togo franyais. I' Afrique Occidentale frarn;aise, la Garnbie. la Cote d'Or, le Liberia. !es Iles Madere. le Maroc zone internationale (cáest-8.-dire Tanger), le Nigeria. le Protectorat des Territo ires du Nord. la Gui nee po1tugaise. le Rio de Oro. 1"lie St-Thomas. la Sierra Leone. la Gui nee espagnole. le Maroc espagnol, le Sahara espagnol. et la Tunisie. Actuellement !es trois territoires du Maroc avec le Sahara espagnol et le Rio de Orone constituent plus qu'un seul pays: le Maroc. Ceux du Cameroun franyais et britannique sont devenus le Cameroun. Ashanti. le Togo britannique. la Cote d'Or. et Jes Terl'itoires du Nord ferment le Ghana. Et ce qUi etait !' Afrique Occidentale franyaise. a ete di vi see comme suit: le Benin. le Burkina-Faso. la Guinee (Conakry). la Cote-d'Ivoire. le Mali. la Mauritanie. le Niger. et le Senegal. Tous ces territoires ont commence aobtenir !eur independance en meme temps que fut etablie l'assemb\ee spirituelle regiona!e qui Jes englobait administrativement. Le Maroc obtint son independance en mars 1956. La Tunisie devint independante un mois apres Riqvan 1956. Les autres territoires allaient ega!ement suivre que!ques annees plus tard. La region etait en proie ade nombreux troubles. Voyager a l'interieur - 89 - 2eme Partie de chaque territoire eta it impossible clans ce11aines regions. et dans beaucoup, de cas ii fal!ait meme passer par !'Europe pour pouvoir voyager d"un territoire a l'autre. II y avait six principales !angues aprendre en compte: l'arabe, táanglais. le frarn;:ais. l'espagnoL le po11ugais. et le persan. langue des pionniers iraniens qui náavaient pas encore appris Jes autres langues. Les territoires ásubsahariens avec le Cameroun britannique en tete etaient receptifs ala Parole de Bah3.'uá !18.h.mais manquaient de moyens materiels. Ces territoires n 'avaient, en tout et pour tout. qu'un seul pionnier venant de l'exterieur de la region: Enoch Oiinga. Les pays du Nord qui sáetendent le long de la c6te mediterraneenne etaient hostiles a la Foi de Bah3.'u'll8.h. Porn1ant ii y avail beaucoup de pionniers de Perse. des Etats-Unis et d'Egypte. et ces pays possedaient beaucoup plus de ressources materielles. Avec le siege administratif de cette region dans l'extreme Nord-Est a Tunis. la correspondance entre Tunis et la region administrative devait passer par l'Europe a !'exception des trois territoires d'Afrique du Nord, car !es liaisons telephoniques n'existaient pas avec !es territoires Subsahariens et ell es etaient tres limitees avec l'Algfaie et le Marne. ses plus proches voisins. Lorsque !es quatre assemblees spirituelles regionales d' Afrique-celle de la region Nord-Ouest. celle de la region Centre et Est. celle de la region Sud et Ouest. et eel le de la region Nord-Est - furent etablies. eel a faisait deja trois ans que le monde bah8.•f se trouvait dans la puissante Croisade de dix ans du bien-aime Gardien. Douze assernblees spirituelles nationa!es constituaient le corps executif de la Croisade. Cinq parmi elles : !es Assemblees spirituelles nationales des Etats-Unis. de la Grande Bretagne. de l'Egypte. de la Perse et de l'lnde avaient la responsabilite de ce qui allait devenir la region de 1'Afrique du Nord-Ouest. Quelques semaines apres sa formation. 1áAssemblee nationale nouvellement e!ue se trouva seule responsable de tout ce dont !es cinq assernblees spirituelles nationa\es participantes avaient eu en charge jusquáa present. Lorsqu'a la premiere reunion qui suivit la convention, la Main de la Cause Mi,sa Banani apprit que J"Assemblee spirituelle nationale d'Afrique du Nord-Ouest avait planifie seulement.quatre reunions pour sa premiere annee, ii commenta a leur decharge qu'il etait sage de rnettre en regard le coCttde ces reunions avec !es fonds disponib!es. II avait ete clairvoyant en effet, car l'Assemblee. pendant !es lrnit annees de son existence. souffrit terriblernent dans ses efforts pour se reunir. Le manque de fonds et le desir de ne se limiter . quáaux depenses vita!es rendirent rares Jes voyages. bien trop collteux. 11y avait aussi quelques territoires oi:1l'on rencontrait beaucoup de 2erne Partie - 90 - difficultes et l'Assemblee devait encourager !es pionniers a sáy etablir mais le permis de sejour leur etait toujours refuse : Sahara espagnol. Rio de Oro. Guinee fra119aise, Guinee espagnole et rite de St-Thomas et de Principe. Tous ces endroits semblaient €:tre •• des territoires impossibles ". Pourtant le Gardien voulait que les pionniers sy etablissent. L'Assemblee spirituelle nationale n'avait de choix que d"encourager !es croyants aperseverer. Quand . nous exarninons le r6le de M. Olinga dans cette t8.che, nous voyons a que! point sa conviction etait forte pour l' accomplissement de ces buts. Depuis ses debuts. l'Assemblee spirituelle nationale nouvellernent 6tablie ne comportait uniquement que deux rnembres issus des territoires Subsahariens: Enoch Olinga et Miss Valerie Wilson. Le territoire oi, Olinga residait- le Cameroon britannique - etait la region oll le travail d"enseignement etait constamment en progres. Cinq Chevaliers de Bahtfu'll8.h. Jes enfants spirituels d'Olinga, travaillerent avec succes dans Jes territoires avoisinant le Cameroun britannique. Ainsi. !es veritables succes d'enseignement vinrent des territoires du sud de la region. Durant cette premiere ptriode de developpement de la Foi en Afrique Occidentale, le manque de livres adaptes etait un problerne angoissant. On avait absolument besoin d'un ouvrage en anglais qui pouvait servir aussi bien pour l'enseignement que pour l'approfondissement. Pour repondre a ce besoin. M. Olinga r6digea un manu~crit en quatre pa1iies et l'envoya a l'Assembl6e spirituelle nationale. Bien qu'il travail!8.t sans doute tres dur et de nombreuses heures a sa preparation. en fin de compte le manuscrit ne fut pas publi6 fautes de rnoyens. Enoch dut en souffrir enormement car le besoin en ouvrages ecrits devenait de plus en plus pressant. Souffrir semblait etre le destin d'Olinga. II souffrait terriblement. mais gardait sa peine en son for interieur. Ce fut son sort durant toute la periode ou ii fut rnernbre de l'Assemblee spirituel\e nationale d'Afrique du Nord- Ouest. Est-ce qu'il continua de souffrir apres cela ou non? Jene peux pas le savoir. Mais pendant la periode oi, ii etait dans la region de l'Afrique du Nord-Ouest,je sais qu'il souffrait. Si souffrir est un .. dl1 ., pour une Main de la Cause. alors 8.mon humble avis. lecher Olinga a eu \argement .son lot. II y av<;1.it beaucoup de raisons qui 1áinquittaient et l'affligeaient. Je vais essayer ici d'en mentionner quelques unes parrni celles que je connais. II etait tres inquiet au sujet de la l:la?irat'ul-Quds de Victoria dans l'Ouest du Cameroun qui venait d'etre acquise. Certains amis !i-bas pensaient qu"i\s pouvaient vivre en ces lieux. siege administratifet centre de reunion pour !es bahcl'fs de cette comrnunaute. Pour eux. ii n'etait pas question de quitter les lieux, Olinga dut s'occuper personnellernent de la l:lazirat'ul-Quds. 2eme Partie La plupart des familles restCes 13.Ctaient necessiteuses. Toute cette situation faisait ma! au c~ur. Combicn de fois Enoch aYait-il fait don de ses propres moyens de subsistance, alors qu'il Ctait lui-mCmc dans unc situation difficile? Personne nc peut le dire. Combien de fois avait-il dll se lever la nuit pourallcr aider un ami ou unc famille dans le besoin ? Pcrsonne jamais ne le saura. Les Chevaliers de Baha'u'llah, ses enfants spirituels qui etaient pionniers dans d' autrcs territoires de l 'Afrique de I' Ouest, rencontraient beaucoup de difficultCs, et se toumaicnt tous naturellement vers lui pour se faire aider. Mais Enoch, tout comme !es autres membres de 1'Assemblee spirituel\e nation ale, aquelques deux ou trois milk kilometres de 13,Ctait impuissant a venir a leur secours avec de l'aide, des livrcs et des Yisiteurs. Une autre raison pour laquelle ii souffrait tellement etait le fait que certains croyants autour de lui avaient unc mauvaise comprehension de sa position et d6f~rmaient ses actions et ses intentions. Ces croyants, il faut l'admettre, Ctaientjeunes, non seulement en age rnais comme croyants aussi. Pour autant, ces circonstances att6nuantes n'ont pas dit beaucoup amoindrir le chagrin qu'ils susciterent dans son creur aimant Une autre cause de profonde anxiCtCet de terrible souffrance Ctait le fait que sa famille n' eta it pas avec Jui. Elle etait res tee en Ouganda. Malgre tout cela et malgr6 encore d'autres soucis, M. Olinga se concentra sur la t8.che qui 6tait la sienne. II dut aussi etre profondement peine par le dCces du Gardien. Quand ii assista a la conference intercontinentale de Frankfort en 1958, la Main de la Cause Amelia Collins etait la representante du Gardien. La Main de la Cause Ugo Giache1y y participait aussi, ainsi que neuf autres Mains de la Cause. Ulfet et rnoi-meme, qui avions eu le privilege d'y assister, nous souvenons du merveilleux r6le que joua M. Olinga 3.cette conference. Dans son discours, il attirait notre attention sur nos devoirs envers nos communaut6s bahit 'ies, nous rappelant que dans !es conferences comme celle-la, notre tache etait de nous remplir de spiritualite afin de la transmettre aux amis de retour chez nous. Au debut de mars 1959. ii s'occupa d'un autre but vital, !'education universelle des enfants. A cette Cpoque, il envisageait un projet d'6cole que, dit-il, il avait a I' esprit depuis quelque temps. II ecrivit'aux membres de I' Assemblee spirituelle nationale: "Je pense que le moment est venu de porter notre intf?retsur l'cdducation des e11fC111ts qui n 'onr pas eu le privilege d'ovoir une f?cole.Je pense que 11011s devrions commencer par des<i. Une ou cleux, cela serait une grande l'ilátoire. Si I 'A.S.N m 'autorise (l efudier /es possibilite?scl'efab/ir de tel/es ecol es, et d'C?valuerleur coilt annuel, je voudrais entreprendre cette elude (bien entendu dans la partie de lvfa111/'e du Cconeroun du Sud). " Dans la rnCme \ettre, qu'i1 signa" en Son amour, Enoch", il soulignait aussi "l'impo1iance d'avoir un endroit ol.1pourrait se tenir une ecole d'ete chaque annee "." Ceci ", ecrivait-il," fera beaucoup de bien aux amis; \eur connaissance augrnentera et ils auront un lieu ol.1ils pourront se rendre r6gulierernent pour 6tudier la Fol et son administration". Les responsabilit6s aremplir dans la Foi 6taient multiples, et les livres restaient la premiere priorit6. M. Olinga continua d'6crire des ouvrages, malgre sa premiere deception. Dans une lettre datee du 24 mai 1959 adressee a l' Assemblee spirituelle nationale des lies britanniques, I' Assemblee spirituelle nationale d' Afrique du Nord-Ouest ecrivit : "Quand la veneree Main de la Cause Enoch Olinga etait a Haifa en 1957, le bien-aime Gardien exprima le souhait de voir les croyants africains ecrire apropos de la Foi. Ce meme desir du bien-aime a ete exprime par M. 'Ali Nakbjavani. Pour repondre a ce d6sir, la reveree Main de la Cause M. Olinga a fourni a notre Assembl6e nationale deux manuscrits pour les pub lier. L'un d'eux « Apen;:u sur la foi baha'ie » est rnaintenant revise et pret a etre publi6 ". Voici comment M. Olinga fut le premier africain a6crire sur la Foi. II faisait tout ce qui etait en son pouvoir pour satisfaire n'imp01te quel desir exprime par le bien-aime Gardien. Quand M. Olinga fut designe Main de la Cause de Dieu en octobre 1957, ii etait un membre de l'Assemblee spirituelle nationale d'Afrique du Nord-Ouest. II y avait aussi d'autres Mains qui avaient 6galement les memes doubles responsabilites. Mais la tiiche de M. Olinga etait bien differente et bien plus lourde. Etre Main de la Cause et membre d'une institution nationale aux Etats-Unis ou en Iran ou au Royaume-Uni c'6tait une chose, mais etre Main de la Cause et membre de l'Assemblee spirituelle nationale d'Afrique du Nord-Ouest, en etant de plus la seule reference dans une jeune communaute en Afrique Occidentale en 1957, ceci etait une toute autre affaire. On frissonne en pensant a cette 6poque, et ace qu'Olinga et Jes amis comme Jui ont dfa endurer dans leur recherche pour apporter du bonheur au co,ur de leur Bien-aim6. Le sen tier qu'ils empruntaient 6tait aussi 6troit qu'une corde raide, aussi 6prouvant qu'un chemin parseme de cailloux et de morceaux de vene brise. Le cas de Olinga illustre bien le proverbe qui dit : "Nu! n'est - 93 - 2eme Partie prophete en son pays d ne trouve de respect pam1i son peuple ". La Main de la Cause John Robarts, apres avoir appris et vu de lui-meme comment Olinga mcnait sa vie quand ii viva it a Victoria, me confia "qu 'il marchait sur !es pas de áAbdu'l-Baha ''. Ceci sc passait aVictoria au Carneroun britannique en mai 1964. Lorsque !es premieres Mains de la Cause de Dieu furent dCsignCes en decembre l 951, j'Ctais un jeune bah3'i panni tant d'autres qui ne savait pas grand chose sur le rang des Mains de la Cause. Nous savions gu'on leur devait du respect, mais nos jeunes esprits ne pouvaient pas saisir la grandeur de leur rang spirituel. En cette pfaiode quand ceux d' entre nous qui avaient eu le privilege de grandir clans des comrnunautes bah3.'fes avec des assernb!Ces locales et une assemb!Ce nationale, commern;aient a peine a realiser que !es merveilles d_ela strncture administrative Ctaient en train de se dCvelopper, ces Cminents serviteurs de la Foi se dessinaient comme des gCants spirituels sur !'horizon de notre jeune imagination. En 1951 Mme Amelia Collins fut envoyee par le Gardien pour rendre visite aux croyants d'Egypte. J'avais eu. le privilege de me trouver au Caire a ce moment 13.,et je me souviens de la profonde impression qu'elle fit sur moi. Quelques mois plus tard nous apprenions qu'elle avait ete designee Main de la Cause de Dieu. En 1952, la Main de la Cause Shu'a'u'llah 'Ala'i visita le Caire, et pour la premiere fois je vis une Main de la Cause en chair et 'en os. Dans man enfance, j 'avais connu le Juge 'Abdu'l-Galil Sa'd et dans majeunesse Mul)ammad Effendi Taqi Ifah3.ni; mais tousles deux avaient ete designes Mains de la Cause atitre posthume. Le pro fond respect que le president et les membres de l' Assemblee spirituelle nationale en Egypte avaient temoigne a l'egard du General 'Ala'i pendant son sCjour au Caire m'avait grandement impressionne. Cinq ans apres cette experience que fut ma rencontre avec la Main de Ia Cause 'Ala'i, voila que nous avians un membre de I' Assemblee spirituelle nationale qui etait Main de la Cause! Nous Ctions au courant par ce que Ies pelerins rapportaient dans leurs notes que le bien-aime Gardien considerait les Mains de la Cause au-dessus, bien au-dessus des assemblees nationales, et que" les Mains de la Cause devaient etre venerees ". Mais comment allions-nous gfaer notre administration dans la region ol1 la Main de la Cause Olinga vivait, non seulement en tant que Main de la Cause, mais aussi comme membre de I' Assemblee nationale ,, Par des moyens mysterieux la question de la relation entre [es Mains de la Cause et !'administration sembla trouver sa propre solution. En reflechissant sur le passe, ii devient cl air gue nous Ctions en quelque s01ie prepares au nouveau r6le dans la Cause que notrc frere spirituel zerne Partie - 94 - avait a assumer. Lorsque M. Olinga pa11it en pe!erinage en fevrier 1957 le bureau de M. Leroy loas, secretaire general du Conseil international baha"i. ecrivit aux deux Assernblees spirituelles national es d' Afrique du Nord-Ouest et d"Afrique du Centre et de l'Est dans une lettre du 17 fevrier 1957 : " Chers amis bahd 'is, Le bien-aimri Gardien a rite tri:s satisfait de la visite de AI Enoch Olinga en Terre sainte. JI est le premier bah(: 'i noir d '~(7-iqueCJvisiter cette derniere, et le premier des bahCI'is noirs, qui soft devenu bahti 'i pendant la Croisade de dix ans. De plus ii est un Chevalier de Baha 'u 'llah, et quatre de ses en/ants spirituels sont aussi Chevaliers de Bahci 'u 'l/Clh.Le Gardien pour cela lui a donne le titre de "Abu 'l-Futuh" qui signifie, le Pere des Victoires.. Le Gardien est tres encourage par les rapports qu 'ii re9oit sur le progres du travail d'enseignement en Ajhque. Sous la direction des assemble es nationales nouvellement 'etabhes, le iravail est encore plus stimuli, ce qui est excellenl. Le Gardien voudrait mettre en garde !es A.SN afin qu 'el/es ne s 'embourbent pas dans !es itiiches administratives. mais qu 'el/es dedient la majeure partie de leur temps Cll'enseignement, et Cllaferme expansion de la Foi. Tel est le besoin de cette heure. Les assemble.es nationales et locales devraient didier le plus cl air de leur temps et de leur inergie Clcette noble lfiche. " Quand M. Olinga revint de Haifa, ii envoya aux rnernbres des •• Extraits des notes sur le pelerinage d'Olinga ... ecrites en vitesse pour repondre ~ la suggestion de ... selon laquelle je devrais pa11ager avec vous les souhaits du Gardien concernant le fonds, le travai I d' enseignernent et notre convention ". Les extraits cornprenaient le paragraphe suivant : "Concernant le fonds, le bien-aimri Gardien dit : le travail le plus important c'est l 'enseignement. L'argent doit etre dripensii pour cet effort primordial : envoyer des pionniers. et acheter des Haziras locciles. Ce n 'est pas nricessaire que •!es driliiguris assistent en personne Clla convention. Ils peuvent consulter et voter par correspondance. fl n'est pas nicessaire non plus que taus les membres de l :4.S.N se rriunissent taus ensemble. Toute somme rj 'argent disponible doit etre dipensie - 95 - 2eme Partie pour le !ravw? d 'enseignement. Ceci doi! i!tre e.,pliqul! aux amis.. Ce/a es/ l!ssentiel. Dans ma ricente connnunication cn'ec L4.S.N du ;"-/ord-Ouestd'Ajhque, je leur ni fltit part de cette directive. « E1an1vous-meme w1 membre de I A.SN. vous en sere:: iJ?/Orml!1>. dit-il. " Lorsque M. Olinga revint du pelerinage, I' Assernblee spirituelle nationale d' Afrique du Nord-Ouest nouvellement elue s'etait deja reunie trois fois. Les membres etaient eparpilles sur une vaste region. Olinga etant le plus eJoigne comparativement aux sept autres membres concentres au Nord de la region. Olinga n'assista pas ala quatrieme session qui eut lieu apres son pelerinage. II confia a l'auteur qu'il ne depenserait plus un sou pour aller en voyage aTunis, ni pour un~ reunion de l'assemb!ee nationale ni pour la convention annuel\e. II ne pouvait pas oublier le conseil du bien-aime de ne depenser du fond disponible que pour le travail d'enseignement. Dans une lettre au secretaire de I' Assemblee spirituelle nationale d' Afrique du Nord-Ouest datee du 26 mars 1957 ii ecrivit: "Concernant le fond,j'ai !'impression de voir Jes yeux benis de notre Gardien lorsqu'il me disait d'expliquer a l'A.S.N d'economiser et de travailler par correspondance au lieu d'assister en personne aux reunions'". M. Olinga consacra taus ses efforts a la mise en reuvre de chaque directive de la Cause. L'une d'elles etait l'etablissement de la f:la~irat'ul-Quds • de Victoria- la premiere I:Ia?frat'ul-Quds au Cameroun. Dans Jes extraits des notes de son pe!erinage, Olinga cita ce que le Gardien Jui avait dit concernant Jes f:lazirat'ul-Quds : " .. II faut acheter des l:laziras, une dans chaque territoire nouvellement ouve1i, sera suffisante. Par exemple, une a Victoria. Elle doit etre de construction simple et rnodeste et peut etre vendue a n'irnporte quel moment. !I ne faut pas qu'elle soit trop luxueuse. ,, Peu apres, dans une circulaire de la Main de la-Cause pour I' Afrique Musa Banani datee du 28 mars 1957, nous pouvions lire: "l'lous avons rep, des informations tri:s enthousiasmantes _I Nous nous rrijouissons de la bonne nouvelle qu 'un croyant afhcain, lui-meme Chevalier de Bah6 'u 'llClh, a rricemment ereen pi::lerinage en terre sainle et a visitri notre bien-aim/2Gardien. C 'est Enoch Olinga, pionnier ougandais au Cameroun hritcmnique. Le Gardien etait si content des services d 'Olinga qu 'ii lui a donnri le titre de« Abu 'l-Fi1hf{1N qui sign(fie en Anglais, <). <(Oh.',; dit Enoch,<;. Enoch•repond;t: << Oh.' au;, je le verra;. Je le rerrai trl!s bien .' >J. " Plus Olinga insistait pour continuerjusqu'au Temple. plus le chauffeur du taxi exprimait son regret qu'Olinga ne pourrait rien voir de cette rnagnifique construction. ainsi Olinga n'avait de cesse de lui repeter de ne pas s'inquieter. Finalement quand le taxi arriva au Temple l'endroit etait plonge dans une obscurite totale. Olinga Sm1itdu taxi et s'avanc;a vers le perron qui menait a \'entree du Temple. Sur \es marches ii se prosterna et mit son front aterre en signe de priere. Tout acoup le Temple s'illumina, l"entree principale etait ouverte. et le guide du temple de service ce soir 18..s'avanc;a vers lui et lui demanda s'ii voulait visiter le Temple. Olinga. tres reconnaissant. le suivit a l'interieur. Le guide Jui demanda qui ii etait. O!inga evita de repondre. Le guide. tout en procedant aux explications pour la visite du Temple, s'enquit 2eme Partie - 98 - une nouvelle fois de l'identite du visiteur. II insista tellement quáolinga accepta de le lui dire. a condition qu"il gard3t táinformation pour lui. Le guide acquiesya. et Olinga lui dit qui ii ttait: Enoch Olinga ! Le guide sursauta. serra Olinga dans ses bras et son it en courant pour a!ler sonner a la residence du secretaire de l"Assemblee spirituelle nationale des Etat Unis qui se trouvait de l"autre c6te de la rue. afin d"annoncer le nom de 1áauguste visiteur a Charles Wolcott. Le chauffeur du taxi dut etre tres surpris. Que s'etait+il done passe exactement? Le guide venait ctáeteindre toutes les lumieres et se preparait a quitter Jes lieux. lorsqu'il apen;:ut un taxi qui sáetait arrete: son passager etait descendu et se dirigeait vers le Temple. •• ('a doit etre quelquáun qui vient de loin .. _sáetait-il dit interieurement; -- ii faut que _iefasse quelque chose•á- cáest pourquoi ii rentra de nouveau. remit toutes !es lumieres. et demanda a Olinga ctáentrer. John Robarts explique que Enoch venait apeine de rentrer de voyage ctáAmfaique Centrale et d"Amerique du Sud. un voy~ge de quatre mois. cáerait alors la fin de son long periple et ii etait tres fatigue. Il avait e~1des reunions presque tousles soi rs. M. Olinga ifavait pas programme de reunion a Chicago : etait-ce a cause de sa fatigue ou bien a cause du peu de temps disponible pour a!ler voir !es amis? Nous ne le savons pas. Mais ce que nous savons. cáest qu'apres sa visite au Temple. i! fut surpris de constater que les Wolcotts avaient rassemb!e un grand nombre d'amis au bureau nationaL La reunion se prolongea jusquáa l'aube. quelques heures avant que M. Olinga ne prit !'avian pour retourner chez Jui 3 Victoria. au Cameroun. M. Robarts nota que lorsque M. Olinga lui raconta plus tard cette histoire. ii ajouta que á• ce fut vraiment la plus belle soireeáá qu"il ait passee de tout son voyage. Ce n. eta it pas seulement le detachement. la generosite. la sincerite et la serenite qui distinguaient Enoch Olinga. Les extraits suivants de ses rapports et _de ses lettres illustrent bien d'autres qualites. Au debut de _iuin 1956. ii insera ce qui suit. dans un rapport al"Assemblee spirituelle nationale de la part du Comite regional d"enseignement d"Afrique de l"Ouest: Towe uventure spiritue/le " rriclame zme Vision, une srro1Jgi1.:. un plun et une mise en place dans !es details. Le hiu11-uin1t.;(jwdien s 'assurait IOZ(fours de la vh;icmde la Cause ; !es cnrJJ.1' uclminislrat(j.Sás 'occupent de la s1ratigie l7leurs nháeaux 1áoriJs : fL,sincliláidm et !es comitl!s uxJcuten! /es plans et le trava;/ di! dJtoil. II est pourtant essenti). Ce pouvoir invisible est rf?ellement la cause de ces activitis externes. Est-ce que d 'autres en sont consciel1ls ? Nous avons charge notre Comiti local d 'enseignement d 'organiser et de superviser / 'enseigneme11t au Camerozm britannique, hors de Victoria et de Bora. Com me vous le save::, c 'est w1 comite tri?s important. fl riussira Clcrier de nouveaux cercles, ce qui qjollfera plus de Joie au co!ur de notre Gardien tanr aimf?. ;) ••AJOUTER PLUS DE JOIE AU COEUR DE NOTRE GARDIEN TANT AIMEá,. c'etait le plus cher desir de Enoch Olinga meme en ce temps 13..[I n'avait pas encore rencontre le Gardien, mais dans son cceur il possedait ce pouvoir invisible ctáarnour pour le Gardien. Dans la circulaire de novembre 1954 á' A tous les bahaá is c1áA frique " 2eme Partie - I 04 - 0-1.Ban3.nf mentionne les activites de deux des quatre enfants spiritue!s d.O!inga qui ont ouvert a la Foi de nouveaux territoires et par cette occasion sont devenus les Chevaliers de Bahit'ti" llah. asavoir Benedict Eballa et Maitin Manga. Nous lisions egalement dans le meme bul-letin. •• L'Assemb!ee de Victoria. au Cameroun britannique. a un programme dáexpansion du travail de la Foi qui comprend \es villages dans tout le Cameroun ... Victoria. cáest la ou se trouvait M. Olinga. Dans le bulletin de decembre 1954. nous trouvons encore la mention du Cameroun britannique, et le nom de Enoch Olinga une fois de plus:áá Au Cameroon britannique, I' Assemblee spirituelle de Victoria. par l'intermediaire du Comite local d'enseignement. a pris la responsabilite de la croissance et du developpement de la Foi atravers tout le territoire .... Panni les plus actifs nous avons John Bessong et nature!lement le pionnier Enoch Olinga ... Et." depuis sa derniere \ettre en septembre. Enoch Olinga. le pionnier du Cameroon britannique rapporte qu'il ya 40 nouveaux croyants dans ce territoire. ce qui nous donne ainsi un total de 99 croyants dans le pays. ,. Dans le bulletin de janvier I 955 nous lisons qu"un des enfants spirituels de M. Olinga pionnier au Togo britannique est alle en visite en Cote d'Or pour faire de l'enseignement bah3.'L Le bulletin de mai 1955 ne parle pas de M. Olinga. mais sa premiere page est tellernent emouvante et rnotivante qu'e\\e vaut la peine d'etre incl use ici tel\e qu'elle avait ete publiCe. Elle relate !'interpretation si lumineuse de Shoghi Effendi concernant les exploits spectaculaires accomplis par les pionniers africains. Amis chi!rement aiml!s, Alors que le soieil se couche au 21 avril 1955 sur I './4/iáique, soixante-quin::e gro1111esl!ciosent en assemblJes, i1 !ravers tout ce continent de long un large jusqu 'aux fles avoisinantes. Ce fait historique n 'a 1m iJ1re rJalisd que gr6ce aux f!.(f'ortsdisinteressis des chers umis et gr6ce aux binridictions du Tri!s Haut qui convergent vers eux par f 'intermidiaire du Centre c.le ! 'Alliance de Dieu. L1.:hien-aimJ Gare.hen a eretrCs suti~fait par tous ces exploits el if a c/¢jclexprimri sa joie et son exaltation clans l!/7 message udditio1111elaux conventions, uinsi que duns 1111message spJcialemeJ7! dJdiJ C,I ~~fi-ique qui a d1jit e,e COll/- 1111111iqueaux amis clans 11111.;le!tre c111e nous uvons prdcric/e111111e11t fail circ11le1:Une fbis encore' j 'inc/us ce dernier messa::z,edons - I 05 - 2eme Partie "A/ors que nous e.Yctminonsli 110111áea11 les exploits pro- J0ndJmenr estimes des wnis en -~fique durallf I 'onnee passr!e, nous notons que clans cert a ins territoires com111e{ 'O1wundu le Kemáa. l(:""°Bu.rntolund. le Cameroun hritcmnic111e.et fa GambieL notre Foi a eu le plus grand attruit, fa plus prompte rc!:ponseet le plus grand nombre de victoires. Par consdquent,j 'ai demand(?aux membres auxiliaires concern€s de m 'em'oyer feurs commentaires au sujet desjl1cteurs qui ont ere fa cause de tels df?veloppements, afm de pouvoirfClire b(?nf?jicier/es zms des expl?riences des autres. Je vais vous citer dans cetre lettre q11efquescommentaires qu 'avait fClits Jlafirie Wilson au s11jetdu Cameroun britannique : « BahCI'u 'fhih a bl?nicette re?gionavec { 'arril'f?e du pionnier Enoch O/inga. C áestparce qu 'if d€?gageconstamment de I 'amour el de I 'amitif:?qu 'ii gagna tri!s vite la co,?fiance et le respect de tout le monde. Ifs 'en remet entiilrement ii BahCI'u 'lfdh .. Sa recompense est de trouver d'autres canaux purs comme fui. et gr6ce C1la conftnnalion divine ii co,?firme d'autres 6mes qui deviennent trf:s vile de so/ides pilfers de fa Foi dans /eur rf:?gion. Enoch avail vu la Cause en action en Ouganda avant de pdrtir pour le Cameroun britannique. Des pionniers tri?s qualffif!s Jui avaient enseigne la Foi ii avail servi dans des comitis cJuiritablissaienf des plans defC1r;:011.1,yst€matiq11t: pour rf!panclre /es enseignements cfe la Foi Cl /ravers I 'Ougando. II d(!Fefoppo une grande comprf:?hension des institutions divines et du n5le que chacune joue pour promouvoir la Cause. /'-Jonseu/ement ii enseir;:na/es CTO\'alllsmais ii in.wira en eux le disir de voufoir devenir eux-memes pionniers .. Un autre facte11r important est cJU'ii semble y avoir un lien efroit arec / 'Assemb/Je spiritue//e nationafe et le Comitl? national d'enseignemem concern!?, qui donnellf C1I 'Assemblf!e spirituelle locale et au Com it(! d'enseignement local la c:01?fianceer fa vision don! ifs ant be.soin pour ce rravail d 'exponsion. Les membres de ce comite se vo11entaux responsabifitrJs clu comite. Ce n 'est pos un com it€ qui n 'en porte que le 110111, mais bien Mt)ts soulignes dans la circulaire originalc 2erne Partie - 106 - ces pores, en /111mhlerl!merciemen! it I 'omour de noire 0urdien cherement aimJ: u SE REJOUIT GRANDEMEVT ADMIRE PROFONDEMENT RECONN.4ISSANT MAGNIFI- QUES EXPLOITS VALEUREUXAMIS PIONNIERS ENSEIGNANTS ADlv!INISTRATEURS DE COU- LEUIIS ET BLANCS QUATRES REGIONS CONTI- NENT AFRIC-UN AFFECTUEUSES FERVENTES PRIERES LES ENTOURENT SHOGHI" Notre gratitude est sans borne. Notrejoie est indicible. Nos humbles efforts ant /!ti acceptri.saux yeux du Signe bien-aimci de Dieu sur terre. Un rri.cent message qui m 'a ereadressri de la part des vri.nri.rri.es Mains de la Cause en Terre sainte comprenait ces belles pensri.es que voici: « Nous sommes persuades que vous rrialise:;Men combien le travail en Afhque a rcijo11ile ca:ur du bienaimt! Gardien. en particulier l'extraordinaire progri!s en Ouganda .... II opparair mah1fenan! qu á101efo11dothm solide a ere posee par la fonnation de tant de noznáelles assemblies cl !ravers le continent, pour I 'l!lection de trois nouveaux corps regionaux en 1956 et la nouvelle assemb/(;!e qui auparavant ne comprenait que 1á.Es.,rypte et le Sol{(../an.fl semble que, avec ces bases robustes, des assemblies r(;!gfonalesrtiellement etfermement cmcrl!es pvurront Jtre t.iluespour poursidvre le travail de la Cause dans w1 proche avenir .. . ... Le Gardien voudrait que clans vos messages ai1xpionniers, en particulier aux pionniers afhcains qui on/ quittt.i leurs domiciles et leursfGmilles et qui ontfllit preuve d'un courage sf exemplaire, vous !es assuric de ce q11 'il estfier de leurs exploits, de leurs victoires, et audessus de tout, de leur courage. II espi:re que partout da11s le monde, !es croyants suivront le magn(fique exeniple qu 'ifs ont c/011111! en -1/hque, et en purticuher que /es bolui 'is noirs amJricains en seront impirl!s pour menl!r leur - I 07 - 2eme Partie travail d 'enseignement beaucoup plus activement. )) Aux pionniers qui (1:11vrent si vaillamment en Afhque er dans !es fies avoisinantes,je voudrais leur adresser ces mots: le hien-aimi Gardien, chers amis, est content de vous. fl a dit qu 'ii est« fier » de vous taus. I! a did are qu 'ii« admire grandement » et qu 'ii est« projOndfiment reconnaissant » du travail que vous ave::accompli et que vous etes en train d'accomplir. II a low} vos efforts, et par-dessus tout, votre « esprit de pionniers ». I! vous a donne en exemple pour tout le monde bahd 'i. Rejouissez-vous done pour cette benediction incomparable. Que ces fragrances spirituelles si apaisantes galvanisent vos i?tresinterieurs, de sorte qu 'el/es vousfassent oublier ce monde de poussii?.reet ses soucis insignifiants, et vous pennettent d'escalader !es hauteurs encore plus iilevies du courage, de la divot ion et du sacrifice. En ce qid vous concerne, chers pionniers africains qui vous &!eslewis et qui etes devenus !es porteurs du fiambeau de la lumii?.rede Dieu sur ce continent en ces )ours, je souhaite attirer particuli€rement votre ultention sur !es commentaires tri?.sspiiciaux du bien-aimi a votre sujet. Notre cher Gardien est extremement content de vous et de vos services. II a hautement vunt