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Le Secrétaire général a reçu l'exposé écrit ci-après, qui est distribué conformément à la résolution 1296 (XLIV) du Conseil économique et social.
La Communauté internationale Baha'ie félicite la Sous‑Commission de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités et en particulier son Rapporteur spécial, M. Asbjørn Eide, des efforts qu'ils ont déployés pour définir des moyens possibles de faciliter la solution par des voies pacifiques et constructives des problèmes dans lesquels des minorités sont impliquées (E/CN.4/Sub.2/1993/34 et Additifs).
Plus d'une année s'est écoulée depuis l'adoption par l'Assemblée générale de la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Aujourd'hui, gouvernements et simples citoyens sont confrontés au défi que pose l'application dans la pratique des normes ainsi fixées. Malheureusement, la réalité de ce que vivent bien des minorités n'a pas grand-chose à voir avec les normes minimales en matière de droits de l'homme énoncées dans la Déclaration. Les membres de ceux-là même de ces groupes minoritaires que la Déclaration devait protéger connaissent toujours les pires souffrances, victimes qu'ils sont d'un certain nombre de violents conflits qui font rage d'un bout à l'autre du monde.
De l'avis de la Communauté internationale Baha'ie, c'est à la fois à la majorité et à la minorité qu'incombe la responsabilité d'assurer l'égalité des droits des minorités. C'est la majorité qui se doit, par souci de justice, de veiller à ce que se produisent les ajustements sociaux et politiques qui permettront aux groupes minoritaires d'exercer le plus complètement possible leurs droits communs et fondamentaux. De leur côté, les groupes minoritaires ont la responsabilité morale de répondre comme il convient aux efforts sincères consentis par la majorité et, ainsi que le dit le Rapporteur, "reconnaître et respecter leurs devoirs à l'égard de la société tout entière" (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 20). Les uns et les autres doivent replacer les problèmes des minorités dans le contexte d'un monde de plus en plus interdépendant. L'intérêt de chacune des parties qui constituent un tel monde ne saurait être mieux servi que par le souci d'assurer la prospérité de l'ensemble, laquelle est impossible à réaliser si certaines parties sont victimes de l'oppression ou de la misère.
Il s'agit donc d'identifier les conditions qui aboutissent à priver certaines minorités de leur droit de représentation et d'exhorter les gouvernements à promulguer une législation qui donnera à ces minorités les moyens de réclamer leur dû et fera droit à leurs griefs. Mais cela ne suffira pas pour garantir aux membres des minorités les mêmes droits qu'à leurs compatriotes. Les mentalités doivent changer. Il faut qu'il y ait une évolution dans la manière dont la majorité considère les minorités opprimées et que ces dernières se libèrent du sentiment d'impuissance provoqué par des années de discrimination.
Cette évolution des mentalités, cependant, il ne dépend pas entièrement des gouvernements qu'elle se réalise, dans la mesure où elle ne peut se faire que sous l'influence de principes spirituels et moraux. La Communauté internationale Baha'ie, pour sa part, est convaincue que le principe qui doit régir toute considération des droits des minorités est celui de l'unicité de l'humanité. Bien souvent, notre ignorance de notre humanité commune encourage les craintes et les haines irrationnelles qui sont facilement nourries par la méconnaissance des autres cultures. Pour aller vers un désir authentique de compréhension mutuelle, de pluralisme dans l'union, dont parle M. Eide (E/CN.4/Sub.2/1993/34, chap. II B), il convient de voir dans la diversité de la famille humaine une source d'enrichissement plutôt qu'une menace.
Nous appuyons l'appel lancé par le Rapporteur spécial pour que, dans les écoles, on enseigne aux élèves à respecter les droits de l'homme et à apprécier la diversité. Comme le suggère M. Eide, "il faudrait faire des droits de l'homme une matière de base universelle dans les études primaires" (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 4). "Les programmes d'études de tous les Etats devraient prévoir l'enseignement de la tolérance à l'égard de tous les groupes. Les groupes majoritaires devraient s'informer de la culture des groupes minoritaires de manière à pouvoir l'apprécier en tant qu'apport enrichissant la société tout entière" (ibid., par. 9 et 10).
Toutefois, pour pouvoir apporter une solution durable aux problèmes des minorités, il faut que l'éducation s'appuie sur un engagement en faveur de principes éthiques et spirituels. L'action de ces principes imprègne les groupes majoritaires comme les groupes minoritaires de la conscience de la responsabilité morale qu'ils ont les uns envers les autres en tant qu'êtres humains. Ce sentiment de responsabilité donne une vigueur accrue à ces vertus civilisatrices que sont la tolérance et la compassion à l'égard de tous les êtres. Il fait que la voix de la conscience se fait entendre avec plus de force et il parle le langage du coeur là où celui de la loi civile est inopérant. L'influence concrète de ces valeurs spirituelles sur l'ordre social ne saurait être trop soulignée. En une période caractérisée par une transition chaotique, une prise de conscience largement répandue de l'unicité de l'humanité permettrait aux minorités d'apparaître comme faisant intégralement partie de la société. Dans ces conditions, les vieilles animosités fondées sur les différences éthniques, linguistiques et religieuses deviendraient obsolètes, ce qui ferait échec à toutes les tentatives pour dresser les groupes les uns contre les autres à des fins politiques.
La Communauté internationale Baha'ie est convaincue que, pour que les efforts immenses déployés par les Nations Unies et les gouvernements en faveur des droits de l'homme portent leurs fruits, il est indispensable de faire appel à la force combinée des influences politiques, juridiques, spirituelles et morales. Pour faire face à ces défis, la Communauté internationale Baha'ie tente pour sa part d'agir parmi ses membres dans le monde entier. Les enseignements de leur foi font aux communautés baha'ies une obligation, non pas simplement d'accepter, mais d'aider, d'encourager et de protéger toute minorité sans considération de croyance, de race, de classe ou de nation. Pour cette raison, les Ecrits baha'is suggèrent que si l'on peut tolérer une forme de discrimination, celle‑ci doit s'exercer en faveur de la minorité. Guidées par les principes unificateurs de l'ordre mondial révélés il y a plus d'un siècle par Baha'u'llah, fondateur de la religion baha'ie, les communautés baha'ies dans le monde entier s'efforcent d'intégrer des gens ayant des origines raciales, nationales et religieuses différentes pour en faire une seule communauté, communauté qui soit à la fois unifiée et diverse.
Appuyant la recommandation du Rapporteur spécial tendant à ce que les minorités soient activement encouragées à participer à la vie de la collectivité (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 12), la Communauté internationale baha'ie tient à dire qu'elle a constaté que la radio pouvait être extrêmement efficace. C'est ainsi que Radio baha'ie en Equateur, par exemple, dessert les populations autochtones de la région rurale de l'Otavalo. Emettant principalement en Quechua, la langue locale, cette station vise à répondre aux besoins de formation spirituelle, culturelle et matérielle exprimés par les auditeurs. Du personnel local a reçu sur place une formation portant sur toutes les opérations nécessaires à la bonne marche d'une station de radio, qu'il s'agisse notamment de l'utilisation du matériel ou de la conception des programmes. Les émissions traitent de sujets divers, parmi lesquels le développement de l'agriculture, l'éducation, la vie spirituelle et la politique. La station encourage et préserve la culture locale en faisant appel à des conteurs de la région et en diffusant de la musique enregistrée lors des festivals annuels autochtones parrainés par la station. De semblables stations ont été créées dans les régions rurales de Bolivie, au Chili, au Panama, au Pérou et aux Etats‑Unis d'Amérique.
La Communauté internationale baha'ie voudrait féliciter l'UNESCO, et en particulier son Bureau international d'éducation (BIE), de sa décision d'organiser une Table ronde oecuménique sur la contribution des religions au développement de la compréhension internationale par l'éducation. Une telle initiative correspond certainement à la recommandation de M. Eide tendant à développer et encourager l'organisation de réunions dont l'objet serait de promouvoir une plus grande compréhension entre les gens (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 69). La Communauté internationale baha'ie se réjouit de participer aux débats de cette Table ronde pendant la Conférence des ministres de l'éducation des Etats membres du BIE en octobre 1994.
La Communauté internationale baha'ie se félicite que la Sous‑Commission ait, par une démarche concrète, mis l'accent sur les moyens de faciliter la solution par des voies pacifiques et constructives des problèmes dans lesquels des minorités sont impliquées. Si les gouvernements ou les organisations civiques le jugeaient utile, la Communauté internationale baha'ie serait prête à faire part de son expérience en matière de création de communautés caractérisées par l'unité et le respect de la diversité.
La Communauté internationale Baha'ie félicite la Sous‑Commission de la lutte contre les mesures discriminatoires et de la protection des minorités et en particulier son Rapporteur spécial, M. Asbjørn Eide, des efforts qu'ils ont déployés pour définir des moyens possibles de faciliter la solution par des voies pacifiques et constructives des problèmes dans lesquels des minorités sont impliquées (E/CN.4/Sub.2/1993/34 et Additifs).
Plus d'une année s'est écoulée depuis l'adoption par l'Assemblée générale de la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Aujourd'hui, gouvernements et simples citoyens sont confrontés au défi que pose l'application dans la pratique des normes ainsi fixées. Malheureusement, la réalité de ce que vivent bien des minorités n'a pas grand-chose à voir avec les normes minimales en matière de droits de l'homme énoncées dans la Déclaration. Les membres de ceux-là même de ces groupes minoritaires que la Déclaration devait protéger connaissent toujours les pires souffrances, victimes qu'ils sont d'un certain nombre de violents conflits qui font rage d'un bout à l'autre du monde.
De l'avis de la Communauté internationale Baha'ie, c'est à la fois à la majorité et à la minorité qu'incombe la responsabilité d'assurer l'égalité des droits des minorités. C'est la majorité qui se doit, par souci de justice, de veiller à ce que se produisent les ajustements sociaux et politiques qui permettront aux groupes minoritaires d'exercer le plus complètement possible leurs droits communs et fondamentaux. De leur côté, les groupes minoritaires ont la responsabilité morale de répondre comme il convient aux efforts sincères consentis par la majorité et, ainsi que le dit le Rapporteur, "reconnaître et respecter leurs devoirs à l'égard de la société tout entière" (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 20). Les uns et les autres doivent replacer les problèmes des minorités dans le contexte d'un monde de plus en plus interdépendant. L'intérêt de chacune des parties qui constituent un tel monde ne saurait être mieux servi que par le souci d'assurer la prospérité de l'ensemble, laquelle est impossible à réaliser si certaines parties sont victimes de l'oppression ou de la misère.
Il s'agit donc d'identifier les conditions qui aboutissent à priver certaines minorités de leur droit de représentation et d'exhorter les gouvernements à promulguer une législation qui donnera à ces minorités les moyens de réclamer leur dû et fera droit à leurs griefs. Mais cela ne suffira pas pour garantir aux membres des minorités les mêmes droits qu'à leurs compatriotes. Les mentalités doivent changer. Il faut qu'il y ait une évolution dans la manière dont la majorité considère les minorités opprimées et que ces dernières se libèrent du sentiment d'impuissance provoqué par des années de discrimination.
Cette évolution des mentalités, cependant, il ne dépend pas entièrement des gouvernements qu'elle se réalise, dans la mesure où elle ne peut se faire que sous l'influence de principes spirituels et moraux. La Communauté internationale Baha'ie, pour sa part, est convaincue que le principe qui doit régir toute considération des droits des minorités est celui de l'unicité de l'humanité. Bien souvent, notre ignorance de notre humanité commune encourage les craintes et les haines irrationnelles qui sont facilement nourries par la méconnaissance des autres cultures. Pour aller vers un désir authentique de compréhension mutuelle, de pluralisme dans l'union, dont parle M. Eide (E/CN.4/Sub.2/1993/34, chap. II B), il convient de voir dans la diversité de la famille humaine une source d'enrichissement plutôt qu'une menace.
Nous appuyons l'appel lancé par le Rapporteur spécial pour que, dans les écoles, on enseigne aux élèves à respecter les droits de l'homme et à apprécier la diversité. Comme le suggère M. Eide, "il faudrait faire des droits de l'homme une matière de base universelle dans les études primaires" (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 4). "Les programmes d'études de tous les Etats devraient prévoir l'enseignement de la tolérance à l'égard de tous les groupes. Les groupes majoritaires devraient s'informer de la culture des groupes minoritaires de manière à pouvoir l'apprécier en tant qu'apport enrichissant la société tout entière" (ibid., par. 9 et 10).
Toutefois, pour pouvoir apporter une solution durable aux problèmes des minorités, il faut que l'éducation s'appuie sur un engagement en faveur de principes éthiques et spirituels. L'action de ces principes imprègne les groupes majoritaires comme les groupes minoritaires de la conscience de la responsabilité morale qu'ils ont les uns envers les autres en tant qu'êtres humains. Ce sentiment de responsabilité donne une vigueur accrue à ces vertus civilisatrices que sont la tolérance et la compassion à l'égard de tous les êtres. Il fait que la voix de la conscience se fait entendre avec plus de force et il parle le langage du coeur là où celui de la loi civile est inopérant. L'influence concrète de ces valeurs spirituelles sur l'ordre social ne saurait être trop soulignée. En une période caractérisée par une transition chaotique, une prise de conscience largement répandue de l'unicité de l'humanité permettrait aux minorités d'apparaître comme faisant intégralement partie de la société. Dans ces conditions, les vieilles animosités fondées sur les différences éthniques, linguistiques et religieuses deviendraient obsolètes, ce qui ferait échec à toutes les tentatives pour dresser les groupes les uns contre les autres à des fins politiques.
La Communauté internationale Baha'ie est convaincue que, pour que les efforts immenses déployés par les Nations Unies et les gouvernements en faveur des droits de l'homme portent leurs fruits, il est indispensable de faire appel à la force combinée des influences politiques, juridiques, spirituelles et morales. Pour faire face à ces défis, la Communauté internationale Baha'ie tente pour sa part d'agir parmi ses membres dans le monde entier. Les enseignements de leur foi font aux communautés baha'ies une obligation, non pas simplement d'accepter, mais d'aider, d'encourager et de protéger toute minorité sans considération de croyance, de race, de classe ou de nation. Pour cette raison, les Ecrits baha'is suggèrent que si l'on peut tolérer une forme de discrimination, celle‑ci doit s'exercer en faveur de la minorité. Guidées par les principes unificateurs de l'ordre mondial révélés il y a plus d'un siècle par Baha'u'llah, fondateur de la religion baha'ie, les communautés baha'ies dans le monde entier s'efforcent d'intégrer des gens ayant des origines raciales, nationales et religieuses différentes pour en faire une seule communauté, communauté qui soit à la fois unifiée et diverse.
Appuyant la recommandation du Rapporteur spécial tendant à ce que les minorités soient activement encouragées à participer à la vie de la collectivité (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 12), la Communauté internationale baha'ie tient à dire qu'elle a constaté que la radio pouvait être extrêmement efficace. C'est ainsi que Radio baha'ie en Equateur, par exemple, dessert les populations autochtones de la région rurale de l'Otavalo. Emettant principalement en Quechua, la langue locale, cette station vise à répondre aux besoins de formation spirituelle, culturelle et matérielle exprimés par les auditeurs. Du personnel local a reçu sur place une formation portant sur toutes les opérations nécessaires à la bonne marche d'une station de radio, qu'il s'agisse notamment de l'utilisation du matériel ou de la conception des programmes. Les émissions traitent de sujets divers, parmi lesquels le développement de l'agriculture, l'éducation, la vie spirituelle et la politique. La station encourage et préserve la culture locale en faisant appel à des conteurs de la région et en diffusant de la musique enregistrée lors des festivals annuels autochtones parrainés par la station. De semblables stations ont été créées dans les régions rurales de Bolivie, au Chili, au Panama, au Pérou et aux Etats‑Unis d'Amérique.
La Communauté internationale baha'ie voudrait féliciter l'UNESCO, et en particulier son Bureau international d'éducation (BIE), de sa décision d'organiser une Table ronde oecuménique sur la contribution des religions au développement de la compréhension internationale par l'éducation. Une telle initiative correspond certainement à la recommandation de M. Eide tendant à développer et encourager l'organisation de réunions dont l'objet serait de promouvoir une plus grande compréhension entre les gens (E/CN.4/Sub.2/1993/34/Add.4, par. 69). La Communauté internationale baha'ie se réjouit de participer aux débats de cette Table ronde pendant la Conférence des ministres de l'éducation des Etats membres du BIE en octobre 1994.
La Communauté internationale baha'ie se félicite que la Sous‑Commission ait, par une démarche concrète, mis l'accent sur les moyens de faciliter la solution par des voies pacifiques et constructives des problèmes dans lesquels des minorités sont impliquées. Si les gouvernements ou les organisations civiques le jugeaient utile, la Communauté internationale baha'ie serait prête à faire part de son expérience en matière de création de communautés caractérisées par l'unité et le respect de la diversité.
As conflicts within countries become increasingly prevalent throughout the world, the international community is awakening to the critical need to address the question of minorities. Because every country has minorities of some sort, governments are realizing that the potential for instability may be more widespread than previously imagined. It is, therefore, highly appropriate that the issue of minorities should be on the agenda of the United Nations at this time. The Declaration on the Rights of Persons Belonging to National, or Ethnic, Religious and Linguistic Minorities, adopted more than 5 years ago, has already made a major contribution to this discussion by articulating international standards. It states not only that minorities should not be targets of discrimination but that cultural, linguistic and religious diversity within a country should actually be encouraged and safeguarded. Now that the standard has been articulated, the next step is implementation. The Baha'i International Community is pleased to note that the Working Group on Minorities, established by the Sub-Commission on Prevention of Discrimination and Protection of Minorities, is gradually putting into place the means to review the implementation of the Declaration and to address the issues its implementation will raise.
In the view of the Baha'i International Community, the responsibility for ensuring equal rights for minorities falls on both minorities and majorities. The ruling groups (whether they be the majority or a minority) have a special responsibility, for the sake of justice, to bring about the social and political adjustments which will enable the other components of their society to exercise, to the fullest extent possible, their common and fundamental rights. Those groups not in power, on the other hand, have a moral responsibility to respond honorably to genuine efforts made toward them and to recognize, accept and fulfill their responsibilities toward society at large. As issues arise, both majorities and minorities must view them in the context of an increasingly interdependent world, where the advantage of the part is best served by ensuring the advantage of the whole, and where the whole cannot flourish when parts are oppressed or deprived.
Governments need to take the lead by proving their determination to accord to minorities the same rights accorded to other citizens. This they can do by identifying the conditions that tend to disenfranchise certain minorities and by enacting legislation that will address those conditions. Such legislation is an important step, but legislation alone will never, in and of itself, end discrimination against minorities. Attitudes must change. Groups must learn to view one another in fundamentally different ways. They must see each other as partners, as co-workers, as worthy of respect and just treatment. Majorities must rid themselves of the assumption of entitlement, and minorities must eventually break free of the helplessness and suspicion induced by prolonged discrimination.
Legislation can actually facilitate changes in attitude by placing legal sanctions on behavior that was once considered acceptable. By motivating people to change the way they behave, legislation can stimulate an examination of the beliefs underlying the old behavior and consideration of the principles that support the new behavior. But only a change of both heart and mind will permanently eradicate the willingness to hate those we perceive as different from ourselves. Such a profound change can be effected only through the influence of spiritual and moral principles. The foundation for peace, harmony and stability in the world is the principle of the oneness of humanity. Ignorance of the oneness of the human family makes one vulnerable to irrational fears and hatreds that can be easily stirred up by lies, half-truths, distortions and inflammatory accusations proffered by unscrupulous leaders for their own benefit.
But unity is not uniformity; the oneness of the human family implies respect for the diversity within that family. In order to move toward a world characterized by unity in diversity, children must be taught to recognize diversity as a source of enrichment, not as a threat. The Baha'i International Community, therefore, commends the Working Group for its attention to the promotion of multicultural and inter-cultural education. In our view, an understanding of cultural diversity as the varied expression of our common humanity is one of the keys to the peaceful and lasting resolution of conflicts involving minorities. School curricula should aim at rendering obsolete old animosities, based upon ethnic, linguistic and religious differences, by providing instruction about the various cultures present in each country in a way that highlights those common aspirations that bind us all together as members of the human family. When children are taught to recognize fundamental human qualities in a wide variety of cultural forms, they will be able to regard each culture as enriching society as a whole. They will also be much less vulnerable to manipulation by those who would pit one group against another for political reasons.
The Baha'i International Community is convinced that, if the human rights efforts being made by the United Nations and Governments are to bear fruit, the combined force of political and legal, spiritual and moral influences must be employed. For its part, the Baha'i International Community is attempting to address the challenge of nurturing the minorities within its own membership throughout the world. Baha'i communities are obliged by the teachings of their faith not just to tolerate but to nurture, encourage and safeguard every minority belonging to any faith, race, class or nation within it. For that reason, the Baha'i Writings suggest that if any discrimination at all is to be tolerated, it should be in favor of the minority. Guided by the unifying principles of world order brought more than a century ago by Bahá'u'lláh, Baha'i communities worldwide are attempting to integrate people of all racial, national and religious backgrounds into a singe community - a community that is both unified and diverse.
The Baha'i International Community will continue to collaborate with the Working Group on Minorities, and it stands ready to offer its experience in establishing unified communities characterized by respect for diversity.
UN Document #E/CN.4/1999/NGO/14
In the view of the Baha'i International Community, the responsibility for ensuring equal rights for minorities falls on both minorities and majorities. The ruling groups (whether they be the majority or a minority) have a special responsibility, for the sake of justice, to bring about the social and political adjustments which will enable the other components of their society to exercise, to the fullest extent possible, their common and fundamental rights. Those groups not in power, on the other hand, have a moral responsibility to respond honorably to genuine efforts made toward them and to recognize, accept and fulfill their responsibilities toward society at large. As issues arise, both majorities and minorities must view them in the context of an increasingly interdependent world, where the advantage of the part is best served by ensuring the advantage of the whole, and where the whole cannot flourish when parts are oppressed or deprived.
Governments need to take the lead by proving their determination to accord to minorities the same rights accorded to other citizens. This they can do by identifying the conditions that tend to disenfranchise certain minorities and by enacting legislation that will address those conditions. Such legislation is an important step, but legislation alone will never, in and of itself, end discrimination against minorities. Attitudes must change. Groups must learn to view one another in fundamentally different ways. They must see each other as partners, as co-workers, as worthy of respect and just treatment. Majorities must rid themselves of the assumption of entitlement, and minorities must eventually break free of the helplessness and suspicion induced by prolonged discrimination.
Legislation can actually facilitate changes in attitude by placing legal sanctions on behavior that was once considered acceptable. By motivating people to change the way they behave, legislation can stimulate an examination of the beliefs underlying the old behavior and consideration of the principles that support the new behavior. But only a change of both heart and mind will permanently eradicate the willingness to hate those we perceive as different from ourselves. Such a profound change can be effected only through the influence of spiritual and moral principles. The foundation for peace, harmony and stability in the world is the principle of the oneness of humanity. Ignorance of the oneness of the human family makes one vulnerable to irrational fears and hatreds that can be easily stirred up by lies, half-truths, distortions and inflammatory accusations proffered by unscrupulous leaders for their own benefit.
But unity is not uniformity; the oneness of the human family implies respect for the diversity within that family. In order to move toward a world characterized by unity in diversity, children must be taught to recognize diversity as a source of enrichment, not as a threat. The Baha'i International Community, therefore, commends the Working Group for its attention to the promotion of multicultural and inter-cultural education. In our view, an understanding of cultural diversity as the varied expression of our common humanity is one of the keys to the peaceful and lasting resolution of conflicts involving minorities. School curricula should aim at rendering obsolete old animosities, based upon ethnic, linguistic and religious differences, by providing instruction about the various cultures present in each country in a way that highlights those common aspirations that bind us all together as members of the human family. When children are taught to recognize fundamental human qualities in a wide variety of cultural forms, they will be able to regard each culture as enriching society as a whole. They will also be much less vulnerable to manipulation by those who would pit one group against another for political reasons.
The Baha'i International Community is convinced that, if the human rights efforts being made by the United Nations and Governments are to bear fruit, the combined force of political and legal, spiritual and moral influences must be employed. For its part, the Baha'i International Community is attempting to address the challenge of nurturing the minorities within its own membership throughout the world. Baha'i communities are obliged by the teachings of their faith not just to tolerate but to nurture, encourage and safeguard every minority belonging to any faith, race, class or nation within it. For that reason, the Baha'i Writings suggest that if any discrimination at all is to be tolerated, it should be in favor of the minority. Guided by the unifying principles of world order brought more than a century ago by Bahá'u'lláh, Baha'i communities worldwide are attempting to integrate people of all racial, national and religious backgrounds into a singe community - a community that is both unified and diverse.
The Baha'i International Community will continue to collaborate with the Working Group on Minorities, and it stands ready to offer its experience in establishing unified communities characterized by respect for diversity.
UN Document #E/CN.4/1999/NGO/14
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