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francês — L'Art divin de vivre.txt
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# Source: WWW.RELIGARE.ORG
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Religion: baha'ie
Livre: L'art divin de vivre
Edition: MEB - 3ème édition 1984 - D/1984/1547/5

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Chapitre: I. La confiance en Dieu

Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous (disait Jésus), et pourtant pas un d'eux ne passe inaperçu aux yeux de Dieu. Même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point, car vous valez plus qu'une infinité de passereaux ".
Ayez confiance en Dieu... car éternelle est Sa générosité et merveilleux sont Ses Bienfaits. Placez votre Foi dans le Tout-Puissant, Celui qui ne déçoit pas et dont la bonté est infinie; sans cesse Il répand Sa Lumière et, des nuées de Sa Grâce débordante, Il fait pleuvoir sur les âmes de ceux qui l'aiment les ondées de Sa Miséricorde. Par la brise embaumée de Son Haleine, il rafraîchit les coeurs brûlants.
Au lieu de vous arrêter sur votre faiblesse, considérez la puissance de votre Seigneur, elle englobe la Terre tout entière. Confiez-vous à la sollicitude de votre Créateur et demandez à Celui dont le Pouvoir ne connaît pas d'obstacles, ceux de Ses Bienfaits que vous désirez.
Si vous aspirez à la Paix de votre âme, tournez résolument votre face vers le Royaume d'Abhá. Que vos mains cessent de trembler et que vos coeurs ne soient plus inquiets, mais que dans l'amour de votre Seigneur, le Généreux, le Clément, vous restiez à jamais fermes et confiants. Placez en Dieu seul votre confiance et comptez entièrement sur Lui, et que ni les louanges ni les affronts ne puissent ébranler votre coeur.
Remettez toutes choses à Dieu et confiez-lui vos difficultés. Ainsi découvrirez-vous la source de tous biens; en vous soumettant à Son Commandement et en acquiesçant à Sa sainte Volonté et à Son bon Plaisir.

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Chapitre: I. La confiance en Dieu: Dans les épreuves et difficultés

Aujourd'hui l'humanité tout entière gémit sous le poids de l'angoisse, de la peine et de la douleur et la Terre est gorgée de larmes, mais, grâce en soit rendue à Dieu, le remède est à portée de notre main.
Nous devons détourner nos coeurs du monde matériel pour pénétrer dans le royaume de l'Esprit, car cela seul peut nous rendre libres.
Lorsque nous sommes cernés de difficultés, il nous suffit de lancer vers Dieu notre appel et, par un effet de Sa grande Miséricorde, Son aide nous sera envoyée.
Dans la souffrance et l'adversité, tournons nos visages vers le Royaume pour recevoir les ondées des consolations célestes. Malades et désespérés, Dieu nous répondra si nous implorons Son divin Remède.
Lorsque nos pensées sont remplies d'amertume, tournons nos regards vers la douceur de Sa Miséricorde et Il fera descendre vers nous Sa Paix céleste.
Prisonnier du monde matériel, notre esprit peut, dans les Cieux, prendre son essor et trouver là sa vraie liberté. Et lorsque de nos jours nous verrons approcher le terme, nos coeurs se rempliront de joie en pensant aux séjours éternels.
Au lieu de désespérer, acceptez plutôt en souriant la grâce de votre Seigneur et ne vous mettez pas en peine des entraves et des crises de ce monde, car tout cela passera et l'immortalité sera votre lot pendant des siècles de siècles.
"Lorsque je sens l'anxiété m'envahir, je me représente d'avance les manifestations de Ta bonté accourant de tous côtés pour me fortifier ".
Faites à Dieu une reddition sans condition et Il enverra vers vous ce qui est nécessaire à votre bonheur. Il est vraiment le Gracieux et le Compatissant. Combien de choses compliquées se sont soudain éclaircies, et combien de problèmes ardus se sont tout à coup résolus, tous par la permission de Dieu.
Il y a encore ce problème des nouveau-nés et des jeunes enfants (qui souffrent et qui meurent) et celui des faibles livrés aux mains de leurs bourreaux. Dans ce problème se trouve une grande sagesse qui confère à cette question une extrême importance. En bref, disons que pour ces esprits une récompense est réservée dans l'autre monde; mais il existe encore bien d'autres détails qui se rapportent à ces cas.
Pour ces âmes, la souffrance est une grâce divine et, en vérité, cette Grâce est bien meilleure et bien préférable à tout le bien-être, de ce monde et a tous les avantages de la condition matérielle.

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Chapitre: I. La confiance en Dieu: Croire en Dieu plutôt qu'en soi-même

Ces événements (tels la catastrophe du Titanic) ont de profondes raisons, car ils visent à enseigner aux hommes certaines graves leçons.
Nous avons tendance à vivre aujourd'hui en nous basant surtout sur des circonstances matérielles. Les hommes s'imaginent que la taille et la puissance d'un navire, la perfection de ses machines ou l'adresse de son pilote sont des garants parfaits de leur sécurité. Mais pourtant, des sinistres se produisent parfois et cela, afin que les hommes apprennent que Dieu est le vrai et unique Protecteur.
Si la volonté de Dieu est de protéger un homme, un tout petit bateau échappera à la destruction tandis qu'ailleurs, le plus grand et le mieux construit des vaisseaux, sous le commandement du meilleur et du plus adroit capitaine, ne réchappera pas d'un danger comme celui qui se présenta dans l'océan.
Le but de tout cela, c'est d'amener les habitants de la terre à se tourner vers Dieu comme vers l'unique Protecteur, afin que les âmes des hommes s'abritent sous Sa sauvegarde en se souvenant qu'en Lui est la vraie sécurité.
Ces événements surviennent pour que la Foi des Hommes s'accroisse et se fortifie, en sorte que, si nous nous sentons devenir tristes et découragés, nous devons supplier Dieu d'attirer nos coeurs vers son Royaume et prier pour ces défuntes victimes avec une foi absolue dans Son infinie Miséricorde.
Ainsi ces âmes, si elles ont été privées de l'existence terrestre, pourront connaître une vie nouvelle dans les demeures suprêmes de leur Père céleste.
Ces propos ne doivent pas nous laisser supposer que l'homme pourrait jamais se dispenser d'accorder tous ses soins et toute son attention à ce qu'il entreprend. Dieu l'a doué d'une intelligence afin qu'il puisse veiller à sa propre sauvegarde et assurer sa propre protection.
Par conséquent, il doit rechercher tous les moyens que l'exercice des sciences peut lui procurer et les mettre en pratique. Il doit se montrer avisé, réfléchi et juste dans ses projets, construire le meilleur bateau possible, s'assurer la direction du plus habile capitaine, mais après cela, s'en remettre à Dieu et Le tenir pour le seul Gardien.

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Chapitre: I. La confiance en Dieu: Grâce, pardon et miséricorde de Dieu

Tu es Celui, ô Mon Dieu, dont les Noms guérissent le malade et rétablissent le mal-portant. Par Tes Noms, l'assoiffé est désaltéré, l'inquiet est apaisé, l'égaré est guidé, l'humble est élevé, le pauvre est enrichi, l'ignorant est éclairé, le désolé est réjoui, celui qui souffre est consolé, le tiède est réchauffé, et l'opprimé est affranchi.
Par Ton Nom, ô Mon Dieu, toutes choses créées furent mises en mouvement, les cieux furent déployés, la terre fut établie, et des nuages furent amoncelés qui tombèrent en pluie sur le sol. Tout cela, en vérité, est la marque de Ta Grâce sur toutes Tes créatures.
Toute existence, ô Mon Dieu, qu'elle soit visible ou invisible, témoigne que Ta Grâce surpasse toutes choses créées et que Ta tendre Bonté embrasse la création tout entière. Tu es le Très-Généreux et Tu fais tomber les ondées de Ta Faveur débordante sur le faible comme sur le puissant; et les Splendeurs de Ta grâce, Tu les déverses aussi bien sur le soumis que sur l'indocile.
Efface donc mes péchés, ô mon Dieu, par Ta Faveur et Ta Bonté, et compte-moi au nombre de ceux que la crainte n'a pas envahis et que le mal n'a pas terrassés.
ô Toi qui es l'Omniscient, bien que nous soyons indociles, nous restons fermement attachés à Ta Bonté et bien que nous soyons ignorants, nous tournons constamment nos faces vers l'Océan de Ta Sagesse. Tu es le Très-Généreux et Ta Bonté n'est pas tarie par la multitude de nos péchés. Tu ne cesses de faire couler le flot de Tes Bienfaits malgré le refus des peuples du monde.
De toute éternité, la porte de Ta Grâce est restée largement ouverte. Une seule goutte de l'Océan de Ta Miséricorde est capable de parer toutes choses de l'ornement de Sainteté et quelques gouttes répandues des eaux de Ta Grâce ont le pouvoir d'amener la création tout entière à sa vraie richesse.
De toute éternité les marques de Ta Grâce ont embrassé l'Univers, et les Splendeurs de Ton Plus Grand Nom ont été répandues sur toutes choses créées.
Ne refuse pas à Tes serviteurs les merveilles de Ta Grâce, fais qu'ils Te connaissent afin qu'ils puissent témoigner de Ton Unité, rends-les capables de Te reconnaître afin qu'ils puissent se hâter vers Toi.
Ta Miséricorde a embrassé toute la création et Ta Grâce a pénétré toutes choses. Des flots de l'Océan de Ta Générosité, les mers du désir et de l'empressement furent révélées.
Tu es Celui qui est. Rien d'autre que Toi n'est digne d'être mentionné si ce n'est ce qui s'est placé dans Ton Ombre et est parvenu à Ta Cour. Quoi qu'il nous arrive, nous implorons Ton antique Faveur et recherchons Ta Grâce omnipénétrante.

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Chapitre: I. La confiance en Dieu: Pérennité des Manifestations de Dieu

Nous est-il permis de dire que la Bonté Divine est tarie, que la Gloire de Dieu est épuisée, ou que le Soleil de Vérité soit tombé dans un crépuscule éternel, que la nuit n'est pas suivie de l'aurore, que la vie ne succède pas à la mort et que la vérité ne suit pas l'erreur ?
Est-il concevable que le soleil matériel puisse sombrer dans les ténèbres éternelles ? Non, le soleil fut créé pour répandre sa lumière sur le monde et pour éclairer tous les royaumes de l'existence.
Comment se pourrait-il alors que le soleil de Vérité, le Verbe de Dieu, se retire pour toujours ? cela signifierait la fin de la Bonté Divine et Celle-ci est, par essence, permanente et éternelle. Son Soleil brille toujours, Sa nuée déverse toujours Sa pluie, et toujours soufflent Ses brises. Ses dispensations sont universelles et Ses dons sont parfaits.
Par conséquent, nous devons rester vigilants, et, remplis d'espoir, prier Dieu pour qu'Il continue de nous envoyer Ses Manifestations dans leur grande Puissance et nanties du Pouvoir divin de Son Verbe.

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Chapitre: II. Au seuil du royaume de dieu: La seconde naissance

A moins de naître de nouveau, nul ne peut connaître le Royaume de Dieu... A moins de renaître de l'eau et de l'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu... Ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l'Esprit est Esprit...
Bien que l'existence de la créature soit appelée vie, en réalité, comparée à la vie des enfants du Royaume, ce n'est pas la vie; c'est au contraire la mort.
Le minéral, par exemple, renferme une vie, mais, comparée à celle du végétal cette vie est une mort. De même, par rapport à la vie de l'animal, celle du végétal est aussi la mort. De même la vie des êtres humains, comparée à la vie des enfants du Royaume, n'est que la mort.
Sa Sainteté le Christ disait : "laissez les morts enterrer leurs morts, parce que celui qui est né de la chair est chair et celui qui est né de l'Esprit est Esprit.
Il est donc évident que la vraie vie est celle de l'esprit, c'est celle de l'amour de Dieu, de l'inspiration divine, des joies spirituelles, et de la bonne nouvelle de Dieu. Cette vie, recherche-la, ô Serviteur de Dieu, jusqu'à ce que, jour et nuit, tu connaisses une joie pure et sans mélange.
Sache, en vérité, que Dieu a subordonné le visible à l'invisible, car le visible intéresse les choses matérielles tandis que l'invisible saisit le Spirituel. Le visible rend témoignage du monde terrestre, tandis que l'invisible participe au monde du Royaume. Le jugement du premier est limité, la vision du second est infinie.
La venue au monde spirituel est la seconde naissance. C'est la Direction absolue, l'éternelle existence, les qualités suprêmes, l'acquisition des perfections divines, et le progrès dans tous les degrés, à travers les dons accordés à l'homme.
Cette nouvelle création, cette re-naissance, c'est l'échelon parmi les étapes des perfections, dans l'utilisation des potentiels de l'homme et dans l'aurore de la Lumière de Dieu. Puisse cette vie vous être donnée.
Détournez vos faces de la contemplation de votre être limité et fixez votre regard sur le Rayonnement éternel; alors, vos âmes recevront une pleine mesure du Pouvoir divin de l'Esprit et des Bénédictions de la Bonté infinie.

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Chapitre: II. Au seuil du royaume de dieu: Bonheur et puissance

Je me sentais heureux dans mon emprisonnement. J'éprouvais une joie extrême, car je n'étais pas un criminel : ils m'avaient incarcéré dans le Sentier de Dieu. Il me plaisait que - Dieu soit loué - je sois prisonnier de Sa Cause, que ma vie ne soit pas perdue, qu'elle se passât dans Son divin Service.
Aucun de ceux qui me visitèrent n'imaginait que j'étais un prisonnier. Ils me voyaient rempli d'une joie sereine, animé d'une profonde reconnaissance, plein d'euphorie et n'accordant aucune attention à la prison.
A un autre endroit, Abdu'l-Bahá parle encore de son incarcération dans les termes suivants: L'âme de l'homme peut être heureuse n'importe où. On doit atteindre cet état de béatitude et de paix intérieure où les circonstances environnantes ne peuvent plus altérer le calme et la joie de l'esprit.
Il est impossible d'imaginer un pire endroit que les Baraques de St. Jean d'Acre. Le climat y était malsain, l'eau ne valait guère mieux, les environs étaient infects, le traitement qui nous était infligé était insupportable car on nous considérait comme des ennemis de la religion et des corrupteurs de moeurs.
Le Gouvernement avait prescrit que pendant notre séjour à St. Jean d'Acre, personne ne pouvait nous parler et que nous ne pouvions nous adresser à personne. Lorsque nous y arrivâmes, il se trouva qu'il n'y avait pas assez de pièces dans la baraque pour nous enfermer séparément, de sorte qu'ils nous enfermèrent tous dans deux chambres sordides. La cour des baraques présentait un aspect sombre, il s'y dressait trois ou quatre maigres figuiers dans les branches desquels de sinistres hiboux hululaient toute la nuit.
Bientôt, chacun tomba malade, nous n'avions ni médicaments ni nourriture. A l'entrée des baraques se trouvait la morgue. C'était un endroit horrible, cependant j'y ai vécu deux ans dans le plus grand bonheur.
Jusqu'alors je n'avais jamais eu le temps de lire le Coran en entier, je l'eus alors amplement, et je pus enfin lire ce Saint Livre avec ferveur et enthousiasme, parcourant le récit des incidents et des événements qui marquèrent la vie des Prophètes et voyant leur ressemblance avec ceux que connaissait Bahá'u'lláh, j'en fus consolé et fortifié.
Je voudrais, par exemple, vous lire ce verset : "Combien les hommes sont étourdis; chaque fois qu'un Prophète leur est envoyé, ou bien ils le raillent ou ils le persécutent" . Et encore : "En vérité, Notre Esprit est victorieux sur eux"...
Je connaissais un bonheur constant et cela, parce que je me sentais un homme libre. Enfermé dans cette pièce, mon esprit voyageait à travers l'immensité de l'espace.
Ainsi apprends, ô toi, âme vertueuse, qu'aussitôt que tu te sépareras de tout sauf de Dieu, et que tu te détacheras des choses terrestres, ton coeur réfléchira la Lumière Divine avec l'éclat du Soleil de Vérité à l'horizon du Royaume de Puissance. Alors tu seras rempli de l'Esprit du Pouvoir de Dieu et deviendras capable de faire ce que tu désires. Et ceci est une vérité sûre.
Lorsqu'un homme a soif, il boit de l'eau et s'il a faim, il prend de la nourriture. Mais à l'homme qui n'a pas soif, l'eau ne procure aucun plaisir, et si sa faim a déjà été apaisée, la nourriture lui semble fade. Il n'en va pas de même avec les réjouissances spirituelles, celles-ci apportent toujours la joie.
L'amour de Dieu procure un bonheur sans fin, car ce sont là des joies pures et non des satisfactions.
La vie de l'animal est plus simple que celle de l'homme. Les animaux disposent des choses dont ils ont besoin; toute l'herbe des prés leur appartient; les oiseaux construisent leurs nids dans les arbres élevés et les palais des rois sont parfois moins beaux. Si les besoins terrestres sont tout, et bien alors, il faudrait dire que l'animal est mieux loti que l'homme.
Mais il y a pour l'homme une autre nourriture, c'est la manne céleste de la connaissance de Dieu. C'est pour que l'homme reçoive cette manne que tous les Prophètes et les Manifestations Divines vinrent dans le monde.
C'est la nourriture qui permet à l'esprit de croître et de s'affermir et qui procure la divine illumination des âmes humaines. Celles-ci contiennent alors le souffle du Saint-Esprit et grandissent dans la connaissance de Dieu et des vertus réservées au monde humain. Ainsi parviennent-elles vraiment à être "à l'image et à la ressemblance de Dieu ".
Dieu nous dota d'un esprit divin; en fait, c'est l'esprit humain avec ses capacités intellectuelles supérieures aux forces naturelles. Grâce à cela nous jouissons des plaisirs de l'esprit et d'une vision illuminée du monde.
L'arbre et la pierre n'ont pas ce pouvoir, ils n'ont pas d'âme ou d'esprit, par conséquent, ils sont excusables, nous pas.
Cette capacité de son esprit procure à l'homme un pouvoir réel sur la nature. L'homme est capable de découvrir la réalité et de rendre visible ce qui était invisible, ainsi il peut rendre effective la volonté de Dieu et lui assurer une réalisation matérielle.
C'est le sens des paroles de Bahá'u'lláh lorsqu'Il dit : "En vérité Je t'ai créé riche, comment t'es-tu rendu pauvre?" et des paroles de Jésus lorsqu'Il disait : "Le Père est en Moi. et Moi en vous".. C'est encore en parlant de ce pouvoir que Bahá'u'lláh disait : "Je t'ai fait noble, pourquoi t'es-tu avili?".
Ce pouvoir vous rend différents de toutes les créatures et vous place au-dessus d'elles; pourquoi n'en usez-vous qu'a des fins matérielles? Il devrait être employé à l'acquisition et à la manifestation des Bontés Divines afin que soit établi le Royaume de Dieu parmi les hommes et que dans les choses visibles comme dans les choses invisibles vous parveniez au bonheur.
Sachez qu'il existe deux sortes de bonheur, le spirituel et le matériel.
Pour ce qui est du bonheur matériel on ne le trouve vraiment jamais, mieux, il n'est qu'une illusion, une image réfléchie dans un miroir, un spectre, une ombre. Considérez sa nature : c'est quelque chose qui parvient à peine à éloigner nos chagrins, et pourtant les gens s'imaginent que c'est la joie, les délices, l'exultation et le plus grand des bienfaits.
Tous les biens matériels, tels que la nourriture, la boisson, etc... tendant seulement à soulager notre faim, notre soif, notre fatigue... ils ne dispensent ni plaisir à notre esprit, ni délices à notre âme, mais répondent uniquement à des besoins physiques. Il s'ensuit que cette sorte de bonheur n'a pas d'existence réelle.
Quant au bonheur spirituel, c'est la base véritable de la vie de l'homme, car cette vie est faite pour le bonheur et non pour la peine, pour le plaisir et non pour la tristesse. Le bonheur, c'est la vie; la souffrance, la mort.
Le bonheur spirituel est la vie éternelle, c'est une lumière qui n'est pas suivie de l'obscurité, c'est un honneur auquel ne succède pas la honte, c'est une vie que la mort ne remplace pas. La voici, l'existence qui n'est pas suivie du néant. Cette suprême bénédiction, ce don précieux, l'homme ne l'obtient que par la Direction de Dieu.
Ce bonheur est la source essentielle d'où l'homme fut créé, d'où les mondes furent tirés, d'où les êtres contingents reçurent l'existence et d'où le monde de Dieu apparut comme apparaissent les rayons du soleil au milieu du jour. Ce bonheur n'est rien d'autre que l'amour de Dieu; si ce n'était pour cela, le monde de l'existence n'aurait pas été créé.
ô fils de l'homme, réjouis-toi dans ton coeur qu'il te soit permis d'être digne de Me rencontrer et de réfléchir Ma Beauté. Voici le jour de réjouissance et l'heure de l'extase. C'est le temps où les morts sortent du tombeau pour se rassembler. C'est le moment annoncé pour l'attribution de la grâce plénière.
Soyez patients, soyez forts, soyez reconnaissants, devenez une lampe dont l'abondante lumière dissipe l'obscurité des douleurs, et que le soleil de la joie éternelle, s'élevant à l'orient de votre coeur et de votre âme, brille de tout son éclat.

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Chapitre: II. Au seuil du royaume de dieu: D'indispensables capacités

L'homme au début de son existence est un être embryonnaire du monde utérin. C'est pendant cette période utérine qu'il reçoit des dons et des moyens en vue de son existence vraiment humaine.
Les forces et les pouvoirs nécessaires en ce monde-ci lui furent attribués en cette condition préliminaire. En ce monde-ci, il a besoin d'yeux, il les a reçus potentiellement dans l'autre. Il a besoin d'oreilles, il les obtint là-bas, toutes prêtes à fonctionner dans sa nouvelle vie. Les pouvoirs indispensables en ce monde lui furent conférés dans le monde utérin.
Par conséquent il doit aussi, en ce monde terrestre, se préparer pour la vie future. Les choses dont il aura besoin dans le monde du Royaume, il doit les obtenir ici-bas. De la même façon qu'il se prépare dans le sein de sa mère en y acquérant ses forces qui seront nécessaires dans sa sphère d'existence, de même les forces indispensables à sa vie divine doivent être obtenues potentiellement en ce bas-monde.
De quoi l'homme aura-t-il besoin dans le monde du Royaume, ce monde qui transcende la vie et les limites de notre sphère mortelle? Eh bien, ce monde de l'au-delà est un monde de sainteté et de rayonnement, il est donc nécessaire que l'homme acquière en ce monde-ci ces attributs divins.
Là-bas, il aura besoin de spiritualité, de Foi, d'assurance, de connaissance et d'amour de Dieu. A tout cela, il doit parvenir en ce monde afin qu'après son passage du Royaume terrestre au Royaume céleste, il trouve, tout prêt, tout ce qui lui est indispensable dans sa vie éternelle.
Ce monde divin est manifestement un monde de lumière. Par conséquent l'homme a besoin d'illumination. Ce monde est encore un monde d'amour, l'amour de Dieu est donc essentiel. C'est un monde de perfections, vertus et perfections doivent donc être acquises. Ce monde est vivifié par les Souffles du Saint-Esprit, sur cette terre nous devons donc rechercher ces souffles divins. Tel est le Royaume de vie éternelle. Il doit être gagné au cours de notre brève existence.
Par quels moyens l'homme peut-il atteindre ces choses? Comment pourra-t-il obtenir ces dons et pouvoirs miséricordieux ? 1° - par la connaissance de Dieu. 2° - par l'amour de Dieu. 3° - par la Foi. 4° - par les bonnes actions. 5° - par le sacrifice de soi-même. 6° - par la rupture d'avec ce monde. 7° - par la vertu et la sanctification.
S'il n'acquiert pas ces forces et n'atteint pas ces buts, il sera privé de la vie éternelle. Mais s'il possède la connaissance de Dieu, s'il brûle du feu de l'amour de Dieu, s'il devient une cause d'amour parmi les hommes et vit dans un état suprême de sainteté, il atteindra sûrement sa seconde naissance, il sera baptisé de l'Esprit-Saint et jouira d'une existence éternelle.

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Chapitre: II. Au seuil du royaume de dieu: Prière d'Abdu'l-Bahá

ô Toi, Dieu compatissant, dote-moi d'un coeur qui puisse, comme le miroir, s'illuminer de la lumière de Ton Amour et inspire-moi une pensée qui puisse, par Ta spirituelle Bonté, changer ce monde en un jardin de roses. Tu es le Compatissant, le Miséricordieux, Tu es le Grand Dieu Bienfaisant.

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Chapitre: III. En marche vers le royaume d'immortalité

ô fils de l'Amour. Toi qui es si proche des hauts-lieux de Gloire et de l'arbre céleste de l'Amour, fais donc un pas, puis un autre et, marchant dans le Royaume immortel, pénètre dans ce Pavillon d'Eternité. Tends l'oreille à ce qui fut révélé par la Plume de Gloire.
ô fils de l'Esprit. La chose que Je chéris le plus est l'Equité. Si tu Me désires, ne t'en détourne pas. Ne la néglige pas si tu veux que Je mette en toi Ma confiance. Grâce à elle, tu verras avec tes propres yeux et non avec ceux des autres et tu acquerras le savoir par ta propre connaissance et non par celle de ton voisin.
Médite dans ton coeur sur l'homme que tu dois être. En vérité, l'Equité est le don que Je t'ai fait et le signe de Ma faveur bienveillante. Ne la perds jamais de vue.
Il est donc de notre devoir en ce siècle radieux, de rechercher les principes essentiels de la divine religion, de découvrir les réalités sous-jacentes de l'unité de l'humanité et de trouver la source d'unité et de concorde qui réconciliera les hommes dans l'harmonie céleste de l'amour.
Je demande à Dieu que la divine lumière dont il est question au 12e chapitre de St. Jean, dirige pour toujours sur toi ses rayons.
La vie terrestre de l'homme est éphémère, aussi doit-il en apprécier chaque instant et choisir ce qui peut le conduire à la gloire éternelle.
ô fils de l'Existence, fais ton examen de conscience chaque jour avant que tu ne sois convoqué pour le règlement final, car la mort, sans t'avertir, viendra à toi, et tu devras rendre compte de tes actes.
Une vie nouvelle est actuellement en train de se manifester chez tous les peuples de la terre et aucun n'en a découvert la cause ni perçu les motifs.
Voyez l'Occident, soyez témoins de la façon dont il a, - dans la poursuite de choses vaines et sans importance - sacrifié et comment il sacrifie encore, des vies innombrables pour la conservation de ses richesses et le maintien de sa suprématie.
ô amis, ne restez pas insouciants des vertus dont vous fûtes doués, ni indifférents au sujet de votre haut destin. Ne permettez pas que vos efforts soient compromis par les vaines images que certains coeurs ont inventées.
Heureux sont les sages qui ont reconnu le droit Sentier de Dieu et ont regardé vers Son Royaume. Heureux les joyeux et les sincères dont les coeurs lumineux brûlent de la connaissance du Miséricordieux et que leur renoncement protège des vents sauvages de l'épreuve et de la souffrance. Heureux les intrépides dont le coeur ne se trouble pas devant la puissance des oppresseurs. Heureux les lucides qui ont appris à distinguer le transitoire de l'éternel, qui ont tourné leur face vers l'Impérissable et qui sont mentionnés parmi les immortels dans le Royaume de Pouvoir et de Gloire.
Qu'il est excellent et noble, l'homme qui est parvenu au grade pour lequel il avait été désigné. Mais combien vil et méprisable est celui qui se détourne du bien général et gaspille ses précieuses capacités à des fins personnelles et égoïstes.
Le plus grand bonheur ne se trouve que dans le bonheur des autres.
Hélas, ils imaginent que la grandeur et la gloire vont de pair avec l'accumulation des richesses terrestres et de vanités du même genre. Mais maintenant, comprenez.
Si un homme se donne la peine de réfléchir, il verra que le Dieu Omnipotent l'a distingué parmi Ses créatures par le vêtement de l'honneur, de la vertu et de l'intelligence.
L'homme est devenu le printemps des merveilles divines et le centre des mystères du Royaume du Ciel. Pourquoi salit-il ce manteau immaculé avec la boue des désirs égoïstes et échange-t-il cet honneur éternel pour les profondeurs de l'extrême abaissement?
Par les explications que nous avons déjà données, nous avons voulu montrer que la gloire, le bonheur, l'honneur et la paix de l'homme ne consistent pas dans ses richesses personnelles mais plutôt dans la sublimation de son âme, la noblesse de ses intentions, l'étendue de son éducation et dans la solution qu'il adopte devant les problèmes de la vie.
En vérité c'est dans les âmes des hommes que se trouve leur seule gloire.
Tu me demandes si, par l'apparition du Royaume de Dieu, toute âme a été sauvée. Le Soleil de Réalité s'est montré pour le monde entier; Son apparition lumineuse est le salut et la vie; mais seul celui qui aura ouvert les yeux de la réalité et qui aura vu ces Lumières sera sauvé.

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Chapitre: III. En marche vers le royaume d'immortalité: L'objet de nos vies

Je suis témoin, ô mon Dieu que Tu m'a créé pour te connaître et pour T'adorer. J'atteste en cet instant mon impuissance et Ton Pouvoir, ma pauvreté et Ta Richesse. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, Celui qui subsiste par Lui-même, Celui qui secourt dans le péril.
Le dessein de Dieu en créant l'homme a été, et restera toujours, de lui permettre de connaître son Créateur et d'atteindre à Sa Présence. De cette intention excellente, de cet objet suprême, tous les Livres Célestes et les grandes Ecritures divinement révélées, portent un témoignage sans équivoque.
Selon le texte de l'Ancien Testament, Dieu a dit : "Faisons l'homme à Notre image et à Notre ressemblance". Cela indique évidemment, que l'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu, ce qui veut dire que les perfections de Dieu, les divines vertus se reflètent ou se révèlent dans la personnalité humaine.
Exactement comme la lumière et la splendeur du soleil sont entièrement et brillamment réfléchies lorsqu'elles tombent sur un miroir poli, de même les qualités et attributs de divinité sont-ils irradiés depuis la profondeur d'un coeur pur. Que l'homme soit la plus noble des créatures de Dieu est une évidente vérité.
Voyons plus précisément comment il est à l'image et à la ressemblance de Dieu et selon quel critère il peut être jaugé et apprécié. Cette norme ne peut rien être d'autre que les vertus divines qui se révèlent en Lui. Donc, tout homme doué de qualités divines, qui reflète les perfections et les vertus célestes, qui est l'expression d'attributs idéaux et dignes d'éloge, cet homme est, en vérité, à l'image et à la ressemblance de Dieu.
L'homme est désigné comme étant la plus grande représentation de Dieu, il est le Livre de la création car en lui existent tous les mystères de l'Etre.
S'il marche dans l'ombre du véritable Educateur et s'il est correctement formé, il devient essence des Essences, lumière des Lumières, esprit des Esprits; il devient le centre des Apparitions Divines, la source des qualités spirituelles, l'aurore des lueurs célestes et le lieu des divines inspirations.
S'il s'est privé de cette éducation, il est la manifestation des défauts diaboliques, et descend au fond des instincts bestiaux et aux sources des états de ténèbres.
ô Force de vie, l'Orient et l'Occident ont, de concert, honoré les étoiles de la splendeur évanouie et sont tombés en prière vers les horizons assombris. Tous deux ont complètement négligé l'étendue des fondations des Livres sacrés de Dieu et ont grandi insoucieux des mérites et des vertus de La Religion.
Ils ont considéré certains usages et certaines conventions comme la base immuable de la Foi Divine et s'y sont obstinément tenus. Ils ont cru avoir atteint le glorieux sommet des réalisations et des succès alors, qu'en fait, ils ont touché le fond le plus bas de l'étourderie et se sont privés complètement des dons de la grâce de Dieu.
La pierre angulaire de la Religion de Dieu est l'acquisition des perfections divines et la part que l'on prend de Ses multiples Bienfaits.
Le but essentiel de la Foi et de la Fidélité est d'ennoblir l'être intime de l'homme par les ondées de la Grâce d'en haut. Si cela n'est pas atteint il y a vraiment perte et privation, car c'est alors le tourment du feu infernal.
Il incombe donc à chaque Bahá'í de méditer dans son coeur cette pensée subtile et capitale afin que, contrairement à ce qui arrive dans les autres religions, il ne puisse se satisfaire du bruit des clameurs et du vide des doctrines, mais qu'il donne plutôt l'exemple, dans chaque aspect de sa vie, des attributs et des vertus qu'il a reçus de Dieu et qu'il se lève pour être distingué par sa bonne volonté
Il doit justifier de sa qualité de Bahá'í par les actes et pas seulement par le nom.
Est un vrai Bahá'í celui qui, jour et nuit, s'efforce d'avancer dans le sentier du progrès humain, celui dont le plus cher désir est d'enrichir et d'illuminer le monde par sa vie et par ses actes, celui dont la source d'inspiration est l'essence de la divine vertu, celui qui, dans sa vie, ne vise qu'à être une cause d'infini progrès.
Ce n'est que lorsqu'il aura atteint de si parfaites qualités que l'on pourra dire de lui qu'il est un vrai Bahá'í; car en cette Sainte Dispensation qui est le couronnement glorieux des anciens âges et des cycles révolus, la vraie Foi ne consiste pas simplement dans la connaissance de l'Unité de Dieu mais dans un mode de vie qui manifeste toutes les perfections des vertus qu'elle renferme.

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Chapitre: III. En marche vers le royaume d'immortalité: Une prière d'Abdu'l-Bahá

ô Dieu, j'ai tourné ma face vers Ton Royaume d'Unité et je me suis plongé dans l'Océan de Ta Miséricorde.
ô Dieu, éclaire ma vision par le secours de Tes lumières en cette sombre nuit, et réjouis-moi par le vin de Ton amour en cet âge merveilleux.
ô Dieu, fais-moi entendre Ton appel et ouvre devant ma face les portes de Tes Cieux, pour que je voie la Lumière de Ta Gloire et que je sois attiré par Ta Beauté. En vérité, Tu es le Dispensateur, Le Généreux, le Miséricordieux, le Bienfaisant.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Bienfaits de la prière

Voyons maintenant vos questions : "Pourquoi prier ?" "Qu'y a-t-il de sage à cela, puisque Dieu a tout arrangé dans le meilleur ordre possible ? Puisqu'Il a tout ordonné d'une façon judicieuse, et, avec la plus grande perfection, a mis chaque chose à la place qui lui convient le mieux ? A quoi bon, dès lors, prier, implorer, exposer ses besoins et demander assistance? ".
Sache, en vérité, qu'il convient au faible, de demander l'aide du Fort, et qu'à celui qui cherche l'infinie bonté, il appartient de supplier le Glorieux, le Généreux.
Lorsque l'on implore son Seigneur, que l'on se tourne vers Lui, que l'on recherche les grâces de Son Océan, cette supplication est déjà, par elle-même, une lumière pour le coeur, une illumination pour les yeux, une source vivifiante pour l'âme et une exaltation pour l'être tout entier.
Vois comme ton coeur est consolé quand, t'adressant à Dieu, tu récites : Ton Nom est ma guérison. Remarque combien ton âme est ravie par l'Esprit de l'Amour Divin et combien ton coeur se sent attiré vers le Royaume de Dieu. Or, c'est précisément cet attrait qui accroît la valeur et le pouvoir de l'homme.
Lorsque l'outre est élargie, elle contient plus d'eau et plus la soif est ardente, plus l'eau qui tombe du nuage est agréable au goût. Tel est le mystère de la supplication et la sagesse qu'il y a à exposer ses désirs.
ô toi, ami en esprit, qui demandes à connaître la sagesse de la prière, apprends que la prière est une obligation à laquelle l'homme ne peut se soustraire sous aucun prétexte, si ce n'est en cas de débilité mentale ou d'empêchement absolument insurmontable.
La sagesse de la prière, c'est qu'elle crée une relation entre le serviteur et le vrai Dieu, parce que, dans l'état d'oraison, l'homme tourne sa face sans réserve et sans restriction vers le Grand et le Tout-Puissant, demandant Son aide et implorant Son Amour et Sa Compassion.
Le plus grand bonheur pour celui qui aime n'est-il pas de converser avec l'objet de son amour, et la plus grande joie pour un soupirant n'est-elle pas d'entrer dans la familiarité de l'être aimé? C'est pourquoi l'espoir suprême de toute âme qu'attire le Royaume de Dieu, c'est de trouver l'occasion de supplier et de demander les faveurs de l'Océan de Sa Parole, de Sa Bonté et de Sa Générosité.
De plus, la prière et le jeûne provoquent un réveil et un épanouissement de l'esprit et constituent une assurance contre les épreuves. Vos visages s'illumineront de la lumière même de votre supplication et de votre invocation.
Apprends que la maison où le Royaume de Dieu est proclamé et Son Nom glorifié, est un Paradis où règne Son bonheur.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Comment prier ?

Crois en la faveur de ton Seigneur; implore-le, supplie-le, au milieu de la nuit et au lever du jour, comme implorent et supplient un mendiant et un prisonnier.
Il convient de te tourner vers le Royaume de Dieu, de Le supplier et de L'implorer en tous temps. C'est, pour ton âme, le moyen d'atteindre le plus haut degré de Sa générosité.
Sache que rien n'est profitable en cette vie, si ce n'est invoquer Dieu, oeuvrer à Son vignoble, et, se soumettre constamment à Sa Volonté en gardant un coeur plein d'amour.
"Béni est celui qui, sur les ailes du désir, a pris son essor vers Dieu, le Seigneur du Jour du Jugement. Place tout ton espoir en Dieu et attache-toi fermement à sa Miséricorde inébranlable."
"ô fils de la Lumière, oublie tout sinon Moi et communie avec Mon Esprit. Ceci est l'essence de mon commandement. Tourne-toi donc vers lui."
"Détachez vos yeux de la contemplation de votre être limité et fixez vos regards sur le rayonnement éternel. Ainsi recevrez-vous une pleine mesure du pouvoir de l'Esprit et des bénédictions de la Bonté Infinie."
"ô fils de l'Esprit, ne Me demande pas ce que Je n'ai pas désiré pour toi. Sois satisfait de ce que J'ai décrété pour toi, car c'est cela même qui t'est le plus profitable, si tu sais t'en contenter."
"Confie-toi à Dieu, renonce à ton vouloir pour choisir celui de ton Seigneur, abandonne ton désir pour adopter celui de Dieu."
"Le véritable ornement (du coeur humain) c'est la reconnaissance de cette vérité qu'Il fait ce qu'Il veut et qu'Il ordonne ce qu'Il Lui plaît."
Essaie constamment de te rapprocher de Dieu et poursuis inlassablement ton effort de communion avec Lui pour que, dans ton coeur, brille plus vivement Son amour, pour que Son feu grandisse en toi et réchauffe ces régions, et qu'il fasse entendre son crépitement jusqu'auprès du Suprême Concours.
"ô toi, qui marches vers le Royaume, essaie, jour après jour, d'attiser davantage en toi, le désir et l'attrait, afin que tes prières et tes supplications deviennent plus fréquentes."
Je Te rends grâce, ô Toi qui as allumé Ton feu dans mon âme, et dardé les rayons de Ta Lumière dans mon coeur, d'avoir enseigné à Tes serviteurs comment il convient de Te mentionner et de leur avoir - par Ta Parole la plus sainte et Tes discours les plus augustes et les plus précieux - révélé les voies par lesquelles ils peuvent T'adresser leurs supplications.
Si ce n'était par Ta permission, qui oserait s'aventurer à exprimer Ton Pouvoir et Ta Grandeur et s'il n'y avait pas eu Tes instructions, quel est l'homme qui aurait su découvrir parmi la création, le chemin de Ton bon plaisir ? .

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Une prière d'Abdu'l-Bahá

"ô Seigneur, mon Dieu, Refuge de ma détresse, mon Bouclier et mon Abri dans mes tribulations, Asile et Recours des moments critiques, compagnon de mon isolement, Réconfort de mon angoisse, et tendre ami de ma solitude, Toi qui allèges le fardeau de ma tristesse et qui pardonnes mes péchés."
"Je me tourne entièrement vers Toi, T'implorant avec ferveur, de tout mon coeur, mon esprit et mes lèvres, de me garder, en ce cycle de Ta Divine Unité, de tout ce qui va à l'encontre de Ta Volonté, et de me purifier des souillures qui pourraient m'empêcher de chercher, pur et sans tache, l'ombre de l'Arbre de ta Grâce.
"Aie pitié du faible, ô Seigneur, guéris le malade et apaise la soif brûlante de l'altéré. Réjouis le coeur où couve le feu de Ton Amour et embrase-le par la flamme de Ton Affection ardente et de Ton Esprit céleste."
"Revêts les tabernacles de Divine Unité du vêtement de Sainteté et pose sur ma tête la couronne de Ta Faveur. Illumine mon visage par le rayonnement de l'Ordre de Ta Bonté et aide-moi généreusement à servir à Ton Seuil Sacré."
"Fais que mon coeur déborde d'amour pour Tes créatures, et permets-moi de devenir le signe de Ta Miséricorde, le symbole de Ta Grâce, le promoteur de la concorde parmi Tes bien-aimés; fais que je commémore Ton Souvenir, oublieux de moi-même, mais toujours attentif à ce qui T'appartient."
"ô Dieu, mon Dieu... ne retiens pas loin de moi les douces brises de Ton Pardon et de Ta Grâce, et ne me prive pas des sources jaillissantes de Ton Aide et de Ta Faveur. Sous l'ombre de Ton Aile protectrice laisse-moi nicher et pose sur moi le regard de Ton Oeil vigilant.
"Délie ma langue afin que je loue Ton Nom au milieu de Ton peuple, afin que ma voix s'élève dans les grandes assemblées, et que de mes lèvres, s'écoule le flot de Ta Louange. Tu es en vérité, le Bienveillant, le Glorifié, le Puissant, l'Omnipotent."

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Deux prières du Báb

"Qui, hormis Dieu, dissipe les difficultés ? Dis : loué soit Dieu ! Lui seul est Dieu ! Tous sont Ses serviteurs et tous dépendent de Son commandement."
"Dieu suffit à tout, au-dessus de tout. Rien, ni dans les cieux, ni sur la terre, - sauf Dieu ne peut suffire. En vérité, Il est Lui-même Celui qui sait, Celui qui soutient, l'Omnipotent."

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Pour quelles choses prier ?

Ce n'est pas par un effet du hasard que nous arrivent les peines et les douleurs, celles-ci nous sont envoyées par la Miséricorde de Dieu, en vue de notre propre perfectionnement.
Lorsque l'homme est heureux, il se peut qu'il oublie Dieu, mais lorsque survient la douleur et qu'il est accablé de chagrin, il se souvient alors de son Père qui est au Ciel et qui peut le délivrer de ses maux.
Prie Dieu et supplie-le de toutes tes forces pour que s'accroissent, de jour en jour, ta fermeté et ta constance et pour que ta face resplendisse de la Lumière de la Direction.
Prie Dieu qu'il te confirme dans la divine Vertu, pour que tu sois comme un ange dans le monde et deviennes une source de lumière qui dévoile les mystères du Royaume à ceux dont le coeur est compréhensif.
Oublie tout, si ce n'est Dieu, reste en communion avec Lui, demande qu'Il te permette de vaincre en toi l'attrait des choses matérielles.
Demande à être comblé des Bontés du Royaume et à devenir le gardien du Nom de ton Seigneur; prie pour être détaché de tout sauf de Lui et pour être rempli des qualités spirituelles des sanctifiés. Alors, ton souffle agira sur les coeurs.
Nuit et jour, je demande aux Cieux de vous donner la force de prendre chacun votre part des bénédictions de Bahá'u'lláh, afin d'entrer dans le Royaume.
Je supplie pour que vous deveniez des êtres nouveaux, illuminés par la lumière divine, et que, d'un bout de l'Europe à l'autre, vous répandiez la connaissance de l'amour de Dieu. Puisse cet amour infini remplir vos esprits et vos coeurs au point que la tristesse n'y puisse plus trouver de place.
Puissent vos yeux rester grands ouverts et voir les signes du Royaume de Dieu, et puissent vos oreilles demeurer sensibles à la compréhension parfaite de la proclamation céleste qui résonne dans votre coeur.
Puissent vos âmes recevoir aide et réconfort, afin qu'affermies, elles sachent conformer leur vie aux enseignements de Bahá'u'lláh. Je prie pour que vous soyez tous comme des flammes d'amour dans le monde et que l'éclat de votre lumière et la chaleur de votre affection atteignent le coeur de tous les enfants de Dieu qui sont dans la tristesse et dans l'affliction.
ô Dieu, mon Bien-Aimé, de la droite de Ta Miséricorde et de Ton Amour, dirige sur moi les saintes brises de Ta Faveur, qu'elles me détachent de moi-même et du monde pour me rapprocher de la Cour de Ta proximité et de Ta Présence. Par Ta Puissance Tu fais ce qui Te plaît.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Réponses aux Prières

Vous m'avez questionné sur ce qu'il fallait penser des traitements et des guérisons qui ont lieu chez les Chrétiens Scientistes.
Il est certain que l'Esprit exerce une influence et que la prière produit un effet spirituel. Nous prions donc en disant : ô Dieu, guéris le malade. Et Dieu répondra peut-être; s'occupera-t-il du nom de celui qui prie ? Si la prière est ardente, Il répond à la prière de tout serviteur. Vaste et illimitée est Sa Miséricorde.
Il répond aux prières de tout et de tous; à la prière de cette plante, par exemple; elle a demandé implicitement : ô Dieu, envoie-moi de la pluie; il exauce cette prière et la plante croît.
Dieu répond à chacun, Il exauce même les prières muettes.
Est-ce qu'avant de naître, nous ne demandions pas déjà virtuellement les bénédictions indispensables ? Lorsque nous vîmes le jour, n'avons-nous pas trouvé nos prières exaucées ? N'avons-nous pas trouvé mère, père, nourriture, abri, lumière, bref toutes choses utiles et nécessaires, sans oublier la Grâce. Pourtant, à ce moment, nous ne les demandions pas. Nous voyons donc bien que Dieu nous donnera quand nous demanderons. Sa Miséricorde embrasse toute la création.
Mais nous demandons parfois des choses que la Divine Sagesse ne désire pas que nous ayons, et dans ce cas, notre prière reste sans réponse.
Par exemple, nous supplions : ô Dieu, fais-moi riche. Or, si cette prière était universellement exaucée, les affaires du monde s'arrêteraient complètement; on ne trouverait plus personne pour balayer les rues, plus personne pour labourer la terre, plus personne pour bâtir des maisons, pour faire rouler les trains, etc... Toutes les affaires se compliqueraient, les énergies seraient entravées et tout progrès disparaîtrait bientôt.
Mais Dieu nous accordera la chose que nous demandons si elle est en harmonie avec Sa Divine Sagesse.
Il arrive qu'un patient très affaibli prie le docteur de lui prescrire une nourriture qui serait dangereuse pour sa vie et pour son état. Supposons qu'il demande de la viande rôtie. Le docteur qui est bienveillant et sage sait que cela serait dangereux pour son malade et refuse de le lui accorder. C'est que le docteur est charitable et que le patient est ignorant.
Or, grâce à la bienveillance du docteur, le malade guérit et sa vie est sauvée. Et pourtant, il se peut que le patient se plaigne de ce que son docteur n'a pas été aimable envers lui parce qu'il a refusé d'accéder à son désir.
Dieu est miséricordieux. Dans Sa Grâce, Il répond aux demandes de tous ses serviteurs lorsqu'il y a lieu de le faire et que ces demandes sont conformes à Sa suprême Sagesse.
Par l'action de sa prière, un serviteur est attiré vers Moi jusqu'à ce que Je lui réponde. Et lorsque Je l'ai exaucé, Je deviens l'oreille par laquelle il entend.
Je te rends grâce, ô mon Dieu, de m'avoir réveillé et de m'avoir fait reprendre conscience. Le visage tourné vers la Splendeur de l'Etoile du Matin de Ta Révélation qui a illuminé les Cieux de Ta Puissance et de Ta Majesté, je me suis éveillé ce matin, reconnaissant tes Signes, croyant en Ton Livre, et fermement attaché à Ta Corde.
Je T'en supplie par la puissance de Ta Volonté et l'irrésistible pouvoir de Tes Desseins, fais que la révélation que Tu me fis durant mon sommeil devienne la plus sûre fondation pour les demeures de Ton Amour, enfouies dans le coeurs de tes bien-aimés, ainsi que le meilleur instrument pour la révélation des preuves de Ta Grâce et de Ta tendre Bonté.
ô mon Seigneur, par Ta Plume sublime, donne-moi les biens de ce monde et de l'autre. J'atteste qu'entre Tes mains se trouvent les rênes de toutes choses, Tu les manies comme il Te convient. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, le Fort, le Fidèle.
Tu es Celui qui, par Son ordre, change l'humiliation en gloire, la faiblesse en force, l'impuissance en pouvoir, la crainte en sérénité et le doute en certitude. Il n'y a pas d'autre Dieu que Toi, le Puissant, le Bienfaisant.
Tu ne déçois personne parmi ceux qui T'ont cherché et Tu n'écartes de Toi aucun de ceux qui T'ont désiré. Ordonne pour moi ce qui convient à Ta céleste Générosité et à l'Océan de Ta Munificence. Tu es, en vérité, le Tout-Puissant, l'Omnipotent.
Pour ce qui est de ta question concernant la prière du matin, sache qu'il y a deux significations au mot aurore, l'aurore physique et l'aurore du Royaume.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Quand prier ?

Lorsqu'au matin l'esprit reprend conscience, il doit avant toutes choses, se souvenir du Nom de son Dieu afin d'assurer sa part de spiritualité et d'illumination.
A l'aube de chaque jour, le vrai croyant doit communier avec Dieu et poursuivre de tout son coeur la recherche du Bien-Aimé. Les prières que l'on adresse à Dieu le matin et le soir, rendent le coeur joyeux et diffusent des parfums de spiritualité; il faut donc persévérer dans cette voie.
Compte sur les faveurs de ton Seigneur; adresse-lui tes supplications, prie-le au milieu de la nuit comme au lever du jour, de la même façon qu'implorent et supplient un mendiant et un prisonnier.
Il convient que tu te tournes vers le Royaume de Dieu, que tu Le supplies et que tu L'implores en tous temps car c'est le moyen pour ton âme d'atteindre le plus haut sommet de Sa Générosité.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: La prière en faveur des autres

Dans ces pays (où la guerre a sévi) on peut difficilement trouver une maison qui ne résonne du bruit des sanglots, ou un foyer que la main cruelle de la guerre n'a pas éprouvé. Nous constatons hélas de toutes parts, combien cruel, partial et injuste est l'homme, et combien il tarde à croire en Dieu et à suivre Ses Commandements.
Mais pourquoi le coeur de l'homme est-il donc si dur ? Eh bien, c'est parce qu'il ne connaît pas encore Dieu. S'il avait connaissance de Dieu, il n'oserait pas agir comme il le fait, en opposition ouverte avec Ses Lois.
Car, si seulement les Lois et les Préceptes des Prophètes de Dieu avaient été admis, compris et observés, ces guerres n'auraient pas plus longtemps assombri la surface de la terre, et si l'homme avait possédé quelques rudiments de justice, un si déplorable état de choses eut été impossible.
Par conséquent je vous dis, priez, en tournant vos visages vers Dieu. Priez pour que dans Sa Miséricorde et Sa Pitié infinies, Il assiste ces égarés. Priez pour qu'Il leur accorde la compréhension spirituelle et leur apprenne la tolérance et le pardon. Priez pour que leurs yeux s'ouvrent à l'intelligence et qu'ils reçoivent le don du Saint-Esprit. Je vous supplie de prier de tout votre coeur et de toute votre âme pour que ceci s'accomplisse.
Que celui qui désire s'approcher de Dieu évite soigneusement la compagnie des méchants et qu'il prie pour le pardon de leurs fautes. Priez pour que s'améliore celui dont le fond est mauvais et pour que le faible devienne fort.
Considérez, après réflexion, quels sont les devoirs et obligations des aimés de Dieu et songez jusqu'à quelles hauteurs il faut qu'ils s'élèvent. A tout instant suppliez donc le Seigneur, le Dieu de Miséricorde, de les aider à faire Sa Volonté. Il est en vérité, le Tout-Puissant, le Glorieux.
ô servante de Dieu, demande en faveur d'Abdu'l-Bahá, la confirmation et l'assistance de Dieu, Car il me plaît que ces servantes du Seigneur prient pour moi et demandent la Bénédiction de Dieu pour ce Serviteur. J'ai demandé à Dieu d'ordonner pour vous de bonnes choses si vous priez pour Abdu'l-Bahá.
Choisissez un lieu de réunion spirituelle d'où s'élèvera vers Dieu l'encens de la pureté et de la sainteté. Assemblez-vous dans un climat de spiritualité et célébrez nuit et jour le Nom de votre Seigneur.
Les supplications en faveur d'autrui seront à coup sûr efficaces; quand les coeurs sont unis et que tous les visages sont tournés vers le Royaume d'Abhá, l'illumination ne peut manquer de se produire.
Puisqu'après avoir abandonné son enveloppe matérielle, l'esprit humain commence une existence éternelle, il est certain que tout être est capable de progrès.
Il est donc légitime, puisque l'existence est une progression, de demander pour un défunt l'avancement, le pardon, la grâce, la bienveillance et les bénédictions. C'est pourquoi dans les Prières de Bahá'u'lláh on demande pour les morts le pardon et la rémission des péchés.
En outre, puisqu'en ce monde les gens ont besoin de Dieu, il est normal que dans l'autre ils en aient besoin également. Les créatures sont toujours nécessiteuses tandis que Dieu, Lui, est absolument indépendant. Or ceci est valable pour ce monde comme pour l'autre.
Dans l'au-delà, la richesse, c'est la proximité de Dieu; par conséquent, il est permis à ceux qui sont proches de la Cour Divine d'intercéder pour autrui. Dieu approuve cette intercession.
Mais l'intervention dans l'autre monde diffère de celle d'ici. C'est une autre chose, une autre réalité que les mots ne peuvent exprimer.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: Louange et gratitude

Vous rendez-vous compte des remerciements que vous devez à Dieu pour Ses bienfaits ? Si vous le remerciiez mille fois à chacune de vos respirations, ce ne serait pas encore suffisant... Car Dieu vous a créés et vous fait vivre. Il vous protège de toute affliction et a préparé pour vous tout don et toute dispensation.
Voyez combien ce Père divin est bienveillant. Il nous a donné un père dévoué et une mère compréhensive. Il nous a fait cadeau de l'eau qui rafraîchit, des brises qui caressent, et du soleil qui brille au-dessus de nos têtes. Bref, Il nous a procuré tout ce qui était nécessaire à la vie, bien que pourtant nous ayons demandé aucun de ces dons si importants.
Il nous a fait naître en un siècle radieux, un siècle pour l'avènement duquel ont tant soupiré les âmes sanctifiées des jours anciens.
Les philosophes historiens conviennent que ce siècle équivaut à une centaine de siècles passés. Et ceci est vrai à tous points de vue. C'est, en effet, le siècle de la Science, des grandes inventions, des découvertes des Lois universelles, et surtout, c'est le Siècle de la Révélation des Mystères de Dieu.
Vous devez donc rendre grâce et remercier Dieu d'être nés en cet âge. Car ce qui est plus important encore, c'est que vous avez entendu l'appel de Bahá'u'lláh.
Vous dormiez, vous voilà éveillés; à présent vos oreilles sont attentives, vos coeurs sont informés, vous avez trouvé l'Amour de Dieu et atteint Sa connaissance. C'est le plus grand des bienfaits divins.
Il convient que vous appréciiez la valeur de cette Bonté et que vous consacriez votre temps à la mention et à la reconnaissance de Celui qui est Un et Véritable.
Vivez dans le plus parfait bonheur. Si vous rencontrez dans vos existences quelques peines ou vicissitudes, si votre coeur s'inquiète pour votre santé, votre gagne-pain, votre situation, ne vous laissez pas affecter par ces choses. Elles ne peuvent vous causer du mal, car Bahá'u'lláh vous a apporté le bonheur divin. Rendez sans cesse grâce à Dieu, pour que Ses confirmations vous entourent de tous côtés.
Soyez joyeux et contents. Levez-vous pour offrir à Dieu vos remerciements, pour que cette reconnaissance produise encore un surcroît de bonté.
Remerciez ce Père bienfaisant de ce que le monde de la création et le coeur de l'Univers ont reçu leur agrément de Sa Miséricorde.
Réfléchissez : quelle plus grande bonté et quelle plus grande faveur que celle-ci; les sages du monde et les hommes instruits sont incapables de compréhension pendant que les petits enfants du Royaume atteignent la Vérité, qu'ils séjournent et habitent à l'ombre de l'Arbre de Vie et qu'ils reçoivent le don d'Eternité.
Sois donc reconnaissant envers Dieu de t'avoir fortifié pour aider Sa Cause et d'avoir fait éclore dans le jardin de ton coeur les fleurs de l'instruction et de la compréhension.
Ainsi Sa grâce t'a-t-elle enveloppé et a-t-elle enveloppé la création tout entière. Aussi, prends bien garde de ne pas permettre à quoi que ce soit de t'amoindrir.
ô fils de l'existence, mentionne-Moi sur la Terre afin que dans Mes Cieux, je me souvienne de Toi; ainsi seront réjouis Mes Yeux et les tiens.
Je Te loue ô mon Dieu, de ce que le parfum de Ton tendre Amour m'a captivé et de ce que les vents bienfaisants de Ta Miséricorde m'ont poussé dans la direction de Tes faveurs Excellentes.
Glorifié es-Tu ô mon Dieu. La force de Ta puissance m'en est témoin. Il n'est pas douteux que si les souffles saints de Ta tendre Miséricorde et les brises de Ta faveur bienfaisante cessaient, ne fut-ce que le temps d'un clin d'oeil, de souffler sur toutes choses, la création tout entière périrait tout-à-coup et ce qui est au ciel et sur la terre serait aussitôt réduit à l'extrême anéantissement.
Magnifiées soient donc les merveilleuses évidences de Ton pouvoir transcendant. Magnifiées soient les potentialités de Ta puissance exaltée. Magnifiées soient la Majesté de Ta Grandeur Omnipénétrante et l'influence vitalisante de Ta Volonté.
Exalté es-Tu au-delà de ma louange et de la louange de tous ceux qui sont à mes côtés, exalté es-Tu au-dessus de ma description et de la description de tous ceux qui sont dans le ciel et de tous ceux qui sont sur la terre.
Magnifié soit Ton Nom, ô mon Dieu, pour avoir manifesté le Jour qui est le roi des Jours, ce Jour que Tu annonças à Tes Elus et à Tes Prophètes dans Tes Tablettes très excellentes, ce Jour où Tu répandis sur toutes choses la Splendeur de la Gloire de Tes Noms.
Chante, ô Mon serviteur, les versets que tu as reçus de Dieu comme chantent ceux qui furent admis près de Lui, afin que la douceur de ta mélodie embrase ton propre coeur et attire les coeurs de tous les hommes.
Celui qui, dans la solitude de sa chambre, récite les versets révélés par Dieu, les anges dispersés du Tout-Puissant répandront au loin les parfums des mots prononcés par ses lèvres, il sera la cause de ce que, dans le monde, le coeur de tout homme droit palpitera. Quoiqu'il puisse rester ignorant de ces résultats, la vertu de la grâce descendue sur lui, produira tôt ou tard ses effets bienfaisants sur son âme.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: La reconnaissance de Bahá'u'lláh

Glorifié es-Tu ô mon Dieu. Tu sais que mon seul but en révélant Ta Cause fut de Te révéler Toi-même et non moi-même, et de manifester Ta Gloire et non la mienne.
Parcourant Ton Sentier pour atteindre Ton bon plaisir, j'ai renoncé à tout repos, à toute gaieté, à tout plaisir. A tout instant et en chaque circonstance, j'ai tenu mon regard fixé sur Tes Préceptes et mes yeux attachés aux choses que Tu m'as prescrit d'observer dans Tes Tablettes.
Chaque matin je me suis éveillé à la lumière de Ta louange et de Ton souvenir; et chaque soir, je l'ai vu venir en respirant le parfum de Ta Miséricorde.
A tout instant je lève les yeux vers Ton Ciel. Je me souviens de Ton Elévation et de Ta Sublimité, de Ta Grandeur et de Ton incomparable Gloire. Sans cesse je dirige mon regard vers Ton Royaume et je suis forcé de reconnaître les évidences de Ton Pouvoir et les marques de Ta Bonté.
Lorsque je regarde la mer, je l'entends me parler de Ta Majesté, de l'ampleur de Ton Pouvoir, de Ta Grandeur et de Ta Souveraineté.
Et chaque fois que je contemple les montagnes, j'y découvre les signes de Ta Victoire et les étendards de Ton Omnipotence.
Chaque tribulation qui m'a atteint dans Ton Sentier a ajouté à ma joie et accru mon contentement.
J'en fais le serment par Toi, ô Toi qui es le Roi des Rois, aucun des puissants de la terre ne pourrait m'empêcher de me souvenir de Toi ou d'exalter Tes Vertus.
Je Te rends grâce d'avoir permis que les pas de l'égaré soient dirigés vers les Splendeurs de la lumière matinale de Ta Direction.
Je Te rends grâce de ce que le malade soit attiré vers les eaux de Ta Guérison.
Je Te rends grâce de ce que Tu aides ceux qui sont éloignés de Toi à s'approcher de la Source vivifiante de Ta Présence.
Je Te rends grâce de ce que Tu as incité toute chose à T'exalter et d'avoir délié la langue de toute créature pour qu'elle magnifie Ta Beauté.
Je Te rends grâce de ce que Tu peux faire produire de bons fruits au mauvais arbre et ranimer les corps de tous les êtres par les souffles bienfaisants de Ta Bonté.
Je Te rends grâce de ce que Tu peux pardonner tout péché et toute transgression, de ce que Tu peux répondre aux besoins des peuples de toute religion et envelopper, des parfums de Ton pardon, la création tout entière.
Je Te rends grâce de ce que Tu réponds au désir de ceux qui Te cherchent et de ce que Tu réalises les desseins de ceux qui T'ont reconnu.
Je Te rends grâce de ce que Tu effaces du coeur de l'homme toute idée de restriction.

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Chapitre: IV. Prière et méditation: La méditation et la Parole révélée de Dieu

Une heure de réflexion est préférable à soixante-dix années de piété.
Grâce à sa faculté de méditation l'homme peut gagner la vie éternelle. C'est dans la méditation qu'il reçoit le souffle de l'Esprit-Saint, c'est par elle et par la réflexion que le don de l'Esprit lui est conféré.
La faculté de méditation dissocie l'homme de sa nature animale; elle lui montre la réalité des choses et le met en contact avec Dieu.
C'est cette faculté qui, du plan invisible, fait apparaître les sciences et les arts. Par elle se produit l'invention et c'est encore elle qui permet de mener à bien des entreprises colossales. Elle donne aux gouvernements la possibilité d'agir sagement. En résumé, c'est grâce à cette faculté que l'homme entre vraiment dans le Royaume de Dieu.
Certes, il y a malgré tout dans l'homme des pensées qui restent sans profit et qui sont comme les vagues qui s'agitent vainement dans la mer. Cependant, si la faculté de méditation est baignée de la Lumière intérieure et est marquée au coin des attributs divins, elle produira des résultats assurés.
La faculté méditative est comparable au miroir. Si vous le placez devant des objets terrestres il les réfléchit. De même si l'esprit de l'homme contemple les choses de la terre, il acquerra de celles-ci une certaine connaissance.
Mais si vous orientez le miroir de votre esprit vers le ciel, les rayons du Soleil de l'Esprit s'y réfléchiront et les vertus du Royaume vous seront acquises. Il convient donc de faire un usage avisé de cette faculté, c'est-à-dire de la diriger vers le Soleil Divin et non vers les objets terrestres. Nous découvrirons ainsi les secrets du Royaume et comprendrons les allégories du Livre et les mystères de l'Esprit.
Scrutez et étudiez phrase par phrase les Saintes Ecritures pour atteindre à la compréhension des mystères qui s'y cachent. Efforcez-vous de découvrir derrière les termes, la signification spirituelle qu'ils dissimulent.
Voyons par exemple le sens symbolique de certaines paroles du Christ. Sa Sainteté disait : "Je suis le pain de vie qui est descendu du Ciel. Tout homme qui mangera de ce pain vivra éternellement." Lorsque les Juifs entendirent ces mots ils n'en saisirent que le sens matériel et ne purent comprendre la vraie signification de ces enseignements.
La vérité spirituelle que le Christ voulait leur donner c'est que la Réalité Divine qui se trouvait en Lui était comme une bénédiction descendue du Ciel et que ceux qui prendraient une part de cette bénédiction ne mourraient jamais.
Autrement dit, le pain était pris comme le symbole des perfections que Dieu avait fait descendre sur le Christ, et celui qui mangeait de ce pain - ou qui s'imprégnait des perfections du Christ - celui-là atteindrait sans aucun doute la vie éternelle.
Les Juifs ne comprirent pas Jésus et, prenant les mots dans leur sens littéral, se mirent à murmurer : "Comment cet homme peut-il donc nous donner sa chair à manger." S'ils avaient déjà compris la vraie signification de leurs Livres Saints, ils auraient cru en Jésus-Christ.
On peut dire que tous les textes et les enseignements des Saints-Testaments possèdent des significations spirituelles. Il ne faut jamais prendre ces paroles dans leur sens littéral. Ce sont là les mystères de Dieu.
Je prie en votre faveur pour qu'il vous soit donné de comprendre ces significations intimes des Saintes Ecritures et pour que vous soyez informés des mystères cachés dans les mots de la Bible; puissiez-vous arriver ainsi à la vie éternelle et ressentir dans vos coeurs l'attrait du Royaume de Dieu.
Puissent vos esprits être illuminés de la lumière de ces paroles et devenir le Tabernacle de Ses Mystères, car il n'est pas de consolation plus grande ni de bonheur plus doux que la compréhension spirituelle des Enseignements Divins.
Chantez ou récitez matin et soir les Paroles de Dieu. Celui qui néglige de le faire a manqué de fidélité à Son Covenant et à Son Pacte. Et celui qui s'en détourne aujourd'hui est de ceux qui se détournèrent de Dieu autrefois. Crains Dieu, ô mon peuple.
Prends garde que de trop nombreuses lectures (des Paroles Sacrées) ne te rendent orgueilleux. Ne chanter qu'un seul verset avec joie et sincérité est meilleur pour toi que de lire distraitement toutes les Révélations de Dieu, l'Omnipotent.
Chante les Tablettes de Dieu mais de façon à n'en ressentir ni fatigue ni lassitude. N'impose pas à ton âme un fardeau qui pourrait devenir une cause d'épuisement ou de langueur, mais au contraire, rafraîchis-la pour que, sur les ailes de sa Révélation, elle s'envole vers l'Orient des preuves, car ceci te conduira plus près de Dieu, si tu es de ceux qui comprennent.
Plonge-toi dans l'Océan de Mes Paroles pour en trouver le secret et découvrir toutes les Perles de sagesse que recèlent ses profondeurs.

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Chapitre: V. Le pouvoir de l'esprit-saint: Qu'est-ce que l'Esprit-Saint?

L'Esprit-saint est le médiateur entre Dieu et Ses créatures. Ainsi qu'un pur miroir tourné vers le soleil en reçoit la lumière et transmet ce bienfait dans d'autres directions, de même c'est par l'intermédiaire de l'Esprit-Saint que les Réalités sanctifiées reçoivent la Sainte Lumière du Soleil de Vérité.
L'Esprit-Saint est paré de toutes les Perfections Divines. A chacune de Ses apparitions, le monde est rajeuni, un nouveau cycle est inauguré et le corps de l'humanité revêt une nouvelle parure.
On peut certes Le comparer au Printemps, car chaque fois qu'Il vient, le monde passe d'un état à un autre. Lors de la venue du Printemps, la terre devient verdoyante et florissante, elle se couvre d'herbes odorantes et de fleurs variées; les arbres reprennent une nouvelle vie, des fruits nouveaux apparaissent et un autre cycle est entamé.
Il en va de même lors de la venue de l'Esprit-Saint. Chaque fois qu'Il apparaît, Il renouvelle le monde de l'humanité et donne un nouveau sens aux réalités humaines. Par son action le monde de l'existence se pare d'un vêtement glorieux. Il dissipe les ténèbres de l'ignorance et allume le rayonnement de la Lumière des Perfections. C'est par ce Pouvoir que le Christ a renouvelé Son Cycle.
Le Printemps céleste, avec sa fraîcheur et sa douceur extrême dressa sa tente dans le monde de l'humanité et le parfum des brises vivifiantes fut reconnu de ceux qui étaient éclairés.
De la même façon, l'apparition de Bahá'u'lláh fut comme un nouveau Printemps qui vint avec ses saintes brises, accompagné des cohortes de la vie éternelle, et investi d'un Pouvoir céleste.
Il établit au centre du monde le Trône du Royaume des Cieux et, par le Pouvoir de l'Esprit-Saint, fit revivre les âmes et inaugura un nouveau Cycle.
La Réalité Divine est Inconcevable, Illimitée, Eternelle, Immortelle, et Invisible. Par contre, le monde de la création, enfermé dans des Lois naturelles, est limité et mortel. Parler de la Réalité Infinie en disant par exemple qu'Elle monte ou qu'Elle descend (du Ciel) est tout à fait impropre. Ces choses sont au-delà de l'entendement humain et ne peuvent être exprimées avec les mots de notre langage qui ne s'appliquent qu'aux plans phénoménaux du monde créé.
L'homme a donc un extrême besoin du seul Pouvoir qui peut lui permettre de recevoir le secours de la Réalité Divine, ce Pouvoir étant en effet le seul qui puisse le mettre en rapport avec la Source de toute vie.
Un intermédiaire est toujours nécessaire pour établir une relation entre deux extrêmes : richesse et pauvreté, abondance et nécessité, etc... Sans un pouvoir médiateur, il ne pourrait exister de relation dans ces systèmes binaires d'éléments opposés.
Nous disons qu'il faut un médiateur entre Dieu et les hommes; et que ce Médiateur n'est autre que l'Esprit-Saint. Il met en relation le monde créé avec la Réalité Divine avec "Celui qu'il est impossible aux hommes de concevoir", "L'Impensable", "L'Inconcevable".
La Divine Réalité peut se comparer au soleil et l'Esprit-Saint à ses rayons. Comme les rayons transmettent la lumière et la chaleur du soleil à la terre apportant la vie à toutes les créatures, ainsi les "Manifestations" sont-Elles les conducteurs du Pouvoir de l'Esprit-Saint venant du Divin Soleil de Réalité pour dispenser la Lumière et la vie aux âmes des hommes.
L'Esprit-Saint c'est Celui qui, par l'intermédiaire des Prophètes de Dieu, enseigne les vertus spirituelles aux hommes et les rend capables d'atteindre la vie éternelle.
Il est évident que c'est de la Bonté de l'Esprit-Saint apparaissant dans les Manifestations de Dieu - et non de la personnalité de la Manifestation - que les âmes reçoivent la Grâce.
Ce ne sont pas les choses d'origine matérielle qui éveillent et qui illuminent l'esprit de l'homme; ce ne sera pas non plus au moyen de l'étude des phénomènes de la matière que l'homme sera ressuscité; ce dont l'esprit de l'homme a besoin en toutes choses c'est de la protection de l'Esprit-Saint.
Partant du monde physique de l'existence, l'être humain se dirige par étapes graduelles vers le royaume intellectuel; de la même façon il devra poursuivre son évolution, du monde intellectuel vers la conquête des attributs moraux et des grâces spirituelles. Au cours de ce processus de développement l'homme se trouve constamment tributaire des dispensations de l'Esprit-Saint.
Le développement matériel peut être comparé au verre de la lampe tandis que la lumière qui brille sous le verre serait les vertus divines et les potentialités spirituelles. Sans la lumière, le verre de la lampe n'est d'aucune utilité.
De même la condition matérielle de l'homme requiert impérieusement le rayonnement et l'action vivifiante des vertus divines et des Attributs miséricordieux. Car sans la présence de l'Esprit-Saint, l'homme est "inanimé". Bien que vivant physiquement et mentalement il est mort spirituellement.
Sa Sainteté le Christ prêchait ceci : "Ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l'Esprit est esprit", voulant dire par là que l'homme doit naître à nouveau (de l'Esprit).
Comme le nouveau-né accède à la lumière du monde physique, ainsi l'homme physique et intellectuel doit-il naître à la Lumière du monde divin.

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Chapitre: V. Le pouvoir de l'esprit-saint: Son Pouvoir

Lorsque vint le Christ accompagné des souffles merveilleux de l'Esprit-Saint, les enfants d'Israël dirent: "Nous n'avons rien de commun avec cet homme et n'avons nul besoin de Lui; nous continuons de suivre Moïse. Nous possédons d'ailleurs un Livre dans lequel nous trouvons tous les enseignements de Dieu; dès lors que nous faudrait-il de plus?". Et Christ leur répondit : "Le Livre ne vous suffit pas".
Il peut arriver, par exemple, qu'un homme possédant un livre de médecine dise : "Je n'ai pas besoin de docteur car je vais suivre ce que dit le livre; chaque affection y est mentionnée, tous les symptômes sont décrits, le diagnostic de chaque état morbide y est expliqué minutieusement et il y a même des prescriptions pour chaque maladie. Alors, pourquoi demanderais-je un médecin?".
Disons tout de suite que c'est là ignorance pure, car il faut évidemment un médecin qui seul pourra prescrire avec doigté, et appliquer correctement et efficacement les préceptes du livre jusqu'à guérison complète du patient.
Christ était un médecin céleste; il apportait au monde la santé et la guérison. Bahá'u'lláh Lui aussi, est un médecin divin. Il révéla des prescriptions capables de supprimer le mal dont souffre le monde d'aujourd'hui et de remédier, par le pouvoir spirituel, à la condition malheureuse des hommes.
Obtenir le contrôle sur le corps physique est chose relativement aisée, mais rétablir la sérénité dans les esprits est une entreprise des plus difficiles, ce n'est certes pas l'affaire du premier venu, cela demande un pouvoir divin, inspiré : le Pouvoir du Saint Esprit.
Sa Sainteté le Christ, par exemple, sut mener les âmes dans les régions de la Paix et guider les coeurs vers les havres de sécurité. Depuis le moment de Sa Manifestation jusqu'à ce jour, Il a ressuscité les âmes et réveillé les esprits. C'est, en effet, dans le royaume des coeurs et des âmes qu'Il exerça son influence vivifiante et c'est pour cette raison que les résurrections qu'Il opéra furent éternelles.
En ce siècle des "Temps de la fin", Bahá'u'lláh est apparu et a ressuscité les esprits. Ceux-ci prouvèrent par la suite qu'ils possédaient désormais des pouvoirs surhumains. Des milliers de disciples de Bahá'u'lláh donnèrent leur vie, et même sous le tranchant de l'épée, alors que leur sang s'écoulait, ils proclamaient encore :Ya Bahá'u'l-Abhá. Une telle résurrection est impossible, si ce n'est par un Pouvoir céleste, surnaturel : le Pouvoir de l'Esprit-Saint.
Nous avons donc compris que l'Esprit-Saint est le facteur énergétique de la vraie vie de l'homme. Quiconque reçoit Son Pouvoir a le don d'agir sur ceux avec lesquels il entre en contact.
C'est dans leurs vies que l'on voit ce qui différencie les Philosophes de l'Esprit des Philosophes ordinaires. L'Educateur spirituel démontre qu'il croit en son propre enseignement, parce que lui-même "est" comme il propose aux autres de devenir.
Le pouvoir d'un homme humble et ignorant, mais rempli de l'Esprit-Saint, dépasse celui du plus grand savant si celui-ci n'a pas reçu cette inspiration.
Celui qui accepte l'éducation de l'Esprit Divin peut être aujourd'hui le conducteur de ses semblables dans la recherche de cet Esprit.
Je prie pour que vous receviez la vie de l'Esprit Divin et que vous deveniez des instruments de l'éducation des autres.
La vie et les actes d'un homme de l'Esprit sont par eux-mêmes une éducation pour ceux qui le connaissent.
Oubliez vos limitations, fixez surtout votre pensée sur la Puissance du Royaume de Gloire.
Voyez l'influence de Jésus-Christ sur ses Apôtres et l'action de ceux-ci sur le monde. Par le Pouvoir de l'Esprit-Saint, ces hommes simples purent cependant répandre partout la Bonne Nouvelle.
Puissiez-vous tous recevoir l'aide divine car vos capacités seront sans limites si elles sont sous la Direction de l'Esprit de Dieu.

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Chapitre: V. Le pouvoir de l'esprit-saint: Comment attirer à soi le Pouvoir de l'Esprit-Saint

Sache que l'Esprit Messianique et l'Effusion de l'Esprit-Saint sont perpétuellement en action, mais que la capacité et la disposition à les recevoir sont grandes chez certains et moindres chez d'autres.
Après la crucifixion, les Apôtres étaient dans le trouble et ne possédaient pas tout d'abord la capacité ni la faculté de témoigner de la réalité messianique. Mais lorsqu'ils eurent retrouvé leur sang-froid et leur assurance, leur vision intérieure s'éclaira et ils comprirent alors que la Réalité du Messie était manifeste.
Une âme qui fait preuve de fermeté deviendra enfant du Royaume et sera confirmée par le Pouvoir de l'Esprit. En chaque lieu de la terre, Il parle aux coeurs purs et aux âmes droites. Tournez-vous entièrement vers Lui et vous constaterez Son influence et Son Pouvoir, l'intensité de Sa vie et la grandeur de Sa confirmation.
Cessez de tenir compte de votre propre faiblesse et confiez-vous à la confirmation de l'Esprit. En vérité, Il rend le faible fort, Il fait l'humble puissant, et du débile enfant Il fait un homme.
Aujourd'hui l'Esprit souffle sur les coeurs ardents, purs et généreux, sur les coeurs qu'attire l'Amour de Dieu.
Je puis t'affirmer, ô serviteur de Dieu, que si ton esprit se libère de toute mention et de toute pensée, si ton coeur se tourne complètement vers le Royaume, s'il oublie tout, excepté Dieu, et entre en communion avec Lui, je puis t'affirmer que l'Esprit-Saint t'assistera avec une telle puissance que tu pourras pénétrer le secret de toutes choses.
L'Esprit sera avec toi, comme un scintillement éblouissant qui éclaire à la ronde, comme une flamme brillante au zénith des cieux, et Il t'instruira des choses que tu ignores au sujet de l'Univers et de la Doctrine Divine.
En vérité je le dis, chaque âme qui se lève aujourd'hui pour guider les autres vers le Sentier de la sécurité et pour leur infuser l'Esprit de vie, cette âme sera inspirée par l'Esprit-Saint et cela d'une façon évidente, avec faits et preuves à l'appui; et du Royaume de Dieu, des faisceaux de Lumière seront projetés sur elle.
N'oublie pas ce que je t'ai dit au sujet du souffle de l'Esprit. En vérité, c'est l'aube brillante et l'aurore à l'éclat de rose qui t'inondent de leurs rayons, qui te révèlent les mystères, et qui te rendent savant; par elles, les images du monde suprême seront imprimées dans ton coeur et les secrets du Royaume de Dieu brilleront devant tes yeux.

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Chapitre: VI. Foi et certitude: Foi et reconnaissance de la Souveraineté de Dieu

C'est sur une fondation inattaquable et indestructible que la Main de l'Omnipotence a établi Sa Révélation. Les tempêtes de la discorde humaine seront impuissantes à saper cette fondation et les théories saugrenues des hommes ne pourront jamais entamer sa structure.
Je témoigne, ô mon Dieu, de ce qu'ont témoigné chacun de Tes Elus, et je reconnais ce qu'ont reconnu les Habitants de Ton Haut-Paradis et ceux qui se tiennent autour de Ton Trône. Le Royaume de la terre et du Ciel T'appartient, ô Toi qui es le Seigneur des Mondes.

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Chapitre: VI. Foi et certitude: Les signes de la vraie foi

S'il se peut qu'une personne de bien puisse être admise au seuil du Tout Puissant, la première des choses est cependant de "connaître" et la seconde d'agir".
Ainsi, si un aveugle produit des choses merveilleuses et d'un goût exquis, il restera cependant privé de leur vue.
Voyez combien d'animaux oeuvrent pour l'homme, tirent des fardeaux et facilitent leurs déplacements; cependant, comme ils sont ignorants, ils ne reçoivent aucune rétribution pour leur labeur.
Les nuages tombent en pluie, les roses et les hyacinthes croissent, les prés et les champs, les jardins et les arbres fleurissent et verdoient mais ils restent ignorants des résultats et des causes de tout cela.
Etant allumée, cette lampe nous rend le service de nous éclairer, mais comme elle n'en a pas conscience, aucun de nous ne se réjouit à sa place.
Cependant, un homme de bonnes oeuvres et de bonnes intentions pourra sans aucun doute progresser, quel que soit l'horizon d'où il tienne la Lumière, mais ici se trouve la différence : c'est que par la Foi, il faut entendre : 1) la connaissance consciente et 2) la pratique des bonnes actions.
Béni est l'homme qui a établi consciemment sa Foi en Dieu et en Ses Signes, et a reconnu : Qu'à Lui, il ne sera pas demandé compte de Ses actes.
Dieu a voulu qu'une telle reconnaissance soit l'ornement et le vrai fondement de toute foi. D'elle dépend l'approbation de toute bonne action.
N'en détournez pas vos yeux de crainte que les murmures de la rébellion ne soient cause de votre perte. Celui qui a pris pleinement connaissance de ce Principe sera doué de la constance la plus parfaite.
Tel est l'enseignement que Dieu vous a réservé. Cet enseignement vous délivrera de tout doute et perplexité et vous permettra d'obtenir votre salut en ce monde et dans l'autre. Il est, en vérité, Celui qui toujours pardonne, le Très Compatissant.
La Foi c'est donc l'assurance de ce que l'on espère, la conviction de l'existence de choses que l'on ne voit pas.
Par la Foi nous comprenons que les mondes furent conçus par la Parole de Dieu, en sorte que ce qui est visible fut produit par des choses invisibles.
Celui qui vient à Dieu doit croire qu'Il existe et qu'Il rétribue ceux qui L'auront cherché.
C'est par la Foi que Noé - averti par Dieu de choses qu'il ne voyait pas encore, mais poussé par une crainte divine -, prépara une arche pour le salut de Sa maison.
C'est par la Foi qu'Abraham, lorsqu'Il fut appelé, obéit en Se rendant en un lieu où l'attendait un héritage. Il partit en ignorant Sa destination; grâce à Sa foi, il connut la Terre Promise, pays qui ne lui appartenait pas mais où Il habita sous la tente avec Isaac et Jacob, Héritiers comme Lui de la même promesse. Car Il cherchait, en fait, la Cité aux vraies fondations, dont l'Auteur et le Bâtisseur est Dieu.
Grâce à Sa foi, Moïse put sortir d'Egypte en bravant la colère du Roi, fortifié qu'Il était d'avoir vu Celui qui est Invisible.
Et que dirais-je encore, car le temps me manque pour parler de Gédéon, de David, de Samuel et des Prophètes qui par leur foi soumirent des Royaumes, défendirent le Droit, obtinrent des gages, muselèrent les lions, narguèrent le pouvoir du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, et qui, de faibles qu'Ils étaient, devinrent forts.
D'autres subirent les épreuves des railleries et du fouet, en plus des chaînes et de l'emprisonnement, Ils furent lapidés, découpés en morceaux, soumis à la torture, passés au fil de l'épée. Ils allaient, vêtus seulement de peaux de moutons ou de chèvres, dénués, affligés, maltraités - Ceux dont le monde n'était pas digne - à travers déserts et montagnes, dormant dans les cavernes ou les fosses.
Par conséquent, en présence d'une si grande abondance de preuves, nous pouvons déposer notre fardeau et, délaissant le péché qui nous suit si volontiers, suivre avec persévérance la route qui s'ouvre devant nous.
En cette resplendissante Dispensation, en cette si Puissante Souveraineté, un certain nombre de théologiens sincères, d'hommes de véritable savoir, de docteurs à la sagesse éprouvée, parvinrent à Sa Cour et burent à la Coupe de Sa Divine Présence. Ils furent revêtus de l'Honneur de Sa Plus grande Faveur.
Pour l'amour du Bien-Aimé, ils renoncèrent au monde et à tout ce qu'il contient. Guidés par la Lumière du Soleil de la Divine Révélation, tous confessèrent et reconnurent Sa Vérité.
Si grande était leur foi que la plupart d'entre eux laissèrent leurs biens et leurs parents pour se consacrer au bon plaisir du Très Glorieux.
Ils donnèrent leur vie pour leur Bien-Aimé et abandonnèrent tout leur avoir dans Son Sentier. Leurs poitrines devinrent des cibles pour les traits de leurs ennemis et leurs têtes ornèrent les piques des infidèles. Il n'y eut pas de terre qui ne bût le sang de ces Essences du Détachement, ni d'épée qui ne meurtrît leur cou. Leurs actes seuls témoignent de la vérité de leurs paroles.
L'essence de la Foi réside dans la rareté des paroles et dans l'abondance des actes.
Celui dont les paroles dépassent les actes, qu'il sache, en vérité, que sa mort est préférable à sa vie.
L'essence de la Foi a existé depuis le commencement qui n'eut pas de commencement et existera jusqu'à la fin qui n'aura pas de fin. C'est de la même manière que le vrai croyant vivra et durera éternellement.
Pendant l'éternité, son esprit circulera dans l'Orbe de la Volonté de Dieu; il durera aussi longtemps que Dieu Lui-même, car il est bien évident que les plus hautes Demeures du Royaume d'Immortalité sont réservées au séjour de ceux qui crurent vraiment en Dieu et en Ses Signes, et jamais la mort ne pourra avoir accès à ces Saints Lieux.
Celui qui aura pris sa part des Eaux de Ma Révélation, goûtera à tous les délices incorruptibles ordonnées par Dieu, depuis le commencement qui n'eut pas de commencement jusqu'à la fin qui n'aura pas de fin.

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Chapitre: VI. Foi et certitude: Le premier signe de la Foi est l'amour

J'ai lu votre lettre où vous dites que la Vérité (de Dieu) s'est révélée d'Elle-même à vous, que votre crainte s'est apaisée et que vous avez désormais atteint la sérénité depuis que vous croyez en cette grande Cause.
Sachez véritablement que plusieurs voiles entourent la Vérité, des voiles brillants, puis des voiles délicats et transparents et enfin l'enveloppe de Lumière dont la vue éblouit les yeux.
La Foi est l'aimant qui attire la confirmation du Miséricordieux; le service est l'aimant qui concentre les forces célestes. J'espère que vous les posséderez tous deux.

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Chapitre: VI. Foi et certitude: Comment gagner la Foi

Compte sur Dieu, ton Seigneur et le Seigneur de tes pères. Car les hommes s'égarent dans les sentiers de l'illusion, privés de discernement et incapables de voir Dieu de leurs propres yeux ou d'entendre Sa mélodie par leurs propres oreilles.
Tout homme fut rendu définitivement capable d'apprécier par lui-même la Beauté de Dieu, le Glorifié. S'il n'était pas doté de cette faculté, on ne pourrait lui demander compte de ses disgressions.
Si au jour où tous les peuples seront réunis, un homme élevait la voix pour dire : Puisque tous les hommes ont erré et qu'il ne s'en est pas trouvé un seul qui voulût tourner sa face vers la Vérité, moi aussi, suivant leur exemple, j'ai failli gravement à reconnaître la Beauté de l'Eternel, eh bien une telle excuse serait à coup sûr rejetée, car la foi de tout homme ne peut dépendre de personne si ce n'est de lui-même.
Si tu souhaites posséder le Savoir Divin et la Reconnaissance, purifie ton coeur de tout, sauf de Dieu; sois attiré sans réserve par le Bien-Aimé; cherche-le et choisis-le en ayant recours toi-même aux arguments de l'autorité et à ceux de la raison, car ces arguments sont ceux qui servent de guide dans le Sentier, et leur usage fera tourner ton coeur vers le Soleil de Vérité; et lorsque cela s'est produit, c'est au tour des yeux de s'ouvrir et de reconnaître le Soleil au moyen du Soleil lui-même.
Arrivé à ce point, l'homme n'a plus besoin de preuves car le Soleil est indépendant et cette, indépendance absolue peut se passer de toutes choses. Et au nombre des choses dont elle peut se passer se trouvent les preuves dont nous parlions. Ne soyez pas comme Thomas mais comme Pierre.
Pour que soient dissipées les ténèbres de l'erreur, pour que se dispersent les brumes du doute et de l'incompréhension, pour que les Lumières de la certitude enveloppent un homme, il faut que les brises du tendre Amour de Dieu planent sur son esprit; mais il faut aussi que dans son coeur, brille la lampe de la recherche, la lampe des efforts ardus, du désir sincère, de la dévotion passionnée, du fervent amour, du ravissement et de l'extase.
Vraiment, je prie le Seigneur des Ames d'accroître chaque jour votre foi au-delà de ce qu'elle était la veille.

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Chapitre: VI. Foi et certitude: Soyez confiants dans la Bonté de votre Dieu

Dis : Le tout premier témoignage établissant Sa Vérité est Sa Personne elle-même. Aussitôt après vient Sa Révélation. A l'intention de quiconque manque de reconnaître l'Une ou l'Autre, Il a établi comme preuves de Sa Vérité et de Sa Réalité, les Paroles qu'Il a révélées.
Ceci, en vérité, est une évidence de Sa tendre Miséricorde envers les hommes; Il a, en effet, doté chaque âme de la capacité de reconnaître Ses signes.
Il ne sera jamais injuste envers personne et il ne chargera aucune âme au-delà de ce qu'elle a la force de supporter. Il est, en vérité, le Compatissant, le Gracieux.
La Foi en Dieu et Sa Connaissance, ne peuvent être pleinement réalisées si ce n'est par la confiance absolue en ce qui vient de Lui (Sa Manifestation) et par la mise en pratique de tout ce qu'Il a commandé et de tout ce qu'Il a révélé dans le Livre de la Plume Suprême.

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Chapitre: VII. Santé et guérison: Différentes sortes de guérison

La maladie peut se guérir de deux manières; l'une utilise des moyens matériels, l'autre a recours à des moyens spirituels. La première fait usage de remèdes ou de médicaments, la seconde consiste à prier Dieu et à se tourner vers Lui. Les deux peuvent être utilisées à la fois.
Les maux causés par un accident physique seront traités au moyen de remèdes médicaux; ceux qui sont dûs à des causes spirituelles relèveront de soins de la même nature.
C'est ainsi qu'une maladie due à une affliction, à une peur, à un choc nerveux, cédera plutôt à un traitement spirituel qu'à un traitement physique.
On peut donc prendre en considération deux catégories de remèdes qui ne s'excluent pas l'une l'autre. Les remèdes physiques peuvent être en effet regardés comme provenant de la faveur et de la miséricorde Dieu car, en révélant et en rendant manifeste la science médicale, Dieu a permis aux hommes de profiter de ses moyens de traitement. Les traitements spirituels n'en méritent pas moins une égale attention, car ils produisent de merveilleux effets.
Et si maintenant vous désirez connaître les divins remèdes qui guériront l'homme de toutes maladies et lui donneront la santé du divin Royaume, sachez que ce sont les Préceptes et les Enseignements de Dieu; gardez-les donc avec soin.
Si vous êtes atteint d'une maladie ou d'une affection, consultez un excellent médecin. Ne négligez pas le traitement médical lorsqu'il s'avère nécessaire, mais abandonnez-le dès l'instant où votre santé est rétablie.
Traitez vos malaises de préférence par la diète et restreignez l'emploi de drogues; et si vous constatez qu'une simple herbe suffit, ne recourez pas à des médicaments compliqués.
Abstenez-vous de drogues lorsque votre santé est bonne, mais employez-les si c'est absolument nécessaire.
Lorsque la science médicale aura atteint sa maturité, des cures seront pratiquées au moyen de substances qui ne seront repoussantes ni au goût, ni à l'odorat : des aliments, des fruits et des légumes de saveur et d'odeur agréables, par exemple.
La cause de l'intrusion de la maladie dans le corps humain est, ou bien un phénomène physique, ou l'effet d'une perturbation du système nerveux. Toutefois, ce sont les causes physiques qui sont les plus fréquents.
Le corps humain se compose de nombreux éléments qui s'équilibrent de façon spéciale. Aussi longtemps que cet équilibre se maintient, l'homme est à l'abri de la maladie. Mais dès que cette balance primordiale qui est le pivot de la constitution, s'est déréglée, le désordre apparaît et la maladie survient.
Tant qu'il s'agit de réajuster les éléments du corps, on peut utiliser des médicaments ou les aliments. Il est donc évident que les remèdes peuvent aussi consister en aliments, en denrées et en fruits; mais la médecine d'aujourd'hui se cherche encore et, ce fait n'est pas entièrement admis.
Lorsque cette science aura atteint la perfection, les traitements feront usage de denrées, d'aliments, de fruits savoureux, de légumes, et utiliseront des eaux de provenances variées, amenées à diverses températures.
La guérison peut se produire lorsqu'un être fort concentre son esprit sur le malade et qu'en même temps, celui-ci attend avec une foi intense que le pouvoir spirituel de l'être fort suscite la guérison; un courant sympathique s'établit alors entre eux deux. L'être fort désire intensément guérir le patient qui, d'autre part, est persuadé de l'efficacité de l'aide qu'il reçoit. Ces impressions mentales exercent sur les nerfs une action génératrice de guérison.
Ainsi, lorsqu'un malade éprouve un violent désir et nourrit un intense espoir de quelque chose et qu'il apprend brusquement que cette chose s'est réalisée, une excitation nerveuse se produit et le mal disparaît sans laisser de trace.
De même, si une cause subite de terreur survient, l'effet produit sur les nerfs d'une personne bien portante peut immédiatement provoquer une maladie. Cette maladie n'aura donc pas une cause matérielle extérieure car cette personne n'aura rien absorbé de nocif et n'aura subi aucune atteinte corporelle, l'excitation des nerfs est ici seule en cause.
D'autre part, la soudaine réalisation d'un désir majeur peut causer une joie telle que les nerfs en seront excités et que cette action pourra ramener la santé.
Concluons en disant que l'accord parfait établi entre le docteur spirituel et le malade fait vibrer le système nerveux et rétablit la santé. Cet accord consiste, pour le docteur spirituel, à se concentrer intensément, et pour le malade, à diriger toute son attention sur l'homme dont il attend la guérison.
Mais tout ceci n'agit que dans une certaine mesure, et encore, pas toujours, car si l'on est affligé d'un mal violent, ou si l'on a reçu une blessure, ces moyens ne feront pas disparaître le mal et ne refermeront pas la plaie. Ce qui signifie que dans le cas de maladie grave, ces procédés sont inopérants, à moins que la constitution ne réagisse, car une forte constitution peut souvent surmonter la maladie.
Mais un autre facteur de guérison est le pouvoir du Saint-Esprit, et ici, point n'est question de contact, de vue ou de présence, aucune de ces conditions n'est requise; que la maladie soit grave ou bénigne, qu'il y ait ou non contact physique, ou un courant soit établi ou non entre malade et guérisseur, la guérison a lieu par le pouvoir du Saint-Esprit.
La joie nous fait pousser des ailes; quand nous sommes gais notre force est plus vive, notre esprit plus pénétrant, mais lorsque nous sommes accablés de tristesse notre force nous abandonne. Toute véritable guérison vient de Dieu.
La maladie a deux origines possibles, l'une matérielle, l'autre spirituelle. Si elle est corporelle, un remède matériel lui convient, si elle affecte l'esprit, un remède spirituel est nécessaire.
Notre guérison ne sera complète que si elle s'accompagne de la bénédiction céleste, car la médecine n'est que le moyen extérieur et visible par lequel nous parvient la guérison du Ciel. Si l'âme n'est pas guérie, le soin que l'on applique au corps est inutile. Tout est entre les mains de Dieu, et sans Lui, la santé ne peut exister en nous.

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Chapitre: VII. Santé et guérison: La guérison, réponse à la prière

Sans le secours de Dieu, l'homme serait semblable aux animaux condamnés à périr. Mais Dieu a donné à l'homme le merveilleux pouvoir de lever les yeux vers le Ciel et, par un effet de Sa divine Bonté, de recevoir la guérison parmi d'autres dons.
ô Toi, être pur et spirituel, tourne-toi vers Dieu, le coeur battant d'amour, et, rempli de Sa Louange, regarde vers Son Royaume. Déborde de joie, d'extase, d'amour et de ravissement, et demande le secours de Son Saint-Esprit.
Par l'Esprit émanant de Sa Présence, Dieu t'aidera à guérir de tes maladies et de tes maux.
Vous m'avez questionné au sujet des traitements et des guérisons qui ont lieu chez les Chrétiens-Scientistes.
Il est certain que l'Esprit exerce une influence et que la prière produit un effet spirituel. Nous prions donc en disant : ô Dieu, guéris le malade, et Dieu répondra peut-être. S'occupera-t-il du nom de celui qui prie ? Si la prière qui Lui est adressée est ardente, Il répondra à tout serviteur. Vaste et infinie est Sa Miséricorde.
Qu'en Dieu soit notre Foi, il n'est pas d'autre Dieu que Lui, Celui qui guérit, Celui qui sait, Celui qui secourt; rien sur la terre ni dans le Ciel, rien n'échappe à l'étreinte de Dieu.
ô Docteur, en traitant les malades, mentionne d'abord le nom de ton Dieu, le Possesseur du Jour du Jugement, et utilise ensuite ce qu'Il a destiné à la guérison de Ses créatures.
"Par Ma vie, le médecin qui a bu du vin de Mon amour, guérit par sa visite, et insuffle la grâce et l'espoir. Imite-le pour la sauvegarde de la santé, il est confirmé par Dieu dans son traitement."
Cette connaissance (de l'art de guérir) est la plus importante de toutes les sciences, car elle est le meilleur moyen donné par Dieu - Celui qui donne la vie à la poussière - pour préserver les corps des hommes. Il l'a placée au premier rang de toute science et de toute sagesse.
"Car voici venu le jour où vous devez vous lever pour Ma Victoire".
Dis : Ton Nom est ma guérison, ô mon Dieu, et Ton Souvenir mon remède. Ta proximité est mon espoir et l'amour que j'ai pour Toi, mon compagnon. Ta grâce est mon réconfort et mon recours dans ce monde et dans l'autre. Tu es en vérité, le Très-Bon, l'Omniscient, l'Infiniment Sage.

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Chapitre: VII. Santé et guérison: Moyens de préserver la santé

Soyez l'exemple de la propreté parmi les hommes en toutes circonstances, ayez des manières raffinées, qu'aucune trace de négligence n'apparaisse sur vos vêtements. Baignez-vous dans une eau pure.
En vérité, nous voulons voir en vous les manifestations du Paradis sur terre afin que de vous s'exhale le parfum qui réjouit le coeur des élus.
La propreté et la sainteté en toutes circonstances caractérisent les êtres purs et sont nécessaires aux âmes libres. La propreté, la sainteté, la pureté et la délicatesse exaltent la condition humaine et font progresser l'homme.
Même lorsqu'elle a pour objet des choses physiques, la délicatesse rapproche de la spiritualité, ainsi qu'il est dit dans les Saintes Ecritures.
La propreté extérieure, bien qu'étant une chose physique, exerce une forte influence sur la spiritualité.
Faisons ici une comparaison : le son n'est que la vibration de l'air qui affecte le tympan; cette vibration n'est qu'un accident parmi les autres qui ont l'air pour milieu. Or, considère combien des notes harmonieuses ou des sons charmeurs agissent sur les esprits. Un chant merveilleux donne des ailes à l'âme et remplit le coeur d'extase.
Mais, pour en revenir à notre sujet, concluons que le fait d'avoir un corps pur et sans tache exerce une influence sur l'esprit de l'homme.
ô amis de Dieu, l'expérience prouve combien l'abstinence de tabac, de vin et d'opium, favorise la santé, renforce le plaisir intellectuel, la pénétration du jugement et la vigueur corporelle.
Efforcez-vous donc de faire resplendir chez les Bahá'ís ce qui est le grand désir d'Abdu'l-Bahá, c'est-à-dire la propreté et la sainteté.
Que les compagnons de Dieu surpassent l'humanité en toutes circonstances et surtout dans le domaine des perfections. Qu'ils soient physiquement et moralement supérieurs aux autres.
Que par leur propreté et leur netteté, leurs manières raffinées, leur santé, ils soient au premier rang des sages et que par leur affranchissement, leur prudence et le contrôle de leurs désirs, ils soient les princes de la pureté, de la liberté et de la sagesse.
L'usage du vin cause des maladies chroniques, affaiblit les nerfs et consume l'esprit.
Les pouvoirs du système nerveux sympathique ne sont ni entièrement du domaine physique, ni tout-à-fait du domaine spirituel, mais se situent entre les deux. Les nerfs sont en relation avec chacun de ces mondes, leur fonctionnement sera parfait lorsque leurs relations, tant physiques que spirituelles, seront normales.
Lorsque le monde matériel et le monde divin sont en parfaite harmonie, quand le coeur s'élève vers le Ciel et que les aspirations sont pures et divines, la connexion est parfaite, alors ce pouvoir se manifeste de façon totale et les affections physiques et spirituelles sont radicalement guéries.
Aussi j'espère vous voir devenir une lumière grandissante, pour que vous receviez la santé spirituelle; celle-ci est la voie qui conduit à la santé physique.
En vérité, la chose la plus nécessaire est le contentement en toutes circonstances, il préserve des états morbides et des lassitudes. Ne cédez jamais à la tristesse ni au chagrin, ils sont la cause des plus grandes misères.
La jalousie consume le corps et la colère brûle le foie, évitez-les toutes deux comme vous le feriez d'un lion.

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Chapitre: VII. Santé et guérison: Santé spirituelle

J'espère que, comme vous avez reçu la santé physique, vous recevrez la santé spirituelle.
Comme on soigne le corps de ses affections physiques, l'esprit sera, de la même manière, soigné de ses affections spirituelles.
Le traitement d'une affection physique est très facile, mais très difficile est celle de l'affection de l'esprit. Si quelqu'un souffre de la fièvre et que vous lui faites prendre un médicament, la fièvre s'en va, mais si l'esprit est affligé du mal d'ignorance, il est difficile d'y remédier.
Par exemple, si la santé spirituelle est atteinte du mal de l'amour du monde, il faut prescrire un médicament spirituel; les médicaments qui conviennent sont, dans ce cas, les Avis et les Commandements de Dieu.
Je prie Dieu d'ordonner pour vous la prospérité dans ce monde et la faveur de Son suprême Royaume. Qu'Il vous soulage des maux qui vous ont atteint pour quelque raison connue de Lui seul.
En vérité, la Volonté de Dieu produit parfois des faits dont l'humanité est inapte à saisir la raison. Mais, ces causes et raisons apparaîtront cependant un jour.
Crois en Dieu, et repose-toi en Lui. Soumets-toi à Sa Volonté. En vérité, ton Dieu est aimant, compatissant et miséricordieux. Il t'observe avec les yeux de la grâce, et te protège avec le regard de Sa Bonté. Il fera descendre Sa Grâce sur toi.
Tes maux dominants ne sont pas (dans ce cas) les conséquences de tes péchés, mais ils visent à te faire haïr le monde et à t'apprendre qu'il n'y a pas de repos ni de tranquillité dans la vie temporelle.
Je demande à Dieu de vous permettre de connaître une vie heureuse; qu'Il augmente la ferveur des servantes du Gracieux et leur donne la joie et le bonheur. Ainsi pourrez-vous répandre des parfums de spiritualité et chanter les versets révélés.
Si la santé et le bien-être du corps sont dépensés dans le Sentier du Royaume, c'est acceptable et louable. S'ils sont dépensés pour le bien de l'humanité en général - même si on en retire un bénéfice matériel ou que ce soit une source de profits - c'est également admissible.
Mais si la santé et le bien-être de l'homme sont utilisés à la satisfaction des désirs sensuels, sur le plan de la vie animale, alors la maladie est meilleure que la santé, mieux encore la mort elle-même est préférable à une telle vie. Si tu désires la santé, souhaite la pour le service du Royaume.
J'espère que vous pourrez atteindre une parfaite compréhension, une résolution inflexible, une santé parfaite, et une vigueur spirituelle et physique qui vous permettront de boire à la Source de Vie éternelle et de recevoir l'appui de l'Esprit de divine confirmation.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Service

Il n'est pas de plus grand succès que l'état de service dans le Royaume Divin, et l'accès au bon plaisir du Seigneur.
Aussi, je souhaite à vos coeurs d'être tournés vers le Royaume, à vos intentions d'être pures et sincères, et à vos desseins d'être dirigés vers des réalisations altruistes. Pour cela, il faut oublier votre propre bien-être, et même, il faut que toutes vos intentions soient axées sur le bien de l'humanité.
Puissiez-vous ressentir en vous-mêmes le désir de vous sacrifier dans le sentier du dévouement à vos semblables.
Comme Sa Sainteté Jésus-Christ a offert Sa vie, puissiez-vous de même vous proposer au seuil du sacrifice pour l'amélioration du monde.
Et comme Sa Sainteté Bahá'u'lláh souffrit, pendant près de 50 ans, de sévères épreuves et de terribles calamités, puissiez-vous désirer éprouver des difficultés et subir des catastrophes sans nombre, pour le bien de l'humanité en général.
Il n'est pas de véritable satisfaction ou de contentement en dehors du bien-être général.
ô peuple de Dieu, ne te préoccupe pas de toi-même, mais de l'amélioration du monde et de l'évolution des Nations.
C'est par de pures et bonnes actions et par une conduite utile et estimable, que le monde peut être amélioré.
Les fruits de l'arbre humain furent et restent toujours les bonnes actions et le bon caractère. Ne les traite pas négligemment. Si tu t'en soucies, tu auras atteint ton but et ta vie aura reçu sa pleine signification. Mais si tu t'en désintéresses, ton temps se sera passé en vaines discussions.
ô peuple de Dieu, par l'eau de ta patience et de ton affection, efforce-toi de laver et de purifier les coeurs des différentes familles de la terre de l'animosité et de la haine, et d'en faire des réceptacles parfaits pour la splendeur du Soleil de Vérité.
Si vous désirez la gloire éternelle, soyez humbles et soumis en présence du Bien-Aimé. Soyez le serviteur de tous et servez chacun de la même façon. C'est à Dieu qu'appartiennent les services rendus aux amis, non à eux.
Efforcez- vous de devenir une source de joie, d'harmonie et de spiritualité pour les coeurs de vos aimés. Plutôt qu'indolents, soyez actifs et intrépides.
Si vous cherchez une occupation intelligente et attrayante, plus douce et plus agréable que n'importe quoi, sachez que c'est le service au seuil du Tout-Puissant et la soumission à Sa Grandeur, le Seigneur des Puissances.
Avant peu, la mention de Dieu déploiera une merveilleuse influence et finalement ce Pays (l'Amérique) deviendra le Paradis d'Abhá. Efforcez-vous donc courageusement de réaliser ce but dans un proche avenir.
S'efforcer veut dire que vous devez vivre et agir suivant les injonctions et commandements divins, être unis dans l'amour, la joie et le ravissement, et vous donner sans cesse au service de la Cause de Dieu.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Education des enfants

Voyons maintenant ta question concernant l'éducation des enfants. Il t'appartient de leur faire respirer les souffles de l'amour de Dieu, de les diriger vers les choses spirituelles, de les tourner vers Dieu, de leur faire acquérir de bonnes manières, de bonnes habitudes et de louables qualités et vertus, de leur faire étudier les Sciences avec la plus grande assiduité, de leur donner le sens du spirituel, de les sensibiliser, dès leur enfance, aux parfums de spiritualité et de les élever dans un climat de religiosité et de spiritualité célestes. En vérité, je prie Dieu de les confirmer en ces choses.
Les aimés de Dieu et les servantes du Miséricordieux doivent, d'une manière vivante et affectueuse, élever leurs enfants à l'école de la vertu et de la perfection. Ils ne doivent se permettre, en ce domaine, ni la mollesse ni la grande indulgence.
En vérité, si un enfant ne vivait pas, ce serait meilleur pour lui que de grandir ignorant, car alors, cet enfant innocent serait la victime, dans le cours de sa vie, d'innombrables carences, il serait incapable de répondre aux questions de Dieu, dénigré et tenu à l'écart par tous. Quel péché ce serait, et quelle grave omission...
Voici le premier devoir des aimés de Dieu et des servantes du Miséricordieux: s'efforcer, par tous les moyens possibles, d'éduquer les filles aussi bien que les garçons. Il n'y a pas la moindre différence entre eux.
L'ignorance est blâmable chez les unes comme chez les autres et la négligence dans l'un et l'autre cas est à réprouver. L'ignorant vaut-il autant que le savant ?
Le commandement est net concernant les deux sexes. Vues d'une façon réaliste, l'éducation et la culture des filles sont plus nécessaires que celles des garçons, car ces filles deviendront des mères et marqueront de leur empreinte la vie de leurs enfants.
Le premier éducateur de l'enfant est la mère. Le bébé, semblable à une verte et tendre pousse, grandira selon la façon dont il sera dirigé. Si l'éducation est droite, il grandira dans la rectitude, et si elle est déviée, la croissance s'en ressentira et, jusqu'à la fin de sa vie, sa conduite en sera marquée.
Il est donc bien établi qu'une fille mal élevée et sans éducation sera, en devenant une mère, le premier facteur de privation, d'ignorance, de négligence et de manque d'éducation pour plusieurs enfants.
ô vous, aimés de Dieu et servantes du Miséricordieux, suivant les textes explicites de la Beauté Bénie (Bahá'u'lláh), l'enseignement et l'étude sont un devoir. Si quelqu'un reste indifférent à l'égard de ces choses, il se prive lui-même de la Grande Bonté. Veillez soigneusement à ne pas y manquer.
Consacrez tout votre coeur et votre vie à l'éducation de vos enfants, principalement de vos filles. Il n'y aura aucune excuse en cette matière.
Ainsi, puissent la Gloire Eternelle et la Suprématie Infinie briller, comme le soleil de Midi, dans l'Assemblée des peuples de Bahá, et puisse ainsi le coeur d'Abdu'l-Bahá rayonner de bonheur et de reconnaissance.
Apprenez à vos enfants ce qui fut révélé par la Plume Suprême, instruisez-les de ce qui fut envoyé du Ciel de Pouvoir et de Grandeur et, qu'ils retiennent les Tablettes du Miséricordieux.
Mon Dieu, Eduque ces enfants. Ce sont les plantes de Ton verger, les fleurs de Ta prairie, les roses de Ton jardin.
Que ta pluie vienne les arroser, que le Soleil de Réalité brille sur eux de tout son amour. Que Ta brise les rafraîchisse afin qu'ils soient bien dirigés, qu'ils puissent croître, se développer et montrer les plus belles qualités. Tu es le Dispensateur, Tu es le Compatissant.
ô, Seigneur sans égal. Sois un Protecteur pour cet enfant délaissé, sois bon et généreux pour ce faible et ce pécheur.
ô Créateur, bien que nous soyons des herbes inutiles, nous sommes cependant de Ton jardin. Bien que nous soyons de jeunes arbres sans feuilles ni fleurs, nous sommes cependant de Ton verger. Nourris donc cette herbe par la pluie de Ta bonté, et, par les brises de Ton Printemps spirituel, rafraîchis et vivifie ces arbres frêles et languissants.
Eveille-nous, éclaire-nous, soutiens-nous, donne-nous la vie éternelle et reçois-nous dans Ton Royaume.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Education

Il incombe à chacun d'acquérir la connaissance; mais, ce qu'il faut connaître, ce sont les sciences utiles aux peuples de la terre et non celles qui, commençant par de simples mots, se terminent encore par des mots.
Celui qui possède les Sciences ou les Arts possède un grand privilège vis-à-vis des peuples du monde. En vérité, le vrai trésor de l'homme est son savoir; c'est le chemin de l'honneur, de la prospérité, de la joie et du bonheur.
Puisque tu m'as questionné concernant l'abandon de tes études scientifiques à Paris pour te consacrer à la diffusion de cette Vérité, je te dirai que cette intention est vraiment admissible et aimable, mais, que si tu acquérais les deux choses ce serait meilleur et plus parfait, parce que, en ce nouveau siècle, la connaissance des sciences, des arts et des belles-lettres, qu'elles soient divines ou terrestres, matérielles ou spirituelles est une chose acceptable devant Dieu et un devoir qu'il nous appartient de remplir.
Par conséquent, il ne faut jamais sacrifier le spirituel aux choses matérielles, on doit alors s'intéresser aux deux.
Néanmoins, pendant que vous travaillez à l'acquisition de la science, vous devez rester sensible à l'attrait de l'amour de votre Seigneur Glorieux, et soucieux de mentionner partout Son Nom admirable.
Ceci étant, vous devez menez l'art que vous étudiez à sa perfection.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Travail et richesse

L'homme devrait connaître son "moi" et pouvoir distinguer les choses qui l'élèvent de celles qui l'abaissent, celles qui le conduisent à la honte ou qui le mènent à l'honneur, à l'aisance ou à la pauvreté.
Dès que l'homme a pris conscience de sa personne et atteint sa maturité, la richesse devient pour lui un besoin. Il faut approuver cette richesse si elle provient de l'exercice d'un métier ou d'une profession.
Dans la Cause Bahá'íe, les Arts, les Sciences et tous les métiers sont regardés comme un culte. L'homme qui, consciencieusement, fabrique du papier à écrire en consacrant à son travail toutes ses capacités, en tâchant de toutes ses forces d'en améliorer le rendement, cet homme est en train d'adresser des louanges à Dieu.
En résumé, tout effort accompli de tout coeur est un culte s'il est inspiré par des mobiles élevés et par le désir de se rendre utile. Servir l'humanité et pourvoir aux besoins des hommes est un culte. Le Service est une prière.
Le vrai devoir du serviteur, en ce monde, est d'honorer sa profession et de faire face à ses devoirs d'état, de persévérer dans le chemin de Dieu et de ne désirer que Sa Grâce, puisqu'aussi bien notre sort est entièrement entre Ses mains.
ô serviteur, le meilleur des hommes est celui qui s'est créé des ressources par son travail et qui, pour l'amour de Dieu, le Seigneur de tous les mondes, les consacre à lui-même et aux siens.
Il te convient de t'affranchir de tout désir, sauf de ton Seigneur, le Suprême, de n'attendre secours ni aide de personne, même de ton père, même de tes enfants.
Renonce à toi-même pour Dieu. Contente-toi de peu. L'économie, en vérité, est un grand trésor.
Si l'un de tes parents te fait tort, ne porte pas la chose devant le Tribunal, montre plutôt une patience infinie dans le malheur ou la souffrance. En vérité, ton Maître est le Seigneur de Fidélité.
Oublie et néglige les manquements qui apparaissent chez autrui afin de sauvegarder l'amour et l'affection.
Sache que rien ne t'est plus utile en cette vie que la supplication et l'invocation de Dieu, le travail dans Son Vignoble et la soumission parfaite et affectueuse à Sa Volonté.
ô toi qui es fier de tes possessions terrestres, sache en vérité que la richesse est une solide barrière entre le chercheur et l'objet de son désir, entre celui qui aime et l'Aimé. Les riches, sauf quelques exceptions, n'atteindront pas la Cour de Sa Présence et n'auront pas accès à la Cité du Contentement et de la Résignation.
Heureux celui qui, étant riche, ne se laisse pas détourner du Royaume par ses trésors et ne se prive pas, à cause d'eux, de l'impérissable Domaine. Par le Plus Grand Nom, l'éclat d'un tel riche illuminera les habitants du Ciel comme le soleil éclaire les peuples de la terre.
Ceux qui possèdent la richesse doivent avoir les plus grands égards pour les pauvres, car grand est l'honneur que Dieu leur destine en récompense de leur patience inébranlable. Par ma vie, il n'est pas d'honneur, sauf celui qu'il plaît à Dieu de dispenser, qui puisse lui être comparé.
Grande est la bénédiction réservée au pauvre qui endure patiemment ses souffrances en les dissimulant, et heureux sont les riches qui consacrent leurs richesses aux nécessiteux et qui préfèrent ceux-ci à eux-mêmes.
Il plaît à Dieu que les pauvres s'efforcent d'acquérir des moyens d'existence. C'est là un devoir qui fut, dans la Plus Grande Révélation, prescrit à chacun et qui est considéré par Dieu comme une bonne action. Celui qui l'observe recevra assurément l'aide de l'Invisible.
"Il peut, par Sa Grâce, rendre riche qui Il lui plaît. Il a en vérité, pouvoir sur toutes choses ".

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Une prière pour les nécessités de l'existence

Seigneur, nous inspirons la pitié, accorde-nous Ta Faveur; nous sommes pauvres, donne nous une part de Ton abondante richesse; nous sommes dénués, pourvois à nos besoins, humiliés, donne-nous Ta Gloire.
Les oiseaux du ciel et les bêtes des champs reçoivent de Toi, chaque jour, leur nourriture, et toutes les créatures prennent leur part de Ta Sollicitude et de Ta tendre Bonté.
Ne prive pas cet être faible de Ta Grâce prodigieuse, et, par Ton Pouvoir, daigne accorder Ta Bonté à cette âme abandonnée.
Donne-nous notre pain quotidien, accrois Tes Bienfaits en notre faveur pour que nous puissions faire face aux exigences de la vie et rester indépendants de tout autre que Toi, que nous puissions communier pleinement avec Toi, marcher dans Ta Voie et proclamer Tes Mystères. Tu es le Tout-Puissant, le Dieu d'Amour, la Providence de toute l'humanité.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Générosité et libéralité

"ô vous, riches de la terre, les pauvres sont un dépôt que je vous ai confié. Prenez-en soin et ne soyez pas occupés uniquement de votre propre bien-être".
Un homme devrait être une source permanente de bien-être et une aide toujours prête pour la prospérité de nombre de ses semblables.
Le vrai chercheur devrait secourir le dépossédé et ne jamais marchander sa faveur pour le dénué. S'il doit faire preuve de bonté envers l'animal, combien plus encore en a-t-il le devoir envers son frère, celui qui a reçu la parole.
Dieu n'exige d'aucune âme ce qui dépasse ses capacités. A celui qui fait une bonne action, Dieu la rendra au centuple. Il n'est pas douteux que le Seigneur vivant assistera et confirmera les âmes généreuses.

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Chapitre: VIII. Applications pratiques de la vie spirituelle: Force et beauté de caractère

Demandez à Dieu d'atteindre à la maturité qui vous permettra de discerner la beauté et la laideur des faits et des gestes.
Sa Grandeur le Christ s'est adressé au monde en disant : Si vous ne devenez comme ces petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume. Cela signifie que les hommes doivent purifier leur coeur s'ils veulent connaître Dieu.
Les coeurs des petits enfants sont merveilleusement purs, ce sont des miroirs que n'a encore terni aucune poussière. Mais cette pureté est un effet de leur faiblesse et de leur innocence et non de leur force et de leur effort, car, étant dans l'âge tendre, le monde n'a pas encore souillé leur coeur et leur âme.
Incapables de déployer une grande intelligence, ils n'ont ni hypocrisie, ni fourberie. Ceci est le fait de la faiblesse enfantine, tandis que c'est par ses efforts que l'homme doit devenir pur, c'est par le pouvoir de son intelligence qu'il doit devenir simple et par celui de sa raison et de sa compréhension - non par sa faiblesse - qu'il arrive à la sincérité.
Parvenu à un certain degré de perfection, il reçoit ces qualités, Son coeur se purifie, son esprit s'éclaire, son âme devient tendre et sensible; et tout ceci, sans perdre sa force. C'est ce qui différencie l'homme de l'enfant, mais tous deux possèdent au fond d'eux-mêmes, les qualités de simplicité et de sincérité.
La source du pouvoir et de la puissance, c'est de promouvoir la Parole de Dieu et de rester ferme en son amour.
ô mon fils, la fréquentation des incroyants augmentera ta douleur, tandis que la compagnie des justes fera tomber la rouille de ton coeur.
Que celui qui désire communier avec Dieu recherche la compagnie de Ses aimés, et que celui qui veut écouter la Parole de Dieu prête l'oreille aux paroles de Ses élus.
La courtoisie est une parure qui va bien à tout homme, qu'il soit jeune ou vieux. Heureux celui qui en orne son temple et malheur à ceux qui se privent de ce grand bienfait.
La modération est nécessaire en toutes choses.
L'homme doit tirer leçon des actions divines car Dieu admet qu'un arbre croisse longtemps avant d'arriver à la perfection. Il eut pu rendre l'arbre productif en un seul instant, mais un développement graduel correspondait à la sagesse.
L'essence de la sagesse est la crainte de Dieu, la peur de Son châtiment, et l'appréhension de Sa Justice et de Son Décret.
Cette crainte de Dieu est le Général en Chef de l'armée de ton Seigneur. Les bonnes actions et les louanges à travers les siècles, en sont les troupes; elles forcent les citadelles des coeurs humains; et, les étendards de leurs conquêtes et de leurs triomphes flottent au-dessus de tous les autres.

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Chapitre: IX. Détachement et sacrifice: Détachement

Lorsque l'on disait à Abdu'l-Bahá: "Nous sommes si heureux de vous voir libre", il répliquait : "La liberté n'est pas une question d'espace, mais d'état. Mes jours de prison furent des jours de bonheur, car ils s'écoulaient le long du Sentier du Service.
La prison, pour moi c'était la liberté. L'épreuve m'était un repos. La mort c'est la vie. Etre méprisé est un honneur. Ainsi ai-je été très heureux durant toute ma captivité."
La vraie liberté c'est de sortir de la prison du "moi", car le "Moi" est la plus grande des prisons. Après cette évasion, on ne pourra plus jamais vous emprisonner.
Cette liberté n'est accessible que si l'on accepte les plus cruelles vicissitudes, non pas avec une sombre résignation, mais avec un acquiescement radieux.
ô mon serviteur, Libère-toi des chaînes de ce monde et sauve ton âme de la prison de ta personne. Saisis cette chance car elle ne te sera pas offerte une seconde fois.
ô amical étranger, la flamme de ton coeur fut allumée par la main de Ma Puissance. Ne permets pas que les vents mauvais de l'égoïsme et de la passion l'éteignent.
Le remède à tous les maux est Mon Souvenir; n'aie garde de l'oublier. Fais de Mon Amour ton trésor et chéris-le plus que tes yeux ou même que ta vie.
ô fils de la terre, si tu Me désires, ne cherche nul autre que Moi et si tu veux voir Ma Beauté, ferme les yeux au monde et à ce qu'il contient. Car, comme il en est du feu et de l'eau, Ma Volonté et la volonté d'un autre que Moi ne peuvent cohabiter dans le même coeur.
Le détachement ressemble au soleil. Dans quelque coeur qu'il brille il y fait pâlir la lumière de la cupidité et de l'égoïsme.
Celui dont la vue s'éclaire de la lumière de la compréhension saura, à coup sûr, se détacher du monde et de ses vanités.
Le monde et ses bassesses ne doit pas pouvoir t'attrister. Heureux celui que la richesse n'a pas rendu vaniteux, ou que la pauvreté n'a pas rendu malheureux.
La source de toute gloire est d'accepter ce que Dieu a envoyé et de se contenter de ce qu'Il a ordonné.
Ce chercheur doit, en tout temps, placer sa confiance en Dieu, renoncer aux hôtes de cette terre, se détacher du monde de poussière et s'élever vers Celui qui est le Seigneur des Seigneurs.
Il doit considérer la médisance comme extrêmement grave et se tenir loin de son empire, car elle éteint la lumière du coeur et tue la vie de l'esprit.
Il doit se contenter de peu et s'affranchir des désirs désordonnés.
Il doit chérir la compagnie de ceux qui ont renoncé au monde et trouver un précieux avantage à éviter la présence des mondains et des fanfarons.
Il doit brûler toute vaine pensée à la flamme de Sa Mention aimée, et avec la douce certitude du vrai savoir, laisser passer avec indifférence tout ce qui n'est pas Lui.
Il doit, sans la moindre hésitation, offrir sa vie pour le Bien-Aimé et ne pas permettre que l'opinion des autres l'écarte de la Vérité.
Il ne doit pas souhaiter aux autres ce qu'il ne souhaite pas pour lui-même, ni promettre ce qu'il ne peut tenir.
L'essence du détachement, c'est, pour l'homme, de tendre son visage vers la Cour du Seigneur, d'entrer en Sa Présence, de Lui rester fidèle et de Lui rendre témoignage.

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Chapitre: IX. Détachement et sacrifice: Détachement sans ascétisme

Brisez toute attache avec ce monde et avec ses vanités; craignez même leur approche, car ces choses vous inciteront à suivre vos désirs cupides et dissolus et vous empêcheront d'entrer dans le long et droit Sentier.
Sachez que par l'expression "monde" il faut entendre votre insouciance à l'égard de Celui qui est votre Créateur, et votre accaparement par d'autres choses.
La "vie à venir", signifie d'autre part les choses que vous procure l'approche de Dieu, le Glorieux, l'Incomparable.
Ce qui vous détourne, en ce Jour, de l'amour de Dieu, n'est rien d'autre que "le monde". Fuyez-le si vous voulez être au nombre des élus.
Si un homme souhaitait se parer des ornements de la terre et s'assurer sa part des bienfaits qu'elle dispense, rien de mal ne lui surviendrait, mais à une condition : c'est qu'il ne permette à quoi que ce soit de s'interposer entre lui et Dieu car, qu'elle soit créée aux cieux ou sur la terre, chaque bonne chose, c'est Dieu qui l'a prescrite à l'intention de ceux de Ses serviteurs qui croient en Lui.
Goûtez, ô peuples, aux bonnes choses que Dieu vous a permises et ne vous privez pas de Ses merveilleuses Bontés. Rendez-Lui grâces et louanges et soyez de ceux qui sont vraiment reconnaissants.
Les pratiques pieuses en usage chez les moines et les prêtres des peuples de Sa Sainteté l'Esprit (Christ) ont été rappelées devant le trône de Dieu. Mais en ce Jour, prêtres et moines doivent quitter leur solitude pour la société des hommes et se mettre à la recherche de ce qui sera utile à eux-mêmes et à leurs semblables.
Il incombe à chacun de s'engager dans quelque occupation comme les arts, le commerce ou toute chose semblable. Nous avons identifié votre occupation avec le culte du vrai Dieu.
Réfléchis ô peuple, à la miséricorde et aux faveurs de Dieu, et remercie Le , soir et matin.
Le fait de s'oublier entièrement signifie que l'homme doit s'élever dans le mystère du sacrifice, c'est-à-dire effacer ses sentiments mortels et détruire en lui les pensées blâmables qui constituent les ténèbres temporelles. Mais cela ne veut pas dire que la santé physique doive se changer en faiblesse et en débilité.

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Chapitre: IX. Détachement et sacrifice: Le mystère du sacrifice

Le mystère du sacrifice est un sujet vaste et inépuisable. Le voici en quelques mots : le papillon se sacrifie au flambeau, la source se sacrifie à l'assoiffé, l'amant sincère se sacrifie à l'aimée.
Le point primordial c'est de s'oublier entièrement soi-même, chercher le bon plaisir du seul vrai Dieu, et marcher dans Son Sentier. C'est là le premier degré du sacrifice.
Voici maintenant le second : l'homme doit être comme le fer que l'on jette à la fournaise. Les qualités du fer qui appartiennent à la terre, comme sa teinte sombre, sa dureté, sa froideur, disparaissent et s'évanouissent tandis que les qualités du feu, sa teinte rouge, son éclat, sa chaleur, qui appartiennent au Royaume, deviennent visibles. Le fer a donc sacrifié au feu ses qualités et son état, acquérant ainsi les vertus de cet élément.
De même, lorsque les âmes se sont libérées des entraves du monde et se sont affranchies des imperfections humaines et des sombres instincts animaux, lorsqu'elles ont pris part à l'effusion universelle et acquis les divines perfections, alors, elles sont la rançon du Soleil de Vérité.
Dès le moment où tu atteins la Connaissance de Dieu et Son Amour, il faut que tu fasses don de ton esprit et de toutes tes capacités pour que le monde vive, que tu endures chaque difficulté pour le bien des âmes, que tu t'enfonces au plus profond de la mer des épreuves pour la sauvegarde de l'amour et de la fidélité.
Le mystère du sacrifice, c'est que l'homme abandonne toutes ses distinctions terrestres pour la station de Dieu. Cette station divine, c'est la grâce, l'amitié, le pardon, le sacrifice, la faveur; c'est de vivifier les esprits et d'allumer le feu de Son amour dans les coeurs et dans les veines.
C'est la dévotion, l'entrée dans le Royaume, le service de l'humanité qui permettent d'approcher Dieu; il en va de même de l'unité avec l'humanité et de la bonté miséricordieuse envers tous.
Cette approche est également conditionnée par la recherche de la Vérité, l'acquisition de louables vertus, le dévouement à la cause de la Paix universelle et la sanctification intime.
En un mot, la proximité de Dieu demande le sacrifice de soi, le détachement et le désintéressement de tout, pour Lui. Proximité est ressemblance.
L'une des exigences de la fidélité est le sacrifice de vous-même dans le Sentier divin, l'indifférence à tout plaisir, et l'effort assidu et sincère en vue de votre disparition et de la dilution de vous-même, telle une goutte d'eau, dans l'Océan de Son amour.
Sache que lorsque le Fils de l'homme rendit son âme à Dieu, toute la création fut secouée d'un long sanglot. Mais Il avait, en Se sacrifiant, infusé dans toute chose créée, une capacité nouvelle. Les preuves qu'ont eues de Lui tous les peuples de la terre sont aujourd'hui manifestés devant toi.
La plus profonde sagesse qu'aient exprimée les plus sages des hommes, les plus hautes connaissances qu'aient acquises les plus savants d'entre eux, les arts que les mains les plus habiles aient produits, l'influence qu'ont pu exercer les plus puissants monarques, ne sont que des manifestations du pouvoir vivifiant dégagé par Son Esprit transcendant, omnipénétrant et resplendissant.

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Chapitre: IX. Détachement et sacrifice: La victoire par le détachement

Par conséquent, la victoire de ce Jour, ce ne fut et ce ne sera pas l'opposition à quelqu'un ni le combat contre un autre. Mais ce qui, par contre, est réjouissant, c'est que les citadelles des coeurs, défendues par les troupes de l'égoïsme et de la passion, soient enlevées par les épées de la Parole, de la Sagesse et de l'exhortation.
Quiconque désire la victoire doit donc avant tout, soumettre la Cité de son propre coeur au moyen de l'épée de la vérité spirituelle et de la Parole, et s'interdire le souvenir de toutes choses, hormis Dieu. Après cela, qu'il tourne ses égards vers les citadelles des autres coeurs. Voici ce qu'il faut entendre par Victoire.
La sédition n'est jamais agréable à Dieu, et ce que certains ignorants ont autrefois forgé ne fut jamais approuvé par Lui.
Etre tué pour Son bon plaisir est, en vérité, meilleur pour toi que de tuer.
Aujourd'hui les amis de Dieu doivent se distinguer parmi Ses serviteurs, par des actes qui les conduisent vers le Seigneur de Gloire.
Je jure par l'Orient de Sainteté que les amis de Dieu n'ont jamais regardé et ne regarderont jamais vers la terre ou ses richesses éphémères.
ô fils de l'existence, ton coeur est Ma demeure, sanctifie-le en vue de Ma venue. Ton esprit est Mon lieu de révélation, purifie-le pour Ma manifestation.
Ne te contente pas du plaisir du jour qui passe et ne te prive pas du repos éternel. N'échange pas le jardin d'éternelles délices pour le tas de poussière du monde mortel.
Du toit de ta prison, élève-toi vers les glorieux herbages célestes et, hors de ta cage, prends ton vol vers le Paradis de l'Infini.
Deviens aveugle pour posséder Ma Beauté, sourd pour entendre la douce mélodie de Ma Voix, ignorant si tu veux partager Mon Savoir.
Et sanctifie-toi des richesses pour obtenir une part durable de Mon Opulence éternelle. C'est-à-dire, ferme tes yeux à tout, sauf à Ma Beauté; ferme tes oreilles à tout, sauf à Ma Parole, délaisse toute connaissance, sauf la connaissance de Moi-même. Et, par une claire vision, un coeur pur, une oreille attentive, vous pourrez ainsi accéder à la Cour de Ma Sainteté.
L'homme doit se fondre en Dieu, il doit oublier sa propre condition pour s'élever à la station du sacrifice.
Il doit atteindre un tel degré de détachement que son sommeil ne soit pas, pour lui, un plaisir, mais un moyen, par le repos de son corps, d'agir mieux, de parler mieux, d'expliquer plus clairement, de servir les serviteurs de Dieu et de prouver la Vérité.
Lorsqu'il veille, il doit mettre toute son attention à servir la Cause de Dieu et à Sacrifier son propre état pour celui de Dieu.
Lorsqu'il sera arrivé à ce point, il recevra la confirmation de l'Esprit-Saint, et l'homme qui a reçu ce Pouvoir peut résister à tout ce qui est terrestre.
En vérité je le dis, le monde est comme le mirage du désert que l'assoiffé prend pour de l'eau et qu'il essaye d'atteindre de toutes ses forces jusqu'à ce qu'y étant parvenu, il s'aperçoive que ce n'est qu'une simple illusion.
ô mes serviteurs, ne vous désolez pas si, en ces jours mortels et en ces lieux terrestres, des choses contraires à vos désirs aient été prescrites et manifestées par Dieu, car des jours de joie bénie et de célestes délices sont assurément réservés pour vous.
Des mondes glorieux de sainteté et de spiritualité seront dévoilés à vos yeux; Il vous a destinés, en ce monde et dans l'autre, à prendre une part de leurs bien-faits, à partager leurs joies, à recevoir une portion de leur grâce fortifiante. A tous ces mondes, sans l'ombre d'un doute, vous accéderez.
ô Seigneur, aide-moi à devenir humble et doux; donne-moi la force de me détacher de tout et de me tenir à la frange de Ton Vêtement de Gloire, afin que Ton Amour remplisse mon coeur tout entier, sans y laisser de place pour l'attrait du monde et ses artifices. En vérité, Tu es le Miséricordieux, le Généreux, Celui qui aide.
ô Dieu, Mon Dieu, ne regarde pas mes désirs ni mes actions, mais considère Ta Volonté qui a pénétré les Cieux et la Terre. Il est le Compatissant, le Dieu de toute bonté.
ô Dieu, mon Dieu, Tu me vois, Tu me connais, Tu es mon havre et mon refuge. Je n'ai cherché et ne chercherai nul autre que Toi; je n'ai suivi et ne suivrai d'autre sentier que celui de Ton Amour.
Dans la sombre nuit du désespoir, mes yeux se tournent dans l'attente et l'espérance, vers le matin de Ta Faveur infinie, et dès l'aurore, mon âme languissante est rafraîchie et fortifiée au souvenir de Ta Beauté et de Ta Perfection.
Celui qui est assisté par Ta Miséricorde, ne serait-il qu'une goutte, deviendra un Océan sans limite, et le plus simple atome, s'il est aidé par l'effusion de Ta tendre Bonté, brillera comme l'étoile radieuse.
ô Toi, Esprit de pureté, Toi qui es le très Généreux Dispensateur, abrite sous Ta Protection Ton serviteur ardent et soumis, Aide-le dans ce monde de l'existence à demeurer ferme et constant en Ton Amour, et permets à cet oiseau aux ailes brisées de trouver abri et refuge dans Ton Nid divin posé sur l'arbre céleste.

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Chapitre: X. Rectitude et pureté: Les actes valent mieux que les paroles

Il vous a été enseigné qu'Abdu'l-Bahá estimait surtout les actes et non les paroles; et de même, le Christ ne disait-Il pas : c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
En ce jour, les compagnons de Dieu constituent le ferment qui doit faire lever les peuples du monde. Ils doivent inspirer une telle confiance, faire preuve d'une si grande sincérité, montrer un tel caractère, accomplir de telles actions, que l'humanité tout entière puisse tirer profit de leur exemple.
Le souffle même de ces âmes si pures et si sanctifiées recèle des potentialités infinies dont l'influence s'étend sur toute la création.
ô Armée de Dieu... Eu égard à la protection et à l'assistance qui vous furent dispensées par la Beauté Bénie, votre conduite doit vous faire resplendir comme le soleil parmi les autres âmes.
Si l'un de vous pénètre dans une ville, sa sincérité doit faire de lui un foyer d'attraction; son aimable confiance, son honnête fidélité, sa loyauté et ses manières aimantes envers chacun, doivent inciter les habitants de cette ville à pousser cette exclamation : "sans aucun doute, cet homme est un Bahá'í, car tout dans sa conduite, son air, ses manières, reflète les qualités des adeptes de Bahá'u'lláh."
ô peuple de Bahá, garde-toi de marcher sur les traces de ceux dont les paroles contrastent avec les actes. Rends-toi capable de manifester les signes de Dieu aux peuples de la terre et sois le reflet de Ses Commandements.
Que vos actes soient une indication pour tous les hommes, car la conduite de la plupart, qu'ils soient humbles ou grands, diffère de leurs déclarations. C'est donc par vos actes que vous vous distinguerez des autres;
un bon caractère est, en vérité, la plus belle des parures divines. Dieu en fit l'ornement du Temple de Ses Aimés. Par ma vie, la lumière d'un bon caractère surpasse la clarté du soleil et les rayons qui en jaillissent.
Telle est la puissance dont est investie une action droite, qu'elle fait monter la poussière au-dessus des cieux, qu'elle dépasse toute limite et rétablit les forces usées ou disparues. Sois pur et sois droit, ô peuple de Dieu.

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Chapitre: X. Rectitude et pureté: Honnêteté

La loyauté est le fondement de toutes les vertus. Sans elle, progrès et réussite sont impossibles à toute âme dans les mondes de Dieu. Dès le moment où ce saint attribut se rencontre chez un homme, on peut dire que les autres qualités divines lui sont également acquises.
Vous devez agir dans un constant souci de droiture et de loyauté et vivre dans la chasteté, la pureté, la justice et l'équité les plus grandes.
Mais si - Dieu me pardonne - quelqu'un trahit la confiance que l'on a placée en lui, néglige et omet de remplir les devoirs dont il a la charge, extorque ne fut-ce qu'un penny a ses subordonnés, ou encore poursuit des fins personnelles et égoïstes en recherchant son propre intérêt, celui-là restera certainement privé des bienfaits de Sa Grandeur le Tout-Puissant.
Veillez, et veillez bien, à ne pas manquer à ce qui vous fut prescrit dans cette Tablette.
Que loyauté et courtoisie soient votre parure. Ne vous laissez pas priver du manteau d'indulgence et de justice pour que, de vos coeurs, les doux parfums de sainteté s'épanchent sur toutes les choses de la création.
Si la terre tout entière devait être changée en argent et en or, pas un de ceux dont on peut dire qu'ils sont vraiment montés aux Cieux de Foi et de Certitude, ne daignerait lui accorder un regard, et moins encore s'en saisir et la conserver...
Ceux qui résident dans le Tabernacle de Dieu et sont établis sur les sièges de Gloire éternelle renonceront, même s'ils sont mourants de faim, à étendre la main pour s'emparer indûment du bien de leur voisin, quelque vil et sans valeur que soit ce bien.

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Chapitre: X. Rectitude et pureté: Justice et Equité

Change la perfidie en sincérité, la calomnie en conseil fraternel, l'oppression en justice et l'insouciance en souvenir de Dieu.
Soyez équitables envers vous-mêmes et envers les autres afin que les signes de la Justice se révèlent à travers vos actions, parmi Nos fidèles Serviteurs.
L'équité est la plus importante des vertus, elle est indispensable à l'évaluation de toutes choses. Observez-la dans vos jugements, ô vous, hommes au coeur compréhensif.
Celui qui est injuste est déchu des caractères distinctifs de l'humaine condition.
La lumière des hommes est la Justice, n'éteins pas sa flamme sous les vents mauvais de la tyrannie et de l'oppression.
L'objet de la justice est de faire apparaître l'unité parmi les hommes.
Sache, en vérité, que les grands malheurs qui ont accablé le monde, le préparent ainsi à l'avènement de La Plus Grande Justice.
Le Soleil de Justice s'est levé à l'horizon de Bahá'u'lláh car dans Ses Tablettes furent posées les fondations d'une Justice telle qu'aucun esprit ne l'avait conçue depuis le début de la création.

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Chapitre: X. Rectitude et pureté: Pureté

Défaites-vous de toute attache à ce monde et à ses vanités. Evitez même leur approche, car elles s'empresseraient d'escorter vos convoitises et vos cupides désirs et vous barreraient l'entrée de l'étroit et glorieux Sentier.
Ceux qui suivent leurs penchants et leurs désirs corrompus se sont trompés et ont gaspillé leurs efforts. Ils sont vraiment du nombre des égarés.
A Ma volonté, ô amis, ne préférez pas la vôtre; et ce que je n'ai pas désiré pour vous, ne le désirez pas. Ne venez pas à Moi avec des coeurs sans vie, souillés de convoitises et de désirs terrestres.
Béni es-tu et béni seras-tu encore davantage si, dans le sillage odorant de Son Esprit-Saint, ton pas reste ferme et ton coeur paisible et si devant le Seigneur des Ames, tes pensées secrètes restent pures.
La civilisation, tant vantée par les représentants attitrés des Sciences et des Arts, apportera de grands maux aux hommes si on lui permet de franchir les bornes de la modération. Autant elle fut une source de bien tant qu'elle resta modérée, autant si on la pousse aux excès, elle deviendra une source inépuisable de maux.
Dieu a choisi parmi le monde entier, les coeurs de Ses serviteurs et fait de chacun d'eux le siège de la Révélation de Sa Gloire. Préservez-les donc de toute souillure, afin que les choses pour lesquelles ils furent créés puissent s'y graver.
ô quintessence de Passion... bannis toute convoitise et recherche le contentement, car l'envieux fut toujours dépossédé et l'heureux de son sort a été de tous temps, aimé et loué.
Il n'est pas du peuple de Bahá celui qui suit ses désirs matériels ou qui fixe son coeur sur les choses terrestres.
Celui-la est Mon vrai disciple qui, s'il arrive dans une vallée d'or pur, la traverse en ligne droite, libre comme le nuage, sans jamais se retourner ni s'arrêter. Un tel homme est assurément Mien.
Et s'il rencontrait la plus merveilleuse et la plus avenante des femmes, il ne laisserait pas Séduire son coeur par la moindre ombre de désir pour sa beauté. Un tel homme est vraiment la personnification de la chasteté sans tache.
Ceux qui ont terni le beau Nom de la Cause de Dieu par leur attachement aux choses de la chair sont dans une erreur manifeste. Pureté et Chasteté furent et restent toujours les plus grands ornements des serviteurs de Dieu. L'éclat de la lumière de la Chasteté répand sa clarté sur le monde de l'Esprit.
L'usage du vin est la cause de désordres chroniques; il affaiblit les nerfs et consume l'esprit.
Prends garde de ne pas échanger la Rivière de vraie vie pour celle que détestent ceux qui ont le coeur pur.
Enivre-toi du vin de l'Amour de Dieu et non de celui qui tue ton âme, ô toi qui L'aimes.

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Chapitre: XI. Obéissance et humilité: Obéissance à Dieu

Sache que le symbole de la liberté est l'animal. Ce qui sied au contraire à l'homme, c'est la soumission aux exigences capables de le protéger des méfaits de son ignorance, et de le garantir contre la malfaisance des artisans d'iniquité.
La liberté pousse l'homme à enfreindre les limites de la propriété et à porter atteinte à la dignité de son état. Elle l'abaisse à l'extrême degré de la dépravation et de la perversité. Il faut considérer les hommes comme un troupeau de moutons qui a besoin d'un berger pour le protéger.
La liberté qui vous sera profitable, vous ne la trouverez que dans la soumission complète envers Dieu, l'Eternelle Vérité. Quiconque a goûté à Sa douceur ne l'échangerait pas pour tout l'empire de la terre et du ciel.
L'essence de la Religion est de rendre témoignage de ce que le Seigneur a révélé et de suivre ce qu'Il a ordonné dans Son Livre du Pouvoir.
Jésus leur répondit : "Cette doctrine ne vient pas de Moi mais de Celui qui M'a envoyé. Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra si Ma doctrine est de Dieu ou si Je parle de mon propre chef."
Le premier devoir prescrit par Dieu à Ses serviteurs est la reconnaissance de Celui qui est l'aurore de Sa Révélation et la Fontaine de Ses Lois, qui représente le Divin, à la fois dans le Royaume de Sa Cause et dans le monde de la création...
Il incombe à tout homme qui atteint ce si sublime état, ce sommet de gloire transcendante d'observer chaque ordonnance de Celui qui est le désir du monde.
Ces devoirs jumeaux sont inséparables. L'un ne va pas sans l'autre. Ainsi en fut-il décrété par Celui qui est la Source de l'inspiration divine.
Ceux qui furent doués d'une vue pénétrante reconnaissent que les préceptes dispensés par Dieu constituent les meilleurs moyens de maintenir l'ordre dans le monde et la sécurité chez les peuples.
Nous vous avons, en vérité, ordonné de résister aux sollicitations de vos passions mauvaises et de vos désirs corrompus et de ne jamais sortir des Lois que la Plume du Très-Haut vous a délimitées, car elles sont les souffles de vie répandus sur la création.
L'école doit d'abord élever les enfants dans les principes de la Religion, afin que la Promesse et la Menace inscrites dans les Livres de Dieu les écartent des choses défendues et les parent du manteau des Commandements. Mais ceci cependant, dans une mesure qui ne risque pas de leur nuire en devenant du fanatisme stupide ou de la bigoterie.
Les gens riches, honorables et puissants doivent faire montre d'une attitude respectueuse au possible envers la Religion.
La Religion est une lumière évidente et une forteresse pour la protection et la tranquillité des peuples du monde, car la crainte de Dieu commande aux hommes de faire ce qui est juste et leur défend ce qui est mal.
Si la lampe de la Religion reste cachée, c'est l'anarchie et l'agitation qui prévaudront, et l'astre de Justice et d'Equité, Soleil de Paix et de Tranquillité, cessera de briller. Tout homme éclairé rendra témoignage de ceci.
ô Fils de l'homme, ne néglige pas Mes Commandements si tu aimes Ma Beauté et n'oublie pas Mes Conseils si tu veux atteindre Mon bon Plaisir.

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Chapitre: XI. Obéissance et humilité: Humilité

En vérité, l'humilité élève l'homme au ciel du Pouvoir et, d'autre part, l'orgueil l'abaisse au dernier degré de l'humiliation.
Nous ne sommes tous que des pauvres à Sa Porte, des faibles devant Sa Puissance, des humbles devant Son Seuil et nous n'avons le pouvoir ni du bien ni du mal. Il est, en vérité, le Bienveillant, Celui qui confirme et qui fortifie.
En vérité, je prie Dieu de vous confirmer dans les choses qu'Il désire, de vous garder de la vanité, de la fatuité et des desseins égoïstes, et de faire de vous Ses serviteurs soumis et dévoués.
Si vous désirez la gloire éternelle, choisissez l'humilité dans le Sentier du seul vrai Dieu.
ô Fils de l'homme, ne dépasse pas tes limites et garde-toi de revendiquer ce qui ne te convient pas. Incline-toi devant la Faveur de ton Dieu, le Seigneur de Puissance et de Pouvoir.
ô Fils de l'homme, sois humble devant Moi afin que Je te traite avec indulgence. Lève-toi pour le triomphe de Ma Cause afin que sur la terre tu sois déjà victorieux.
Ceux qui sont les aimés de Dieu, en quelque lieu qu'ils s'assemblent, et quelles que soient les personnes qu'ils rencontrent, doivent montrer dans leur attitude envers Dieu et dans la façon dont ils célèbrent Sa louange, une telle humilité et une telle soumission, que chaque atome de la poussière foulée par leurs pieds atteste la profondeur de leur dévotion...
Ils doivent se conduire de telle sorte que la terre qui les supporte ne puisse jamais leur dire : "Je dois vous être préférée, car voyez avec quelle patience j'endure le fardeau que fait peser sur moi le laboureur.
Je suis l'instrument qui sans cesse dispense à tous les Bénédictions que Celui qui est la source de toute grâce m'a confiées. Et malgré l'honneur qui me fut ainsi conféré, et en dépit des preuves sans nombre de ma richesse - laquelle pourvoit aux besoins de toute la création - voyez quelle est la mesure de mon humilité et témoignez de la soumission absolue avec laquelle je me laisse fouler par les pieds des hommes..."
Faites preuve d'indulgence et d'amour les uns envers les autres.
S'il s'en trouve parmi vous qui soient incapables de saisir quelque vérité ou qui doivent peiner pour la comprendre, montrez en conversant avec eux un esprit d'extrême gentillesse et de parfait bon-vouloir. Aidez-les à voir et à reconnaître la Vérité sans vous estimer le moins du monde supérieurs ou mieux-doués qu'eux.
Tout le devoir de l'homme, en ce Jour, est de prendre sa part du flot de Grâce que Dieu a fait couler pour lui. Que personne, par conséquent, ne regarde l'ampleur ou l'étroitesse du récipient; la part des uns peut tenir dans le creux de la main, celle des autres remplir une coupe et même un gallon.
Priez le seul vrai Dieu qu'Il veuille vous faire goûter la saveur des oeuvres accomplies dans Son Sentier, et participer à la douceur de la soumission et de l'humilité pratiquées pour Son Amour.
Si pour l'Amour de Dieu, quelqu'un s'humilie devant Ses Aimés, c'est au seul vrai Dieu Lui-même que son humilité aura été adressée, car c'est par égard pour la Foi en Dieu de son prochain qu'il aura agi.
Par conséquent, se montrer humble avec autrui pour l'amour de Dieu, c'est s'humilier devant Dieu Lui-Même.
Dans ce cas, si l'autre se comporte d'une manière différente ou montre de l'arrogance, l'homme judicieux aura donné la plus haute signification à son action et à la récompense qu'il en retirera, tandis que le tort de l'action commise par l'autre se retournera contre lui.
Dans ces conditions, si quelqu'un agit avec insolence, c'est contre le Seul Vrai Dieu que celle-ci est dirigée.
Gardez-vous de vous enfler d'orgueil devant Dieu et de traiter dédaigneusement Ses Aimés. Soumettez-vous plutôt aux fidèles et à ceux qui ont cru en Lui et en Ses Signes, à ceux dont les coeurs rendent témoignage de Son Unité, dont les langues proclament Son Unicité et qui ne parlent qu'avec Sa permission.
Ainsi vous exhortons-Nous dans la Justice et vous avertissons-nous de la vérité, afin que vous puissiez sortir de votre sommeil.
Si tu rencontres l'humilié ou le destitué, garde-toi de te détourner d'eux avec dédain. Car le Roi de Gloire veille sans cesse sur l'un et l'autre et les entoure d'une tendresse dont seuls peuvent se faire une idée ceux qui ont dilué leurs yeux et leurs désirs dans la Volonté de Dieu, le Gracieux, l'Infiniment Sage.
ô vous, riches de la terre, ne fuyez pas la face du pauvre qui gît dans la poussière; traitez-le plutôt en ami et souffrez qu'il vous raconte l'histoire des malheurs dont l'impénétrable Décret de Dieu l'a affligé. Par Sa Justice, pendant que vous en ferez votre ami, le Concours Céleste vous observera, intercédera en votre faveur, exaltera votre nom et glorifiera votre action.
Bénis sont les savants qui ne s'enorgueillissent pas de leurs connaissances, et honneur au juste qui ne se moque pas des pêcheurs mais tient leurs fautes cachées afin que ses propres défaillances ne soient point dévoilées aux yeux des hommes.
ô Fils de l'esprit, ne te glorifie pas devant le pauvre car c'est Moi qui l'ai conduit dans cette voie, et Je vois ta mauvaise intention et Je te maudis pour toujours.
ô Fils de l'existence, comment donc peux-tu oublier tes propres fautes pour t'occuper de celles des autres ? Quiconque agit de cette façon devient à Mes yeux, exécrable.
ô Fils de la poussière, Je te le dis en vérité, le plus négligent de tous les hommes est celui qui discute vainement et qui essaie de se hausser au-dessus de son frère.
Le chercheur doit éviter de vouloir surpasser les autres; il doit effacer de la tablette de son coeur toute trace d'orgueil et de gloriole et s'attacher à la patience et à la résignation, observer le silence et retenir ses vaines paroles, car la langue est un feu dévorant et l'excès de paroles un poison mortel.
Le feu matériel consume le corps, mais le feu de la langue dévore à la fois le corps et l'âme. La force du premier ne dure qu'un moment, tandis que les effets du second durent un siècle.
La crainte de Dieu fut toujours le premier facteur d'éducation pour Ses créatures. Heureux ceux qui y sont parvenus.
Je le déclare, en vérité : la crainte de Dieu fut toujours une sûre défense et un solide rempart pour tous les peuples du monde, c'est la source principale de la protection de l'humanité et l'instrument suprême de sa préservation.

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Chapitre: XI. Obéissance et humilité: Prière pour l'humilité et l'obéissance

ô Toi, Seigneur de tous les Noms, je Te prie, par Ton Nom qui a subjugué toutes choses, d'aider généreusement Tes aimés, d'attirer en tous temps leurs regards vers Ton Bon Plaisir et de leur accorder Tes récompenses comme aux témoins de Ton irrévocable Décret, car Tu es vraiment digne de toute louange pour ce que Tu fis dans le passé et ce que Tu feras dans l'avenir.
En tout ce que Tu as souhaité ou souhaiteras, Tu dois être obéi, et en tout ce que Tu as désiré ou désireras, Tu dois être adoré.
Tu veilles sur ceux qui Te sont chers avec les yeux de Ton Amour et par Ta Grâce et Tes Dons, Tu ne leur dispenses que ce qui leur sera utile.
Si c'est Ton Désir, fais-moi grandir dans les prairies de Ta Grâce comme une herbe tendre, pour qu'au gré de Ton Bon Plaisir les douces brises de Ta Volonté m'agitent et me courbent en sorte que mon mouvement ou mon repos soient entièrement sous Ta Dépendance.
Eternellement c'est Toi qui gouvernes, ô Toi Seigneur de tous les Noms, et pour moi ne convient que la résignation et la soumission absolue à Ta Volonté, ô Toi, Créateur des Cieux.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions

Tu m'as posé cette question au sujet des épreuves et des catastrophes : "viennent-elles de Dieu ou résultent-elles des mauvaises actions des hommes?"
Sache que les épreuves sont de deux sortes; les unes servent à éprouver l'âme, les autres sont une punition. Les premières sont éducatives et visent à notre développement, les autres sont la sévère rétribution de nos actes...
A certains moments, le père ou l'éducateur laissent faire aux enfants ce qu'ils veulent, mais à d'autres moments, ils leur appliquent une discipline qui a pour but de les éduquer et de faire leur vrai bonheur. C'est là le véritable amour et la vraie providence et bien qu'en apparence cela puisse être pris pour de la colère, c'est, en fait, de l'affection. Quoiqu'extérieurement , soit une épreuve, en soi-même c'est une eau purifiante.
En vérité, nous devons toujours supplier au Seuil Divin pour obtenir la patience dans l'affliction.
Les épreuves sont des bienfaits de Dieu pour lesquels nous devons Le remercier. La douleur et la peine ne nous arrivent pas par hasard, elles sont envoyées par la Miséricorde Divine pour notre perfectionnement.
Lorsqu'il est heureux, l'homme oublie Dieu, mais lorsque vient la souffrance et que les difficultés l'assaillent de toutes parts, il se souvient de son Père qui est au ciel et qui peut le délivrer de ses maux.
Un homme qui ne souffre pas n'atteint aucune perfection.
Le plant le plus émondé est celui qui, l'été venu, portera les plus belles fleurs et les fruits les plus abondants. Le laboureur fend la terre du soc de sa charrue et de ce sol sort la plus riche et la plus généreuse moisson. Plus un homme est corrigé, plus grande sera la moisson de vertus spirituelles qu'il produira.
Un soldat ne deviendra pas un bon général tant qu'il n'aura pas été au premier rang de la bataille et n'aura pas reçu les plus profondes blessures.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: L'âme progresse-t-elle plus en ce monde par la peine que par la joie ?

L'âme et l'esprit de l'homme progressent lorsqu'il est mis à l'épreuve de la souffrance.
De même que le labourage strie profondément la terre, la purifiant de ses mauvaises herbes et de ses chardons, ainsi la souffrance et les tribulations libèrent l'homme des mesquines préoccupations de cette vie terrestre et l'amènent à un état de complet détachement. Son attitude, alors, exprimera dans ce monde le bonheur divin.
L'homme est, pourrait-on dire, encore vert, c'est la chaleur du feu de la souffrance qui doit accomplir sa maturité. Considérez d'ailleurs le passé et vous verrez que les grands hommes ont tous beaucoup souffert.
Par la souffrance, nous obtiendrons un bonheur éternel que nul ne pourra nous ravir. Ainsi les Apôtres du Christ souffrirent et obtinrent l'éternelle béatitude.
Celui qui atteint au sacrifice de soi possède seul la vraie joie, car la joie temporelle s'évanouira tôt ou tard.
Vous m'avez écrit au sujet des épreuves qui vous sont advenues; pour les sincères, ces épreuves sont un don de Dieu l'Exalté, car les braves se hâtent avec la plus grande joie vers les épreuves des champs de bataille, tandis que les poltrons tremblent, se lamentent et gémissent.
Ainsi un étudiant avisé s'efforce-t-il de préparer, d'étudier et de retenir ses cours, et le jour de l'examen arrivé, se présente avec joie devant ses professeurs. N'est ce pas par le feu que l'or pur brille de tout son éclat ?
Par conséquent, il est clair que pour les âmes sanctifiées, les afflictions sont un bienfait de Dieu l'Exalté, tandis que les âmes faibles n'y voient que des calamités inattendues.
L'épreuve est bien ce que vous en dites : elle détache du miroir du coeur la rouille de l'égotisme, pour que le Soleil de Vérité puisse s'y refléter.
Car il n'y a point de plus grand voile que l'égotisme, et, quelque tenu que puisse être ce manteau, il parviendra cependant à envelopper l'homme tout entier et l'empêchera de recevoir sa part de Bonté éternelle.
Si dans Mon Sentier, l'adversité ne t'atteignait pas, comment pourrais-tu suivre les voies de ceux que satisfait Mon Bon Plaisir ?
ô fils de l'homme. Si les épreuves ne stimulent pas ton ardeur à Me rencontrer, comment pourras-tu parvenir à la Lumière dans ton amour pour Ma Beauté ?
ô fils de l'homme, Ma calamité est Ma Providence. Apparemment, c'est feu et vengeance, mais réellement, ce n'est que Lumière et Miséricorde. Hâte-toi donc de devenir une lumière éternelle et un immortel esprit. C'est là Mon commandement, observe-le.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: C'est l'épreuve qui fait reconnaître les sincères

Les épreuves, en vérité, sont nécessaires. Ignores-tu comment les afflictions divines apparurent au temps de Jésus, et ensuite, combien sévères devinrent ces avalanches de calamités ? Même le glorieux Pierre n'échappa pas au feu de l'épreuve et y succomba. Ensuite il se repentit et versa des larmes amères.
Est-il possible d'éluder les épreuves de Dieu ? eh bien non, en vérité, il y a là une grande sagesse que nul ne comprend, sauf le sage et l'initié.
S'il n'y avait la pierre de touche, l'or véritable ne pourrait être distingué de son imitation. Sans épreuve, le courageux serait confondu avec le couard, les désintéressés avec les égoïstes.
Sans les examens, les connaissances et les facultés de l'élève des Hautes Ecoles ne pourraient se développer.
Sans les épreuves, les gemmes brillantes ne pourraient jamais être distinguées des vulgaires cailloux.
Sans elles, le pêcheur de poissons n'aurait pu être différencié de Anne et Cayphe, investis tous deux d'une grande dignité terrestre. S'il n'y avait pas eu l'épreuve, la figure de Marie-Magdeleine n'aurait pas resplendi de la lumière de la constance et de la fidélité, au-dessus de tous les horizons.
Tels sont quelques-uns des mystères des épreuves que nous avons dévoilés pour vous, afin que vous commenciez à prendre conscience des mystères de Dieu en chaque Cycle.
En vérité, Je prie Dieu de faire resplendir vos faces comme l'or pur sous le feu de l'épreuve.
Tout le monde peut être heureux, dans le confort, l'aisance et la santé, le succès, le plaisir et la joie. Mais si, en temps de peines, de difficultés et de maladie quelqu'un reste content, c'est là le signe de la vraie noblesse.
Les âmes qui supportent les épreuves de Dieu deviennent les lieux d'apparition des plus grandes bontés, car si elles peuvent causer l'inanition des âmes faibles, les épreuves divines élèvent les âmes saintes au suprême degré de l'amour et de la certitude. Elles sont aussi bien cause de progrès que de régression.
Sans tribulations comment distinguerait-on chez les Serviteurs, les convaincus des Sceptiques ?
De combien de feuilles le vent des épreuves n'a-t-il pas provoqué la chute, mais combien en est-il aussi qui, rivées solidement à l'arbre de Ta Cause, n'ont même pas bougé sous les épreuves qui les assaillaient, ô Toi, Seigneur de toute grâce ?

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: Fruits des épreuves et des afflictions

Ne voyez pas seulement le début des choses, mais attachez-vous aux fins et aux résultats. Le temps présent est comme celui des semailles. Sans doute, est-il rempli d'aléas et de difficultés, mais dans l'avenir, plus d'une moisson sera récoltée et les bienfaits deviendront évidents. Lorsqu'on considère l'issue et la fin, une joie inépuisable se fait jour.
Ici-bas, chaque chose importante requiert entièrement l'attention de celui qui la désire et quiconque poursuit un but doit surmonter des difficultés et des obstacles jusqu'à ce que l'objet convoité soit en vue et que le succès soit assuré. C'est le cas pour les choses de ce monde. Combien plus vrai sera-ce donc pour ce qui concerne le Suprême Concours, cette Cause qui entraîne toute faveur, toute gloire et toute éternelle béatitude dans le monde de Dieu.
Parlons maintenant des nouveau-nés et des enfants qui souffrent et meurent, et des faibles qui sont livrés aux mains de leurs oppresseurs : ceci renferme une grande sagesse et ce sujet est d'une importance capitale.
En bref, une récompense attend ces âmes dans l'autre monde et de nombreux détails se rattachent à cette question. Pour ces âmes, cette souffrance constitue la plus grande grâce de Dieu.
En vérité, cette Miséricorde Divine est, de loin, meilleure et préférable à tous les biens de la terre et aux gains et profits de ce monde mortel.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: Assistance divine

Ne vous affligez pas si vos affaires deviennent difficiles et si les tribulations s'accroissent de partout. En vérité, votre Seigneur change la difficulté en facilité, les peines en joie et les afflictions en sérénité.
Si la vie quotidienne devient difficile, bientôt ton Seigneur enverra sur toi ce qui te satisfera. Sois patient dans les temps d'afflictions et d'épreuves, subis d'un coeur léger chaque difficulté et privation, et que ta langue mentionne éloquemment le souvenir du Miséricordieux.
En vérité, cela est la vie heureuse, l'existence spirituelle, le repos céleste, la bénédiction divine et la table angélique. Bientôt, ton Seigneur atténuera ton indigence et même déjà en ce monde.
Sois patient en toutes conditions et place ton entière confiance en Dieu. Sois généreux dans la prospérité et reconnaissant dans l'adversité.
Bénis sont ceux qui considèrent toute chose terrestre comme nulle devant la mention du Roi de Préexistence, et qui tiennent si fermement le pan du vêtement de Dieu, que ni le doute, ni les suggestions mauvaises, ni l'épée, ni le canon ne peuvent les arrêter ni les faire lâcher prise. Bénis sont les courageux, bénis sont les inébranlables.
Si dans le Sentier de Dieu, quelqu'un vous outrage, ou si l'adversité vous atteint, restez patient et mettez votre foi en Celui qui voit, en Celui qui entend.
Armé du Pouvoir de Ton Nom, rien ne peut me faire tort et avec Ton Amour dans mon coeur, toutes les afflictions du monde ne pourront jamais m'alarmer.
Celui, ô mon Dieu, qui est réticent sous les tribulations qui lui adviennent dans Ton Sentier, n'a pas bu à la coupe de Ton Amour ni goûté la douceur de Ton Souvenir.
Bien que je sache, ô mon Dieu, que Tu n'envoies à Tes serviteurs que ce qui leur est bon, je Te prie néanmoins, par Ton Nom qui s'étend sur toutes choses, de susciter pour leur venir en aide, comme un signe de Ta Grâce et une évidence de Ton Pouvoir, ceux qui les protégeront de leurs ennemis.
Tu as le pouvoir de faire ce qui Te plaît. Tu es, en vérité, le Directeur suprême, le Tout-Puissant, Celui qui secourt, Celui qui subsiste par lui-même.
Je ne crains, dans Son Sentier, aucune tribulation et, dans mon amour pour Lui, aucune affliction. En vérité, Dieu a fait l'adversité comme une ondée matinale pour Ses verts pâturages et comme une mèche pour Sa Lampe qui éclaire la terre et le ciel.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: Prière pour la protection dans les épreuves

ô mon Seigneur, Tu sais que l'humanité est entourée de souffrances et de calamités, environnée de tribulations et d'afflictions. Chaque épreuve assaille l'homme et chaque adversité cruelle s'attaque à lui comme un serpent. Il n'est pour lui, ni abri, ni refuge, si ce n'est sous l'aile de Ta Protection, de Ta Préservation, de Ta Vigilance et de Ta Garde.
ô Toi le Miséricordieux, ô mon Seigneur, fais que Ta Protection soit mon armure, Ta Préservation, mon bouclier. Qu'au seuil de Ton Unité, l'humilité soit ma sauvegarde et Ta Protection ma forteresse et ma demeure.
Préserve-moi de mes idées personnelles et de mes désirs, et garde-moi de toute maladie, difficulté et tribulation.
Tu es en vérité, le Protecteur, le Gardien, Celui qui préserve, Celui qui suffit, et Tu es vraiment le Miséricordieux des Miséricordieux.

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Chapitre: XII. Epreuves et afflictions: Comment Bahá'u'lláh et Abdu'l-Bahá supportaient les afflictions

Bien que mon corps souffre des épreuves que Tu fis pleuvoir sur Moi, bien qu'il soit affligé par les révélations de Ton Décret, mon âme cependant se réjouit d'avoir pris sa part des eaux de Ta Beauté et d'avoir atteint les rivages de l'Océan de Ton Eternité.
Y a t'il un amant qui fuit son aimée ou qui s'éloigne de l'objet que désire son coeur ? Bien mieux, nous croyons tous en Toi et espérons ardemment entrer en Ta Présence.
Tu as exprimé des mots de sollicitude et d'anxiété pour les peines et tribulations qui furent le lot de ce Prisonnier.
Ne sois pas triste ni affligé. Les persécutions et l'adversité sont des bienfaits miséricordieux. Par l'apparition de ces épreuves, mon coeur est consolé, et par l'expérience des grandes afflictions mon âme est rassérénée.
ô ami, ne sois pas attristé de mon emprisonnement et ne te lamente pas sur mes difficultés. Demande plutôt à Dieu d'accroître mes privations dans Son Sentier, car en cela réside une sagesse que nul ne peut comprendre si ce n'est les anges de proximité.
Vous avez manifesté votre joie à l'occasion de la libération d'Abdu'l-Bahá. Ce bonheur provenait de votre grand amour pour Lui, et il est bien compréhensible que les amis se soient réjouis de cet événement. Mais j'étais reconnaissant de cet emprisonnement dans le Sentier de Dieu et cette privation de ma liberté me plaisait, car ces jours s'écoulèrent dans le Sentier de l'Amour de Dieu, en compagnie d'extrêmes difficultés et d'épreuves, fertiles en fruits et en heureux résultats.
A moins d'accepter la souffrance, de subir les épreuves, d'endurer les vicissitudes, on ne peut récolter de récompense, ni atteindre au succès et à la prospérité.

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Chapitre: XIII. Apprendre à connaître et à aimer Dieu: Nécessité de cette connaissance et de cet amour

Question : Il y a des gens dont les bonnes oeuvres et la grande bienveillance méritent réellement une bénédiction. Pleins de qualités louables, c'est avec amour et bonté qu'ils traitent toutes les créatures; ils viennent en aide aux pauvres et aux malheureux et s'efforcent de faire régner la paix universelle.
Qu'ont-ils donc besoin des enseignement Divins, dont ils se considèrent d'ailleurs comme indépendants ? Quelle est la condition de ces personnes ?
Réponse : Sachez que de tels actes, de tels efforts et de telles paroles sont dignes d'éloge et d'approbation, et qu'ils sont la gloire de l'humanité, mais que ces oeuvres, seules, sont insuffisantes. C'est en somme un corps de la plus grande beauté, mais privé d'esprit.
Ce qui dispense la vie éternelle, l'honneur sans fin, l'illumination totale et le véritable salut, c'est, en tout premier lieu, la connaissance de Dieu. On sait que celle-ci est au-dessus de tout savoir et constitue la plus grande gloire du monde humain.
Car si la connaissance de la réalité des choses comporte un avantage matériel et permet à la civilisation de progresser, c'est la connaissance de Dieu qui en fait l'agrément et qui est la source du progrès spirituel.
C'est grâce à elle que se perçoit la vérité et que s'élève l'humanité; c'est elle qui nous procure la civilisation divine, la rectitude morale et l'illumination.
Ensuite vient l'Amour de Dieu, dont la lumière fait resplendir les coeurs de ceux qui Le connaissent. L'horizon s'illumine de ses rayons brillants qui dispensent à l'homme la vie du Royaume.
Le fruit de l'existence humaine est vraiment l'Amour de Dieu, car cet Amour est l'esprit de vie et de bonté infinie.
Si l'Amour de Dieu n'existait pas, les coeurs des hommes seraient comme morts et privés des sensations de l'existence. L'union spirituelle serait impossible, la lumière de l'unité n'éclairerait jamais l'humanité, et l'orient et l'Occident ne s'étreindraient jamais comme des amants.
Sans l'Amour de Dieu, la division et la désunion ne se changeraient pas en fraternité, ni l'indifférence en affection, et jamais l'étranger ne deviendrait un ami.
L'amour du monde humain rayonne de l'Amour de Dieu et n'apparut que par la grâce et la bonté de Dieu.
Il est un fait que les réalités de l'humanité sont diverses, que les avis sont variés et les sentiments différents. Ces différences d'opinions, de pensées, d'intelligence, que l'on rencontre dans l'espèce humaine, découlent d'une nécessité essentielle et ces différents degrés d'existence chez les créatures sont une des nécessités de la vie dont le propre est de s'épanouir en une infinité de formes.
Il faut donc, par conséquent, qu'il y ait une puissance capable de dominer les sentiments, les opinions et les pensées de tous, grâce à laquelle cette diversité ne puisse plus avoir d'effet nuisible et qui soumette tous les individus à l'influence de l'Unité du monde humain.
Il est de toute évidence que cette puissance d'action sur le monde humain ne peut être que l'Amour de Dieu. Il conduit les différents peuples à l'ombre des tentes de l'affection, il procure l'amour et l'union aux familles et aux nations hostiles et antagonistes.
Il y a quatre sortes d'amour. Le premier est celui qui vient de Dieu vers l'homme; il est fait d'ineffables grâces, d'effusions divines et d'illuminations célestes.
C'est par lui, que le monde créé reçoit la vie. Par lui l'homme fut doté de l'existence physique, jusqu'au jour où, par le souffle de l'Esprit-Saint - qui est cet amour lui-même - il reçut la vie éternelle et devint l'image du Dieu vivant. Cet amour est à la base de tout amour existant dans la création.
Le second est l'amour qui va de l'homme à Dieu. C'est la Foi, l'attrait vers le Divin le progrès et l'amélioration.
Par lui l'homme reçoit les bienfaits de Dieu et les rayons de clarté du Royaume. Cet amour est à l'origine de toute philanthropie, c'est lui qui permet au coeur de l'homme de refléter les rayons de lumière du Soleil de Réalité.
Le troisième est l'amour de Dieu pour Lui-même ou l'Identité de Dieu, c'est la transfiguration de Sa Beauté, le reflet de Lui-même dans le miroir de Sa création. Telle est la réalité de l'Amour, l'Antique Amour, l'Amour Eternel. C'est par un de ses rayons que tout autre amour existe.
Le quatrième est l'amour de l'être humain pour un autre être humain. L'amour entre les croyants est inspiré par l'Unité d'idéal Spirituel, cet amour dépend de la connaissance de Dieu, car on peut voir aussi l'amour divin s'y réfléchir dans les coeurs. L'un voit la Beauté de Dieu se refléter dans l'âme de l'autre, et, se rencontrant Sur ce terrain de similitude, ils sont attirés l'un vers l'autre par la force de l'amour.
C'est cet amour qui fera de tous les hommes les vagues d'un même Océan, les étoiles d'un même ciel et les fruits d'un même arbre. Il permettra de réaliser la véritable concorde et sera le fondement de la vraie Unité.
Mais l'amour qui existe parfois entre des amants n'est pas le véritable amour, car il est sujet à changements et n'est seulement que fascination. Lorsque souffle la brise, l'arbre frêle se courbe; si le vent vient d'Est, il penche vers l'Ouest et si c'est d'Ouest, l'arbre s'incline vers l'Est.
Cette Sorte d'amour est produite par les conditions fortuites de l'existence, ce n'est d'ailleurs pas de l'amour mais simplement des relations sujettes à changements.
Aujourd'hui vous verrez deux êtres apparemment en étroite unité, le lendemain, tout peut être changé; hier, ils étaient prêts à mourir l'un pour l'autre, aujourd'hui, ils s'évitent et se fuient.
Cela n'est pas l'amour, c'est l'inclination des coeurs au gré des caprices de la vie. Lorsque ce qui a causé cet amour cesse d'exister, cet amour s'évanouit en même temps.
Il n'y a que les quatre sortes d'amour dont j'ai parlé : a) l'Amour de Dieu pour Lui-Même par Son Identité. Christ a dit que Dieu est Amour. b) l'Amour de Dieu pour Ses enfants, Ses Serviteurs; c) l'Amour de l'homme pour Dieu et d) l'Amour de l'homme pour son semblable. Tous quatre viennent de Dieu, ce sont les rayons du Soleil Divin, les souffles de l'Esprit-Saint, les Signes de la Réalité.
Ayant créé le monde et tout ce qui vit et s'y meut, Dieu a voulu conférer à l'homme, en privilège unique par l'opération de Sa Volonté libre et souveraine, la capacité de Le connaître et de L'aimer, le dotant ainsi d'une faculté dont l'exercice doit être regardé comme la raison d'être, la fin principale et dernière de toute la création.
Sur la réalité essentielle de toute chose créée, Il a répandu la lumière d'un de Ses Noms, et de chacune d'elles, Il a fait le siège d'un de Ses Attributs; mais sur la réalité de l'homme, Il a fait converger les rayons de tous Ses Noms et Attributs et fait de lui le miroir de Sa propre Personne. Seul de toute la création, l'homme fut doté d'une si insigne faveur, d'une grâce si généreuse.
N'est-il pas surprenant que l'homme, créé pour la connaissance et l'amour de Dieu, pour les vertus du monde humain, pour la lumière céleste et la vie éternelle, continue cependant à rester ignorant et indifférent à toutes ces choses.
Voyez combien il désire tout connaître, excepté connaître Dieu; son plus grand désir est, par exemple, de pénétrer les mystères des couches les plus profondes de la terre. Jour après jour, il s'efforce de savoir ce que l'on trouve à 10 mètres de la surface, ce que renferme l'intérieur de la roche, ce que peut révéler l'étude archéologique de la poussière.
Il s'adonne à de durs travaux pour sonder les mystères de la terre mais ne s'inquiète pas le moins du monde de comprendre les mystères du Royaume, de parcourir les espaces infinis du monde éternel, de connaître les Réalités Divines.
Découvrir les secrets de Dieu, parvenir à Sa connaissance, être témoin des Splendeurs du Soleil de vérité et des Gloires de la vie éternelle, tout cela n'a pour lui aucun intérêt.
Combien l'attirent les mystères de la matière et combien il reste complètement ignorant des mystères de la Divinité...
C'est comme si un père bon et bienveillant avait donné à son fils un choix de livres merveilleux afin de lui permettre de prendre connaissance des mystères de la création et qu'il l'ait assuré en même temps de toute l'aisance désirable et l'ai comblé de choses agréables et que le fils préfère s'amuser avec des cailloux ou des jouets, complètement négligent des dispositions et des bienfaits de son père.
C'est jour et nuit que vous devez vous efforcer de parvenir aux significations du Royaume céleste, de percevoir les signes de la Divinité, d'acquérir la certitude de la connaissance et de comprendre que ce monde a un Créateur, un Vivificateur, un Pourvoyeur, un Architecte; et cela, grâce à des preuves évidentes, non par des suppositions et des déductions, mais mieux, par des arguments décisifs et une vision réelle.
Ce qui veut dire que vous devez voir tout cela aussi clairement que votre oeil voit la lumière du soleil.
ô toi, fils du Royaume, si un homme est rempli de l'amour de Dieu, il fera oeuvre utile dans tout ce qu'il entreprendra, mais si cet amour fait défaut, ses entreprises seront pernicieuses et s'interposeront comme un voile entre lui et le Seigneur du Royaume.
Par l'amour de Dieu, toute amertume devient douceur et toute aptitude devient un talent précieux;
par exemple, la musique d'une voix mélodieuse insuffle la vie à un coeur ardent, mais elle incline à la sensualité l'âme qui s'abandonne au désir et à la passion.
Toutes les Sciences sont bienfaisantes et agréables si elles s'accompagnent de l'Amour de Dieu. Sans cela elles ne sont que stériles et peuvent même devenir une cause de démence; toute Science est comme un arbre, si son fruit est l'amour de Dieu, il est béni, autrement ce n'est que bois sec destiné au feu.

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Chapitre: XIII. Apprendre à connaître et à aimer Dieu: Apprenons à connaître Dieu

Les énergies dont la réalité de l'homme a été dotée par l'Etoile du Matin de la Bonté Divine et la Source de la Direction céleste, restent latentes en lui comme la flamme dans le flambeau et les rayons dans la lampe.
Le rayonnement de ces énergies peut être assombri par les désirs terrestres, de la même façon que la lumière du soleil peut être masquée par les poussières et les souillures du miroir.
Ni le flambeau ni la lampe ne pourront s'allumer d'eux-mêmes, pas plus que le miroir ne pourra se débarrasser lui-même de ses impuretés.
Il est bien évident que, tant qu'aucun feu ne l'enflammera, la lampe n'éclairera jamais et il est clair, qu'à moins que la poussière n'en soit éliminée, la face du miroir ne montrera jamais l'image du soleil et le reflet de sa lumière et de sa gloire.
Bien qu'aucun lien direct ne puisse exister entre le Seul Vrai Dieu et Sa création, et bien qu'il ne puisse y avoir aucun rapport entre le transitoire et l'éternel, le contingent et l'Absolu, Il a ordonné qu'en chaque âge et Dispensation, un esprit pur et sans tache soit manifesté dans le Royaume de la terre et du Ciel.
Ces Essences du détachement, ces Resplendissantes Réalités sont les voies de la grâce omnipénétrante de Dieu.
Investies d'une Souveraineté suprême, et guidées par la Lumière de l'infaillible Direction, Elles ont pour mission, par le pouvoir de leur Parole l'effusion de Leur Grâce, et le souffle sanctifiant de Leur Révélation, de purifier les coeurs ardents et les esprits réceptifs, des scories et des poussières venant des mesquines préoccupations terrestres.
Alors, et alors seulement, le don de Dieu, latent dans la réalité de l'homme émergera, aussi resplendissant que l'orbe ascendante de la Révélation Divine sortant de derrière les voiles du mystère et plantant l'étendard de Sa Gloire au sommet des coeurs humains.
La connaissance de la Réalité Divine est impossible et inaccessible, mais la connaissance des Manifestations de Dieu est celle de Dieu Lui-Même; car les Bontés, les Splendeurs, les Divins Attributs sont rendus visibles en Elles, Il en résulte que l'homme qui parvient à la connaissance des Manifestations de Dieu parvient à celle de Dieu et que, s'il néglige de connaître les Saintes Manifestations, il sera privé de la connaissance de Dieu.
C'est un fait absolument certain que les Saintes Manifestations sont le lieu géométrique de la Bonté, des Signes et des Perfections de Dieu.
Bénis ceux qui savent capter les rayons de Bonté Divine, fusant de Ses Aurores resplendissantes.
Il appela Ses créatures à l'existence afin qu'elles puissent connaître Celui qui est le Compatissant, le Très Miséricordieux.
Vers les Cités de toutes les Nations, Il délégua ses Messagers avec mission d'annoncer aux hommes les bonnes nouvelles du Paradis de Son bon-plaisir et de les guider vers les havres de suprême sécurité, le trône d'éternelle Sainteté et de transcendante Gloire.
Ceux qui, autrefois, furent des foyers de lumière et des puits de sagesse n'ignoraient nullement quelle en était la Cause Première et n'en reniaient pas la Source originelle.
Aussi vastes et remarquables qu'aient pu être les réalisations des maîtres à penser de nos temps modernes, il apparaît à tout observateur clairvoyant qu'ils doivent une large part de leur savoir aux Sages du Passé. Or, ces Sages anciens tiraient à leur tour leur savoir des Prophètes de Dieu, c'est-à-dire de ceux-là mêmes qui étaient les Manifestations de la divine Sagesse et les Révélations des célestes Mystères.
Plonge-toi dans l'Océan de Mes Paroles, afin d'en ravir les secrets et de découvrir les perles de Sagesse que recèlent Ses profondeurs.
La source de tout savoir est la connaissance de Dieu - exaltée soit Sa Gloire - et l'on ne peut obtenir cette connaissance que par celle de Sa Divine Manifestation.
Pressens Dieu dans ton coeur, médite sur Ses Manifestations et ne sois pas du nombre des incompréhensifs.
Tourne-toi humblement vers Dieu et supplie à Son Seuil, implorant Son aide et Sa confirmation, pour qu'Il déchire les voiles qui assombrissent ta vision. Ainsi tes yeux seront pleins de lumière et tu verras en face la réalité de Dieu, et ton coeur, purifié des souillures de l'ignorance, réfléchira les Gloires et les Bontés du Royaume.

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Chapitre: XIII. Apprendre à connaître et à aimer Dieu: Dieu nous aime

ô fils de l'homme, voilé en Mon Etre immémorial et dans l'antique Eternité de Mon Essence, Je savais Mon amour pour toi. Je t'ai donc créé, J'ai gravé en toi Mon image et Je t'ai révélé Ma Beauté.
Quelle effusion pourrait supporter la comparaison avec le courant de Sa Grâce tout embrasante, et quelle bénédiction pourrait dépasser en excellence les manifestations d'une aussi grande et aussi pénétrante miséricorde.
Nul doute que si la marée de cette grâce et de cette miséricorde se retirait, ne fut-ce qu'un moment du monde, celui-ci périrait tout aussitôt.
Aussi depuis le commencement qui n'a pas de commencement, les portails de la miséricorde divine restèrent-ils grands ouverts à la face de toute la création et les nuages de la Vérité continueront-ils jusqu'à la fin qui n'aura pas de fin de faire tomber sur le sol de la capacité, de la réalité et de la personnalité humaines la pluie de leurs faveurs et de leurs bontés. Telle est la méthode observée par Dieu d'éternité en éternité.
Tu es, en vérité, Celui dont la Miséricorde a enveloppé tous les mondes et dont la Grâce embrasse tout ce qui vit sur la terre et dans le ciel.
Où est-il celui qui Ta appelé et dont l'appel est resté sans réponse ? Où pourrait-on trouver celui qui a marché vers Toi et que Tu aurais empêché de T'approcher ? Qui peut dire qu'il a fixé son oeil sur Toi sans que le regard de Ton aimable Bonté ne se soit dirigé vers lui ?
Je suis témoin que Tu t'es tourné vers Tes Serviteurs avant qu'ils ne se tournent vers Toi et que Tu T'es souvenu d'eux avant qu'ils ne se souviennent de Toi.
Toute grâce est Tienne, ô Toi qui tiens en Sa main le Royaume des Bienfaits Divins et la source de chaque irrévocable décret.
Les bienfaits innombrables du Seigneur de toutes choses n'ont jamais cessé d'envelopper la terre et tout ce qu'elle contient grâce aux Manifestations de Sa Divine Essence. Il n'est pas un instant où Sa grâce fut suspendue, pas un moment où les ondées de Son aimable Bonté cessèrent de se déverser sur les hommes.
Voyez jusqu'à quel point l'Amour de Dieu s'est rendu manifeste. Au nombre des signes de Son Amour apparus dans le monde sont les Aurores de Ses Manifestations; quel degré d'Amour infini est réfléchi par Elles vers l'humanité.
Pour ressusciter les coeurs et assurer le salut du Monde Elles ont, de leur plein gré, offert leur vie; Elles ont accepté la croix. Pour permettre aux âmes d'atteindre le suprême degré d'évolution, Elles subirent pendant toute leur existence les dernières épreuves et les pires tribulations.
Remarquez combien il est rare que les hommes sacrifient leur plaisir ou leur confort pour les autres; combien il est improbable qu'un homme offre son oeil ou supporte d'être amoindri au profit de ses semblables; cependant, toutes les Manifestations Divines souffrirent et offrirent leur vie et leur sang, sacrifièrent leur existence, leur confort et tout ce qu'Elles possédaient pour le salut de l'humanité.
Déduisez donc de tout cela la force de Leur Amour, cet Amour qui est un des Signes de Celui de Dieu, un rayon du Soleil de Réalité.
Au ciel de Ta douceur aimante, élève-moi ô mon Animateur, et vers l'étoile matinale de Ta Direction, guide-moi ô Toi auquel j'aspire.
L'essence de l'amour est, pour l'homme de tourner son coeur vers le Bien-Aimé, de se garder de tout sauf de Lui et de ne rien désirer d'autre que ce qu'il désire.
Aide-moi à garder en mon coeur les perles de Ton Amour que Tu as voulu y déposer.
Laissez donc la flamme de l'Amour Divin briller de tout son éclat dans vos coeurs. Nourrissez-la de l'huile de la Direction et protégez-la sous l'abri de votre fidélité. Gardez-la sous le globe de la constance et du détachement, de peur que les murmures perfides de l'impie ne l'éteignent.
ô Mes Serviteurs, Ma Sainte et Divine Révélation ressemble à un Océan dont les profondeurs recèlent d'innombrables perles d'une inestimable valeur et d'un incomparable éclat.
C'est le devoir de tout chercheur de se hâter vers les rivages de cet Océan afin de pouvoir, dans la mesure de son ardeur et de ses efforts, obtenir une part des bienfaits préordonnés dans l'irrévocable Décret de Ses Tablettes Cachées.
Sache en vérité, qu'à part l'Amour du Miséricordieux, rien n'est profitable à personne, que rien ne peut illuminer le coeur humain si ce n'est la clarté qui rayonne du Royaume de Dieu.
Rejette donc toute inquiétude et toute interprétation douteuse et dirige toutes tes pensées sur ce qui élève l'homme au ciel du Don Divin.

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Chapitre: XIII. Apprendre à connaître et à aimer Dieu: Ce que nous apporte l'amour de Dieu

ô fils de l'homme, J'aimais ta création, et Je t'ai créé. Aime-Moi donc pour que Je t'appelle par ton nom et que Je comble ton âme de l'Esprit de vie.
ô fils de l'Etre, aime-Moi pour que Je t'aime. Si tu ne M'aimes pas, Mon amour ne pourra jamais t'atteindre. Sache-le, ô serviteur.
ô fils de l'Etre, Mon amour est Mon château-fort; qui y Pénètre sera sain et sauf et qui s'en détourne se perdra et périra à coup sûr.
ô fils du Verbe, Tu es Mon château-fort, Pénètres-y pour trouver la sécurité; Mon amour est en toi sache le, pour que tu puisses Me trouver près de toi.
ô ami étranger, le médecin pour tous tes maux est le souvenir de Moi, n'aie garde de l'oublier. Fais de Mon amour ton trésor, chéris-le comme tes yeux et ta vie.
Le jour approche où les nuées ténébreuses se seront entièrement dissipées et où, aussi manifestes que le soleil, apparaîtront les Paroles de Lumière :"Tout honneur appartient à Dieu et à ceux qui L'aiment" à l'horizon de la Volonté du Tout-Puissant.

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Chapitre: XIII. Apprendre à connaître et à aimer Dieu: Prière pour la connaissance et l'amour de Dieu

ô Toi, Dieu bon, Tu es pour moi plus aimable que moi-même ne le suis pour Toi et Ton amour pour moi est plus fort et plus ancien que celui que j'ai pour Toi.
Lorsque je me souviens de Tes Bienfaits, je suis comblé de bonheur et d'espoir. Etais-je inquiet, je retrouve la paix du coeur et de l'âme. Etais-je méchant, je deviens bon, désespéré, je deviens plein d'espoir.
ô Toi Seigneur du Royaume, fais de Ta présence la joie de mon coeur, fortifie mon faible esprit et remédie à mon épuisement.
Illumine mes yeux de Ta vision, fais que mes oreilles entendent, afin que je perçoive la musique du Royaume, et que je parvienne à la joie et au bonheur éternels. En vérité, Tu es le Généreux, le Donateur, le Grâcieux.
ô Toi, Seigneur généreux, Tes serviteurs que voici se sont tournés vers Ton Royaume, désireux de Ta grâce et de Ta Bonté, purifie leurs coeurs pour qu'ils deviennent dignes de Ton amour. Sanctifie leurs âmes pour que les pénètrent les rayons du Soleil de Vérité. Purifie et sanctifie leurs yeux pour qu'ils perçoivent Ta clarté. Purifie et sanctifie leurs oreilles pour qu'ils entendent l'appel de Ton Royaume.
ô Seigneur, en vérité nous sommes faibles, mais Tu es Puissant, nous sommes pauvres mais Tu es riche. Nous cherchons, mais Tu es Celui que l'on trouve.
ô Seigneur, aie pitié de nous et absous-nous, dispense-nous les facultés et la bonne volonté afin que nous puissions répondre à Tes faveurs, attirés par Ton Royaume, pour que nous soyons enflammés du feu de Ton amour et ressuscités par les souffles de Ton Esprit-Saint en ce Siècle radieux. Tu es Tout-Puissant, Tu es Très Généreux.

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Chapitre: XIV. Amour et unité

Tous les Prophètes de Dieu sans distinction, que ce soit le Christ Lui-même ou la Beauté Bénie (...Bahá'u'lláh), absolument tous les Prophètes, apparurent et lancèrent leurs appels dans l'intention de faire du monde humain le Royaume de Dieu.
Leur but à tous était de rendre céleste ce qui était terrestre, clair ce qui était sombre et divin ce qui était satanique.
Ils s'efforcèrent de faire régner parmi les enfants des hommes l'amour et l'harmonie et de déployer à leurs yeux l'unité fondamentale de l'humanité.
Ils voulurent saper les fondements de tous les différends et assurer au monde les impérissables bénédictions de la vie éternelle.
ô Toi que j'honore, médite en ton coeur sur le monde de l'existence : association, harmonisation, union sont sources de vie; divisions et mésententes engendrent la destruction.
Si tu observais la création, tu verrais que l'existence de chaque être est conditionnée par l'association et la combinaison de divers éléments et que si ceux-ci se dissocient c'est la fin de l'existence de l'être en question.
Cette dépendance mutuelle est réalisée directement ou par intermédiaire, et si, le temps d'un clin d'oeil, cette confirmation et cette assistance cessaient d'agir sur l'être vivant, celui-ci finirait aussitôt d'exister, car toutes les choses sont reliées entre elles et tirent assistance l'une de l'autre.
Ainsi les grands fondements du monde de l'existence sont la coopération et la réciprocité. Comparons le monde au temple humain. Tous les membres et les organes du corps humain s'assistent les uns les autres et c'est grâce à cela que la vie se poursuit. Mais que dans ce merveilleux mécanisme se produise une séparation et la vie devient la mort et les parties du corps se désintègrent.
De même dans la Création existent de merveilleuses résonances et des échanges de forces; ce sont les causes de la vie du monde et de la persistance de ses phénomènes innombrables.
Celui qui observe les êtres vivants et les plantes se rend compte que l'animal et l'homme entretiennent leur vie grâce à l'inhalation des effluves du monde végétal, c'est-à-dire de cet élément que l'on nomme oxygène. Mais le royaume végétal, lui aussi, tire sa vie de créatures vivantes par l'intermédiaire de la substance appelée carbone.
En résumé, les êtres sensibles tirent leur vie des êtres qui croissent hors de terre et ceux-ci, à leur tour reçoivent la vie des êtres sensibles. Par conséquent cet échange et cette interaction se poursuivent de façon ininterrompue.
Cette observation illustre bien le fait que la base de la vie est l'assistance mutuelle et l'entre-aide générale et que la suspension de cette réciprocité provoquerait aussitôt la destruction et le néant.
Plus le monde aspire à la civilisation et plus cette importante question de coopération devient manifeste. Il suffit d'observer le monde pour constater l'influence énorme qu'exerce ce facteur, influence telle que la survie de l'humanité elle-même en est entièrement dépendante.
Tiens pour assuré que le secret des Saintes Manifestations de Dieu est l'Amour.
Il est la Manifestation du Miséricordieux, la fontaine des eaux spirituelles, la douce lumière céleste et le souffle persistant de l'Esprit-Saint qui vivifie l'âme humaine.
Il est cause de la Révélation faite par Dieu à l'homme, le cordon vital dont dépend, conformément à la Création Divine, la réalité des choses.
L'amour est le seul moyen d'obtenir le véritable bonheur dans ce monde et dans l'autre, il est la lumière qui guide dans les ténèbres, c'est le trait d'union vivant, entre Dieu et l'homme qui assure le progrès de toute âme éclairée.
C'est la plus grande Loi qui gouverne ce puissant Cycle céleste, le lien initial qui rattache les divers éléments du monde matériel, la force magnétique suprême qui règle le mouvement des sphères à travers les espaces du ciel.
Par sa puissance infaillible et illimitée, il explique les mystères latents de l'Univers.
C'est l'Esprit de vie qui vient parer le corps de l'humanité, le créateur de vraie civilisation, et le flot d'impérissable gloire qui se répand sur toute race et nation animée de sentiments élevés.
Quiconque reçoit cette gracieuse Faveur Divine, son nom sera sûrement magnifié et exalté par le céleste Concours, par l'Assemblée des Anges et par les habitants du Royaume d'Abhá.
Quant à ceux qui détournent leur coeur de l'Amour Divin - la Révélation du Miséricordieux - ils erreront dangereusement, tomberont dans le désespoir et finalement périront. Il n'y aura pour eux aucun refuge, ils deviendront semblables aux plus viles créatures de la terre et seront un objet de honte et de mépris.
ô vous, Bien-Aimés du Seigneur, efforcez-vous de manifester l'Amour de Dieu, d'être les lampes de la Direction Divine répandant au milieu des enfants de la terre la Lumière de l'amour et de la concorde.
Si quelqu'un prétendait que l'Unité ne peut pas être réalisée dans le monde parce que les peuples diffèrent profondément dans leurs manières, leurs habitudes, leurs goûts, leurs tempéraments, leurs caractères, leurs pensées, leurs vues, nous lui répondrions qu'il y a deux sortes de différences.
L'une est cause de destruction, comme le montre l'esprit de rivalité et de lutte qui anime les nations en conflit ou antagonistes. L'autre n'est qu'un signe de diversité, un symbole secret de la perfection et la révélation des bontés du Très Glorieux.
Vois les fleurs d'un jardin; bien que différentes d'espèce, de forme, de couleur et de taille, elles sont cependant rafraîchies par les ondées d'un même printemps, ravivées par les brises du même vent, revigorées par les rayons d'un même soleil et leur diversité ajoute à leur charme et accroît leur beauté.
Combien serait morne pour l'oeil un jardin où plantes, feuilles, fleurs, branches et arbres seraient calqués sur un même gabarit et auraient la même couleur. La diversité des tons, des formes et des dimensions sont la richesse et l'ornement du jardin dont ils rehaussent l'effet.
De même, lorsque plusieurs modes de pensées, de tempéraments et de caractères sont placés côte à côte sous le pouvoir et l'influence d'un agent unique, la gloire et la beauté de l'humaine perfection se révèlent et deviennent manifestes.
Seule la puissance céleste du monde divin qui gouverne et transcende la réalité des choses a le pouvoir d'harmoniser les divergences des pensées, des sentiments, des idées et des convictions qui règnent chez les enfants des hommes.
Dieu ne fait aucune distinction entre les couleurs. Tous sont un dans la couleur et la beauté de l'obéissance envers Lui; la couleur est sans importance mais, par contre, le coeur est tout. Peu importe l'extérieur si le coeur est pur et blanc au-dedans; Dieu ne regarde pas la couleur et le teint, mais les coeurs.
Celui dont les vertus et la moralité sont louables est le préféré en la présence de Dieu et c'est le plus dévoué au Royaume qui est le mieux aimé.
Lorsque les éléments raciaux de la Nation américaine s'uniront dans l'amitié et la concorde, on verra briller les lumières de l'unité de l'humanité; alors se lèvera le jour de gloire et d'éternel bonheur; l'Esprit de Dieu se répandra et les Faveurs Divines descendront sur les habitants.
Sous la direction et la surveillance de Dieu, le Véritable Berger, tous seront protégés et préservés. Il les conduira dans les verts pâturages du bonheur et de la Sécurité, leur faisant ainsi réaliser le vrai but de leur existence. Tel est le bienfait béni de l'unité, le résultat de l'Amour.
Tout être humain est le serviteur de Dieu; c'est par Son Pouvoir et Sa Faveur, que tous furent créés et élevés. Tous reçurent les bienfaits du même Soleil de Vérité Divin et s'abreuvèrent à la Fontaine d'infinie Miséricorde de Dieu, et tous, dans Son Estime et dans Son Amour, sont des serviteurs de même rang.
C'est envers tous qu'Il est bon et aimable, aussi personne ne devrait se glorifier au détriment des autres, ni montrer de la fierté et de la supériorité envers autrui, ni regarder les autres avec mépris, ni brimer, ni opprimer aucune créature.
Il faut considérer que tous les hommes sont plongés dans l'Océan de la Miséricorde de Dieu; nous devons donc nous associer avec douceur et bonté à toute l'humanité, aimer tout le monde de tout notre coeur.
Si certains son ignorants, il faut les instruire et les éduquer, si d'autres sont malades, il faut les guérir. Cet autre est encore un enfant, il faut l'aider à acquérir de la maturité.
Nous ne pouvons délaisser celui qui est souffrant, ni le fuir, ni le mépriser, ni le maudire mais, au contraire, prendre soin de lui avec tendresse et bonté.
Un enfant ne peut-être traité dédaigneusement simplement parce qu'il est enfant. C'est pour nous une responsabilité de l'éduquer, de l'élever et de le développer dans sa marche vers sa maturité.
Je compte bien que chacun de vous concentrera toutes les pensées de son coeur sur l'amour et sur l'unité.
Quand germe une pensée de guerre, opposez-lui une plus forte pensée de paix. Une pensée de haine doit être neutralisée par une plus puissante pensée d'amour.
Les idées de guerre finissent par détruire toute harmonie, tout bien-être, toute quiétude et tout bonheur. Les pensées d'amour sont génératrices de fraternité, de paix, d'unité et de joie.
Si, de tout votre coeur, vous désirez l'amitié entre les races de la terre, votre pensée spirituelle et positive se répandra, elle créera le même désir chez d'autres, s'amplifiant toujours jusqu'à ce qu'elle ait atteint les esprits de tous les hommes.
Lorsque vous aimez un membre de votre famille ou un compatriote, que ce soit par un Rayon de l'Amour Infini, que ce soit en Dieu et pour Dieu.

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Chapitre: XIV. Amour et unité: Défaut d'amour chez l'homme

Abdu'l-Bahá disait : On vient de m'apprendre qu'il est arrivé un terrible accident dans ce Pays. Un train est tombé dans la rivière et plus de 20 personnes ont trouvé la mort;
et vous me voyez extrêmement surpris et étonné de l'intérêt et de l'émotion qu'a soulevé ici la mort de 20 personnes alors que chacun accueille avec froideur et indifférence le fait que des milliers d'italiens, de turcs et d'arabes meurent à Tripoli (allusion a la guerre italo-turque de 1911). Pourtant ces infortunés sont des êtres humains, eux aussi.
Pourquoi un si vif intérêt et une si profonde sympathie envers ces 20 personnes alors que pour 5000 autres il n'y a qu'indifférence. Ce sont tous des hommes appartenant à la même famille de l'humanité mais ils sont d'une autre nationalité ou d'une autre race.
Cela ne nous regarde pas, disent les Nations étrangères, si ces hommes sont mis en pièces; et elles ne s'affectent nullement de ces tueries en masse. Que cela est donc injuste et cruel et dénué de toute bonté et de tout sentiment.
Les gens de ces autres pays ont femme et enfants, mère, filles et tout-petits. Dans ces régions aujourd'hui, il n'y a presque pas de demeure où ne se font entendre d'amers sanglots, à peine y trouverait-on un foyer que la main impitoyable de la guerre aurait épargné.
Hélas, nous voyons partout combien l'homme reste cruel, injuste et partial et combien il met peu d'empressement à croire en Dieu et à suivre Ses Commandements.
Bien que l'ensemble de toutes les Nations soit une seule famille, il se fait pourtant que, par un manque de symétrie, certains membres de cette famille sont dans le confort et d'autres dans une extrême misère; les uns sont repus pendant que d'autres sont affamés; certains sont revêtus des plus coûteuses parures tandis que d'autres n'ont même pas de pain ni d'abri. Pourquoi ? Parce que cette famille n'a pas le sens de la réciprocité ni de l'équité.
La tenue de cette maison laisse à désirer. Un membre d'une famille peut-il être réduit à la plus extrême misère et à la plus abjecte pauvreté alors que les autres membres jouissent de tout le confort ? C'est impossible, n'est ce pas... ou alors c'est que le reste de la famille est privé de tout sentiment, qu'il est cruel, inhospitalier, ou bien qu'il a l'esprit atrophié.
Le malaise qui affecte ce corps politique provient du manque d'amour et de l'absence d'altruisme.
On ne peut plus trouver aucun amour dans le coeur des hommes et cet état de choses est tel qu'il ne peut y avoir ni guérison ni contentement pour l'humanité tant qu'elle ne sera pas réveillée par quelque pouvoir qui ferait se développer en chaque homme les idées d'Unité, d'Amour et de Concorde.
Amour et Unité sont les besoins du monde politique d'aujourd'hui; sans cela il n'y aura ni vrai progrès ni prospérité. Par conséquent, les amis de Dieu doivent seconder ce Pouvoir, créateur d'amour et d'unité dans les coeurs des fils des hommes.
Ce n'est pas la Science qui pourra remédier à la maladie du monde, elle est incapable de créer l'amitié et la camaraderie dans le coeur humain.
Ce n'est pas non plus le patriotisme ni le préjugé racial qui constitueront un remède.
Cette guérison doit être accomplie uniquement par les Bontés divines et les ondées spirituelles qu'en ce Jour Dieu fit descendre dans ce but.
C'était une nécessité des temps et le divin remède nous a été procuré; seuls les Enseignements spirituels de la Religion de Dieu peuvent créer cet amour, cette unité, cet accord entre les coeurs humains.

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Chapitre: XIV. Amour et unité: Le remède divin

L'Unité qui peut produire des effets illimités est tout d'abord l'Unité de l'humanité. Elle reconnaît que tous s'abritent sous la Gloire tutélaire du Très-Glorieux, que tous sont les serviteurs d'un même Dieu, que tous nous respirons la même atmosphère, vivons sur la même terre, nous mouvons sous les mêmes cieux, recevons l'éclat du même soleil et sommes sous la protection d'un Seul Dieu.
Ceci est la plus grande Unité; ses effets seront durables si l'humanité la réalise. Mais déjà l'humanité l'a violée en adhérant à des Sectes et à des Unités restreintes telles que raciales ou politiques ou bien en adhérant à l'unité de ses propres intérêts. Par conséquent, aucun grand résultat n'a pu se produire.
Mais il n'en est pas moins certain que les faveurs de Dieu sont en train de se répandre, que les esprits se sont développés, que les perceptions se sont affinées, que les Sciences et les Arts se sont épanouis et que les conditions existent qui permettent la proclamation et la promulgation de l'ultime et véritable Unité de l'humanité, unité qui sera féconde en résultats merveilleux.
Grâce à elle, on verra les Religions se réconcilier, les Nations adverses se mettre à s'aimer, les Rois ennemis redevenir amis pour donner la Paix et le bonheur au Monde. Cette Unité cimentera l'Orient et l'Occident, détruira définitivement les fondements de la guerre et hissera l'étendard de la Plus Grande Paix.
Quant aux Unités limitées, elles sont donc les signes précurseurs de cette grande Unité qui, en préparant la prise de conscience de l'humanité, en fera l'unique famille humaine.
La grande masse de l'humanité ne pratique pas l'amour et l'amitié véritables.
Les élites sont ceux qui coopèrent dans l'amour et l'unité; ils sont préférés devant Dieu car les Attributs Divins sont déjà manifestes en eux.
L'Amour suprême et l'Unité sont attestés par les Divines Manifestations; parmi Elles, l'Unité est indissoluble, éternelle et permanente, chacune exprime et représente toutes les Autres; si nous en renions Une, nous les renions Toutes, infliger à l'Une des persécutions, c'est Les persécuter toutes.
Dans tous les degrés de l'existence chacune d'Elles loue et sanctifie les Autres, chacune célèbre la solidarité de l'humanité et favorise l'unité des coeurs.
Immédiatement après les Divines Manifestations, viennent les croyants qui doivent faire preuve de bonne entente, d'amitié et d'amour.
Dans l'intention d'ennoblir le monde de l'existence et d'élever les esprits et les âmes des hommes, l'instrument le plus efficace pour l'éducation de la race humaine fut envoyé du Ciel de la Volonté de Dieu.
La plus haute essence et la plus parfaite expression de ce que les peuples anciens ont pu dire ou écrire a été, par cette puissante Révélation, envoyé du haut du Ciel du Vouloir de l'Omnipossédant, le Dieu immuable.
Anciennement, il fut révélé : aimer son pays est un des éléments de la Foi de Dieu. Mais la Langue de Grandeur en ce Jour de Sa Manifestation, a proclamé : il faut glorifier, non celui qui aime sa Patrie, mais bien celui qui aime le monde.
Au moyen de la puissance libérée par ces mots, Il a donné une impulsion nouvelle et montré aux oiseaux des coeurs humains, une nouvelle direction; Il a effacé du Saint Livre de Dieu, toute trace de restriction et de limitation.
Bien que le monde soit saturé de misère et de détresse, pas un homme jusqu'à présent ne s'est encore recueilli pour réfléchir à ce qui peut être la cause de tous ces maux.
Bien que l'on ait tout essayé pour l'harmonie et l'union, les évidences de la discorde et de la malice apparaissent de toutes parts.
Le Grand-Etre dit : ô Bien-Aimés, le Tabernacle de l'Unité a été élevé, ne vous regardez plus les uns les autres en étrangers, vous êtes les fruits d'un même arbre, les feuilles d'une même branche.
Si un homme méditait sur ce qu'ont révélé les Ecritures envoyées du haut du Ciel du Vouloir de Dieu, il devrait aussitôt reconnaître que leur but est que tous les hommes ne forment qu'une seule âme.
Si les Savants et les Sages de notre époque permettaient à l'humanité de respirer le parfum de l'amitié et de l'amour, tout coeur compréhensif saisirait le sens de la vraie liberté et trouverait le secret de la Paix et de la tranquillité.

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Chapitre: XIV. Amour et unité: Appliquons le remède

Lorsqu'un homme tourne son visage vers Dieu, il voit briller le Soleil partout; tous les hommes sont ses frères.
Il ne faut pas que le respect des convenances vous fasse paraître froid ou peu sympathique aux yeux des étrangers que vous rencontrez. Ne les regardez pas comme si vous les suspectiez d'être des malfaiteurs, des voleurs ou des rustres.
Vous pensez qu'il importe d'être très prudent, et de ne pas prendre de risque en liant connaissance avec des gens éventuellement indésirables. Je vous demande de ne pas penser uniquement à vous-même.
Soyez aimable avec les étrangers, qu'ils viennent de Turquie, de Perse, du Japon, de Russie, de Chine, ou de toute autre région. Aidez-les à se sentir chez eux, recherchez les et demandez-leur si vous pouvez leur rendre service; essayez de rendre leur vie un peu plus heureuse.
Ainsi, même si quelquefois ce que vous aviez d'abord soupçonné était vrai, faites-vous violence pour être aimable, cette gentillesse les aidera à devenir meilleurs.
Que ceux qui vous rencontrent constatent, sans que vous le disiez, que vous êtes vraiment un Bahá'í. Mettez en pratique les Enseignements de Bahá'u'lláh et notamment l'amabilité envers les gens de toutes les Nations.
Ne vous contentez pas de manifester votre amitié par des paroles, mais que votre coeur brûle d'amour pour tous ceux que vous croisez sur votre route.
Demandez à Dieu de devenir un foyer d'amour pour les hommes et de bienveillance pour l'humanité.
Soyez unis, ne vous fâchez pas les uns contre les autres. Aimez les créatures pour l'Amour de Dieu et non pour elles-mêmes; de cette façon vous ne deviendrez jamais hargneux ou impatient.
L'humanité n'est pas parfaite, on trouve des défauts chez tout être humain et vous serez toujours malheureux si vous considérez les gens pour eux-mêmes. Mais si vous regardez vers Dieu, vous les aimerez et serez bons pour eux, car le monde de Dieu est celui de la perfection et de l'entière mansuétude.
Par conséquent, ne regardez pas les faiblesses d'autrui, si ce n'est avec les yeux de l'indulgence.
L'oeil imparfait voit les imperfections et l'oeil qui veut ignorer les fautes regarde vers le Créateur des âmes. Il les créa, les éleva et les nourri les dotant de la vie, de la vue, de l'ouïe et de multiples capacités; elles sont, par conséquent, les signes de Sa Grandeur.
Les plus grands et les plus importants Enseignements de Bahá'u'lláh sont l'Unité de Dieu et l'unité de l'humanité et c'est là, le trait d'union entre les Bahá'ís du monde entier. Qu'eux-mêmes deviennent unis, et qu'ensuite ils unissent les autres, car il est impossible d'unir sans être unis.
Je désire éveiller l'attention des amis américains sur la possibilité qui leur est offerte de réaliser l'harmonie complète, de devenir un peuple neuf établi sur de nouvelles fondations.
Vous devez éprouver l'un pour l'autre un amour infini, chacun préférant autrui à lui-même, aimer vos amis mieux que vous-mêmes et aller jusqu'à vouloir vous sacrifiez pour eux.
Je désire que vous soyez prêts à tout sacrifier, même votre vie, les uns pour les autres. Alors je saurai que la Cause de Bahá'u'lláh a été établie.
La venue des Prophètes et la révélation des Saints Livres ont pour but de créer l'amour entre les âmes et l'amitié entre les habitants de la Terre. Or, le véritable amour n'est possible que si on se tourne vers Dieu, attiré par Sa Beauté.
Soyez très aimants les uns pour les autres. Pour l'amour du Bien-Aimé, consumez entièrement le voile de l'égo à la flamme du Feu Eternel, puis, le coeur plein de joie et rayonnant de lumière, tendez les bras vers votre prochain.
Fréquentez tous les hommes, ô peuple de Bahá, dans un esprit d'amitié et de camaraderie; si vous avez connaissance de quelque vérité ou possédez un joyau dont les autres soient privés, partagez avec eux aimablement et de bonne grâce. Si votre Message est accepté, s'il atteint son but, tant mieux, mais si quelqu'un refuse, laissez-le et priez Dieu de le guider, gardez-vous de lui en tenu rigueur.
Un aimable langage trouve le chemin des coeurs, il donne aux mots leur pleine signification; c'est la fontaine de la sagesse et de la compréhension.
Fréquentez avec joie les gens des autres religions et soyez parmi eux comme une source de divins parfums. Les adeptes de la sincérité et de la fidélité doivent prendre plaisir à fréquenter tous les peuples, c'est par ces contacts que l'on peut créer l'harmonie et la concorde, bases de l'ordre dans le Monde et de la vie des Nations.
Bénis ceux qui, tenant fermement la corde de la compassion et de la bonté, se sont débarrassés de toute haine et de toute animosité.
Ne vous détournez pas, si vous les rencontrez, de ceux qui pensent autrement que vous. Les divergences d'opinions ou de pensées ne doivent pas vous séparer de vos amis, ni devenir une cause de haine dans vos coeurs.
Béni celui qui resplendit de la lumière de la courtoisie et qui s'est paré du manteau de la rectitude, une station élevée lui est réservée.
ô fils de l'homme, si tu recherches la miséricorde, préoccupe toi, non de ce qui te sera bénéfique, mais de ce qui profitera aux serviteurs de Dieu.
Si tu désires la Justice, choisis pour les autres ce que tu choisirais pour toi-même.
Voici le Jour où l'Océan de la Grâce Divine a été manifesté aux hommes, où l'Etoile du matin de Son Amour a répandu sur eux Ses rayons, où les nuées de Sa Faveur bienveillante ont couvert de Leur ombre l'humanité tout entière.
Le temps est aujourd'hui venu de reprendre courage et de ranimer les déprimés par les brises rafraîchissantes de l'amour et dans les eaux vives de l'amitié et de la charité.
ô vous, amis de Dieu, faites en sorte que toutes les Nations et les Communautés du Monde, même ennemies, placent en vous leur confiance, leur assurance et leur espoir.
Si quelqu'un tombe dans l'erreur pour la cent millième fois, qu'il puisse se tourner vers vous avec l'espoir que vous pardonnerez ses péchés, car il ne faut pas qu'il devienne désespéré, ni affligé, ni abattu. Telle doit être la conduite du peuple de Bahá.
ô vous, Bien-Aimés du Seigneur, en cette Dispensation Sacrée, les conflits et contestations ne sont plus du tout tolérés. Tout agresseur se prive lui-même de la Grâce de Dieu.
Il appartient à chacun de faire preuve envers tous les peuples du monde, qu'ils soient amis ou étrangers, d'amour, de rectitude, de sincérité et d'affection.
Et même, l'esprit d'affection et d'amabilité sera si fort que l'étranger doit se sentir un ami, l'ennemi un réel compagnon et que toute trace de différend doit être effacée, car l'universalité est divine et les limitations sont terrestres.
Par là, l'homme doit s'efforcer de se parer de vertus et de perfections telles que l'humanité en soit illuminée.
La lumière du soleil éclaire le monde tout entier et les ondées miséricordieuses de la Providence pleuvent sur tous. Les brises vivifiantes raniment toute âme et toutes les créatures vivantes prennent place à la Table Céleste.
De la même façon, les affections et l'amabilité des servants du Seul Vrai Dieu doivent, avec bonté et largesse, s'étendre à toute l'humanité. C'est donc bien pour cela que restriction et limitation ne sont plus permises en aucune façon.
Par conséquent, ô chers amis, côtoyez tous les peuples, les familles, les religions du monde et faites preuve de sincérité, de droiture, d'amitié, de bonne grâce et de fraternité.

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Chapitre: XIV. Amour et unité: Avertissements et Promesses

Faites en sorte que votre coeur soit purifié de toute haine. Restez indifférent aux offensives; si quelqu'un se trouve en tort ou en erreur envers vous, oubliez-le à l'instant.
Ne vous plaignez pas des autres, retenez-vous de les réprimander et si vous voulez leur faire une remontrance ou leur donner un conseil, faites-le de manière à ne pas les accabler.
Ayez le souci de n'offenser nul coeur, de ne pas médire des absents.
Veillez à ne pas vous séparer des Serviteurs de Dieu, mais considérez-les tous comme de votre famille.
Consacrez vos efforts au bonheur du désespéré, assurez la nourriture de l'affamé, vêtissez les dénués et élevez celui qui fut humilié.
Soyez la providence de tous les abandonnés et faites preuve d'obligeance envers vos semblables. Ainsi atteindrez-vous le Bon Plaisir de Dieu.
En attribuant une faute à quelqu'un vous l'offensez et le peinez. Combien plus grand serait-ce de faire partager cette culpabilité par plusieurs personnes. Combien de fois de légers différends ont-ils tourné en graves dissenssions et sont-ils devenus des causes de division.
L'amour de soi est un bien curieux trait de caractère. Bien des âmes de valeur périrent par sa faute.
Bien qu'un homme puisse être comblé de belles qualités, s'il est également égoïste, ses vertus s'estomperont ou disparaîtront et lui-même se corrompra.
Par le Désir de Dieu, il fut décrété que l'Union et la Concorde croîtraient jour après jour parmi les aimés de Dieu et les servantes du Miséricordieux en Occident. Et tant que cela ne sera pas, rien ne pourra faire avancer les choses.
Les plus puissants facteurs d'union et d'harmonie sont les Réunions Spirituelles. Dotées d'une extrême importance, elles sont les aimants magnétiques de la confirmation divine.
Celui qui se lève pour présenter les preuves de Dieu et exhorter le peuple à embrasser la Religion Divine, celui qui avance des preuves accomplies de l'apparition du Grand Royaume, un amour intense naîtra dans son coeur et cet amour dilatera son âme par la Grâce du Seigneur Bienfaisant.
Les âmes sont sujettes à aliénation. Il faut d'abord faire cesser cette aliénation par des méthodes adéquates, ensuite la Parole agira.
ô Mon serviteur purifie ton coeur de toute malice et, libéré de toute envie, accède à la Cour Divine de Sainteté.
ô fils de l'Existence, n'attribue à personne ce que tu ne voudrais pas que l'on t'attribue à toi-même, et ne parle pas au lieu d'agir. C'est Mon Commandement, observe Le.
ô vous, aimés de Dieu, ne commettez pas ce qui pollue le ruisseau limpide de l'amour et ce qui détruit le doux parfum de l'amitié.
Par la rectitude du Seigneur, vous fûtes créés pour l'amour des uns les autres et non pour la perversité et la rancoeur.
Ne tirez pas gloire de votre amour de vous-même, mais de votre amour envers vos semblables.

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Chapitre: XIV. Amour et unité: Prières pour l'Amour et l'Unité

ô Toi Seigneur bienveillant. Tu as fait descendre l'humanité du même couple originel, Tu as voulu qu'ils soient membres de la même famille. En Ta sainte Présence ils sont Tes serviteurs et l'humanité tout entière s'abrite sous l'ombre de Ton Tabernacle. Tous ils furent rassemblés à la table de Ta Bonté et ils rayonnent de la lumière de Ta Providence.
ô Dieu, Tu es Bienfaisant pour tous, Tu as pourvu chacun, Tu les as tous protégés et à tous Tu as donné la vie. Tu les as tous doués de facultés et de talents. Tous sont baignés par l'Océan de Ta Miséricorde.
ô Toi Seigneur Bienfaisant, unis-les tous, fais que les Religions s'accordent, que les Nations s'unifient, afin qu'ils soient d'une seule espèce, tels les enfants d'un même Père. Puissent-ils s'associer dans l'Unité et la concorde.
ô Dieu, lève l'étendard de l'Unité de l'humanité, établis la plus Grande Paix. Cimente les coeurs ensemble, ô Toi, Père Bienfaisant, épanouis les coeurs par le parfum de Ton Amour, fais briller les yeux par la Lumière de Ta Direction.
Réjouis les oreilles par les Mélodies de Ton Univers et abrite-nous dans le Refuge de Ta Providence. Tu es le Fort, le Puissant, Celui qui excuse les péchés des hommes.
ô Seigneur Bienfaisant, Toi qui es Généreux et Miséricordieux, sous la Protection de Ta Grâce, nous sommes serviteurs de Ton Seuil. Sur tous brille le Soleil de Ta Providence. Tous sont comblés de Tes Dons, Ta Providence les soutient, la nuée de Ta Protection les ombrage et le regard de Ta Faveur les illumine.
ô Seigneur, envoie nous Tes infinies Dispensations et fais briller la Lumière de Ta Direction. Eclaire les yeux, réjouis les âmes et confère aux coeurs un esprit nouveau. Donne-leur la Vie Eternelle et ouvre-leur les Portes de Ta Connaissance. Fais luire la Lumière de la Foi.
Réunis et abrite l'humanité sous la Bannière de Ta Protection pour que les hommes deviennent les vagues d'une seule mer, les feuilles et les branches d'un seul arbre, et qu'ils s'assemblent sous la même Tente, qu'ils s'abreuvent à la même Fontaine et soient rafraîchis aux mêmes brises. Puissent-ils s'illuminer des rayons de la même source vivifiante. Tu es le Donateur, le Miséricordieux.

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Chapitre: XV. Vie éternelle: Qu'est-ce que la vie éternelle?

L'immortalité de l'âme, mentionnée par les Saints Livres, est le principe fondamental des Religions Divines; les châtiments et les récompenses sont, dit-on, de deux sortes : ceux de cette vie et ceux de l'autre monde.
Or, le Paradis et l'Enfer de l'existence se trouvent dans tous les mondes de Dieu, que ce soit en ce bas-monde ou dans les sphères célestes ou spirituelles.
Obtenir ces récompenses c'est obtenir la vie éternelle. C'est ainsi que le Christ devait dire : "Conduisez vous de façon à trouver la vie éternelle. A moins que vous ne naissiez de l'eau et de l'Esprit vous n'entrerez pas dans le Royaume."
Ces récompenses de l'autre monde où vie éternelle dont parlent clairement les Ecritures, ce sont les perfections divines, les bontés infinies, et la félicité perpétuelle. C'est la Paix et les perfections que l'on reçoit dans l'autre monde après que l'on a quitté celui-ci, tandis que les rétributions de la vie terrestre, ce sont les lumineuses perfections qui apparaissent dans ce monde et qui, étant des sources de vie éternelle, constituent les vrais progrès de l'existence.
Ainsi pour l'homme qui, passant du monde embryonnaire à celui de la maturité devient la manifestation de ces mots: "Béni soit Dieu, le meilleur des Créateurs".
Paix, grâces spirituelles, bienfaits du Royaume de Dieu, accomplissement des désirs du coeur et de l'âme, rencontre de Dieu dans le monde d'éternité, telles sont ces récompenses de l'autre monde.
Mais aussi, les punitions ou les tourments, de cet autre monde consistent-ils dans la Privation de bénédictions divines et de bontés absolues et dans la descente aux plus bas degrés de l'existence.
Qui est sevré de ces divines faveurs, bien qu'il subsiste après sa mort, est cependant regardé comme mort par les habitants du Monde de Vérité.
Tu m'as questionné sur la nature de l'âme. Sache qu'elle est, en vérité, un signe de Dieu, une gemme céleste dont la réalité a échappé aux plus instruits des hommes et dont les esprits les plus pénétrants doivent abandonner l'espoir de percer le mystère.
C'est la première des choses créées à déclarer l'excellence de son Créateur, la première à reconnaître Sa Gloire, à s'attacher à Sa Vérité et à se courber en adoration devant Lui.
Si elle est fidèle à Dieu, elle reflétera Sa Lumière et éventuellement retournera à Lui. Mais si elle manque à l'allégeance envers son Créateur, elle sera la victime de son égoïsme et de ses passions et finira par s'y engloutir.

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Chapitre: XV. Vie éternelle: La mort n'est qu'un changement d'état

Lorsque le corps subit une transformation, l'âme n'en est pas nécessairement affectée. Si vous brisez un verre dans lequel étincelait le soleil, celui-ci n'en continue pas moins à briller; si l'on casse le verre de cette lampe (à pétrole) la flamme brille cependant toujours. Or, ce qui précède s'applique à l'âme humaine.
La mort, bien qu'elle détruise le corps, n'a aucun pouvoir sur l'esprit qui est éternel et immortel.
Considérer qu'avec la mort du corps disparaît l'esprit équivaut à imaginer qu'un oiseau en cage serait détruit par le fait du bris de la cage, alors que l'oiseau n'a rien à craindre de la destruction de sa cage. Notre corps est la cage et notre esprit l'oiseau, et nous voyons que sans sa cage cet oiseau vole au pays du rêve et que, par conséquent, si la cage est détruite, l'oiseau continue d'exister.
Et même, ses sensations seront renforcées, ses perceptions s'étendront et son bonheur en sera multiplié.
A un ami qui lui demandait comment il fallait regarder la mort, Abdu'l-Bahá répondit :
Comment doit-on voir approcher le but de tout voyage ? N'est-ce pas avec espoir et confiance ? eh bien, il en va de même pour ce voyage terrestre.
Dans l'autre monde, l'homme se retrouvera libéré de la plupart des incapacités qui le diminuent actuellement; ceux qui sont passés par la mort, ont un monde à eux, mais ce monde n'est pas éloigné du nôtre.
Leur tâche dans le Royaume est la nôtre, mais elle est sanctifiée de ce que nous appelons ici temps et espace. Ici, notre temps est fonction du soleil, mais s'il n'y avait plus ses levers et ses couchers, cette espèce de temps n'existerait plus pour l'homme.
Ceux qui sont montés là-haut ont des attributs différents de ceux qui sont encore sur la terre, mais en fait, il n'y a pas de réelle séparation.
Dans la prière, il y a interpénétration d'états, mélange des conditions. Priez donc pour eux comme ils prient pour vous.

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Chapitre: XV. Vie éternelle: Vie après la mort

Les mystères dont, en ce monde terrestre, l'homme reste ignorant, lui seront révélés dans l'autre monde, là il sera informé de la secrète vérité et reconnaîtra ou retrouvera les gens avec lesquels il fut lié.
Sans aucun doute, les entités sanctifiées qui ont purifié leur vie et qui sont douées de perspicacité possèdent la clé de tous les mystères et aspirent à pouvoir témoigner de la réalité de chaque grande âme. Elles-mêmes manifestent la Beauté de Dieu.
Pareillement trouveront-elles, présents dans l'Assemblé Céleste, tous les amis de Dieu, anciens et récents à la fois.
Parlons maintenant de ce qui distingue Lazare du fameux "homme riche". Le premier fut spirituel, le second, matériel; l'un possède le plus haut degré de connaissance, l'autre atteint les ultimes profondeurs de l'ignorance.
Ces différenciations entre tous les hommes deviendront naturellement manifestes après leur départ de ce monde mortel; elles seront fonction de l'âme et de la conscience et non de la situation matérielle.
Car le Royaume de Dieu est sanctifié du temps et de l'espace; c'est un autre monde et un autre plan.
Quant aux âmes saintes, le don d'intercession leur a été promis, et tiens pour assuré que, dans les mondes divins, les aimés spirituels (croyants) se reconnaîtront et aimeront s'unir en esprit.
Ainsi dans le Royaume, l'amour que l'on aura éprouvé pour quelqu'un sur terre ne sera pas oublié, car nous n'y oublierons pas ce que nous avons fait dans le monde matériel.
La mort tend à tout croyant confirmé, la coupe qui, en réalité, est celle de la vie. Messagère de bonheur, elle dispense la joie et confère le don de vie éternelle.
ô fils du Suprême, J'ai fait de la mort une messagère de joie pour toi. Pourquoi t'attrister ? J'ai fait la Lumière pour qu'elle t'inonde de sa Splendeur. Pourquoi veux-tu t'en séparer par un voile ?
Il est bien évident qu'après leur mort physique tous les hommes auront pleinement conscience de la valeur de leurs actes et verront nettement ce que leurs mains auront forgé.
Au moment où ils quitteront cette vie, les Serviteurs du Seul Vrai Dieu éprouveront une joie et une allégresse impossibles à décrire, tandis que ceux qui auront vécu dans l'erreur, frappés de crainte et de tremblements, seront plongés dans une consternation sans bornes.
Heureux celui qui aura choisi de s'abreuver du vin incorruptible de la Foi, par les faveurs gracieuses et les multiples bienfaits de Celui qui est le Seigneur de toutes les Croyances.
Combien de fois n'a-t-on pas vu un pécheur, à l'heure de la mort, atteindre à l'essence de la Foi et, vidant la coupe d'immortalité, prendre son vol vers le Concours Céleste.
Il est évident que toutes les hautes demeures du Royaume d'immortalité sont réservées à ceux qui crurent vraiment en Dieu et en Ses Signes. Ce sont des Saints Lieux que la mort ne pourra jamais hanter.
Sache en vérité que si l'esprit de l'homme a suivi les voiles de Dieu, il retournera à Lui et participera à la Gloire du Bien-Aimé.
Cette âme sera élevée à un état que nulle plume ne saurait dépeindre ni nulle langue décrire.
L'âme qui est restée fidèle à la Cause de Dieu et qui, sans faillir, s'est maintenue dans Son Sentier, possédera après son ascension un tel pouvoir, que tous les mondes créés par le Tout-Puissant en bénéficieront.
Une telle âme fournit, par la Volonté du Roi Idéal et de l'Educateur Divin, le pur levain qui soulève le monde de l'être. Elle crée la puissance par laquelle se manifestent les Arts et les Merveilles de l'Univers.
Vois à quel point la pâte a besoin de levain; or, ces âmes, vrais symboles de renoncement, sont le levain du monde. Médite sur tout ceci et sois de ceux qui rendent grâces.
La condition de ceux qui sont morts dans le péché et l'incroyance peut être modifiée; ils peuvent bénéficier du pardon, mais par un effet de la Bonté de Dieu et non par Sa Justice, car le propre de la grâce est d'être reçue gratuitement, tandis que la Justice, elle, rétribue selon ce qui est dû.
Ainsi que nous pouvons en ce monde prier pour ces âmes, de même pouvons-nous le faire dans l'autre monde, celui du Royaume de Dieu.
Tous les êtres de l'Univers ne sont-ils pas des créatures de Dieu? Elles peuvent donc progresser dans tous les mondes. Ici, elles peuvent être éclairées grâce à leurs supplications, là-bas, elles peuvent aussi demander leur pardon et recevoir la lumière au moyen de leurs instantes sollicitations.
Ici, les âmes peuvent assurer leur évolution grâce aux prières et aux sollicitations des âmes saintes et il en va de même après la mort. Mais elles peuvent aussi progresser par l'effet de leurs propres prières et principalement lorsqu'elles sont l'objet de l'intercession des Saintes Manifestations.

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Chapitre: XV. Vie éternelle: Consolation pour ceux qu'un être cher a quittés

Quelle douleur extrême et quel chagrin a dû provoquer la mort de ce jeune homme bien-aimé; il partit en effet vers le Céleste Refuge, dans la fleur de son âge, à l'aube de sa jeunesse.
En réalité, il a quitté un monde de douleur pour se tourner vers l'Eternel Refuge du Royaume. S'évadant d'un monde sombre et étriqué, il s'est hâté vers le Royaume sanctifié de la Lumière. C'est en cela qu'il faut trouver l'apaisement de nos coeurs.
Un inscrutable dessein divin est à la base de ces événements pénibles. C'est comme si un jardinier expert transplantait une tendre et jeune pousse d'un lieu resserré vers un endroit mieux exposé. Ce transfert ne provoquera pas de flétrissement et n'amènera pas la destruction de l'arbuste; bien au contraire, cela le fera prospérer, lui donnera fraîcheur et délicatesse et lui permettra de verdoyer et de fructifier.
Or, ce secret caché est bien connu du Jardinier, mais les âmes ignorantes de cette bonté, penseront que le Jardinier, irrité et furieux, a simplement déraciné la plante. Pour ceux qui savent, ce fait obscur est cependant manifeste et ce sort prédestiné est considéré comme une faveur.
Ne soyez donc pas triste et inconsolable pour l'envol de cet oiseau de fidélité, mais priez plutôt pour qu'il obtienne le pardon et gagne une station élevée.
J'espère qu'ainsi vous retrouverez la patience, le calme et la résignation et je prie au Seuil de l'Unique pour qu'Il dispense Sa Grâce et Sa Rémission.
Ce que j'attends des Bontés infinies de Dieu, c'est qu'Il permette à cette colombe du Jardin de la Foi de nicher dans les branches de l'Arbre du Suprême Concours et d'y chanter mélodieusement les Louanges et les Perfections du Seigneur des Noms et Attributs.

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Chapitre: XV. Vie éternelle: Prières pour les morts

ô mon Dieu, Toi qui oublies les fautes, qui dispenses les grâces, qui dissipes les afflictions, en vérité je Te supplie de pardonner les péchés de ceux qui ont abandonné leur enveloppe physique pour se hâter vers le monde spirituel.
ô mon Seigneur, absous-les de leurs transgressions, allège leur peine et change en lumière l'obscurité qui les entoure.
Permets-leur d'entrer au Jardin du Bonheur, lave-les de l'eau la plus pure et accorde leur de contempler Tes Splendeurs du haut de la plus grande Montagne.
ô Toi, Dieu qui pardonnes, certains restent ignorants jusqu'aux derniers jours de leur vie, retranchés dans leur égoïsme.
Cependant l'Océan de Ton Pardon peut, en vérité, par une seule de Ses vagues, racheter les pécheurs et les libérer. Tu as le pouvoir de racheter qui tu veux ou de le déposséder.
Si Tu appliquais Ta Justice, nous mériterions Ton Châtiment car tous, nous sommes des pécheurs. Mais si Tu fais montre de miséricorde, ton pécheur sera rendu pur et tout séparé deviendra un ami.
Oublie donc nos fautes, pardonne-nous nos péchés et répands Ta Grâce sur tous. Tu es Celui qui pardonne, le Radieux, le Compatissant.

==== FIN DU TEXTE ====
L'art divin de vivre
PREFACE
Ta Parole est une Lumière qui luit dans mon sentier et une lampe qui éclaire mes pas, chantait le Psalmiste. Jésus-Christ disait de Lui-même et de ses Enseignements : "le chemin, la Vérité et la Vie". Bouddha entretenait Ses disciples du "Sentier octuple". Le grand souci de tous les Messagers de Dieu fut toujours de guider l'humanité dans la voie qui mène à la vraie vie et à la Vérité. C'est dans ce but qu'Ils vécurent, qu'Ils souffrirent et transmirent aux hommes des Paroles et des conseils d'inspiration divine.
Le Gardien de la Foi Bahá'íe, Shoghi Effendi, nous affirme que dans le sens du développement spirituel, la progression n'a pas de fin. Abdu'l-Bahá dépeignait la route menant au Royaume comme un long Sentier rectiligne qu'il est glorieux de suivre.
Telles sont les pensées qui avaient amené les éditeurs d'un périodique Bahá'í, le "World Order" à composer un recueil sur l'art divin de vivre, recueil qui devait être publié en plusieurs suites dans une série de numéros parus d'avril 1940 à septembre 1941. C'est une synthèse de ces articles. Toutefois, la place limitée qui était réservée dans la revue, au sujet traité, obligea parfois à en écourter le développement et il apparut qu'un remaniement nous permettrait de mieux réaliser notre dessein initial.
Notre titre est emprunté à une compilation antérieure qui visait au même but et possédait le même caractère général; cette oeuvre, due à Mme Mary Rabb, reçut la faveur de nombreux lecteurs. Mme Rabb nous a aimablement permis d'utiliser son titre pour ce nouveau recueil; celui-ci cependant est le fruit d'une étude entièrement nouvelle. Les sources en sont principalement les Ecrits de Bahá'u'lláh, fondateur de la Foi Bahá'íe, et les écrits et discours d'Abdu'l-Bahá, l'Interprète de la Foi. Dans certains cas, lorsque l'information nous semblait digne de confiance, des paroles prononcées par Abdu'l-Bahá et rapportées par des témoins, ont été également reproduites.
On y trouvera aussi des passages du Nouveau Testament, Bahá'u'lláh et Abdu'l-Bahá présentent tous deux le message Bahá'í comme la suite et l'accomplissement de celui du Christ; il nous a donc paru indiqué de reproduire ces versets, et cela d'autant plus, que ce livre s'adresse à des hommes et des femmes éduqués dans la Foi Chrétienne.
Les chapitres de ce Livre parlent des qualités idéales qui caractérisent un mode de vie sanctifié, et qui sont en vérité les jalons du lumineux sentier conduisant au Royaume. Les paroles de Bahá'u'lláh et d'Abd'u'l-Bahá sur ce sujet remplissent de nombreux volumes. Nous espérons que le choix qui a prévalu dans ces chapitres incitera le lecteur à étudier lui-même ces Ecritures et à s'abreuver tout son content à ces Eaux Vivifiantes.
M. H. Paine.
Textes rassemblés par MABEL HYDE PAINE
Traduit de l'anglais par FERNAND BRONCHAIN
alemão — Göttliche Lebenskunst.txt Abrir sozinho →

GÖTTLICHE LEBENSKUNST

aus Schriften von Bahá'u'lláh und Abdu'l-Bahá


____________________________________________________________________

Eine von Makel Hyde Paine besorgte Zusammenstellung
Nach der amerikanischen Ausgabe »The Divine Art of Living«
(c) 1944 by The NSA of the Bahá'ís of the United States of America,
ins Deutsche übertragen und erweitert um das Kapitel »Sünde und Vergebung«
(c) Bahá'í-Verlag GmbH, Langenhain 1985, ISBN 3 87037 160 9




Inhalt

0. VORWORT S.5

I 1. GOTTVERTRAUEN

2. Vertrauen in Schwierigkeiten S.8
3. Gottvertrauen ist besser als Selbstvertrauen S.10
4. Gnade, Vergebung und Barmherzigkeit Gottes S.11
5. Vertrauen auf Gott, damit ER uns Seine göttlichen Offenbarer sendet S.11

II DER EINTRITT IN DAS REICH GOTTES

6. Die zweite Geburt S.14
7. Glück und Macht S.15
8. Die Notwendigkeit, alle Fähigkeiten zu entwickeln S.20
9. Gebet S.21

III 10. AUF DEM PFADE ZUR UNSTERBLICHKEIT

11. Vom Sinn und Zweck unseres Lebens S.25
12. Ein Gebet von Abdu'l-Bahá S.27

IV 13. GEBET UND MEDITATION

13. Die Wohltat des Gebetes S.28
14. Wie wir beten sollen S.29
15. Ein Gebet Abdu'l-Bahás S.32
17. Zwei Gebete des Báb S.33
18. Warum wir beten sollen S.34
19. Erhörung des Gebetes S.35
20. Wann sollen wir beten? S.38
21. Gebet für andere S.39
22. Dankbarkeit und Loslösung S.41
23. Die Dankbarkeit Bahá'u'lláh S.44
24. Meditation und das offenbarte Wort Gottes S.46

V DIE MACHT DES HEILIGEN GEISTES

25. Was ist der Heilige Geist? S.50
26. Die Kraft des Heiligen Geistes S.53
27. Wie kann man der Kraft des Heiligen Geistes teilhaltig werden?

VI GLAUBE UND GEWISSHEIT

28. Glaube als Wissen um die Herrschaft Gottes S.57
29. Die Zeichen wahren Glaubens S.58
30. Wie gewinnt man Glauben? S.63

VII HEILUNG UND GESUNDHEIT

31. Verschiedene Arten der Heilung S.64
32. Heilung als Gebetserhörung S.68
33. Heilmittel S.70
34. Geistige Gesundheit S.72

VIII PRAKTISCHE ANWENDUNG DES GEISTIGEN LEBENS

35. Dienen S.74
36. Kindererziehung S.76
37. Gebete für Kinder S.78
38. Erziehung S.79
39. Arbeit und Reichtum S.80
40. Ein Gebet um die Lebensbedürfnisse S.82
41. Großmut und Spende S.83
42. Kraft und Schönheit des Charakters S.84

IX LOSLÖSUNG UND OPFER

43. Loslösung S.86
44. Loslösung nicht Askese S.88
45. Das Geheimnis des Opfers S.90
46. Sieg durch Loslösung S.92
47. Gebete um Loslösung S.94

X RECHTSCHAFFENHEIT UND REINHEIT

48. Taten sind stärker als Worte S.96
49. Ehrlichkeit S.98
50. Gerechtigkeit und Unparteilichkeit S.99
51. Reinheit S.100



XI SÜNDE UND VERGEBUNG

52. Was ist die Sünde? S.103
53. Das Verhalten gegenüber dem Sünder S.107
54. Der Sünder und das Gericht Gottes S.110
55. Erforschung des Gewissens, Reue, Bitte um Vergebung und Buße S.111
56. Keine Beichte S.113
57. Offenbarer, Propheten, Heilige und Märtyrer sühnen unsere Sünden S.114
58. Gebete um Vergebung der Sünden S.116

XII GEHORSAM UND DEMUT

59. Gehorsam war Gott S.119
60. Gehorsam aus Furcht und aus Liebe S.121
61. Demut S.122
62. Gebete um Demut und Gehorsam S.126

XIII 63. PRÜFUNGEN UND LEIDENS.127

64. Prüfungen zeichnen die Aufrichtigen aus S.129
65. Früchte der Prüfungen und Leiden S.131
66. Göttlicher Beistand S.132
67. Ein Gebet um Schutz und Bewahrung in Prüfungen und Leiden S.133
68. Wie Bahá'u'lláh und Abdu'l-Bahá dem Leid begegneten S.134

XIV GOTT ERKENNEN UND LIEBEN LERNEN

69. Es ist notwendig Gott zu erkennen und zu lieben S.136
70. Lerne Gott erkennen! S.141
71. Gottes Liebe zu uns S.144
72. Lerne Gott lieben! S.147
73. Was uns die Liebe Gottes bringt S.148
74. Ein Gebet, um zur Erkenntnis und Liebe Gottes zu gelangen S.149

XV 75. LIEBE UND EINHEIT

76. Liebe und Einheit müssen alle umfassen S.153
77. Des Menschen Mangel an Liebe S.155
78. Gottes Heilmittel S.158
79. Die Anwendung des Heilmittels S.160
80. Warnungen und Verheißungen S.165
81. Gebete um Liebe und Einheit S.167

XVI EWIGES LEBEN

82. Was ist ewiges Leben? S.169
83. Der Tod ist eine Zustandsänderung S.170
84. Leben nach dem Tod S.172
85. Trost für die Hinterbliebenen S.175
86. Gebete für die Verstorbenen S.176



#5
VORWORT

»Dein Wort ist meines Pfades Licht und meines Fußes Leuchte«, sang der Psalmist. Jesus Christus sprach von Sich und Seinen Lehren als »dem Weg, der Wahrheit und dem Leben«, und sagte: »Die Worte, die Ich rede, sind Geist und Leben.« Buddha lehrte Seine Anhänger den »achtfachen Pfad«. Die große Aufgabe aller Gottgesandten ist es gewesen, die Menschheit auf den Weg zu wahrem Leben und Wahrheit zu führen. Dafür haben sie gelebt, gelitten und der Menschheit Worte göttlichen Rats und göttlicher Eingebung geschenkt. Der Hüter des Bahá'í-Glaubens, Shoghi Effendi, versichert uns, daß das Fortschreiten geistiger Entwicklung unbegrenzt ist. 'Abdu'l-Bahá nannte die »Straße des Königreiches« »einen geraden und weitreichenden Pfad«. Es ist ein herrlicher Pfad, dem wir zu folgen haben.

Gedanken, wie die eben erwähnten, veranlaßten die Herausgeber der Bahá'í-Zeitschrift »World Order«, eine Zusammenfassung über »die göttliche Lebenskunst« zu veröffentlichen, die in fortlaufenden Nummern dieser Zeitschrift vom April 1940 bis September 1941 erschien. Das vorliegende Buch ist eine Überarbeitung der Zusammenfassung in der Zeitschrift, deren begrenzter Raum zu einigen Unvollständigkeiten geführt hatte. Man meinte, mit einer durchgesehenen Auflage dem ursprünglichen Zweck mehr gerecht zu werden.

Der Titel ist einer von Mrs. Mary M. Rabb früher herausgegebenen Zusammenstellung entnommen, die dasselbe Ziel und denselben allgemeinen Aufbau besaß. Das Buch von Mrs. Rabb war bei vielen Lesern sehr beliebt. Freundlicherweise hat sie dem Gebrauch ihres Titels für diese Auswahl zugestimmt, jedoch ist die vorliegende Ausgabe völlig neu.

Das Quellenmaterial unserer Zusammenfassung ist in der Hauptsache den authentischen Schriften Bahá'u'lláhs, des Stifters der Bahá'í-Religion, und den Niederschriften und öffentlichen Ansprachen 'Abdu'l-Bahás, des Auslegers dieses Glaubens, entnommen. In einigen Fällen, in denen die Quelle verläßlich genug erschien, wurden auch mündlich überlieferte Aussprüche 'Abdu'l-Bahás verwendet. Auch einige Zitate aus dem Neuen Testament sind angeführt. Da sowohl Bahá'u'lláh als auch 'Abdu'l-Bahá die Bahá'í-Lehre der westlichen Welt als Fortführung und Erfüllung der Botschaft Christi verkündeten, schien es angezeigt, einige Abschnitte des Neuen Testaments einzubeziehen, zumal das vorliegende Buch von Menschen gelesen wird, die im christlichen Glauben aufgewachsen sind.

Die Kapitel des Buches handeln von hervorragenden Eigenschaften, die einen heiligen Lebenswandel kennzeichnen und Marksteine auf dem strahlenden Pfade des Königreiches darstellen. Die Worte Bahá'u'lláhs und 'Abdu'l-Bahás über diesen allumfassenden Gegenstand füllen viele Bände. Wir hoffen, daß diese ausgewählten Kapitel den Leser anregen, die Schriften selbst zu durchforschen und so in vollen Zügen von dem wirklichen Wasser des Lebens zu trinken.

Urbana/Illinois M.H. Paine








+1:0 #7
1. Kapitel
GOTTVERTRAUEN

+1:1

Verkauft man nicht fünf Sperlinge um zwei Pfennige? Dennoch ist vor Gott deren nicht einer vergessen. Aber auch die Haare auf eurem Haupt sind alle gezählt. Darum fürchtet euch nicht; ihr seid besser denn viele Sperlinge. (Luk.12:6-7)

+1:2

O bauet auf Gott, denn Seine Güte ist ewig, und auf Seine Segnungen, denn sie sind herrlich! O setzt euren Glauben in den Allmächtigen, denn Er irrt nicht und Seine Gunst währet ewiglich! Seine Sonne gibt dauernd Licht, und die Wolken Seines Erbarmens sind erfüllt vom Wasser des Mitleids, mit dem er die Herzen aller benetzt, die Ihm vertrauen. Die Schwingen Seines erfrischenden Windes tragen den verdorrten Seelen der Menschen ständig Heilung zu. (PARIS S.84)

+1:3

Schaue nicht auf deine Schwäche; blicke vielmehr auf die Macht deines Herrn die alle Reiche umfaßt. (TAB p.190)

+1:4

Vertraue auf die Hilfe deines Herrn und erbitte, was du von den Gaben deines Herrn des Unumschränkten, wünschst. (TAB p.200)

+1:5

Suchst du nach geistiger Ruhe, so wende dein Gesicht allezeit dem Königreich Abhá zu ... Lasse weder deine Hände zittern noch dein Herz beunruhigt sein, sondern sei vertrauensvoll und standhaft in der Liebe deines Herrn, des Gnadenvollen, des Milden. (TAB p.557 p.170)

+1:6

Setze alle Hoffnung auf Gott und halte beharrlich fest an Seiner unerschöpflichen Barmherzigkeit. Wer außer Ihm kann den Elenden reich machen, wer den Gefallenen aus seiner Erniedrigung befreien (ÄL 153:1)

+1:7

Vertraue auf Gott, weder Lob noch falsche Anschuldigung erschüttere dich ... baue allein auf Gott. (TAB p.158)

+1:8

In all deinen Angelegenheiten setze dein Vertrauen auf Gott und stelle sie Ihm daheim. (WOLF S.76)

+1:9

Die Quelle alles Guten ist Vertrauen in Gott, Unterwerfung unter Sein Gebot und Zufriedenheit mit Seinem heiligen Willen und Wohlgefallen. (AKKA 10:2)





+2:1 #8

Vertrauen in Schwierigkeiten

Die Menschheit ist heute niedergedrückt von Mühsal, Sorge und Kummer. Niemand kann sich ihnen entziehen. Die Welt ist naß von Tränen, doch steht das Heilmittel, gottlob, vor der Tür. Lasset uns unsere Herzen abwenden von der Welt des Stoffes und in der Welt des Geistes leben. Sie allein kann Freiheit geben. Sind wir von Schwierigkeiten umringt, so brauchen wir nur Gott zu rufen, und Seine große Barmherzigkeit wird uns helfen.

Wenn Sorgen und Mißgeschick zu uns kommen, so laßt uns unser Angesicht zum Königreich wenden, und himmlischer Trost wird fließen.

Wenn wir krank und in Not sind, laßt uns um Gottes Heilung flehen, und Er wird unser Beten erhören.

Wenn unsere Gedanken mit der Bitternis dieser Welt erfüllt sind, laßt uns unsere Augen auf die Süße von Gottes Mitleid richten, und Er wird himmlische Ruhe senden. Wenn wir auch in der stofflichen Welt gefangen sind, so kann sich doch unser Geist in den Himmel erheben, und wir werden tatsächlich frei sein.

Wenn sich unsere Tage dem Ende nähern, laßt uns der ewigen Welten gedenken, und wir werden voller Freude sein. (PARIS S.86)

+2:2

Verzweifle nicht, lächle vielmehr durch die Gnade deines Herrn; sei nicht betrübt, wenn dir irdische Schwierigkeiten und Kummer begegnen, denn sie sind vergänglich - und dein sei ewige Unsterblichkeit, Menschenalter und Jahrhunderte, Zeiten und Zyklen hindurch. (TAB p.177)

+2:3

Und bin ich bekümmert ... erhoffe ich die Offenbarungen Deiner Gnadenfülle überall! (TAB p.381)

+2:4

Aber in allen Lagen mußt du dich Gott unterwerfen und Ihm vertrauen; Er wird dir verleihen, was deinem Wohlbefinden dient. Wahrlich, Er ist gnadenvoll und mitleidig! Wie viele Angelegenheiten waren mit Schwierigkeiten verbunden und wurden dann gemeistert, wie viele Probleme wurden mit Gottes Erlaubnis gelöst! (TAB 455)




+2:5

Wenn nun Säuglinge, kleine Kinder und Schwache durch die Hände von Unterdrückern gequält werden: Darin liegt große Weisheit und das ist ein höchst wichtiges Thema. Kurz gesagt: Diese Seelen werden in einer anderen Welt belohnt. Vieles hängt damit zusammen. Leiden ist für diese Seelen die größte Gnade Gottes. Wahrlich, diese Gnade Gottes ist weit besser als alle Labsal dieser Welt, sie ist dem Wachsen und Gedeihen an dieser Stätte der Sterblichkeit vorzuziehen. (TAB p.337)





+3:1 #10

Gottvertrauen ist besser als Selbstvertrauen

Diese Geschehnisse (wie der Untergang der `Titanic`) haben tiefere Gründe. Ihr Zweck ist, den Menschen gewisse Lehren zu erteilen. Wir leben in einer Welt des Vertrauens auf materielle Dinge. Die Menschen bilden sich ein, die ungeheure Größe und Stärke eines Schiffes, perfekte Maschinenanlagen oder die Geschicklichkeit eines Steuermanns gewährten Sicherheit; aber diese Unglücksfälle ereignen sich zuweilen, damit die Menschen erkennen, daß Gott der wahre Beschützer ist. Wenn es der Wille Gottes ist, den Menschen zu beschützen, kann ein kleines Boot der Zerstörung entgehen, während das größte und bestgebaute Schiff mit dem erfahrensten und geschicktesten Steuermann einer Gefahr, wie sie kürzlich das Meer barg, nicht zu entrinnen vermag. Die Absicht ist, daß die Menschen der Welt sich Gott, dem einzigen Beschützer, zuwenden, daß sich die Menschenseelen Seiner Vorsehung anvertrauen und in Ihm ihre wahre Sicherheit erkennen. Diese Dinge geschehen, damit der Glaube der Menschen größer und stärker werde. Deshalb müssen wir, auch wenn wir traurig und entmutigt sind, Gott anflehen, daß Er unsere Herzen dem Königreiche zuwende, und für diese abgeschiedenen Seelen im Glauben an Seine unendliche Gnade beten, damit sie sich, obgleich dieses irdischen Lebens beraubt, eines neuen Daseins in den erhabenen Wohnstätten des himmlischen Vaters erfreuen mögen. Denkt nicht, diese Worte besagten, der Mensch solle nicht gründlich und vorsichtig in seinen Unternehmungen sein. Gott hat dem Menschen den Verstand gegeben, damit er sich vorsehe und selbst beschütze. Darum muß er achtsam sein und sich mit all dem versehen, was wissenschaftiches Können hervorbringt. Er muß vorsichtig, bedachtsam und gründlich in seinen Vorhaben sein, die besten Schiffe bauen und für den erfahrensten Kapitän sorgen, doch dabei Gott vertrauen und Gott als den alleinigen Erhalter ansehen. (PUP p.48)





+4:1 #11

Gnade, Vergebung und Barmherzigkeit Gottes

Du bist es, o mein Gott, der durch Seine Namen die Kranken heilt und die Leidenden wiederherstellt, der die Dürstenden tränkt und die Schmerzgequälten beruhigt, der die Verirrten führt und die Erniedrigten erhöht, der die Armen bereichert und die Unwissenden erleuchtet, der die Mühseligen erheitert und die Beladenen erfreut, der die Frierenden wärmt und die Unterdrückten aufrichtet. Durch Deinen Namen wurde alles Erschaffene aufgerüttelt, die Himmel wurden ausgebreitet, die Erde gegründet und die Wolken gebildet, auf die Erde herniederzuregnen. Dies ist wahrlich ein Zeichen Deiner Gnade für alle Deine Geschöpfe. (GebetBuch Nr.150)

+4:2

Alles Dasein, ob sichtbar oder unsichtbar, o mein Herr, bezeugt, daß Deine Gnade alles Erschaffene übertrifft und Deine Güte die ganze Schöpfung umfaßt. (GM 69)

+4:3

Du bist der Allfreigebige, Du lässest Deines Erbarmens reichen Regen auf hoch und niedrig strömen und Deiner Gnade Glanz auf Gehorsame und Empörer strahlen. (GebetBuch Nr.50)

+4:4

So wasche denn meine Sünden ab, o mein Gott, durch Deine Gnade und Gunst, und rechne mich zu denen, die die Angst nicht übermannen und der Kummer nicht überkommen soll. (GebetBuch Nr.136)

+4:5

O Du Allwissender! Eigenwillig, klammern wir uns dennoch an Deine Großmut; unwissend, schauen wir doch auf das Meer Deiner Weisheit. Du bist der Allgroßmütige, Den auch die Überzahl der Sünden nicht hindert, Seine Großmut zu gewähren, und Dessen Gabenstrom auch vor der Abkehr der Völker der Welt nicht versiegt. Seit Ewigkeit ist das Tor Deiner Gnade weit geöffnet. Ein Tautropfen aus dem Meer Deiner Gnade läßt alles im Schmuck der Heiligkeit glänzen und ein Spritzer von den Wassern Deiner Großmut läßt die ganze Schöpfung wahren Reichtum erlangen ... Seit Ewigkeit umfangen Deiner Güte Zeichen das Weltall, und Deines Größten Namens Glanz leuchtet über alles Erschaffene. Verweigere Deinen Dienern nicht die Wunder Deiner Gnade. Laß sie Dich wahrnehmen, daß sie Deine Einheit bezeugen, und mache sie fähig, Dich zu erkennen, damit sie eilen zu Dir. Deine Barmherzigkeit umfäßt die ganze Schöpfung und Deine Gnade durchdringt alles. Die Wogen des Weltmeers Deiner Großmut offenbarten des Eifers und der Begeisterung Meere. Du bist, Der Du bist. Außer Dir ist nichts der Erwähnung wert, es trete denn in Deinen Schatten und finde Einlaß an Deinem Hofe.

Was uns auch trifft, wir erflehen Deine ewige Vergebung und suchen Deine alldurchdringende Gnade. (GM 153)





+5:1 #13

Vertrauen auf Gott, damit Er uns Seine göttlichen Offenbarer sendet

Wir können nicht sagen, die göttliche Gnade sei versiegt, der Glanz der Göttlichkeit sei erloschen oder die Sonne der Wahrheit sei auf ewig untergegangen, versunken in ein Dunkel, dem kein Licht folgt, in eine Nacht, der kein Dämmern und kein Sonnenaufgang folgt, in Tod, dem kein Leben folgt, in Irrtum, dem keine Wahrheit folgt. Ist es denkbar, daß die Sonne der Wirklichkeit in ewiges Dunkel versinkt? Nein! Die Sonne wurde erschaffen, damit sie Licht über die Welt strahle und alle Reiche des Daseins belebe. Wie kann dann die erhabene Sonne der Wahrheit, das Wort Gottes, für immer untergehen? Dies würde das Versiegen der göttlichen Gnade bedeuten, und göttliche Gnade ist ihrem wahren Wesen nach stetig und ohne Ende. Ihre Sonne erstrahlt immer, ihre Wolken schenken stets Regen, ihr Hauch weht allezeit, ihre Gnadengaben sind allumfassend und immer vollendet. Daher müssen wir immer harren, hoffen und zu Gott beten, daß Er uns Seine heiligen Offenbarer in ihrer vollendeten Macht mit der göttlichen, durchdringenden Kraft Seines Wortes sende. (PUP p.466)





+6:0 #14
2. Kapitel
DER EINTRITT IN DAS REICH GOTTES

+6:1

Die zweite Geburt

Es sei denn, daß jemand von neuem geboren werde, so kann er das Reich Gottes nicht sehen ... Es sei denn, daß jemand geboren werde aus Wasser und Geist, so kann er nicht in das Reich Gottes kommen. Was vom Fleisch geboren wird, das ist Fleisch; und was vom Geist geboren wird, das ist Geist. (Johannes 3:3/5/6)

+6:2

Es gibt ... den Geist, den wir als göttlich bezeichnen können. Auf ihn bezieht sich Jesus Christus, wenn Er erklärt, daß der Mensch geboren werden muß aus dem belebenden Geist und getauft mit dessen lebendigem Feuer. Seelen ohne diesen Geist werden zu den Toten gezählt, obwohl sie den menschlichen Geist besitzen. Seine Heiligkeit Jesus Christus hat sie für tot erklärt, weil sie keinen Anteil am göttlichen Geist haben. Er sagt: »Laßt die Toten ihre Toten begraben.« An anderer Stelle verkündet Er: »Was aus Fleisch geboren ist, das ist Fleisch, und was aus Geist geboren ist, das ist Geist.« Damit meint Er, daß Seelen, obwohl sie auf der Stufe des Menschen leben, nichtsdestoweniger tot sind, wenn ihnen der besondere, göttlich belebende Geist fehlt. Sie haben keinen Anteil am göttlichen Leben des höheren Reiches; denn die Seele ist wahrhaft lebendig, die teil hat an der Kraft des Geistes Gottes. (BWF p.261)

+6:3

Wisse wahrlich, daß Gott die Einsicht dem Augenschein vorzieht; denn das Auge sieht Materielles, während die Einsicht das Geistige wahrnimmt. Das Auge sieht die irdische Welt, die Einsicht dagegen erkennt die Welt des Gottesreiches. Dieses urteilt vergänglich, während jene ewige Sehkraft besitzt ... (TAB p.604)

+6:4

Eintritt ins Königreich erfolgt durch die Liebe zu Gott, durch Loslösung, durch Heiligkeit und Keuschheit, durch Wahrhaftigkeit, Reinheit, Standhaftigkeit, Treue und das Opfer des Lebens. ... Für die, die an Gott glauben, Gott lieben, Ihm vertrauen, ist das Leben wahrhaft gut, das heißt, es ist ewig; für jene Seelen aber, die Schleier von Gott trennen, ist es ... finster ... (FRAGEN S.235)

+6:5

Möget ihr Leben empfangen! ... Wendet euer Angesicht von der Betrachtung eures vergänglichen Ichs ab und heket den Blick auf das ewige Leuchten. Dann werden eure Seelen in vollem Maße die göttliche Kraft des Geistes und die Segnungen der unendlichen Güte empfangen. (PARIS S.133)





+7:1 #15

Glück und Macht

Ich war glücklich im Gefängnis. Ich war hochgemut, denn ich war kein Verbrecher. Man hatte mich auf Gottes Pfad eingekerkert ... Ich war glücklich, daß ich - gepriesen sei Gott! - gefangen für die Sache Gottes, daß mein Leben nicht vergeblich war, sondern im Dienste Gottes dahingegeben wurde. Niemand, der mich sah, dachte, ich sei ein Häftling. Man sah mich nur höchst fröhlich, vollkommen dankbar und gesund, ohne daß ich der Gefängnismauern geachtet hätte. (PUP p.225)

+7:2 #15

Es gibt zwei Arten von Glück: physisches und geistiges. Das physische Glück ist begrenzt; es dauert höchstens einen Tag, einen Monat, ein Jahr. Es hat kein Ergebnis. Geistiges Glück ist ewig und unergründlich. Ein solches Glück erblüht in der Seele mit der Liebe Gottes und läßt sie die Tugenden und Vollkommenheiten des Menschenreiches erlangen. Deshalb bemühe dich so viel du kannst, die Lampe deines Herzens durch das Licht der Liebe zu erleuchten. (TAB p.673)

+7:3

Man kann glücklich sein im Zustand des Wohllebens, der Behaglichkeit, der Gesundheit, des Erfolgs, des Vergnügens und der Freude; wenn aber jemand glücklich und zufrieden sein kann in unruhigen und harten Zeiten und in Krankheitstagen, so ist dies der Beweis von Seelenadel. (Esslmont S.77)

+7:4

Wenn euch materielle Angst in eine dunkle Wolke hüllt, wird geistiger Glanz euren Weg erhellen. Wahrlich, wessen Sinn vom Geist des Höchsten erleuchtet ist, hat erhabensten Trost.

Ich war vierzig Jahre hindurch im Gefängnis - ein Jahr allein schon wäre unmöglich zu ertragen gewesen - niemand hat jene Haft länger als ein Jahr überlebt. Aber Gott sei Dank, während jener ganzen vierzig Jahre war ich überaus glücklich. Jeden Tag, wenn ich erwachte, war es, als ob ich gute Botschaften hörte, und jede Nacht erfüllte mich mit unendlicher Freude. Geistigkeit war mein Trost und Hinwendung zu Gott meine größte Freude. Glaubt ihr wohl, ich hätte anders vermocht, jene vierzig Jahre in Gefangenschaft zu leben?

Darum ist Geistigkeit die größte unter den Gaben Gottes, und »ewiges Leben« heißt, sich »Gott zuzuwenden«. Möchtet ihr alle mit jedem Tag an Geistigkeit gewinnen, möchtet ihr in allem Guten Stärkung finden, möchte der göttliche Trost euch immer mehr helfen, Gottes Heiliger Geist euch erlösen und die Kraft des himmlischen Königreiches unter euch leben und wirken. (PARIS S.86)

+7:5

Wisse denn, o tugendhafte Seele, sobald du dich von allem außer Gott gelöst und dich von den Dingen dieser Welt getrennt hast, wird dein Herz im göttlichen Licht und im Glanz der Sonne der Wahrheit am Horizont des Reiches der Macht erstrahlen, und du wirst mit dem Geist göttlicher Kraft erfüllt sein und fähig werden, zu tun, was du wünschst. Dies ist die unumstößliche Wahrheit. (TAB p.709)

+7:6

Wenn der Mensch durstig ist,trinkt er Wasser; wenn ihn hungert, nimmt er Nahrung zu sich: Ist der Mensch aber nicht durstig, macht ihn Wasser nicht glücklich, und wenn sein Hunger schon gestillt ist, ist ihm das Essen zuwider.

Anders ist es um geistige Genüsse bestellt. Sie vermitteln stets Freude. Liebe zu Gott gibt unendliches Glück. Dies sind wahre Freuden, nicht nur Erleichterungen. Das Leben der Tiere ist einfacher als das des Menschen. Die Bedürfnisse des Tieres werden alle befriedigt. Das Gras der Wiesen ist für sie da. Die Vögel bauen ihre Nester in den astreichen Bäumen, und kein Königspalast kann schöner sein. Wenn die irdischen Bedürfnisse alles sind, dann sind die Tiere besser versorgt als der Mensch. Aber der Mensch hat andere Speise, das himmlische Manna des Wissens um Gott. Alle göttlichen Propheten und Offenbarer kamen in die Welt, damit dieses himmlische Manna den Menschen zuteil werde. Dies ist die Speise, die geistiges Wachstum und geistige Kraft fördert und den Menschenseelen wahre Erleuchtung bringt. Sie werden mit dem Atem des Heiligen Geistes erfüllt. Sie wachsen in der Erkenntnis Gottes und in den Tugenden, die der Menschenwelt eigen sind. Sie werden zum wirklichen Bild und Gleichnis Gottes.

Gott erschuf in uns einen göttlichen, heiligen Geist - den menschlichen Geist mit seinen Verstandeskräften, die sich über die Naturgewalten erheben. Durch ihn können wir die Höhenflüge des Geistes genießen und die Welt erleuchtet sehen. Baum und Stein haben diese Kraft nicht, sie haben weder Verstand noch Seele, daher sind sie entschuldigt. Wir sind nicht entschuldigt. Diese Kraft gibt dem Menschen tatsächlich Herrschaft über die Natur. Er besitzt die Fähigkeit, die Wirklichkeit zu erforschen und Unsichtbares in den Bereich des Sichtbaren zu bringen. So ist er fähig, den Willen Gottes auszuführen und ihm Gestalt zu geben. Das meinte Bahá'u'lláh, als Er sprach: »Reich erschufen Wir euch, warum macht ihr euch selbst arm?« - und Jesus Christus, als Er sagte: »Der Vater ist in Mir und Ich bin in euch!« Es war diese Kraft, die aus Bahá'u'lláh sprach: »Edel erschuf Ich euch, warum erniedrigt ihr euch selbst?« Diese Kraft erhebt euch über alle anderen Geschöpfe, warum nützt ihr sie nur für eure materielle Lage? Diese Kraft solltet ihr gebrauchen, um göttliche Gnade zu erwerben und zu offenbaren, damit ihr das Reich Gottes unter den Menschen errichten und das Heil in beiden Welten, der sichtbaren wie der unsichtbaren, erlangen werdet. (STARWEST VII p.155)

+7:7 #18

Wisse, daß es zwei Arten von Glück gibt, geistiges und materielles.

Was das materielle Glück betrifft, dies gibt es nicht, nein, es ist nur Einbildung, ein Spiegelbild, ein Hirngespinst, ein Schatten. Denke über das Wesen materiellen Glücks nach. Es erleichtert unsere Last nur wenig, und doch bilden sich die Menschen ein, es sei Freude, Wonne, Jubel und Segen. Alle materiellen Segnungen, einschließlich Essen, Trinken und dergleichen, dienen nur dazu, Durst, Hunger und Müdigkeit zu beheben. Sie beglücken nicht das Herz, erfreuen nicht die Seele, sondern befriedigen nur die leiblichen Bedürfnisse. Diese Art des Glücks besteht nicht wirklich.

Geistiges Glück dagegen ist die wahre Grundlage des Menschenlebens, denn das Leben ist zum Glücklichsein erschaffen, nicht zum Trauern, zur Freude, nicht zum Gram. Glück ist Leben, Gram ist Tod. Geistiges Glück ist ewiges Leben. Auf dieses Licht folgt keine Finsternis und auf diese Ehre keine Schande. Auf dieses Leben folgt kein Tod, auf dieses Dasein kein Vergehen. Dieser große Segen, diese köstliche Gabe erreicht der Mensch nur durch göttliche Führung ...

Dieses Glück ist der Urgrund, aus dem der Mensch erschaffen wurde und die Welten entstanden, dem alle bedingten Wesen Dasein verdanken und der die Welt Gottes erstrahlen läßt wie der Glanz der Sonne am Mittag.

Dieses Glück liegt nur in der Liebe zu Gott ... Nur um dieses Glückes willen ist die Welt des Daseins erschaffen worden. (STARWEST VII p.163)

+7:8

O Sohn des Menschen! Frohlocke vor Herzensfreude, damit du würdig seiest, Mir zu begegnen und Meine Schönheit widerzuspiegeln. (VW ar.36)

+7:9

Dies ist der Tag des Jubels, die Stunde der Verzückung! Es ist die Zeit, da die Toten aus ihren Gräbern auferstehen und sich sammeln! Dies ist die verheißene Zeit, um überreichen Segen zu empfangen!

Sei ruhig, stark und dankbar! Werde zur hell leuchtenden Lampe, damit die Finsternis der Trübsal zunichte werde, die Sonne ewiger Freude des Herzens und der Seele Dämmern entsteige und in hellem Glanz erstrahle. (TAB p.405)





+8:1 #20

Die Notwendigkeit, alle Fähigkeiten zu entwickeln

Zu Beginn seines Erdenlebens war der Mensch ein Embryo im Mutterschoße. Dort erhielt er die Fähigkeiten und Gaben, die er für sein irdisches Leben braucht. Die auf dieser Welt erforderlichen Triebe und Kräfte wurden ihm in jenem begrenzten Zustand verliehen. Er braucht Augen in dieser Welt, er erhielt sie vorgebildet in jener anderen. Er braucht Ohren, dort erhielt er sie, fertig und bereit für sein neues Dasein. Die Kräfte, die er in diesem Dasein braucht, wurden ihm im Mutterschoße zuteil ...

Auf dieser Welt muß er sich daher für das jenseitige Leben vorbereiten. Hier muß er das erwerben, was er in der Welt des Königreiches braucht. Wie er sich im Mutterschoße auf das Leben in dieser Daseinssphäre vorbereitete, indem er die erforderlichen Kräfte erwarb, so müssen auch die zum göttlichen Dasein unerläßlichen Kräfte ihrer Anlage nach in dieser Welt erworben werden.

Was braucht er in dem Reich, das jenseits des Lebens und der Beschränkungen dieser sterblichen Welt liegt? Die jenseitige Welt ist eine Welt der Heiligkeit und des Strahlens; daher muß er diese göttlichen Eigenschaften in der irdischen Welt erwerben. Jene Welt erfordert Geistigkeit, Glaube, Zuversicht, das Wissen um Gott und die Liebe zu Ihm. Dies muß er hier erwerben, so daß er nach seinem Aufstieg vom irdischen zum himmlischen Reich alles bereit findet, was er im ewigen Leben braucht.

Die göttliche Welt ist offensichtlich eine Welt des Lichts - also muß der Mensch schon hier erleuchtet werden. Es ist eine Welt der Liebe - Liebe zu Gott ist wesentlich. Es ist eine Welt der Vollkommenheit - Tugenden oder Vollkommenheiten müssen erworben werden. Jene Welt wird vom Odem des Heiligen Geistes belebt - in dieser Welt müssen wir ihn suchen. Sie ist das Reich ewigen Lebens - während dieses vergänglichen Daseins muß es erlangt werden.

Wodurch kann der Mensch all dies erreichen? Wie soll er diese Gnadengaben und Kräfte erlangen?

Erstens: durch die Erkenntnis Gottes

zweitens: durch die Liebe zu Gott

drittens: durch Glauben

viertens: durch Werke der Nächstenliebe

fünftens: durch Selbstaufopferung

sechstens: durch Loslösung von dieser Welt

siebtens: durch Reinheit und Heiligkeit.

So der Mensch diese Kräfte nicht erwirbt und den Anforderungen nicht genügt, wird er zweifellos des ewigen Lebens beraubt sein. Wenn er aber die Erkenntnis Gottes besitzt, vom Feuer der Liebe zu Gott entflammt ist, die großen, mächtigen Zeichen des Königreiches bezeugt, zu einem Brunnquell der Liebe unter den Menschen wird und in größter Reinheit und Heiligkeit lebt, wird er sicher zum zweiten Mal geboren werden, vom Heiligen Geist getauft und sich ewigen Lebens erfreuen. (PUP p.225)





+9:1 #21

Ein Gebet von Abdu'l-Bahá

O Du mitleidvoller Gott! Schenke mir ein Herz, das wie ein Glas erleuchtet werde mit Deiner Liebe Licht, und verleihe mir Gedanken, die diese Welt durch die Ausgießungen himmlischer Gnade in einen Rosengarten verwandeln.

Du bist der Mitleidvolle, der Barmherzige. Du bist der große Wohltätige Gott. (GebetBuch Nr.122)





+10:1 #22
3. Kapitel
AUF DEM PFADE ZUR UNSTERBLICHKEIT

O Sohn der Liebe! Nur ein Schritt trennt dich von den herrlichen Höhen über dir und vom himmlischen Baum der Liebe. Tue diesen Schritt, und mit dem nächsten tritt ein in das Reich der Unsterblichkeit und der Ewigkeit Zelt. Alsdann lausche dem, was die Feder der Herrlichkeit offenbarte. (VW pers.7)

+10:2

O Sohn des Geistes! Von allem das Meistgeliebte ist Mir die Gerechtigkeit. Wende dich nicht ab von ihr, wenn du nach Mir verlangst, und vergiß sie nicht, damit Ich dir vertrauen kann. Mit ihrer Hilfe sollst du mit eigenen Augen sehen, nicht mit denen anderer, und durch eigene Erkenntnis Wissen erlangen, nicht durch die deines Nächsten. Bedenke im Herzen, wie du sein solltest. Wahrlich: Gerechtigkeit ist Meine Gabe und das Zeichen Meiner Gnade. So halte sie dir vor Augen. (VW ar.2)

+10:3

Unsere Pflicht in diesem erleuchteten Jahrhundert ist es daher, die Wesenszüge göttlicher Religion zu erforschen, nach den Wahrheiten, die die Einheit des Menschengeschlechts begründen, zu suchen und die Quelle von Verbundenheit und Verständigung zu finden, die die Menschheit in himmlischen Liebesbanden einen wird. (BWF p.229)

+10:4

Ich flehe zu Gott, daß das göttliche Licht, von dem im zwölften Kapitel des Johannesevangeliums die Rede ist, dir immer leuchten möge, damit du stets im Licht wandelst. Kurz ist dieses Menschenleben und neigt sich bald dem Ende zu. Daher muß man jeden Atemzug dieses Lebens schätzen und erstreben, was zu ewiger Seligkeit führt. (TAB p.206)

+10:5

O Sohn des Seins! Lege jeden Tag Rechenschaft vor dir ab, ehe du zur Rechenschaft gezogen wirst. Denn unangemeldet kommt der Tod, und dann mußt du deine Taten verantworten. (VW ar.3)

+10:6

Neues Leben durchpulst in dieser Zeit alle Völker der Erde, und doch hat keiner seine Ursache entdeckt und seinen Grund erkannt. Betrachte die Völker des Westens! Sieh, wie sie auf ihrer Jagd nach dem, was eitel und gemein ist, zahllose Leben geopfert haben und noch opfern, um diese Güter zu sichern und zu fördern ...

O Freunde! Vernachlässigt die Tugenden nicht, die euch verliehen wurden, noch versäumt eure hohe Bestimmung. Laßt eure Mühe nicht an den leeren Einbildungen scheitern, die manche Herzen ersonnen haben. (ÄL 96:2/3)

+10:7

Selig sind die Weisen, die den geraden Gottespfad erkennen und sich Seinem Reiche zuwenden. Selig sind die Fröhlichen und Aufrechten, deren Herzen im Wissen um den Allbarmherzigen erblühen und die Selbstverleugnung vor den rauhen Stürmen der Prüfungen und Sorgen schützt. Selig sind die Tapferen, deren Herzen die Macht des Tyrannen nicht schreckt. Selig sind die Einsichtigen, die Vergängliches von Ewigem zu unterscheiden wissen, die ihr Antlitz dem Unvergänglichen zuwenden und zu den Unsterblichen im Reich der Macht und Herrlichkeit zählen. (Baha'i-World I p.43)

+10:8

Wie erhaben, wie hochgeehrt ist ein Mensch, wenn er sich aufmacht, seinen Pflichten nachzukommen; wie erbärmlich und gemein ist er, wenn er seine Augen vor dem Wohlergehen der Gesellschaft verschließt und sein kostbares Leben damit vergeudet, selbstischen Interessen und persönlichem Nutzen nachzujagen! Der Mensch wird höchstes Glück erlangen und die Zeichen Gottes in der Welt und in der Menschenseele schauen, wenn er auf dem Schlachtroß hehren Bestrebens in die Kampfbahn der Kultur und der Gerechtigkeit prescht ...

Es ist ihnen noch nicht richtig eingegangen, daß des Menschen höchste Ehre und wahres Glück in der Selbstachtung liegt, in hohen Entschlüssen und edlen Vorsätzen, in der Unversehrtheit und Sittlichkeit der Person, in der Reinheit des Denkens. Stattdessen bilden sie sich ein, ihre Größe liege in der Anhäufung weltlicher Güter mit allen zu Gebote stehenden Mitteln ...

Wie kann er dieses makellose Gewand mit dem Kot selbstischer Begierden besudeln, wie kann er diese ewige Ehre gegen Schande tauschen? ...

Glück und Größe, Rang und Stufe, Freude und Frieden eines Menschen sind nicht in seinem persönlichen Reichtum, vielmehr in seinem hervorragenden Charakter, seinem hehren Entschluß, seiner umfassenden Bildung und seiner Fähigkeit, schwierige Probleme zu lösen, beschlossen. (GeheimnisKultur S.15/27/30f)

+10:9

Du fragst, ob durch das Erscheinen des Reiches Gottes jede Seele errettet wurde. Die Sonne der Wirklichkeit ist der ganzen Welt erschienen. Dieser Lichtschein ist Heil und Leben; doch nur, wer sein Auge der Wirklichkeit öffnet und dieses Licht sieht, wird errettet. (BWF p.389)





+11:1 #25

Vom Sinn und Zweck unseres Lebens

Ich bezeuge, o mein Gott, daß Du mich erschaffen hast, Dich zu erkennen und anzubeten. Ich bezeuge in diesem Augenblick meine Ohnmacht und Deine Macht, meine Armut und Deinen Reichtum. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Helfer in Gefahr, dem Selbstbestehenden. (GebetBuch Nr.1)

+11:2

Die Absicht Gottes bei der Erschaffung des Menschen war und wird immer sein, ihn zu befähigen, seinen Schöpfer zu erkennen und in Seine Gegenwart zu gelangen. Diesen höchsten Zweck, dieses erhabenste Ziel bezeugen alle himmlischen Bücher und die göttlich offenbarten, inhaltsschweren Schriften unzweideutig. (ÄL 29:1)

+11:3

Im Alten Testament heißt es: »Gott sprach: Lasset uns den Menschen machen, ein Bild, das uns gleich sei.« Dies zeigt, daß der Mensch Bild und Gleichnis Gottes ist, das heißt, Gottes Vollkommenheit, die göttlichen Tugenden sind in der menschlichen Wirklichkeit widergespiegelt, offenbart. Wie der Lichtglanz der Sonne von einem blanken Spiegel voll und leuchtend zurückgestrahlt wird, so strahlen auch die göttlichen Eigenschaften und Merkmale aus den Tiefen eines reinen Menschenherzens. Dies beweist, daß der Mensch das edelste Geschöpf Gottes ist ...

Laßt uns nun genauer untersuchen, auf welche Weise er ein Bild und Gleichnis Gottes ist und nach welchem Maß oder Kriterium er gemessen und gewertet werden kann. Dieser Maßstab können nur die göttlichen Tugenden sein, die in ihm offenbart sind. Jeder von göttlichen Eigenschaften beseelte Mensch, der himmlische Reinheit und Vollkommenheit widerspiegelt und vollkommene, lobenswerte Tugenden verkörpert, ist wahrlich ein Bild und Gleichnis Gottes. (PUP p.69f)

+11:4

Es heißt, daß der Mensch der höchste Vertreter Gottes ist; er ist das Buch der Schöpfung, weil alle Geheimnisse des Daseins in ihm beschlossen sind. Wenn er in den Schatten des wahren Erziehers tritt und richtig erzogen ist, wird er zum innersten Wesen der Wesen, zum Licht allen Lichts, zum Geist allen Geistes; er wird Mittelpunkt der göttlichen Erscheinungen, Quelle geistiger Eigenschaften, Aufgangsort himmlischen Lichtes und Empfänger göttlicher Eingebung. Ist er dieser Erziehung beraubt, wird er zur Offenbarung teuflischer Eigenschaften, zum Inbegriff tierischer Laster, zur Quelle aller finsteren Zustände. (FRAGEN S.229)

+11:5

O Heerschar des Lebens! Ost und West haben sich in der Anbetung verblichener Sterne vereinigt und sich im Gebet dunklen Horizonten zugewandt. Beide haben den weiten Grund der heiligen Gesetze Gottes völlig mißachtet und die inneren Werte und Kräfte Seiner Religion in Vergessenheit geraten lassen. Sie haben bestimmte Gebräuche und Sitten als unverrückbare Grundlage der göttlichen Religion betrachtet und sich darauf versteift. Sie haben sich eingebildet, den strahlenden Gipfel der Errungenschaften und des Wohlstands erreicht zu haben, während sie in Wahrheit in den tiefsten Tiefen der Achtlosigkeit versunken sind und sich der göttlichen Gnadengaben gänzlich beraubten.

Der Eckstein göttlicher Religion ist, göttliche Vollkommenheiten zu erlangen und Seine mannigfaltigen Gaben zu empfangen. Der wesentliche Zweck von Religion und Glaube ist, das innere Sein des Menschen durch die Ausgießungen himmlischer Gnade zu veredeln. Wird das nicht erreicht, so ist dies bitterer Verlust. Es ist die Qual des Höllenfeuers.

Alle Bahá'í müssen daher diese kostbare und lebenswichtige Angelegenheit in ihren Herzen bewegen, damit sie sich nicht wie die Angehörigen anderer Religionen mit dem Getön, dem Lärm, der Hohlheit religiöser Dogmen zufriedengeben. Sie sollen in jeder Lebenslage ein Beispiel der Eigenschaften und Tugenden geben, die aus Gott geboren sind, und sollten bemüht sein, sich durch eine gute Lebensweise auszuzeichnen. Ihren Anspruch, Bahá'í zu sein, sollten sie durch Taten und nicht durch den Namen rechtfertigen. Ein wahrer Bahá'í strebt Tag und Nacht danach, auf dem Pfade menschlicher Vervollkommnung voranzuschreiten. Sein sehnlichster Wunsch ist, so zu leben und so zu handeln, daß die Welt durch ihn bereichert und erleuchtet wird. Der Quell seiner Eingebung ist der Wesenskern göttlicher Tugend. Sein Lebensziel ist es, sich so zu verhalten, daß er dauernden Fortschritt bewirkt. Erst wenn der Mensch solche vollkommenen Gaben erworben hat, kann er als wahrer Bahá'í gelten. Denn in dieser heiligen Sendung, der krönenden Herrlichkeit vergangener Zeitalter und Zyklen, ist wahrer Glaube nicht die bloße Anerkennung der Einheit Gottes, sondern ein Leben, das alle Vollkommenheiten und Tugenden offenbart, die sich aus einer solchen Überzeugung ergeben. (Baha'i-World I p.12)





+12:1

Ein Gebet von Abdu'l-Bahá

O Herr, ich habe mein Angesicht Deinem Reich der Einheit zugewandt und lasse micht versinken im Meere Deiner Gnade. O Herr, erleuchte mein Auge mit Deinem Licht in dieser dunklen Nacht und beglücke mich mit dem Wein Deiner Liebe in dieser wunderbaren Zeit. O Herr, lasse mich Deinen Ruf hören und öffne vor meinem Angesicht die Tore Deines Himmels, damit ich das Licht Deiner Herrlichkeit schaue und hingezogen werde zu Deiner Schönheit.

Wahrlich, Du bist der Geber, der Großmütige, der Barmherzige, der Verzeihende. (GebetBuch Nr.157)





+13:1 #28
4. Kapitel
GEBET UND MEDITATION

Die Wohltat des Gebetes

Nun zu deiner Frage: "Warum beten? Was ist der Sinn des Gebets, denn Gott hat ja alles so eingerichtet, lenkt alle Dinge nach bester Ordnung, teilt allem sein gebührendes Maß zu und stellt jedes Ding an den Platz, an den es am besten paßt - was ist also der Sinn des Bittens, Flehens, die Wünsche darzulegen und Hilfe zu suchen?" Wisse, daß es sich für den Schwachen ziemt, sich an den Starken zu halten, und daß der Sucher nach Gnade den Herrlichen, den Freigebigen, darum bitten soll. Wer zu seinem Herrn fleht, an Ihn sich wendet und Gnade aus Seinem Meere sucht, der bringt Licht in sein Herz, Erleuchtung in sein Schauen, Leben in seine Seele und sein Wesen wird erhaben.

Beachte, wie dein Herz erquickt wird, wenn du zu Gott flehst und sprichst: »Dein Name ist meine Heilung«, wie da deine Seele durch den Geist der Liebe Gottes entzückt wird, dein Gemüt zum Reiche Gottes sich hingezogen fühlt! Durch diese Anziehung wachsen deine geistigen Anlagen und Fähigkeiten. Wenn das Gefäß vergrößert wird, nimmt das Wasser darin zu, wenn der Durst sich steigert, empfindet der Mensch die Wolke und ihren Segen als angenehm. Dies ist das Geheimnis des Bittens, die Weisheit im Aussprechen der Wünsche. (Esslemont S.113 , s.a. Macht des Gebetes S.19)

+13:2

O du geistiger Freund! Du hast nach der Weisheit des Gebetes gefragt. Wisse, daß das Gebet eine unerläßliche Pflicht ist und daß der Mensch unter keinem Vorwand davon entbunden werden kann, es sei denn, er ist geistig krank oder ein unüberwindliches Hindernis tritt auf.

Die Weisheit des Gebetes besteht darin, daß es eine Verbindung zwischen dem Diener und dem Einen Wahren schafft, denn im Gebet wendet der Mensch sein Antlitz mit ganzem Herzen und mit ganzer Seele der Erhabenheit des Allmächtigen zu, sucht Seine Gemeinschaft und sehnt sich nach Seiner Liebe und Barmherzigkeit. Das größte Glück eines Liebenden ist, mit seinem Geliebten verbunden zu sein, und das größte Geschenk für den Sucher ist, mit dem Ziel seiner Sehnsucht vertraut zu werden. Darum ist die größte Hoffnung jeder vom Reich Gottes angezogenen Seele, eine Gelegenheit zu finden, am Meer Seiner Äußerung, Güte und Freigebigkeit zu bitten und zu flehen.

Überdies macht Beten und Fasten wachsam und achtsam und führt zu Schutz und Bewahrung vor Prüfungen. (TAB p.683f)

+13:3

Euer Antlitz sei erleuchtet vom Glanz des Flehens und Rufens zu Gott. (TAB p.3)

+13:4

Wisse, daß jedes Haus, in dem man Gott preist, zu Ihm betet und Sein Reich verkündet, ein Garten Gottes und ein Paradies der Glückseligkeit ist. (TAB p.69)





+14:1 #29

Wie wir beten sollen

Wer an diesem Tage seine Lippen öffnet und den Namen seines Herrn erwähnt, auf den werden die Scharen göttlicher Eingebung aus dem Himmel Meines Namens, der Allwissende, der Allweise, herabkommen. Zu ihm wird auch die Versammlung der Höhe herabsteigen, und jeder aus ihr wird einen Kelch reinen Lichtes vorantragen. So wurde es vorherbestimmt im Reiche der Offenbarung Gottes ... (ÄL 129:3)

+14:2

Wisse, daß dir in diesem Leben nichts nützt außer Flehen und Rufen zu Gott, Dienst in Seinem Weinberg und Verharren in Seinem Dienst mit einem Herzen voller Liebe. (TAB p.98)

+14:3

Gesegnet ist der Mensch, der auf den Schwingen der Sehnsucht Gott, dem Herrn am Tag des Gerichts, entgegenschwebt. (WOLF S.90)

+14:4

Setze alle Hoffnung auf Gott und halte beharrlich fest an Seiner unerschöpflichen Barmherzigkeit. (ÄL 153:1)

+14:5

O Sohn des Lichtes! Vergiß alles außer Mir und werde vertraut mit Meinem Geiste. Dies gehört zum Wesen Meiner Gebote, darum halte dich daran. (ar.16)

+14:6

Wendet euer Angesicht von der Betrachtung eures vergänglichen Ichs ab und heftet den Blick auf das ewige Leuchten. Dann werden eure Seelen in vollem Maße die göttliche Kraft des Geistes und die Segnungen der unendlichen Güte empfangen. (PARIS S.133)

+14:7

O Sohn des Geistes! Erbitte nicht von Mir, was Wir nicht für dich wünschen. Sei darum zufrieden mit dem, was Wir für dich bestimmt haben, denn das ist, was dir nützt, wenn du dich damit begnügst. (ar.18)

+14:8

Vertraue dich Gott an. Gib deinen Willen auf und wähle Gottes Willen. Entsage deinem Begehren und halte dich an das, was Gott wünscht. (TAB p.89)

+14:9

Der Geist, der des Menschen Herz belebt, ist die Erkenntnis Gottes, und sein wahrer Schmuck ist die Anerkennung der Wahrheit, daß »Er tut, was Er will, und verordnet, was Ihm gefällt«. (ÄL 134:3)

+14:10

Nähere dich Gott und verharre in der Gemeinschaft mit deinem Herrn (oder im Gebet zu Ihm), damit das Feuer der Gottesliebe leuchtender im Herzen glühe, seine Glut stärker wachse und es erwärme und sein Hall die Himmlischen Heerscharen erreiche. (TAB p.639)

+14:11

O du, der du zum Königreiche schreitest! Strebe Tag für Tag danach, in deiner Sehnsucht und Hingabe zu wachsen, damit du öfter die Haltung des Flehens und Betens erreichst. (TAB p.522)

+14:12

Dir danke ich, o Du, der Du Dein Feuer in meiner Seele entfachtest und mit Deines Lichtes Strahlen mir ins Herz trafst, daß Du Deine Diener lehrtest, wie sie Deiner gedenken, daß Du ihnen offenbartest, auf welche Weise sie zu Dir beten können: durch Deine hehre, hochheilige Zunge, Dein erhabenstes, kostbares Wort. Wer könnte, wenn Du ihn nicht ließest, Deine Macht und Deine Größe preisen? Welcher Mensch könnte, hättest Du sie ihm nicht gewiesen, die Wege Deines Wohlgefallens finden im Reiche Deiner Schöpfung? (GM 176)





+15:1 #32

Ein Gebet Abdu'l-Bahás

O Herr, mein Gott, Du mein Hafen in meinem Elend, mein Schild und Schirm in meinem Leid, meine Zuflucht und Freistatt zur Zeit der Not, mein Gefährte in der Einsamkeit! Du mein Trost in meiner Qual, mein liebevoller Freund in meiner Verlassenheit! Du Tilger meiner Sorgenpein, Du Vergeber meiner Sünden!

Dir wende ich mich ganz und gar zu, Dich flehe ich inbrünstig an von ganzem Herzen, aus ganzer Seele und mit ganzer Zunge, bewahre mich vor allem, was Deinem Willen in diesem Zyklus Deiner göttlichen Einheit zuwider ist, und läutere mich von aller Befleckung, die mich hindert, rein und makellos den Schatten des Baumes Deiner Gnade aufzusuchen.

Herr, erbarme Dich des Schwachen, heile den Kranken, lösche den brennenden Durst.

Erheitere das Herz, darin das Feuer Deiner Liebe glimmt; laß es erglühen in der Flamme Deiner himmlischen Liebe und Deines Geistes.

Schmücke die Tempel göttlicher Einheit mit dem Gewande der Heiligkeit und setze mir die Krone Deines Wohlgefallens aufs Haupt.

Erleuchte mein Antlitz mit den Sonnenstrahlen Deiner Großmut und hilf mir gnädiglich im Dienst an Deiner heiligen Schwelle.

Gib, daß mein Herz überfließe aus Liebe zu Deinen Geschöpfen! Laß mich zum Zeichen Deines Erbarmens, zum Zeugnis Deiner Gnade, zum Förderer der Eintracht unter Deinen Geliebten werden! Laß mich Dir ergeben sein, Dein Gedenken auf meinen Lippen, selbstvergessen und allezeit eingedenk, was Dir gebührt.

O Gott, mein Gott! Halte die sanften Winde Deiner Verzeihung und Deiner Gnade nicht von mir ab. Beraube mich nicht der Quellen Deiner Hilfe und Gunst.

Herberge mich im Schatten Deiner schützenden Schwingen und lasse Dein allbeschirmendes Auge auf mir ruhen.

Löse meine Zunge, daß ich Deinen Namen vor Deinem Volk preise, daß sich meine Stimme in großen Versammlungen erhebe und die Flut Deines Lobpreises meinen Lippen entströme.

Du bist wahrhaftig der Gnädige, der Verherrlichte, der Machtvolle, der Allmächtige. (Gebete Nr.79)





+17:1 #33

Zwei Gebete des Báb

Gibt es einen Befreier von Schwierigkeiten außer Gott? Sprich: Gelobt sei Gott! Er ist Gott ! Alle sind Seine Diener und alle stehen unter Seinem Befehl. (Gebete Nr.66)

+17:2

Sprich: Gott genügt allen Dingen über alle Dinge hinaus, und nichts in den Himmeln, auf Erden oder dazwischen kann genügen außer Gott, deinem Herrn. Wahrlich, Er ist der Wissende, der Erhalter, der Allmächtige. (Gebete Nr.47)





+18:1 #33

Warum wir beten sollen

Kummer und Sorge überkommen uns nicht zufällig, sie werden uns vielmehr durch die göttliche Gnade zu unserer eigenen Vervollkommnung gesandt.

Solange ein Mensch glücklich ist, mag er wohl Gott vergessen, doch wenn ihn Kummer ankommt und Sorge überwältigt, wird er sich des Vaters, der im Himmel ist und ihn aus seiner Erniedrigung zu befreien vermag, erinnern. (PARIS S.36)

+18:2

Strebe, flehe und bete zu Gott, daß deine Festigkeit, deine Standhaftigkeit Tag für Tag wachse und dein Angesicht strahle durch das Licht der Führung. (TAB p.168)

+18:3

Bittet Gott, daß Er euch in der göttlichen Tugend stärke, damit ihr in der Welt wie Engel und Flammenzeichen werdet und allen, die begreifenden Herzens sind, die Geheimnisse des Himmelreiches auftut. (PARIS S.45)

+18:4

Vergiß alles außer Gott, halte Gemeinschaft mit Ihm, flehe und bete zu Ihm, daß Er dich über die irdischen Dinge siegen lasse, durchdrungen von der Gnadenfülle des Königreiches, im Gedenken an den Namen deines Herrn, gelöst von allem außer Ihm und erfüllt von den geistigen Eigenschaften der Heiligen ... Dann wird deine Rede die Herzen ergreifen. (TAB p.247)

+18:5

Tag und Nacht bete ich für euch zum Himmel, daß ihr Kraft besitzen, daß ihr allesamt an den Segnungen Bahá'u'lláhs teilhaben und in das Himmelreich gelangen möget.

Ich flehe, daß ihr wie neue, vom göttlichen Licht erleuchtete Wesen und wie strahlende Lampen werdet, und daß sich von einem Ende Europas bis zum anderen die Erkenntnis der Liebe Gottes breite.

Möge diese grenzenlose Liebe eure Herzen und Sinne so erfüllen, daß in ihnen keine Traurigkeit mehr Raum hat ...

Möchten sich eure Augen öffnen, um die Zeichen des Reiches Gottes zu erblicken, und eure Ohren offen sein, damit ihr mit vollkommenem Verständnis die himmlische Verkündigung hört, die mitten unter euch laut ist.

Möchten eure Seelen Hilfe und Trost empfangen und, so gestärkt, befähigt werden, im Einklang mit den Lehren Bahá'u'lláhs zu leben.

Ich bitte flehentlich für jeden und alle, daß ihr wie Flammen der Liebe in der Welt sein möget und daß die Helligkeit eures Lichts und die Wärme eurer Zuneigung zum Herzen eines jeden traurigen und bekümmerten Gotteskindes finden. (PARIS S.73f)

+18:6

So laß denn, o mein Gott und mein Geliebter, von der rechten Hand Deines Erbarmens und Deiner Gnade die heiligen Winde Deiner Gunst wehen, damit sie mich von meinem Selbst und der Welt fortziehen, hin zu den Höfen Deiner Nähe und Deiner Gegenwart. Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt. (GebetBuch 234:4)





+19:1 #35

Erhörung des Gebetes

Du hast gefragt, ob die Behandlung und Heilung der Christlichen Wissenschaft meinen Beifall finde. Der Geist hat Einfluß, das Gebet hat geistige Wirkung. Darum beten wir: »O Gott, heile diesen Kranken!« Vielleicht wird Gott uns erhören. Ist es von Bedeutung, wer betet? Gott wird das Gebet jedes Dieners beantworten, wenn das Gebet inständig ist. Seine Gnade ist weit, unbegrenzt. Er erhört die Gebete aller Seiner Diener. Er erhört das Gebet dieser Pflanze. Die Pflanze betet gemäß ihrer Natur: »O Gott, sende mir Regen!« Gott erhört das Gebet, und die Pflanze wächst. Gott erhört jeden. Er erhört Gebete, wie es Ihm beliebt ...

Haben wir nicht möglicherweise schon um den benötigten Segen gebetet, ehe wir erschaffen wurden? Als wir in diese Welt kamen, sahen wir nicht unsere Gebete erhört? Fanden wir nicht Mutter, Vater, Nahrung, Licht, Heim und jede andere notwendige Segnung, obwohl wir nicht ausdrücklich um sie gebeten hatten? Es ist ganz natürlich, daß uns Gott gibt, wenn wir Ihn darum bitten. Seine Barmherzigkeit ist allumfassend.

Aber wir bitten um Dinge, die die göttliche Weisheit nicht für uns wünscht, und dann wird unser Gebet nicht erhört ... Wir beten: »O Gott, mache mich reich!« Wenn dieses Gebet allgemein erhört würde, würden die menschlichen Angelegenheiten zum Stillstand kommen. Niemand wäre mehr da, auf der Straße zu arbeiten, niemand, den Boden zu pflügen, niemand zu bauen, niemand die Züge rollen zu lassen ... Die Dinge der Welt würden in Unordnung geraten, Kräfte gelähmt und Fortschritt verhindert werden. Was immer wir jedoch im Eiklang mit der göttlichen Weisheit erbitten, wird Gott erhören ...

Zum Beispiel mag ein sehr schwacher Kranker den Arzt bitten, ihm eine Nahrung zu geben, die für sein Leben und für seinen Zustand bestimmt gefährlich wäre. Er mag vielleicht um einen Braten bitten. Der Arzt ist gütig und weise. Er weiß, daß dies für seinen Kranken gefährlich wäre, und darum verweigert er es ihm. Der Arzt ist barmherzig, der Kranke unwissend. Durch die Güte des Arztes wird der Kranke wieder gesund und sein Leben gerettet. Dennoch mag der Kranke jammern, daß der Arzt nicht gütig und tüchtig sei, weil er ablehnt, seine Bitte zu erfüllen.

Gott ist barmherzig. In Seiner Gnade erhört Er die Gebete aller Seiner Diener, wenn es nach Seiner höchsten Weisheit notwendig ist. (PUP p.246)

+19:2

Ein Diener nähert sich Mir im Gebet, bis Ich ihm Antwort gewähre, und wenn Ich ihm Antwort gewährt habe, dann werde Ich das Ohr, womit er hört. (myst.Vers aus 7 Thäler S.42)

+19:3

Dich preise ich, o mein Gott, denn Du erwecktest mich aus dem Schlafe, Du ließest mich zurückkehren aus meinem Fernsein und wieder aufstehen aus meinem Schlummer. Beim Erwachen habe ich heute morgen mein Angesicht dem Sonnenglanz Deiner Offenbarung, der die Himmel Deiner Macht und Majestät erleuchtet, zugewandt. Ich bekenne mich zu Deinen Zeichen, ich glaube an Dein Buch und halte mich fest an Deinem Seile.

Ich bitte Dich bei der Macht Deines Willens und der bezwingenden Kraft Deines Ratschlusses, mache was Du mir im Schlafe offenbartest, zum sicheren Baugrund für die Wohnstätten Deiner Liebe in den Herzen Deiner Geliebten und zum vortrefflichsten Werkzeug für die Offenbarung der Zeichen Deiner Huld und Gnade.

Verordne durch Deine erhabenste Feder für mich, o mein Herr, was in dieser und in der zukünftigen Welt gut für mich ist. Ich bezeuge, daß Du aller Dinge Zügel fest im Griff hältst. Du änderst sie, wie es Dir gefällt. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Starken, dem Getreuen.

Du bist es, der durch Seinen Befehl Erniedrigung in Herrlichkeit, Schwäche in Kraft, Ohnmacht in Macht, Furcht in Ruhe und Zweifel in Gewißheit wandelt. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem Mächtigen, dem Wohltätigen.

Du enttäuschest keinen, der Dich sucht, und hältst keinen zurück, der nach Dir sich sehnt. So bestimme denn für mich, was dem Himmel Deiner Freigebigkeit und dem Meere Deiner Großmut entspricht. Du bist wahrlich der Allmächtige, der Allgewaltige. (GebetBuch Nr.154)

+19:4

Strebet darum, daß eure Taten tagtäglich wundervolle Gebete seien. Wendet euch zu Gott und versuchet immer zu tun, was recht und edel ist. (PARIS S.61)





+20:1 #38

Wann sollen wir beten?

Zu Mitternacht und im Morgengrauen flehe demütig zu Gott, bete zu Ihm und rufe Ihn an. Sei demütig und Gott ergeben und singe morgens und abends Verse des Dankes ... (Baha'i World Faith p.359)

+20:2

In der Morgenfrühe eines jeden Tages sollte er sich Gott zuwenden und mit ganzer Seele bei der Suche nach seinem Geliebten bleiben. (ÄL 125:3)

+20:3

Wenn wir Gott am Morgen und Abend anflehen, so führt dies zur Freude des Herzens. Das Gebet bringt Vergeistigung und himmlische Düfte. Du sollst darin unbedingt fortfahren. (TAB p.186)

+20:4

Vertraue auf die Gunst Deines Herrn, flehe zu Ihm und bitte Ihn um Mitternacht und am frühen Morgen, wie ein Bedürftiger und Gefangener bittet. Es ist deine Pflicht, dich dem Reiche Gottes zuzuwenden und immer zu beten, zu flehen und zu rufen. Auf diesem Wege wird deine Seele zum Gipfel der Gottesgaben emporsteigen. (TAB p.694f)





+21:1 #39

Gebet für andere

In diesen vom Kriege heimgesuchten Ländern gibt es heute wohl kaum ein Haus, in dem man nicht bitterlich weinen hört, ist schwerlich ein Heim zu finden, das von der grausamen Hand des Krieges nicht berührt ist.

Ach, wir sehen auf allen Seiten, wie grausam, vorurteilsvoll und ungerecht der Mensch ist, wie schwerfällig im Glauben und im Gehorsam gegenüber Seinen Geboten! ...

Warum ist der Mensch so hartherzig? Das kommt daher, daß er Gott noch nicht kennt. Würde er Gott erkennen, so könnte er Seinen Geboten nicht geradezu entgegen handeln. Wäre er geistig gesonnen, so könnte er sich nicht so verhalten. Hätte man nur den Geboten und Belehrungen der Propheten Gottes geglaubt, sie begriffen und danach gehandelt, so würde das Angesicht der Erde nicht länger durch Krieg verdunkelt werden.

Beherrschte der Mensch auch nur die Anfangsgründe der Gerechtigkeit, so könnten die Dinge nicht so liegen.

Darum sage ich euch: Betet und wendet euer Angesicht zu Gott, damit Er in Seinem unendlichen Mitleid und Erbarmen diesen Fehlgeleiteten helfe und beistehe. Betet, daß Er ihnen geistiges Verständnis schenke und sie Duldsamkeit und Barmherzigkeit lehre, auf daß sich das Auge ihres Gemütes öffne und sie mit der Gabe des Geistes ausgestattet werden ...

Ich bitte euch alle inständig, mit Herz und Seele zu beten, daß sich dies erfülle. (PARIS S.90f)

+21:2

Aus ganzem Herzen sollte er die Gesellschaft der Übeltäter meiden und um Vergebung ihrer Sünden beten. (ÄL 125:3)

+21:3

Bete daß der Boshafte gut und der Schwache stark werde. (TAB p.277)

+21:4

Denke eine Weile nach und erwäge, wie sich die Geliebten Gottes zu verhalten haben und zu welchen Höhen sie sich aufschwingen müssen! Bitte allezeit deinen Herrn, den Gott des Erbarmens, daß Er ihnen helfe, Seinen Willen zu tun. Er, wahrlich, ist der Machtvollste der Allherrliche der Allwissende. (ÄL 115:8)

+21:5

O Dienerin Gottes! Flehe und bete immer für 'Abdu'l-Bahá und erbitte für ihn Gottes Bestätigung und Beistand; denn aufrichtig liebe ich die Gebete der Dienerinnen Gottes und ihr Bitten um den Segen Gottes für diesen Diener.

Ich bat Gott, alles Gute für dich zu verordnen, weil du für 'Abdu'l-Bahá gebetet hast. (TAB p.113)

+21:6

Richtet einen geistigen Versammlungsort ein, von dem der Weihrauch der Heiligkeit und Reinheit zu Gott aufsteigt, versammelt euch dort in geistigem Wohlgeruch und preist feierlich den Namen eures Herrn Tag und Nacht. (TAB p.661)

+21:7

Flehen und Beten für andere wird sicherlich Wirkung haben. Wenn die Herzen vereint, die Antlitze dem Königreich Abhá zugewandt sind, werden sie sicherlich Erleuchtung finden. (Star of West VIII p.47)

+21:8

Wie der menschliche Geist nach Ablegen dieser stofflichen Gestalt ewiges Leben hat, ist zweifellos alles Erschaffene fähig, Fortschritte zu machen. Es ist darum erlaubt, für einen Verstorbenen um Fortschritt und Vergebung, Erbarmen, Gnade und Segen zu bitten, weil Dasein des Fortschritts fähig ist. Deshalb wird in den Gebeten Bahá'u'lláhs für die Verstorbenen Verzeihung und Vergebung der Sünden erfleht. Wie die Menschen in dieser Welt Gottes bedürfen, so bedürfen sie Seiner auch in der anderen Welt. Die Geschöpfe brauchen Gott immerdar, Er aber ist völlig unabhängig, ob in dieser Welt oder in der künkigen.

Der Reichtum der anderen Welt ist die Gottnähe. Folglich ist gewiß, daß die dem göttlichen Hof Nahen, Fürsprache einlegen dürfen, und Gott billigt diese Fürsprache. Aber Fürbitte in der anderen Welt ist nicht gleich der Fürbitte in dieser Welt, sie ist etwas anderes, eine andere Wirklichkeit, die nicht in Worten ausgedrückt werden kann. (FRAGEN Kap.62:2-3)





+22:1 #41

Dankbarkeit und Loslösung

Seid ihr euch bewußt, wieviel Dank ihr Gott für Seine Segnungen schuldet? Wolltet ihr Ihm tausendmal mit jedem Atemzug danken, so wäre es nicht genug; denn Gott hat euch erschaffen und erzogen. Er hat euch vor aller Trübsal bewahrt und alle Gaben und Geschenke für euch bereitet. Bedenkt, welch gütiger Vater Er ist ... Er gab uns einen guten Vater und eine mitfühlende Mutter ... erfrischendes Wasser, sanfte Winde und den Sonnenschein über unseren Häuptern. Kurz, Er versah uns mit allem Lebensnotwendigen, obwohl wir um keine dieser großen Gaben baten ... Er erschuf uns in diesem leuchtenden Jahrhundert, einem Jahrhundert, das alle heiligen Seelen vergangener Zeiten sehnsüchtig erwarteten ... Die Geschichtsphilosophen stimmen darin überein, daß dieses Jahrhundert hundert Jahrhunderten der Vergangenheit gleichkommt. Dies ist von jedem Standpunkt her wahr. Dies ist das Jahrhundert der Wissenschaft, der Erfindungen, Entdeckungen, umfassender Gesetze. Dies ist das Jahrhundert der Offenbarung der Geheimnisse Gottes ... Darum müßt ihr Gott danken und Ihn verherrlichen, daß ihr in diesem Zeitalter geboren seid. Mehr noch: Ihr habt den Ruf Bahá'u'lláhs gehört ... Ihr schliefet und seid erwacht. Eure Ohren lauschen, eure Herzen haben die Kunde empfangen. Ihr habt die Liebe Gottes erlangt. Ihr habt die Erkenntnis Gottes gewonnen. Dies ist die größte Gabe Gottes ... Ihr müßt den Wert dieser Gnade hoch schätzen und eure Zeit verbringen, des Wahren zu gedenken und Ihm zu danken. Ihr müßt in größter Freude leben. Wenn Not und Schicksalsschläge euer Leben bedrängen, wenn euer Herz aus Sorge um Gesundheit, Lebensunterhalt und Beruf niedergedrückt ist, so laßt solche Dinge euch nicht berühren. Sie sollten euch nicht unglücklich machen; denn Bahá'u'lláh hat euch göttliche Glückseligkeit gebracht ... Danket Gott unaufhörlich, damit Seine Bestätigungen euch alle umschließen. (PUP p.187f)

+22:2

Sei glücklich und zufrieden und erhebe dich, Gott zu danken, damit Dank die Güte mehre. (TAB p.483)

+22:3

Danke dem gütigen Vater ... daß die Welt der Schöpfung und das Herz des Weltalls in Seiner Barmherzigkeit Trost fanden. (TAB p.426)

+22:4

Denke darüber nach: Welche Güte und Gunst ist es, daß die Weltweisen und die Gelehrten unter den Menschen die Wahrheit nicht zu fassen vermögen, die kleinen Kinder des Königreiches sie aber erkannten, im Schatten des Lebensbaumes rasten und ruhen, gestützt von ewiger, immerwährender Gabe. (TAB p.484)

+22:5

Sei Gott dankbar dafür, daß Er dir die Kraft gab, Seiner Sache zu helfen, daß Er die Blumen des Wissens und Verstehens im Garten deines Herzens aufblühen ließ. So hat Seine Gnade dich umgeben und die ganze Schöpfung umschlossen. Hüte dich davor, daß du dich durch irgend etwas betrüben lassest. (ÄL 139:4)

+22:6

O Sohn des Seins! Erwähne Mich auf Meiner Erde, damit Ich deiner in Meinem Himmel gedenke. So werden Meine Augen und deine Augen erquickt. (ar.43)

+22:7

Ich preise Dich, o mein Gott, daß der Duft Deiner Güte mich entzückte, daß der sanfte Hauch Deiner Barmherzigkeit mich Deiner Gnadenfülle zuneigte. (GM 150)

+22:8

Ruhm sei Dir, o mein Gott! Die Gewalt Deiner Macht ist mir Zeuge! Hörten Deiner Güte heiliger Hauch und Deiner Gnadenfülle Odem auch nur einen Augenblick oder kürzer auf, über alles Erschaffene zu wehen, die ganze Schöpfung, kein Zweifel, ginge zugrunde und alles im Himmel und auf Erden würde gänzlich zu Nichts. Verherrlicht seien darum die wunderbaren Beweise Deiner überragenden Gewalt! Verherrlicht das Walten Deiner erhabenen Macht! Verherrlicht die Majestät Deiner allumfassenden Größe und Deines Willens belebender Ansporn. (GM 58)

+22:9

Erhaben bist Du über meinen Lobpreis und den Lobpreis jedes anderen neben mir und über die Beschreibung aller, die im Himmel und auf Erden sind. (Gebete 2:4)

+22:10

Verherrlicht sei Dein Name, o mein Gott, denn Du hast den Tag offenbart, der der König aller Tage ist, den Tag, den Du Deinen Auserkorenen und Deinen Propheten auf Deinen höchst erhabenen Tafeln angekündigt, den Tag, da Du den herrlichen Glanz all Deiner Namen auf alles Erschaffene ergossen. (Gebete 202)

+22:11

Singe die Verse Gottes, o mein Diener, die du empfangen hast, wie jene sie singen, die Ihm nahe sind, damit die Süße deiner Weise deine eigene Seele entflamme und die Herzen aller Menschen anziehe. Wer zurückgezogen in seiner Kammer die von Gott offenbarten Verse spricht, wird erfahren, wie die Engel des Allmächtigen den Duft der Worte, die sein Mund ausspricht, überallhin verbreiten und das Herz jedes rechtschaffenen Menschen höher schlagen lassen. Mag er sich auch zunächst dieser Wirkung nicht bewußt werden, muß doch die Kraft der ihm gewährten Gnade früher oder später ihren Einfluß auf seine Seele üben. (ÄL 136:11)





+23:1 #44

Die Dankbarkeit Bahá'u'lláhs

Verherrlicht bist Du, o mein Gott! Du weißt, daß mein einziges Ziel, als ich Deine Sache offenbarte, war, Dich und nicht mich zu offenbaren, Deine Herrlichkeit, nicht meine kundzutun. Auf Deinem Pfade, um Dein Wohlgefallen zu erlangen, habe ich Ruhe, Freude, Vergnügen verschmäht. Allezeit, in allen Lebenslagen war mein Blick auf Deine Gebote gerichtet, waren meine Augen dem zugewandt, was Du mir auf Deinen Tafeln zu beachten befahlst. Jeden Morgen wachte ich dem Lichte Deines Lobpreises und Deines Gedenkens entgegen, und jeden Abend war mir Deiner Barmherzigkeit Duft zu atmen beschieden. (GM 65)

+23:2

Wann immer ich meine Augen zu Deinem Himmel erhebe, gedenke ich Deiner Hoheit, Deiner Erhabenheit, Deiner unvergleichlichen Herrlichkeit und Größe. Wende ich den Blick zu Deiner Erde, erkenne ich die Beweise Deiner Macht und die Zeichen Deiner Güte. Und blicke ich auf das Meer, so spricht es zu mir von Deiner Majestät, von der Gewalt Deiner Macht, von Deiner erhabenen Herrschaft und Deiner Pracht. Und immer wenn ich die Berge betrachte, entdecke ich die Zeichen Deines Sieges und die Banner Deiner Allmacht. (GM 176)

+23:3

Jede Trübsal, die mich auf Deinem Wege befiel, mehrte meine Freude, steigerte meine Fröhlichkeit. Ich schwöre bei Dir, o Du König der Könige! Kein König der Erde hat die Macht, mich zu hindern, Deiner zu gedenken und Deine Tugenden zu preisen. (GM 65)

+23:4

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er die Schritte der Eigensinnigen zum strahlenden Morgenlicht Deiner Führung lenkt ...

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er die Kranken den Wassern Deiner Heilung nahen läßt und den Dir Fernen hilft, sich dem Lebensquell Deiner Gegenwart zuzuwenden ...

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er alles aufrüttelt, Dich zu rühmen und Dein Wesen zu preisen, daß er die Zungen aller Geschöpfe löst, Deine höchste Schönheit zu verherrlichen ...

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er den verdorrten Baum durch die heiligen Düfte Deiner Gunst gute Früchte tragen läßt und die Leiber aller Geschöpfe durch die sanften Winde Deiner überirdischen Gnade neu belebt ...

Mein Dank an Dich ist so groß, Dich zu bewegen, alle Sünden und Übertretungen zu vergeben, die Nöte der Völker aller Religionen zu stillen und den süßen Duft der Gnade über die ganze Schöpfung wehen zu lassen ...

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er die Wünsche aller, die Dich suchen, erfüllt und die Ziele derer verwirklicht, die Dich erkannt haben.

Mein Dank an Dich ist so groß, daß er aus den Menschenherzen alle Vorstellungen von Begrenzung löscht und ihnen die Zeichen Deiner Einheit einprägt. (GM 184)





+24:1 #46

Meditation und das offenbarte Wort Gottes

Eine Stunde Nachdenkens ist mehr wert als siebzig Jahre frommer Andacht. (IQAN S.157)

+24:2

Durch die Fähigkeit der Meditation erwirbt der Mensch ewiges Leben, durch sie erreicht ihn der Odem des Heiligen Geistes - die Segnung des Heiligen Geistes wird ihm durch Überlegung und Meditation gegeben.

Der Menschengeist erhält Kenntnisse und neue Kraft durch die Meditation. Durch sie werden Dinge, von denen der Mensch nichts wußte, vor seinen Augen ausgebreitet. Durch sie empfängt er göttliche Eingebung, durch sie erhält er himmlische Nahrung.

Meditation ist der Schlüssel zu den Toren der Geheimnisse. In diesem Zustand löst sich der Mensch von sich selbst; er zieht sich in diesem Zustand zurück von allen Dingen der Außenwelt. In dieser subjektiven Verfassung taucht er ein in das Meer geistigen Lebens und kann die Geheimnisse der Dinge an sich enthüllen. Um dies zu veranschaulichen, denke man sich den Menschen mit zweierlei Sehvermögen ausgestattet: Wenn die innere Sehkraft angewendet wird, sieht das äußere Auge nicht.

Die Fähigkeit des Meditierens befreit den Menschen von seiner tierischen Natur, läßt ihn die Wirklichkeit der Dinge deutlich sehen und bringt ihn in Verbindung mit Gott.

Diese Fähigkeit bringt Künste und Wissenschaften aus dem Bereich des Unsichtbaren hervor. Erfindungen werden durch sie ermöglicht, gewaltige Unternehmungen ins Leben gerufen. Durch sie können Regierungen reibungslos arbeiten. Durch diese Fähigkeit betritt der Mensch das Reich Gottes.

Und doch sind manche Gedanken ohne Nutzen für den Menschen, sie bewegen sich wie die Wellen des Meeres ohne Ergebnis.

Wird aber die Fähigkeit der Meditation von innerem Licht durchdrungen und mit göttlichen Eigenschaften gekennzeichnet, werden die Ergebnisse bestätigt.

Die Fähigkeit der Meditation gleicht einem Spiegel: Stellt man ihn vor irdische Dinge, wird er diese widerspiegeln. Wenn der menschliche Geist also über irdische Dinge nachsinnt, wird er von diesen Kenntnisse erhalten.

Wendet ihr aber den Spiegel eures Geistes himmelwärts, werden himmlische Bildnisse und die Strahlen der Sonne der Wirklichkeit in eurem Herzen widergespiegelt und ihr werdet die Tugenden des Himmelreiches erlangen. Laßt uns deshalb diese Fähigkeit richtig lenken, sie der himmlischen Sonne und nicht irdischen Dingen zuwenden, damit wir die Geheimnisse des Königreiches entdecken und die Gleichnisse der Bibel sowie die Mysterien des Geistes verstehen. (PARIS S.174f + Macht des Gebetes S.17f)

+24:3

Ich hoffe, daß ihr in eurem emsthaften Bemühen, dieses Ziel zu erreichen, fortfahrt und die heiligen Schriften Wort für Wort erforscht und studiert, damit ihr die Erkenntnis der darin verborgenen Geheimnisse erlangt. Seid nicht mit Worten zufrieden, sondern sucht die im Wortkern verborgene geistige Bedeutung zu verstehen ...

Betrachtet die sinnbildliche Bedeutung der Worte und Lehren Christi. Er sagte: »Ich bin das lebendige Brot, das vom Himmel herabkam; wenn ein Mensch von diesem Brot ißt, wird er ewig leben.« Als die Juden dies hörten, nahmen sie es wörtlich und versäumten, den tieferen Sinn Seiner Absicht und Lehre zu verstehen. Die geistige Wahrheit, die Christus ihnen übermitteln wollte, bestand darin, daß die göttliche Wirklichkeit in Ihm wie ein Segen vom Himmel herabgekommen war, und daß der, der daran teilhatte, nie sterben würde. Das heißt: »Brot« war Sinnbild der Vollkommenheiten, die auf Ihn von Gott herabgekommen waren, und wer von diesem Brot aß oder sich mit den Vollkommenheiten Christi schmückte, würde ohne Zweifel ewiges Leben erlangen. Die Juden verstanden Ihn nicht, nahmen die Worte buchstäblich und sagten: »Wie kann uns dieser Mensch sein Fleisch zu essen geben?« Hätten sie die wahre Bedeutung des Heiligen Buches verstanden, so hätten sie an Christus geglaubt.

Alle Texte und Lehren der Heiligen Bücher haben innere, geistige Bedeutungen. Sie dürfen nicht wörtlich genommen werden. Darum bete ich für euch, damit euch die Kraft gegeben werde, jene inneren, wahren Bedeutungen der Heiligen Schriften zu verstehen, damit ihr der in den Worten der Bibel verwahrten Geheimnisse gewahr werdet, auf daß ihr ewiges Leben erlangt und eure Herzen zum Reiche Gottes hingezogen werden. Mögen eure Seelen vom Lichte der Worte Gottes erleuchtet sein, möget ihr Schatzkammern für die Geheimnisse Gottes werden, denn kein Trost ist größer, keine Glückseligkeit süßer als das geistige Verständnis der göttlichen Lehren. (PUP p.459 + Glauben vertiefen 61-62)

+24:4

Sprecht die Verse Gottes jeden Morgen und jeden Abend. Wer sie nicht spricht, der bricht das Ehrenwort, das er dem Bunde Gottes und Seinem Testament gegeben, und wer sich heute davon abkehrt, hat sich fürwahr seit ewigen Zeiten von Gott abgekehrt. Fürchte Gott, o Schar Meiner Diener!

Hütet euch, daß nicht übermäßiges Lesen und zu viele Andachtsübungen des Tages und zur Nachtzeit euch hoffärtig machen. Wenn jemand nur einen Vers der Heiligen Schrift im Geiste strahlender Freude spricht, so ist das besser für ihn, als wenn er im Überdruß alle Schriften Gottes, des Helfers in Gefahr, des Selbstbestehenden, daherbetet. Sprecht die Verse Gottes in solchem Maße,daß ihr nicht ermüdet und gelangweilt werdet. Überbürdet eure Seelen nicht derart, daß ihr sie erschöpft und niederdrückt, sondern bemüht euch, sie zu erleichtem, damit sie auf den Schwingen der offenbarten Verse zum Dämmerungsort Seiner Zeichen emporschweben. Das bringt euch Gott näher, wenn ihr es nur verstündet. (Macht des Gebetes S.5 s.a. AQDAS)

+24:5

Versenkt euch in das Meer Meiner Worte, damit ihr seine Geheimnisse ergründen und alle Perlen der Weisheit entdecken möget, die in seinen Tiefen verborgen liegen. (ÄL 70:2)





+25:1 #50
5. Kapitel
DIE MACHT DES HEILIGEN GEISTES

Was ist der Heilige Geist?

Der Heilige Geist ist der Mittler zwischen Gott und Seinen Geschöpfen. Er gleicht dem der Sonne zugekehrten Spiegel. Wie der reine Spiegel Licht von der Sonne empfängt und diesen Segen anderen weitergibt, so ist der Heilige Geist der Mittler des heiligen Lichtes von der Sonne der Wahrheit, das er den geheiligten Wirklichkeiten weiterreicht. Er ist mit allen göttlichen Vollkommenheiten geschmückt. Jedesmal, wenn er erscheint, wird die Welt erneuert und ein neuer Zyklus begründet. Der Körper der menschlichen Welt legt ein neues Gewand an. Er ist dem Frühling vergleichbar; sooft er kommt, schreitet die Welt von einer Stufe zur anderen. Durch das Kommen der Frühlingszeit wird die dunkle Erde, werden die Felder und Steppen grün und blühend, alle Arten von Blumen und süßdufftende Kräuter wachsen; die Bäume erwachen zu neuem Leben, frische Früchte erscheinen, ein neuer Zyklus hat begonnen. So ist es mit dem Erscheinen des Heiligen Geistes. Wann immer er erscheint, frischt er die menschliche Welt auf und gibt den menschlichen Wesen einen neuen Geist: Er schmückt die Welt des Seins mit einem prächtigen Gewand, vertreibt die Finsternis der Unwissenheit und macht das Licht der Vollkommenheiten scheinen. Durch diese Kraft hat Christus Sein Zeitalter neu gestaltet; mit größter Frische und Lieblichkeit schlug der himmlische Frühling sein Zelt in der menschlichen Welt auf, und belebende Düfte erquickten die Erleuchteten.

Ebenso ist das Erscheinen Bahá'u'lláhs einem neuen Frühjahr gleich, das mit heiligem Odem, mit den Heerscharen ewigen Lebens und mit himmlischer Macht erschien. Es errichtet den Thron des göttlichen Königreiches im Herzen der Welt, belebt die Seelen durch die Kraft des Heiligen Geistes und begründet ein neues Zeitalter. (Fragen S.144f)

+25:2

Die göttliche Wirklichkeit ist unausdenkbar, grenzenlos, ewig, unvergänglich und unsichtbar.

Die Welt der Schöpfung ist Naturgesetzen unterworfen, endlich und vergänglich.

Von der unendlichen Wirklichkeit kann nicht gesagt werden, daß sie herauf- oder herabsteigt. Sie ist jenseits des menschlichen Begreifens und läßt sich nicht mit Ausdrücken beschreiben, die dem Erscheinungsbereich der erschaffenen Welt entsprechen. Der Mensch bedarf darum dringend der einzigen Kraft, durch die er Hilfe aus der göttlichen Wirklichkeit zu empfangen vermag, der Kraft, die ihn allein mit der Quelle allen Lebens in Verbindung bringt.

Ein Mittel ist erforderlich, um zwei Extreme zueinander in Beziehung zu bringen. Reichtum und Armut, Füße und Mangel: ohne vermittelnde Macht wäre keine Beziehung zwischen diesen beiden Gegensatzpaaren möglich.

So können wir sagen, daß es einen Mittler zwischen Gott und den Menschen geben muß, und dieser ist kein anderer als der Heilige Geist, der die erschaffene Erde mit dem »Unausdenkbaren«, mit der göttlichen Wirklichkeit, in Beziehung bringt.

Wir mögen die göttliche Wirklichkeit mit der Sonne und den Heiligen Geist mit den Sonnenstrahlen vergleichen. Wie die Sonnenstrahlen das Licht und die Wärme der Sonne zur Erde bringen und damit allem Erschaffenen Leben geben, so bringen die »Manifestationen« die Kraft des Heiligen Geistes von der göttlichen Sonne der Wirklichkeit, damit sie den Menschenseelen Licht und Leben spenden ...

Es ist der Heilige Geist, der durch die Vermittlung der Propheten Gottes den Menschen geistige Tugenden lehrt und ihn befähigt, ewiges Leben zu erlangen. (PARIS S.42f)

+25:3

Es ist klar, daß die Menschen von der Freigebigkeit des Heiligen Geistes, der in den göttlichen Offenbarern erscheint, Gnade empfangen, und nicht von der Persönlichkeit des Offenbarers. (FRAGEN S.129)

+25:4

Den Menschengeist erleuchten und beflügeln keine materiellen Quellen, und Erforschung der Erscheinungen der materiellen Welt kann ihn nicht zu neuem Leben erwecken. Der Menschengeist braucht den Schutz des Heiligen Geistes. Genauso wie er Schritt für Schritt aus der rein körperlichen Welt in das Reich des Geistes fortschreitet, muß er sich auch in sittlichen Eigenschaften und geistigen Gaben weiterentwickeln. Während dieser Entwicklung ist er stets auf die Gaben des Heiligen Geistes angewiesen. Materielle Entwicklung kann mit dem Glas einer Lampe verglichen werden, während die göttlichen Tugenden und geistiges Empfinden das Licht sind, das in ihr leuchtet. Die Lampe ist ohne das Licht wertlos. Ebenso bedarf auch der Mensch in seiner materiellen Erscheinung der Erleuchtung und Belebung durch die göttlichen Tugenden und Gnadenzeichen. Ohne den Heiligen Geist ist er leblos. Obwohl Körper und Intellekt lebendig sind, ist er geistig tot. Christus hat verkündet: »Was aus dem Fleische geboren ist, das ist Fleisch, und was aus dem Geiste geboren ist, das ist Geist«, womit Er meinte, daß der Mensch wiedergeboren werden muß. Wie der Säugling in das Licht dieser körperlichen Welt hineingeboren wird, so muß der körperliche Verstandesmensch in das Licht der göttlichen Welt hineingeboren werden. (PUP p.288)





+26:1 #53

Die Kraft des Heiligen Geistes

Als Christus mit jenem wunderbaren Atem des Heiligen Geistes beseelt hervortrat, sprachen die Kinder Israels: »Wir sind ganz unabhängig von ihm, wir können ohne ihn auskommen und Moses nachfolgen. Wir besitzen ein Buch, in dem die Lehren Gottes enthalten sind. Wozu brauchen wir also diesen Menschen?« Christus sprach zu ihnen: »Das Buch genügt euch nicht!« Ein Mensch mag sich an ein Buch über Heilkunde halten und sagen: »Ich brauche keinen Arzt, ich werde mich nach dem Buch richten; jede Krankheit ist darin mit Namen genannt, alle Symptome sind erläutert, die Diagnose für jegliches Leiden ist vollständig gestellt, und gegen jede Krankheit ist ein Rezept gegeben. Warum brauche ich also einen Arzt?« Das ist reine Unwissenheit. Ein Arzt zum Verschreiben ist notwendig. Durch seine Kunst werden die Grundsätze des Buches richtig und wirksam angewandt bis die Gesundheit des Patienten wiederhergestellt ist. Christus war ein himmlischer Arzt. Er brachte der Welt geistige Gesundheit und Heilung. Bahá'u'lláh ist gleichfalls ein göttlicher Arzt. Er offenbarte Vorschriften zur Gesundung des Staatskörpers und heilte die menschlichen Verhältnisse durch geistige Kraft. (PUP p.248f)

+26:2

Es ist äußerst leicht, die Herrschaft über physische Körper zu erlangen, aber ein höchst schwieriges Unterfangen, Gemütern den Seelenfrieden zu bringen. Nicht jeder kann das. Hierfür ist eine göttliche, heilige Macht vonnöten, die Macht göttlicher Eingebung, die Kraft des Heiligen Geistes. So konnte zum Beispiel Christus die Gemüter zum Wohnsitz des Seelenfriedens führen und die Herzen in den Hafen der Ruhe lenken. Vom Tag Seiner Offenbarung bis heute hat Er Herzen erweckt und Gemüter belebt. Er hat diesen belebenden Einfluß in den Reichen der Herzen und Gemüter ausgeübt. Daher währt die Erweckung durch Ihn ewig.

In diesem Jahrhundert der letzten Tage erschien Bahá'u'lláh und hat die Seelen so wiederbelebt, daß sie übermenschliche Kräfte offenbarten. Tausende Seiner Anhänger gaben ihr Leben hin, und während sie ihr Blut unter den Schwerthieben verströmten, riefen sie aus: »Yá Bahá'u'l-Abhá!«. Solche Erweckung ist allein durch himmlische Macht möglich, durch übernatürliche Kraft - die göttliche Kraft des Heiligen Geistes. (PUP p.277)

+26:3

Wir begreifen, daß der Heilige Geist die treibende Kraft im Leben des Menschen ist. Wer immer diese Kraft empfängt, vermag alle zu beeinflussen, mit denen er in Berührung kommt ...

Der Unterschied zwischen geistigen und anderen Philosophen zeigt sich in ihrem Leben. Der geistige Lehrer bekundet seinen Glauben an die eigene Lehre dadurch, daß er selber ist, was er anderen anrät.

Ein schlichter, ungeschulter aber vom Heiligen Geist erfüllter Mensch ist mächtiger als ein noch so edelgeborener, hoher Gelehrter, der diese Eingebung nicht hat. Wen der göttliche Geist erzogen hat, kann zu seiner Zeit andere dazu führen, daß sie den gleichen Geist empfangen.

Ich bete für euch, daß ihr durch das Leben des göttlichen Geistes belehrt werden möget, damit ihr zu Ursache für die Erziehung anderer werdet. Das Leben und die Gesittung eines geistigen Menschen bedeuten an sich schon eine Erziehung für die, die ihn kennen.

Denkt nicht an eure eigene Begrenztheit, sondern bauet allein auf die Wohlfahrt des Reiches der Herrlichkeit. Betrachtet den Einfluß Jesu Christi auf Seine Apostel und denket dann über deren Wirkung auf die Welt nach. Diese einfachen Menschen wurden durch die Macht des Heiligen Geistes befähigt, die frohen Botschlen zu verbreiten.

So möget ihr alle göttlichen Beistand empfangen! Keine Fähigkeit ist begrenzt, wenn sie vom Geist Gottes gelenkt wird. (PARIS S.132)





+27:1 #55

Wie kann man der Kraft des Heiligen Geistes teilhaltig werden?

Wisse, daß der Geist des Messias und die Ausgießung des Heiligen Geistes stets gegenwärtig sind. Jedoch sind Aufnahmefähigkeit und das Vermögen, sie zu empfangen, von Person zu Person verschieden. Nach der Kreuzigung besaßen die Jünger zunähst nicht die Aufnahmefähigkeit und das Vermögen, das Wesen des Messias zu erkennen, denn sie waren erregt. Nachdem sie jedoch fest und standhaft geworden waren, öffnete sich ihnen die innere Schau, und sie sahen die offenbare Wirklichkeit des Messias. (TAB p.193)

+27:2

Eine standhafte Seele wird ein Kind des Gottesreiches und gestärkt mit der Kraft des Heiligen Geistes. (TAB p.343)

+27:3

Der Heilige Geist spricht zu den reinen Herzen und zu den guten und rechtschaffenen Seelen überall auf der Erde ... Wende dich ganz ihm zu! - So sollst du fähig werden, seinen Einfluß, seine Macht und Lebenskraft und die Größe seiner Bestätigung zu erfahren. (TAB p.705)

+27:4

Sieh nicht auf deine Schwäche, nein, vertraue auf die Kraft des Heiligen Geistes. Wahrlich, er macht den Schwachen stark, den Geringen mächtig, das Kind mündig ... und den Kleinen groß. (TAB p.274)

+27:5

Der Heilige Geist haucht an diesem Tage Leben in ergriffene, hingerissene, reine und von der Liebe Gottes angezogene Herzen. (TAB p.601)

+27:6

O Diener Gottes! Ich versichere dir nun: Wenn dein Gemüt frei und rein von allen Worten und Gedanken und dein Herz ganz zum Reiche Gottes hingezogen wird, wenn es alles außer Gott vergißt und mit Seinem Geiste Zwiesprache hält, dann wird dir der Heilige Geist mit einer Kraft beistehen, die dich fähig macht, alles zu durchschauen. Wie ein blendender Funke, der alles erhellt, wie eine leuchtende Flamme am Zenit des Himmels wird er dich lehren, was du nicht weißt vom Geheimnis des Weltalls und der göttlichen Lehre. Wahrlich, ich sage dir, jede Seele, die heute aufsteht, um andere auf den sicheren Pfad zu führen und sie mit dem Geiste des Lebens zu erfüllen, wird der Heilige Geist mit Zeugnissen, Beweisen und Tatsachen beflügeln, und Licht wird auf solche Seele vom Reiche Gottes herabstrahlen. Vergiß nicht, was ich dir vom Atem des Geistes kundtat! Wahrlich, er ist der strahlende Morgen, die leuchtende Dämmerung, der dir Licht schenkt, die Geheimnisse offenbart und dir Wissen verleiht, durch ihn werden deinem Herzen die Bilder der höchsten Welt eingeprägt, und die Wirklichkeiten der Geheimnisse des göttlichen Königreiches erstrahlen vor dir. (Baha'i Worl Faith p.369)





+28:1 #57
6. Kapitel
GLAUBE UND GEWISSHEIT

Glaube als Wissen um die Herrschaft Gottes

Die Hand der Allmacht hat Seine Offenbarung auf einen unverletzlichen, dauerhaften Grund gestellt. Stürme menschlichen Streites vermögen ihre Grundfesten nicht zu schwächen, noch werden die wunderlichen Ideen der Menschen ihrem Aufbau schaden können. (WOB S.165)

+28:2

Ich bezeuge, o mein Gott, was Deine Erwählten bezeugen, und bekenne, was die Bewohner des höchsten Paradieses bekennen und die, die Deinen mächtigen Thron umkreisen: Dein sind die Reiche der Erde und des Himmels, o Herr der Welten. (GebetBuch Nr.3)





+29:1 #58

Die Zeichen wahren Glaubens

Obwohl ein Mensch mit guten Taten an der Schwelle des Allmächtigen willkommen ist, kommt dennoch zuerst »Wissen« und dann »Handeln«. Wenn auch ein Blinder ein höchst wundervolles, erhabenes Kunstwerk schafft, so kann er es dennoch nicht sehen. Bedenke, wie viele Tiere für den Menschen arbeiten, Lasten ziehen, das Reisen erleichtern, da sie aber unwissend sind, erhalten sie keinen Lohn für diese Mühe und Arbeit. Es regnet aus den Wolken, Rosen und Hyazinthen wachsen, Flur und Feld, Gärten und Bäume grünen und blühen, ohne zu wissen, wozu und weshalb. Die Lampe leuchtet, da sie aber nichts von sich weiß, kann sie sich nicht daran freuen. Vielmehr wird eine Seele mit trefflichen Taten und edlen Sitten zweifellos voranschreiten, von welchem Horizont sie auch das Licht erstrahlen sieht. Darin liegt der Unterschied: Unter Glauben versteht man zuerst bewußtes Wissen, dann das Tun guter Taten. (TAB p.549)

+29:2

Selig ist der Mensch, der seinen Glauben an Gott und Seine Zeichen bekannt hat und anerkennt, daß »Er nicht über Sein Tun befragt werden soll«. Anerkennung hat Gott zur Zier jeden Glaubens und zu dessen wahrer Grundlage gemacht. Von ihr muß die Annahme jeder guten Tat abhängen. Richtet darauf euere Blicke, damit euch das Geflüster der Widerspenstigen nicht zum Straucheln bringe ...

Wer aber diesen Grundsatz anerkennt, der wird mit vollkommener Standhaftigkeit begabt sein ... Dies ist die Lehre, die Gott dir erteilt, eine Lehre, die dich von jeglichem Zweifel und jeder Verwirrung befreien und dich befähigen wird, in dieser Welt wie in der nächsten Erlösung zu finden. Er, wahrlich, ist der ewig Vergebende, der Großmütigste. (ÄL kap.37:1-3)

+29:3

Es ist aber der Glaube eine gewisse Zuversicht des, das man hofft, und ein Nichtzweifeln an dem, das man nicht sieht. In solchem Glauben haben die Alten Zeugnis empfangen. Durch den Glauben erkennen wir, daß die Welt durch Gottes Wort gemacht ist, so daß alles, was man sieht, aus nichts geworden ist ...

Aber ohne Glauben ist's unmöglich, Gott zu gefallen; denn wer zu Gott kommen will, der muß glauben, daß er sei und denen, die ihn suchen, ein Vergelter sein werde. Durch den Glauben hat Noah Gott geehrt und die Arche zubereitet zur Rettung seines Hauses, da er ein göttliches Wort empfing über das, was man noch nicht sah; und durch seinen Glauben sprach er der Welt Urteil und hat ererbt die Gerechtigkeit, die durch den Glauben kommt.

Durch den Glauben ward gehorsam Abraham, als er berufen ward, auszugehen in ein Land, das er erben sollte, und er ging aus und wußte nicht, wo er hinkäme. Durch den Glauben ist er ein Gast gewesen in dem verheißenen Lande wie wie in einem fremden und wohnte in Zelten mit Isaak und Jakob, den Miterben derselben Verheißung; denn er wartete auf die Stadt, die einen festen Grund hat, deren Baumeister und Schöpfer Gozz ist ...

Durch den Glauben verließ er (Moses) Ägypten und fürchtete nicht des Königs Grimm, denn er hielt sich an den, den er nicht sah, als sähe er ihn ...

Und was soll ich mehr sagen? Die Zeit würde mir zu kurz, wenn ich sollte erzählen von Gideon und Barak und Simson und Jephthah und David und Samuel und den propheten, welche haben durch den Glauben Königreiche bezwungen, Gerechtigkeit gewirkt, Verheißungen erlangt, der Löwen Rachen verstopft, des Feuers Kraft ausgelöscht, sind des Schwerters Schärfe entronnen, sind kräftig geworden aus der Schwachheit, haben der Fremden Heere zum Weichen gebracht ...

Etliche haben Spott und Geißeln erlitten, dazu Ketten und Gefängnis; sie wurden gesteinigt, gefoltert, zersägt, durchs Schwert getötet; sie sind umhergezogen in Schafpelzen und Ziegenfellen, mit Mangel, mit Trübsal, mit Ungemach. Deren die Welt nicht wert war, die sind im Elend umhergeirrt in den Wüsten, auf den Bergen und in den Klüften und Löchern der Erde ...

Darum auch wir, weil weil wir eine solche Wolke von Zeugen um uns haben, lasset uns ablegen alles, was uns beschwert, und die Sünde, die uns ständig umstrickt, und lasset uns laufen mit Geduld in den Kampf, der uns verordnet ist. (Hebräer 11:1-3/6-10/27/32-34/36-38 , 12:1)

+29:3

In dieser strahlendsten Sendung jedoch, unter dieser gewaltigsten Herrschaft hat eine Reihe erleuchteter Geistlicher, Männer von vollendeter Bildung, Doktoren von reifer Weisheit, Seinen Hof erreicht. Sie haben aus dem Kelch Seiner göttlichen Gegenwart getrunken und die Ehre Seiner alles überragenden Gunst empfangen. Um des Geliebten willen haben sie sich losgelöst von der Welt und allem, was in ihr ist ...

Sie alle wurden vom Lichte der Sonne göttlicher Offenbarung geführt, sie haben Seine Wahrheit bekannt und anerkannt. So stark war ihr Glaube, daß die meisten von ihnen ihre Habe und ihre Verwandtschaft aufgaben, um sich an das Wohlgefallen des Allherrlichen zu halten. Sie weihten ihr Leben ihrem Vielgeliebten und gaben alles hin auf Seinem Pfade. Ihre Brust wurde zur Zielscheibe für die Pfeile des Feindes, ihre Köpfe schmückten die Speere der Ungläubigen. Es gab kein Land mehr, das nicht das Blut dieser Verkörperungen der Loslösung getrunken, kein Schwert, das nicht ihren Nacken geschlagen hätte. Schon ihre Taten beweisen die Wahrheit ihrer Worte. (ÄL 91:2-3)

+29:4

Das Wesen des Glaubens ist, wenig Worte zu machen und eine Fülle von Taten aufzuweisen. Wisse fürwahr, daß für den, der mehr redet als er tut, der Tod besser ist als sein Leben. (AKKA 10:13)

+29:5

Wie der Begriff des Glaubens seit dem Anfang, der keinen Anfang hat, bestand und bis zum Ende, das kein Ende hat, dauern wird, so wird der wahre Gläubige gleichfalls ewig leben und bestehen. Sein Geist wird ewiglich den Willen Gottes umkreisen. Er wird so lange bestehen, wie Gott selbst bestehen wird. (ÄL 73)

+29:6

Wer an den Wassern Meiner Offenbarung teil hat, wird alle unvergänglichen Wonnen kosten, von Gott verordnet vom Anfang, der keinen Anfang hat, bis zum Ende, das kein Ende hat. (Baha'u'llah zit. in WOB S.163)

+29:7

Das erste Zeichen des Glaubens ist Liebe. (PUP p.337)

+29:8

Ich las deinen Brief, der zeigt, daß sich dir die Wahrheit Gottes offenbarte, daß deine Furcht schwand und du im sicheren Glauben an diese große Sache Ruhe fandest.

Wisse wahrlich, daß viele schleier die Wahrheit verhüllen; zuerst dunkle schleier, dann feine, durchsichtige schleier und zuletzt die Umhüllung des Lichts, deren Anblick das Auge blendet. (TAB p.71f)

+29:9

Glaube ist der Magnet, der die Bestätigung des Gnadenvollen anzieht. Dienst ist der Magnet, der himmlische Kraft anzieht. Ich hoffe, daß du beide erhalten wirst. (TAB p.62)





+30:1 #63

Wie gewinnt man Glauben?

Vertraue auf Gott, deinen Herrn und den Herrn deiner Väter; denn die Menschen wandern auf den Wegen des Wahns, der Einsicht bar, Gott mit eigenen Augen zu schauen oder seine Weise mit eigenen Ohren zu hören. (GebetBuch Nr.237)

+30:2

... in jedem von euch habe Ich Meine Schöpfung vollendet, damit die Vortrefflichkeit Meines Werkes den Menschen völlig offenbar werde. Daraus folgt, daß jeder Mensch aus sich selbst heraus fähig ist und weiter fähig sein wird, die Schönheit Gottes, des Verherrlichten, wahrzunehmen. Wäre ihm keine solche Fähigkeit verliehen, wie könnte er dann für sein Versagen zur Rechenschaft gezogen werden? Wenn an dem Tage, da alle Völker der Erde versammelt werden, ein Mensch vor Gott stünde und gefragt würde: »Warum hast du nicht an Meine Schönheit geglaubt und dich von Mir abgewandt?« und wenn ein solcher Mensch dann antwortete und spräche: »Weil alle Menschen geirrt haben, weil keiner willens war, sein Angesicht der Wahrheit zuzuwenden, habe auch ich nach dem Beispiel der anderen leider versäumt, die Schönheit des Ewigen zu erkennen«, so würde eine solche Ausflucht gewißlich zurückgewiesen. Denn der Glaube eines Menschen kann nur von ihm selbst abhängen. (ÄL 75:1)

+30:3

Wenn du göttliches Wissen und Erkenntnis wünschst, so reinige dein Herz von allem außer Gott, wende dich ganz dem vollkommenen Geliebten zu, suche und wähle nur Ihn und halte dich an vernünftige, maßgebende Beweise. Denn Beweise sind ein Wegweiser, die das Herz der Sonne der Wahrheit zuwenden. Ist das Herz der Sonne zugewandt, so wird das Auge geöffnet, es wird die Sonne durch die Sonne selbst erkennen. Der Mensch wird dann keiner Gründe oder Beweise mehr bedürfen; denn die Sonne ist völlig unabhängig, und absolute Unabhängigkeit bedarf nichts und braucht keine Beweise. Sei nicht wie Thomas, sei wie Petrus! (TAB p.168)

+30:4

Erst wenn die Lampe des Suchens, des ernsten Strebens, des sehnlichen Verlangens, der leidenschaftlichen Ergebung, der glühenden Liebe, der Begeisterung und Verzückung im Herzen des Suchers entzündet ist und der Hauch der Gnade Gottes über seine Seele weht, wird die Dunkelheit des Irrtums vertrieben, werden die Nebel des Zweifels und der Ängste zerstreut, und die Lichter der Erkenntnis und Gewißheit werden sein Wesen einhüllen. (ÄL 125:6)

+30:5

Wahrlich, ich flehe zum Herrn der Heerscharen, daß Er deinen Glauben mit jedem Tag wachsen lasse. (TAB p.166)

+30:6

Vertraue auf die Güte Deines Herrn! (TAB p.234)

+30:7

Sprich: Das erste, vornehmste Zeugnis, das seine Wahrheit beweist, ist sein eigenes Selbst. Nächst diesem Zeugnis steht seine Offenbarung. Wer es versäumt, das eine oder das andere zu erkennen, für den hat Er die Worte niedergelegt, die Er als Beweis seiner Wirklichkeit und Wahrheit offenbarte. Dies ist wahrlich ein Zeichen seiner sanften Barmherzigkeit für die Menschen. Jeder Seele hat Er die Fähigkeit verliehen, Gottes Zeichen zu erkennen ... Niemals wird Er ungerecht mit irgend jemandem verfahren, noch wird Er eine Seele über ihr Vermögen belasten. Er, wshrlich, ist der Mitleidige, der Allbarmherzige. (ÄL 52:2)

+30:8

Der wahre Glaube an Gott und seine Anerkennung sind unvollständig ohne Annahme dessen, was Er offenbart, und ohne Befolgang dessen, was Er verordnet und was die Feder der Herrlichkeit im Buche niedergelegt hat. (AKKA 5:11)





+31:1 #64
7. Kapitel
HEILUNG UND GESUNDHEIT

Verschiedene Arten der Heilung

Es gibt zweierlei Wege, Krankheiten zu heilen: durch stoffliche und durch geistige Mittel. Der erste Weg ist die Behandlung durch Ärzte, der zweite das Gebet, das geistige Menschen an Gott richten, und die Hinwendung zu Ihm. Beide Mittel sollten angewandt werden.

Erkrankungen, die auf stofflichen Ursachen beruhen, sollten von den Ärzten mit medizinischen Heilmitteln behandelt werden; solche, die geistige Ursachen haben, verschwinden durch geistige Mittel. Eine durch Kummer, Angst und nervöse Einflüsse verursachte Krankheit wird daher eher durch geistige als durch körperliche Behandlung geheilt. Es sollten also beide Heilmethoden Anwendung finden; sie stehen zueinander nicht im Widerspruch. Du solltest deshalb auch die körperlichen Heilmittel annehmen, zumal auch sie der Barmherzigkeit und Gunst Gottes entspringen, der die ärztliche Wissenschaft offenbart hat und ins Dasein treten ließ, damit seine Diener auch aus dieser Heilmethode Nutzen ziehen. Die gleiche Beachtung solltest du auch den geistigen Heilverfahren schenken, denn sie bringen wunderbare Wirkungen hervor.

Wenn du nun das wahre Heilmittel wissen willst, das den Menschen von jeglicher Krankheit heilen und ihm die Gesundheit des göttlichen Reiches verleihen wird, so wisse, daß dies die Gebote und Lehren Gottes sind. Richte deine ganze Aufmerksamkeit auf sie! (SELAB 133:1-3)

+31:2

Meide Heilbehandlung nicht, wenn du ihrer bedarfst, doch laß davon ab, wenn gesundes Gleichgewicht herrscht ...

Behandle eine Krankheit erst mit Nahrungsmitteln, nicht sogleich mit Arzneien.

Hast du Erfolg mit einer einfachen Arznei, so greife nicht zu zusammengesetzten Mitteln.

Meide die Arznei, solange du gesund bist, nimm sie aber ruhig bei Bedarf. (ESSLEMONT S.127)

+31:3

Die Wissenschaft der Medizin steckt noch immer in den Kinderschuhen; sie hat noch nicht die Reife erreicht. Wenn sie aber diesen Punkt einmal erreicht hat, werden Heilungen durch Mittel erfolgen, die dem menschlichen Geruchs- und Geschmacksinn nicht widerwärtig sind; das heißt, durch Nahrungsmittel, Früchte und Pflanzen, die gut schmecken und angenehm riechen. Denn die Ursache, die die Krankheit hervorruft - das heißt die Ursache für den Eintritt der Krankheit in den menschlichen Körper -, ist entweder eine physische oder ist die Folge der Erregung der Nerven. Aber die Hauptursachen der Krankheit sind körperlich; denn der menschliche Körper besteht aus zahlreichen Elementen, die aber in einem bestimmten Gleichgewicht abgemessen sind. Solange dieses Gleichgewicht erhalten bleibt, ist der Mensch vor Krankheit geschützt; wenn aber dieses unentbehrliche Gleichmaß, das der Angelpunkt des körperlichen Befindens ist, gestört wird, gerät dieses in Unordnung, und Krankheiten stellen sich ein ...

Die Wiederherstellung dieser Bestandteile des menschlichen Körpers wird durch zwei Mittel erreicht: entweder durch Arznei oder durch Nahrung ...

Es ist daher klar, daß es möglich ist, durch Nahrung, Lebensmittel und Früchte zu heilen; da aber heute die Wissenschaft der Medizin noch unvollkommen ist, wird diese Tatsache noch nicht ganz verstanden. Sobald die medizinische Wissenschaft Vollkommenheit erreicht, wird mit Nahrung, Lebensmitteln, duftenden Früchten und Pflanzen sowie verschiedenen heißen und kalten Wasserkuren behandelt werden. (FRAGEN S.250f)

+31:4

Wisse, daß es vier Arten der Behandlung und Heilung ohne Arznei gibt. Zwei davon beruhen ... auf geistigen Ursachen ... Von den beiden ... Arten des Heilens, die geistig sind - das heißt, bei denen das Mittel der Heilung eine geistige Krankheit ist -, ergibt sich die eine aus der völligen Konzentration des Willens eines starken Menschen auf einen Kranken, wobei der letztere mit seinem ganzen Glauben erwartet, daß durch die geistige Kraft des Gesunden eine Heilung bewirkt wird, so sehr, daß es eine innige Verbindung zwischen dem Gesunden und dem Kranken gibt. Der Gesunde macht jede Anstrengung, den kranken Patienten zu heilen, und dieser ist dann sicher, Heilung zu empfangen. Durch die Auswirkung dieser geistigen Eindrücke wird eine Erregung der Nerven hervorgerufen, und diese Beeindruckung und Erregung der Nerven werden zur Ursache der Gesundung des Kranken. Wenn zum Beispiel ein Kranker sich etwas sehr wünscht und angespannt erhofft und plötzlich die Nachricht von der Erfüllung seines Wunsches erhÄlt, entsteht eine Erregung seiner Nerven, die die Krankheit völlig verschwinden läßt. Ebenso kann, wenn sich unversehens etwas schreckliches ereignet, auch in den Nerven eines Gesunden eine Erregung entstehen, die unmittelbar eine Krankheit zur Folge hat. Die Ursache der Erkrankung ist nichts Materielles, denn er hat weder etwas gegessen noch hat irgend etwas Schädliches ihn berührt; in diesem Falle ist die Erregung der Nerven die einzige Ursache der Erkrankung. In gleicher Weise verursacht die plötzliche Erfüllung eines sehnlichen Wunsches solche Freude, daß dadurch die Nerven erregt werden, und diese Erregung kann Gesundung bewirken.

Um zum Schluß zu kommen: Die vollkommene und vollständige Verbindung zwischen dem geistig Heilenden und dem Kranken - das heißt eine Verbindung solcher Art, daß der geistige Arzt sich völlig konzentriert, und die ganze Aufmerksamkeit des Kranken ihm, von dem er ja die Wiederherstellung seiner Gesundheit erwartet, zugewandt ist - bewirkt eine Erregung der Nerven, die Gesundung zur Folge hat. Aber all dies hat nur bis zu einem gewissen Grad Erfolg, und das nicht immer. Denn wenn jemand von einer sehr schweren Krankheit heimgesucht oder verletzt ist, werden diese Mittel weder die Krankheit beseitigen noch die Wunde schließen und heilen. Das heißt, diese Mittel haben bei ernsten Krankheiten keine Macht, es sei denn, daß die Konstitution hilft, weil ein starker Körper oft die Krankheit überwindet. Dies ist die dritte Art der Heilung.

Die vierte Art der Heilung aber erfolgt durch die Macht des Heiligen Geistes. Diese Heilung hängt weder von Berührung noch vom Sehen noch von der Anwesenheit ab; sie ist an keine Bedingung gebunden. Ob die Krankheit leicht oder schwer ist, ob ein körperlicher Kontakt besteht oder nicht, ob es eine persönliche Verbindung zwischen dem Kranken und dem Heilenden gibt oder nicht, diese Heilung geschieht durch die Kraft des Heiligen Geistes. (FRAGEN S.247f)

+31:5

Die Freude verleiht uns Schwingen! In Zeiten der Freude ist unsere Kraft belebter, unser Intellekt geschärfter ... Wenn aber Traurigkeit bei uns einkehrt, werden wir schwach. (PARIS S.85)

+31:6

Alle wahre Heilung kommt von Gott! Es gibt zwei Ursachen der Krankheit, die eine ist materiell, die andere geistig. Wenn die Krankheit aus dem Körper kommt, so bedarf sie zur Heilung eines materiellen Mittels, kommt sie aus der Seele, so erfordert sie ein geistiges Mittel.

Nur wenn der himmlische Segen während der Heilung auf uns ruht, kann unsere Wiederherstellung erfolgen, denn Arzneien sind lediglich das äußere und sichtbare Mittel, durch das wir himmlische Heilung finden. Ehe nicht der Geist geheilt wird, ist die Behandlung des Körpers völlig nutzlos. Alles ist in Gottes Hand, und ohne Ihn ist uns keine Gesundheit möglich. (PARIS S.10)





+32:1 #68

Heilung als Gebetserhörung

Ohne die Hilfe Gottes ist der Mensch wie das Tier, das umkommt, aber Gott hat ihn mit so wunderbarer Kraft bedacht, daß er immer aufwärts schauen und außer anderen Gaben auch Heilung aus Seinem göttlichen Segensüberfluß empfangen mag. (PARIS S.11)

+32:2

O du Reine und Geistige! Wende dich Gott zu, vor Liebe zu Ihm pochenden Herzens, vertieft in Sein Lob, auf Sein Reich blickend und bei Seinem Heiligen Geist verzückt, entrückt, in Liebe, Sehnsucht, Freude und Wohlgemch Hilfe suchend. Gott wird dir mit Geist aus Seiner Gegenwart beistehen und dich von Krankheit und Siechtum heilen. (ESSLEMONT S.133)

+32:3

Du hast gefragt, ob die Behandlung und Heilung der Christlichen Wissenschaft meinen Beifall finde. Der Geist hat Einfluß, das Gebet hat geistige Wirkung. Damm beten wir: »O Gott, heile diese Kranken!« Vielleicht wird Gott uns erhören. Hat es Bedeutung, wer betet? Gott wird das Gebet jedes Dieners beantworten, wenn es inständig ist. Seine Gnade ist weit, unbegrenzt. (PUP S.246)

+32:4

O Arzt! Heile die Kranken zuvörderst mit der Erwähnung deines Herrn, des Herrn am Tage der gegenseitigen Hilferufe, alsdann mit dem, was Wir für die Gesundheit der Menschen bestimmten. Bei Meinem Leben! Dem Arzte zu begegnen, der den Wein Meiner Liebe trank, ist in sich Heilung, sein Odem ist Erbarmen und Zuversicht. Sprich: Haltet an ihm fest, eure gesunde Ausgeglichenheit zu bewahren. Er ist beim Heilen, wahrlich, von Gott unterstützt.

Sprich: Diese Wissenschaft ist die edelste aller Wissenschaften. Gott, der Beleber der Toten, hat sie zum mächtigsten Werkzeug für die Bewahmng des Menschenleibes erkoren. Er gab ihr den Vorrang vor allen Wissenschaften und Weisheitslehren.

Doch heute ist der Tag, da du dich, losgelöst, erheben sollst, Meinem Siege beizustehen.

Dein Name ist meine Heilung, o mein Gott, Dein Gedenken meine Arznei, Deine Nähe meine Hoffnung und die Liebe zu Dir mein Gefährte. Dein Erbarmen ist meine Heilung und Hilfe in beiden Welten, in dieser und der künftigen. Du bist wahrlich der Allgütige, der Allwissende, der Allweise. (ESSLEMONT S.133)





+33:1 #70

Heilmittel

Seid das Muster der Reinlichkeit unter den Menschen ... richtet euch unter allen Umständen nach den edelsten Sitten ... laßt keine Spur von Unreinlichkeit auf euren Kleidern sein ... Badet in reinem Wasser ...

Wahrlich, Unser Wunsch ist, euch als Offenbarungen des Paradieses auf Erden zu sehen, damit das von euch ausströme, was die Herzen der Begünstigten erfreut. (ESSLEMONT S.123f)

+33:2

Reinheit und Heiligkeit in allen Dingen sind Kennzeichen der gesegneten Seele und Wesensmerkmale edlen Denkens ...

Damit will ich sagen, daß Reinheit und Heiligkeit, Sauberkeit und feine Sitten in jeder Hinsicht den Zustand des Menschen verbessern und die Entwicklung seiner inneren Wirklichkeit fördern. Selbst im stofflichen Reich führt Reinlichkeit zu Geistigkeit, wie die Heiligen Schriften eindeutig bezeugen. Obwohl körperliche Sauberkeit nur etwas Stoffliches ist, hat sie großen Einfluß auf das geistige Leben. Sie wirkt wie eine wundervolle Stimme oder ein schöner Klang. Obwohl der Töne nur Schwingungen der Luft sind , die auf den Hörnerv wirken, obwohl diese Schwingungen nur von die Luft transportierte Zufallserscheinungen sind - sieh, wie sie das Herz bewegen! Eine wundersame Melodie beflügelt den Geist und läßt die Seele vor Freude erschauern. Damit soll gesagt werden, daß auch körperliche Reinheit Einfluß auf die Seele des Menschen hat ...

O ihr Geliebten Gottes! Die Erfahrung zeigt, wie nachhaltig die Enthaltsamkeit von Tabak, berauschenden Getränken und Opium zu Gesundheit und Lebenskraft, zu klarem, geschliffenem Denken und zu Körperkräften führt ...

Strengt euch deshalb kräftig an, damit Reinheit und Heiligkeit, wie sie Abdu'l-Bahá über alles schätzt , das Volk Bahás auszeichnen, damit Gottes Volk die anderen Menschen in allen Vortrefflichkeiten überrage, damit es sich äußerlich wie innerlich vor den anderen auszeichne, an Reinheit, Makellosigkeit, Vornehmheit und Gesundheit führend unter den Wissenden sei. Und durch ihre Freiheit von Sklaverei, ihre Erkenntnis und Selbstbeherrschung sollen die Bahá'í die ersten unter den Reinen, Freien und Weisen sein. (SELAB 129:1/13-14)

+33:3

Das Trinken von Wein ist nach dem Text des Heiligsten Buches verboten; denn es ist die Ursache von chronischen Krankheiten, schwächt die Nerven und zerstört den Verstand. (AB in KGG S.54)

+33:4

Was jedoch die Frage des Opiums betrifft: Es ist abscheulich und verflucht, und Gott möge uns vor seiner Strafe für den, der es gebraucht, beschützen! Der Text des Kitáb-i-Aqdas verbietet es ausdrücklich und verurteilt es in höchstem Maße. Die Vernunft sieht im Opiumrauchen eine Wahnsinnstat, und die Erfahrung hat gezeigt, daß aus der menschlichen Gesellschaft völlig ausgeschlossen wird, wer sich ihm hingibt. Möge Gott alle vor einer so abscheulichen Tat beschützen, welche die Grundlage des Menschseins zerstört und die Ursache ewiger Verderbnis ist. Opium ergreift Besitz von der Lebenskraft des Menschen, so daß sein Gewissen stirbt, sein Verstand dahinschwindet und sein Wahrnehmungsvermögen abnimmt. Es tötet das Leben und bringt die natürliche Wärme zum Erlöschen. Es gibt keinen größeren Schaden als den, den das Opium zufügt. Wohl denen, die nicht einmal das Wort Opium über die Lippen bringen; wie erbärmlich ist, wer davon Gebrauch macht! (SELAB 129:10)

+33:5

Ich hoffe, daß du ein aufsteigendes Licht wirst und geistige Gesundheit gewinnst. Geistige Gesundheit fördert körperliche Gesundheit. (TAB p.305f)

+33:6

Sei genügsam in jeder Lage, so wird die Seele vor Trägheit und Unwohlsein geschützt.

Meide Sorge und Gram, sie schaffen schwere Übel.

Sprich: Neid zernagt den Körper, Zorn verbrennt die Leber. Meidet beides, wie ihr den Löwen meidet. (ESSLEMONT S.128f)





+34:1 #72

Geistige Gesundheit

Ich hoffe, daß du, wie du körperliche Gesundheit erlangt hast, auch geistig gesund wirst. Wie der Körper von physischen Leiden geheilt wird, so wird in gleicher Weise der Geist von allen geistigen Leiden geheilt. Die Behandlung körperlicher Leiden ist sehr leicht, doch die Behandlung geistiger Leiden ist sehr schwierig. Wenn jemand Fieber hat und du ihm Medizin gibst, so wird das Fieber verschwinden. Ist jedoch der Geist mit dem Übel der Unwissenheit behaftet, so ist es schwierig, dieses Leiden zu heilen. Wenn zum Beispiel die geistige Gesundheit an der Liebe zum Weltlichen krankt, dann muß geistige Medizin gegeben werden. Diese Heilmittel sind die Weisungen und Gebote Gottes, die sich als wirksam erweisen werden. (STARofWEST VIII p.232)

+34:2

Ich flehe zu Gott, dir in dieser Welt Wohlstand zu verleihen, dir in seinem erhabenen Königreich Gnade zu erweisen und dich von der Krankheit zu heilen, die dich aus verborgenem Grund, den niemand außer Gott kennt, befallen hat. Wahrlich, der Wille Gottes veranlaßt manchmal Dinge, deren Ursache die Menschheit nicht ergründen kann. Die Ursachen und Gründe werden sich zeigen. Verlasse dich auf Gott, vertraue auf Ihn und ergib dich in seinen Willen. Wahrlich, dein Gott ist liebevoll, mitleidig und gnädig. Er wird dich mit dem Auge der Barmherzigkeit anschauen, dich mit gütigem Auge beschützen und seine Gnade auf dich herabsenden. (STARofWEST VIII p.232)

+34:3

Denn deine großen Leiden sind nicht die Folge von Sünden, sondern sollen dich dazu bringen, diese Welt zu verachten und zu erkennen, daß es in diesem vergänglichen Leben weder Rast noch Ruhe gibt. Ich bete zu Gott, daß du ein heiteres Leben findest ... die Sehnsucht ... der Dienerinnen nach dem Barmherzigen steigerst, den Mägden Gottes Freude und Glück bringst, damit du die Wohlgerüche verbreitest und die (offenbarten) Verse singst. (TAB p.185f)

+34:4

Wenn Gesundheit und leibliches Wohlbefinden auf dem Pfad des Königreiches dahingegeben werden, dann ist das sehr annehmbar und lobenswert; und wenn sie zum Wohl der Menschenwelt im allgemeinen hingegeben werden, auch wenn es nur zum leiblichen Wohl geschieht und ein Mittel ist, Gutes zu tun - dann ist das auch annehmbar. Aber wenn Gesundheit und Wohlergehen des Menschen in sinnlichen Begierden, in einem Leben auf der Ebene des Tieres und in teuflischem Trachten vergeudet werden dann ist Krankheit besser als solche Gesundheit; nein, der Tod selbst ist solch einem Leben vorzuziehen. Wenn du Gesundheit wünschst, dann wünsche dir Gesundheit, um dem Königreich zu dienen. Ich hoffe, daß du vollkommene Einsicht, unbeugsame Entschlossenheit, völlige Gesundheit, geistige und körperliche Kraft erlangst, damit du aus der Quelle ewigen Lebens trinkest und der Geist göttlicher Bestätigung dir helfe. (ESSLEMONT S.135 s.a. Leben als Baha'i S.22)





+35:1 #74
8. Kapitel
PRAKTISCHE ANWENDUNG DES GEISTIGEN LEBENS

Dienen

Es gibt nichts Höheres als den Dienst im Reiche Gottes und Ihm wohlzugefallen. Ich wünsche daher, daß eure Herzen sich dem Königreich Gottes zuwenden, eure Absichten rein und aufrichtig seien, daß euer Streben dem Dienste am Mitmenschen gelte ohne Rücksicht auf euer persönliches Wohlergehen; nein, vielmehr mögen alle eure Absichten um das Wohlergehen der Menschheit kreisen, trachtet, euch auf dem Pfad der Hingabe an die Menschheit aufzuopfern. Wie Jesus Christus sein Leben dahingab, so bringet auch ihr euch dar an der Schwelle des Opfers für eine bessere Welt, und wie Bahá'u'lláh fast fünfzig Jahre lang schwere Ungemach und harte Prüfungen für euch ertrug, so seid auch ihr bereit, Schwierigkeiten zu ertragen und Schicksalsschlägen zu widerstehen um der ganzen Menschheit willen. (PUP p.54)

+35:2

Der ist wirklich ein Mensch, der sich heute dem Dienst am ganzen Menschengeschlecht hingibt. (ÄL 117)

+35:3

O Volk Gottes! Befaßt euch nicht rastlos mit eueren eigenen Belangen! Laßt euere Gedanken fest auf das gerichtet sein, was das Glück der Menschheit wiederherstellen und der Menschen Herzen und Selen heiligen wird. Am besten kann dies durch reine und heilige Taten, durch ein Leben der Tugend und durch edles Betragen vollbracht werden. (ÄL 43:4)

+35:4

Die Früchte am Baume des Menschen sind seit eh und je edle Taten und ein lobenswerter Charakter. Vorenthaltet diese Früchte den Achtlosen nicht! Werden sie angenommen, ist euer Ziel erreicht und der Zweck des Lebens erfüllt. Wo nicht, da überlaßt jene ihrem Zeitvertreib, leeren Wortstreit zu führen. Srebe danach, o Volk Gottes, die Herzen der verschiedenen Völker auf Erden mit den Wassern deiner Nachsicht und Güte von Haß und Feindseligkeit zu reinigen und zu läutern, auf daß sie würdig und tauglich werden, die Strahlen der Sonne der Wahrheit aufzunehmen. (WOLF S.38)

+35:5

Wenn du nach ewigem Ruhm strebst, so sei bescheiden und demütig in der Gegenwart des geliebten Gottes. Werde zum Diener aller und diene allen gleich. Der Dienst der Gläubigen gebührt Gott, nicht ihnen. Mühe dich, zur Quelle der Harmonie, Geistigkeit und Freude für die Herzen der Freunde zu werden! (TAB p.61f)

+35:6

Sei nicht müßig sondern tätig und furchtlos! (TAB p.162)

+35:7

Wenn du nach einer Arbeit suchst, die rühmlicher und ansprechender, köstlicher und schöner ist als alle anderen, so ist es Unterwerfung an der Schwelle des Allmächtigen und Dienst für seine Erhabenheit, den Herrn der Macht. (TAB p.658)

+35:8

Bald wird das Wort Gottes wunderbaren Einfluß zeigen und schließlich wird dieses Land (Amerika) zum Paradies Abhá werden. Strebt daher eifrig, daß dieses Ziel in naher Zukunft erreicht wird. Dieses Streben besteht darin: ihr sollt nach den göttlichen Geboten und Vorschriften leben, einig sein in freudiger und jubelnder Liebe ... Widmet euch ständig dem Dienst an der Sache Gottes! (TAB p.511)





+36:1 #76

Kindererziehung

Zu deiner Frage über die Erziehung der Kinder: Es geziemt dir, sie am Herzen der Liebe Gottes zu nähren und sie zu geistigen Dingen anzuspornen, damit sie ihr Angesicht Gott zuwenden, damit sie den Regeln guten Betragens entsprechen und ihr Charakter unvergleichlich wird, damit sie sich alle Tugenden und lobenswerten Eigenschaften der Menschheit zu eigen machen, ein gründliches Wissen auf den verschiedenen Gebieten der Gelehrsamkeit erwerben, um vom ersten Anfang ihres Lebens an geistige Wesen zu werden, Bewohner des Königreiches, angezogen von den süßen Düften der Heiligkeit, und um eine religiöse, geistige Erziehung vom himmlischen Reich zu erhalten. Wahrlich, ich werde Gott bitten, ihnen darin einen glücklichen Erfolg zu gewähren. (AB in Kindererziehung S.42)

+36:2

Die Geliebten Gottes und die Dienerinnen des Barmherzigen müssen ihre Kinder mit Herz und Seele erziehen und sie in der Schule der Tugend und Vollkommenheit unterweisen. Sie dürfen hierin nicht nachlässig, nicht untauglich sein. Fürwahr, es wäre besser für ein Kind, überhaupt nicht zu leben als in Unwissenheit gelassen zu werden; denn in seinem späteren Leben wäre dieses unschuldige Kind mit zahllosen Fehlern behaftet, für die es vor Gott verantwortlich gemacht und zur Rechenschaft gezogen würde, von den Menschen getadelt und verstoßen. Welch eine Sünde, welches Versäumnis wäre dies.

Die oberste Pflicht der Geliebten Gottes und der Dienerinnen des Barmherzigen ist es, mit allen zur Verfügung stehenden Mitteln beide Geschlechter, das männliche wie das weibliche, Mädchen und Jungen, zu erziehen; es gibt überhaupt keinen Unterschied zwischen ihnen. Unwissenheit ist bei beiden tadelnswert, und Nachlässigkeit ist in beiden Fällen sträflich. »Sind die, welche wissen, und die, welche nicht wissen, gleich?«

Dies Gebot ist entscheidend für beide. Wenn man es richtig betrachtet, ist die Erziehung und Bildung der Töchter nötiger als die der Söhne, denn diese Mädchen werden einmal Mütter sein und das Leben ihrer Kinder gestalten. Die erste Erziehung erhÄlt das Kind von der Mutter. Das kleine Kind wird wie ein zarter grüner Zweig so wachsen, wie es erzogen ist. Ist die Erziehung richtig, wird es richtig aufwachsen. Ist sie falsch, wird es danach wachsen und sich bis an sein Lebensende entsprechend verhalten.

Es steht also fest, daß eine unerzogene, ungebildete Tochter, sobald sie Mutter ist, erste Ursache der Entartung, Unwissenheit, Nachlässigkeit und mangelhaften Erziehung vieler Kinder wird.

O ihr Geliebten Gottes und Dienerinnen des Barmherzigen! Nach den verbindlichen Lehren der Gesegneten Schönheit (Bahá'u'lláh) ist Lehren und Lernen Pflicht. Wer darin gleichgültig ist, beraubt sich selbst der großen Gnadengabe. Achtet, achtet darauf, daß ihr hierin nicht versagt! Sucht mit Herz und Seele eure Kinder zu erziehen, vor allem eure Töchter! Hierin kann keine Entschuldigung angenommen werden.

Ewige Herrlichkeit, immerwährende Herrschaft strahle der Mittagssonne gleich auf die Versammlung des Volkes Bahá und mache das Herz Abdu'l-Bahás glücklich und dankbar. (TAB p.579f)

+36:3

Lehrt eure Kinder, was durch die Feder der Herrlichkeit offenbart wurde. Unterrichtet sie in dem, was vom Himmel der Größe und Macht herabkam. Laßt sie die Sendschreiben des Barmherzigen auswendiglernen ... (Esslemont S.177)





+37:1 #78

Gebete für Kinder

O Gott! Erziehe diese Kinder. Diese Kinder sind die Pflanzen Deines Obsthaines, die Blumen Deiner Wiese, die Rosen Deines Gartens. Laß es regnen über sie; laß die Sonne der Wirklichkeit durch Deine Liebe auf sie scheinen. Laß Deine Brise sie erfrischen, damit sie erzogen werden, heranwachsen und gedeihen und sich in strahlender Schönheit entfalten. Du bist der Schenkende. Du bist der Mitleidvolle. (AB in Göttliche Führung S.25)

+37:2

O Du unvergleichlicher Herr! Sei Du diesem armen Kinde ein Schutz und dieser irrenden, unglücklichen Seele ein gütiger und vergebender Herr. O Herr! Sind wir auch nur unwürdige Pflanzen, so gehören wir doch zu Deinem Rosengarten, sind wir auch blatt- und blütenlose Schößlinge, so sind wir doch Teil Deines Obstgartens. So nähre diese Pflanze durch die Regenschauer aus den Wolken Deiner zärtlichen Barmherzigkeit, und erquicke und erfrische diesen Schößling durch den belebenden Hauch Deiner geistigen Frühlingszeit. Laß ihn achtsam, einsichtig und edel werden, und gewähre, daß er ewiges Leben erlange und für immer in Deinem Königreiche wohne. (AB in Göttliche Führung S.18)





+38:1 #79

Erziehung

Es ist jedermanns Pflicht, sich Wissen zu erwerben. Jedoch sollten solche Wissenschaften studiert werden, die den Völkern auf Erden nützen, nicht solche, die mit Worten bejnnen und mit Worten enden. Viel verdanken fürwahr die Völker der Welt den Wissenschaftlern und den Handwerkern ... In der Tat, Wissen ist ein wahrer Schatz für den Menschen, eine Quelle des Ruhmes, der Großmut, der Freude, der Erhabenheit, des Frohsinns und der Heiterkeit. (AKKA 5:15)

+38:2

Nun zu deiner Frage, ob du deine wissenschaftliche Ausbildung in Paris aufgeben und dich ganz der Verkündigung dieser Wahrheit widmen sollst: Diese Absicht ist in der Tat annehmbar und liebenswert, doch wäre es besser und vollkommener, wenn du beides vereinigtest; denn in diesem neuen Jahrhundert ist das Erwerben von Kenntnissen in Wissenschaft, Kunst und schöngeistiger Literatur, ob göttlicher oder weltlicher, materieller oder geistiger Art, eine Gott wohlgefällige Angelegenheit und eine Pflicht, deren Erfüllung von uns allen verlangt wird. Verwirf daher nie die geistigen Dinge zugunsten der materiellen, du bist zu beiden verpflichtet. Trotzdem sollst du, während du dich der wissenschaftlichen Ausbildung widmest, von der Anziehungskraft der Liebe deines herrlichen Herrn gelenkt sein und daran denken, seinen strahlenden Namen zu preisen. Wenn dies so ist, mußt du den von dir studierten Wissenszweig vollkommen zu beherrschen suchen. (AB in BWF p.376)





+39:1 #80

Arbeit und Reichtum

Der Mensch soll sich selbst erkennen und unterscheiden, was zu Erhöhung und Erniedrigung, zu Ruhm und Schande, zu Reichtum und Armut führt. Wenn der Mensch die Stufe der Erfüllung und seine Reife erlangt hat, bedarf er des Wohlstands. Wohlstand, den er durch Handwerk und Beruf erwirbt, ist ... lobens- und empfehlenswert. (AKKA 4:8)

+39:2

Im Bahá'í-Glauben werden Künste, Wissenschaften und alle Arbeit als Gottesdienst erachtet. Ein Mensch, der etwas, sei es auch nur ein Stück Notizpapier, nach seinem besten Können herstellt und dabei bewußt alle seine Kräfte darauf richtet, es zu vervollkommnen, preist damit Gott. Kurz, alle Bemühungen und Anstrengungen, die ein Mensch macht, sofern sie von ganzem Herzen kommen und er von den höchsten Beweggründen und dem Willen dazu getrieben wird, der Menschheit zu dienen, sind Gottesdienst. Gott dienen heißt der Menschheit dienen und den Nöten der Menschen abhelfen. Dienst ist Gebet. (ESSLEMONT S.99)

+39:3

Wahre Zuversicht ist für den Diener, seinen beruflichen Pflichten in dieser Welt nachzugehen, sich fest an den Herrn zu halten und nur seine Gnade zu suchen; denn in seinen Händen liegen die Geschicke aller seiner Diener. (AKKA 10:8)

+39:4

O Meine Diener! Die besten Menschen sind jene, die sich den Unterhalt durch ihren Beruf verdienen und ihn für sich und ihre Angehörigen verwenden, in der Liebe zu Gott, dem Herrn aller Welten. (VW pers.82)

+39:5

Du sollst dich von allem Verlangen lösen außer dem Verlangen nach deinem Herrn, dem Allhöchsten, und weder Hilfe noch Unterstützung von irgend jemandem in der Welt erwarten, nicht einmal von deinem Vater oder deinen Kindern. Vertraue dich Gott an! Begnüge dich mit wenigen irdischen Gütern! Wahrlich, Sparsamkeit ist ein großer Schatz. Wenn dich ein Verwandter unterdrückt, so verklage ihn nicht vor den Behörden, sondern zeige in allem Elend, jedem Ungemach wunderbare Geduld. Wahrlich, dein Gebieter ist der Herr der Treue. Vergib und übersieh die Fehler dieses Menschen um der Liebe und Zuneigung willen. Wisse, daß dir in diesem Leben nichts nützt außer flehendes Gebet zu Gott, Dienst in seinem Weinberg und treue Gottergebenheit mit einem Herzen voller Liebe. (BWF p.374f)

+39:6

O ihr, die ihr euch vergänglichen Reichtums brüstet! Wisset fürwahr, daß Reichtum eine mächtige Schranke ist zwischen dem Sucher und seinem Verlangen, dem Liebenden und seinem Geliebten. Nur wenige Reiche werden zum Hofe seiner Gegenwart gelangen, nur wenige werden die Stadt der Genügsamkeit und des Verzichts betreten. Gut steht es deshalb um den Reichen, den der Reichtum nicht vom ewigen Königreich fernhält noch der unvergänglichen Herrschaft beraubt! Beim Größten Namen! Der Glanz eines solchen Reichen soll die Himmelsbewohner so erleuchten, wie die Sonne dem Erdenvolk Licht spendet. (VW pers.53)

+39:7

Wer aber Reichtümer besitzt, muß den Armen größte Beachtung schenken; denn groß ist die Ehre, die Gott jenen Armen bestimmt hat, die standhaff in der Geduld sind. Bei Meinem Leben! Keine Ehre außer der, die Gott zu verleihen beliebt, kann sich mit dieser Ehre vergleichen. Großer Segen erwartet die Armen, die geduldig ausharren und ihre Leiden verbergen, und wohl steht es um die Reichen, die ihren Reichtum den Bedürftigen spenden und diese sich selbst vorziehen.

Gebe Gott, daß sich die Armen bemühen und danach streben, sich die Mittel zum Lebensunterhalt zu verdienen. Dies ist eine Pflicht, die in dieser größten Offenbarung jedem auferlegt wurde, und gilt vor Gott als gutes Werk. Wer immer diese Pflicht erfüllt, dem wird ganz gewiß die Hilfe des Unsichtbaren zuteil. Er kann durch seine Gnade reich machen, wen immer Er will. Er, wahrlich, hat Macht über alle Dinge. (ÄL 100:4-5)





+40 #82

Ein Gebet um die Lebensbedürfnisse

Herr! Wir sind bemitleidenswert, gewähre uns Deine Gunst; wir sind arm, schenke uns einen Anteil am Meere Deines Reichtums; bedürftig sind wir, gib uns, was uns mangelt, wir sind erniedrigt, verleihe uns Deine Herrlichkeit. Die Vögel in der Luft und die Tiere auf dem Felde erhalten ihre Nahmng täglich von Dir, und alle Wesen erfahren Deinen Schutz und Deine Güte.

Entziehe diesem Schwachen nicht Deine wundersame Gnade und schenke durch Deine Macht dieser hilflosen Seele Deine Großmut.

Gib uns unser täglich Brot, und was wir zum Leben bedürfen die Fülle, damit wir von niemandem abhängen als von Dir, mit Dir allein verkehren, auf Deinen Wegen wandeln und Deine Geheimnisse kundtun. Du bist der Allmächtige, der Liebende und der Erhalter der ganzen Menschheit. (GebetBuch Nr.65)





+41:1 #83

Großmut und Spende

O ihr Reichen auf Erden! Die Armen in eurer Mitte sind Mein Pfand, hütet Mein Pfand und trachtet nicht nur nach eurem Wohlergehen. (VW pers.54)

+41:2

Selig und glücklich ist, wer sich erhebt, dem Wohle aller Völker und Geschlechter der Erde zu dienen. (ÄL 117)

+41:3

Er (der wahre Sucher) sollte dem Besitzlosen beistehen und dem Notleidenden niemals seine Gunst versagen. Er sollte gütig sein zu den Tieren, wie viel mehr zu seinem Nächsten, der mit der Macht der Sprache begabt ist. (ÄL 125:3)

+41:4

Gott hat niemals eine Seele über ihr Vermögen belastet. (ÄL 52:4)

+41:5

Wann immer er die Bedingungen erfüllt, die in dem Verse liegen: »Wer nach Uns strebt ...«, wird er sich der segnungen erfreuen, die aus den Worten strömen: » ... den werden Wir sicherlich auf Unseren Wegen geleiten.« (ÄL 125:5)





+42:1 #84

Kraft und Schönheit des Charakters

Ich flehe zu Dir ... sende aus den Wolken Deiner Güte auf mich nieder, was mich rein macht von allem, was nicht von Dir ist, auf daß ich würdig werde, Dich zu preisen, und fähig, Dich zu lieben. (GM 10)

+42:2

Christus sprach zur Welt: »Wenn ihr nicht werdet wie die Kinder, so werdet ihr nicht ins Himmelreich kommen.« Das bedeutet: Die Menschen müssen im Herzen rein werden, um Gott zu erkennen ... Die Herzen der Kinder sind kristallrein. Sie sind Spiegel, auf die kein Staub fiel. Doch beruht diese Reinheit auf Schwäche und Unschuld, nicht auf Stärke oder Prüfung, weil ihre Herzen und Sinne in dieser frühen Zeit der Kindheit noch unbefleckt von der Welt sind. Sie können keine große Intelligenz entfalten. Sie kennen weder Heuchelei noch Betrug. Dies beruht auf der Schwäche des Kindes, während der Erwachsene durch seine Stärke rein wird. Kraft seiner Einsicht wird er schlicht. Durch die große Macht der Vernunft und des Verstehens wird er lauter, nicht kraft seiner Schwäche. Wenn er die Stufe der Vollkommenheit erreicht, wird er diese Eigenschaften erhalten; sein Herz wird geläutert, sein Geist erleuchtet, seine Seele empfänglich und sanft; alles das durch seine große Stärke. Das ist der Unterschied zwischen einem vollkommenen Menschen und einem Kind. (PUP p.53 sowie Kindererziehung S.111)

+42:3

Die Quelle des Mutes und der Macht ist die Verbreitung des Wortes Gottes und die Standhaftigkeit in seiner Liebe. (AKKA 10:11)

+42:4

O Mein Sohn! Die Gesellschaft der Frevler vermehrt das Leid, die Gemeinschaft mit den Gerechten aber löst den Rost vom Herzen. Wer Gemeinschaft mit Gott sucht, der nehme Zuflucht bei seinen Geliebten, und wer Gottes Wort hören will, der lausche den Worten seiner Auserwählten. (VW pers.56)

+42:5

Höflichkeit ist in der Tat ein Gewand, das alle Menschen, jung oder alt, kleidet. Wohl steht es um den, der seinen Tempel mit ihr schmückt, und wehe denen, die dieser großen Gabe verlustig gehen. (WOLF S.57)

+42:6

Wer sich an die Gerechtigkeit hält, kann auf keinen Fall die Grenzen der Mäßigung überschreiten. Durch die Führung des Allsehenden erkennt er die Wahrheit in allen Dingen. Die von den gelehrten Größen der Kunst und der Wissenschaft so hoch gepriesene Zivilisation wird, wenn man ihr gestattet, die Grenzen der Mäßigung zu überschreiten, großes Unheil über die Menschen bringen. (ÄL 163:2)

+42:7

Das Wesen der Weisheit ist die Gottesfurcht, die Angst vor seiner Rute und Strafe, die rasche Wahrnehmung seiner Gerechtigkeit und seines Geheißes. (AKKA 10:3)

+42:8

Die Gottesfurcht ist die Befehlshaberin über die Streitmacht deines Herrn. Ihre Truppen sind edle Charaktereigenschaften und gute Taten. Sie hat durch alle Jahrhunderte und Zeitalter die Städte der Menschenherzen erobert und die Banner der Überlegenheit und des Sieges hoch über allen anderen Bannern gehißt. (WOLF S.120)





+43:1 #86
9. Kapitel
LOSLÖSUNG UND OPFER

Loslösung

Als jemand zu Abdu'l-Bahá sagte: »Wir sind ja so froh, daß Du wieder frei bist«, antwortete Er: »Freiheit ist keine Sache des Ortes, sondern des Zustandes. Ich war glücklich im Gefängnis, denn diese Tage vergingen auf dem Pfade des Dienens.«

»Gefangenschaft war mir Freiheit, Schwierigkeiten sind Erholung für mich, Tod ist Leben.«

»Es ist eine Ehre, verachtet zu werden. Deshalb war ich sehr glücklich während meiner Haft.«

»Wahre Freiheit ist, aus dem Gefängnis des Selbstes befreit zu sein; denn das Selbst ist das größte Gefängnis!«

»Wenn man davon frei wird, kann man nie mehr eingekerkert werden. Doch diese Freiheit kann man nur erhalten, wenn man schlimme Schicksalsschläge nicht mit dumpfem Entsagen, sondern in strahlender Ergebenheit annimmt.« (Bahá'í-World IV p.384)

+43:2

O Mein Diener! Befreie dich aus den Banden dieser Welt und löse deine Seele aus dem Gefängnis des Selbstes. Ergreife die Gelegenheit, denn niemals kehrt sie wieder. (VW per.40)

+43:3

O Fremdling, dem Freundschaft erwiesen wird! Die Kerze deines Herzens ist durch die Hand Meiner Macht entzündet. Lösche sie nicht durch die widrigen Winde der Selbstsucht und der Leidenschaft. Meiner zu gedenken ist dein Heil in allen Gebrechen; vergiß dies nicht. Mache Meine Liebe zu deinem Schatz und hege sie wie dein Augenlicht und dein Leben. (VW pers.32)

+43:4

O Sohn der Erde! Wenn du Mich begehrst, suche niemanden außer Mir. Willst du Meine Schönheit schauen, so schließe deine Augen vor der Welt und allem, was darinnen ist. Denn Mein Wille und der Wille eines anderen sind wie Feuer und Wasser; sie können nicht im selben Herzen wohnen. (VW pers.31)

+43:5

Loslösung ist wie die Sonne; sie löscht das Feuer der Begierde und Selbstsucht, in welches Herz sie auch scheint. Wer vom Lichte der Einsicht erleuchtet ist, wird sich sicherlich von der Welt und Ihren Nichtigkeiten loslösen ... Lasse dich durch die Welt und ihre Gemeinheit nicht betrüben. Glücklich ist der Mensch, den Reichtum nicht eitel und Armut nicht traurig macht. (Bahá'u'lláh in Baha'i-World I p.42)

+43:6

Die Quelle allen Ruhmes ist anzunehmen, was der Herr verleiht, und zufrieden zu sein mit dem, was Gott verfügt. (AKKA 10:5)

+43:7

Der Sucher muß allezeit sein Vertrauen in Gott setzen, muß sich von den Erdenmenschen abkehren, sich von der Welt des Staubes lösen und Ihm, dem Herrn der Herren, anhangen ...

Auch sollte der Sucher üble Nachrede als schwere Verirrung betrachten und sich von ihrem Einfluß fernhalten, denn üble Nachrede verlöscht das Licht des Herzens und erstickt das Leben der Seele. Er sollte sich mit wenigem begnügen und frei von allem ungehörigen Begehren sein. Er sollte die Gesellschaft derer schätzen, die der Welt entsagt haben, und es als köstliche Wohltat betrachten, prahlerische, weltlich gesinnte Menschen zu meiden ... Er sollte ... mit Blitzesschnelle an allem außer Ihm vorübereilen ... Er sollte nicht zögern, sein Leben für seinen Geliebten hinzugeben, auch sollte er sich nicht durch den Tadel der Menschen von der Wahrheit abbringen lassen. Er sollte für andere nicht wünschen, was er für sich selbst nicht wünscht, und nicht versprechen, was er nicht hält. (ÄL 125:3)

+43:8

Das Wesen der Loslösung ist für den Menschen, das Angesicht dem Hofe des Herrn zuzuwenden, in seine Gegenwart zu treten, Sein Antlitz zu schauen und als Zeuge vor Ihm zu stehen. (AKKA 10:9)





+44:1 #88

Loslösung nicht Askese

Macht euch frei von jeder Bindung an diese Welt und ihre Eitelkeiten. Hütet euch, ihnen zu nahen, denn sie verleiten euch dazu, eueren Gelüsten und euerer Habsucht zu folgen, und hindern euch daran, den geraden, herrlichen Pfad zu betreten.

Wisset, daß mit der »Welt« euere Unachtsamkeit gegen Ihn, eueren Schöpfer, gemeint ist, euer Erfülltsein von anderem als Ihm. Andererseits bedeutet »das künftige Leben« alles, was euch sicher macht, daß ihr Gott, dem Allherrlichen, dem Unvergleichlichen, nahe kommt. Was euch an diesem Tage abhält, Gott zu lieben, ist nichts anderes als die Welt. Flieht sie, damit ihr zu den Seligen zählt! Möchte ein Mensch sich mit dem Schmuck dieser Erde schmücken, ihre Trachten tragen und die Wohltaten genießen, die sie zu schenken vermag, so kann ihm das nicht schaden, sofern er nichts zwischen sich und Gott treten läßt; denn Gott hat alle guten Dinge, ob sie in den Himmeln oder auf Erden erschaffen sind, für jene seiner Diener bestimmt, die wahrhaft an Ihn glauben. Genießet, o Menschen, die guten Dinge, die Gott euch erlaubt, und beraubt euch nicht selbst seiner wunderbaren Gaben. Bringet Ihm Dank und Preis, und gehöret zu den wahrhaft Dankbaren. (ÄL 128:3-4)

+44:2

Der frommen Taten der Mönche und Priester unter den Anhängern des Geistes - Gottes Friede sei mit Ihm - wird in seiner Gegenwart gedacht. An diesem Tage sollten sie jedoch ihr abgeschiedenes Leben aufgeben, ihre Schritte in die offene Welt lenken und sich mit dem befassen, was ihnen selbst und anderen nützt. (AKKA 3:13)

+44:3

Jedem von euch ist es zur Pflicht gemacht, sich in einem Beruf einem Handwerk, Gewerbe und dergleichen - zu betätigen. Wir haben eure Tätigkeit bei solcher Arbeit gnädiglich zum Rang des Dienstes an Gott, dem Wahren, erhoben. Denkt in euren Herzen über die Gnade und den Segen Gottes nach und sagt Ihm Dank des Abends und des Morgens. (AKKA 3:22)

+44:4

Wenn gesagt ist, daß der Mensch sein Selbst ganz vergessen müsse, so ist damit gemeint, daß er sich zum Geheimnis des Opfers erheben soll, das heißt, irdische Gefühle müssen vergehen, tadelmwerte Sitten, welche die Finsternis auf Erden ausmachen, müssen aussterben. Es bedeutet nicht, daß aus körperlicher Gesundheit Schwäche und Gebrechlichkeit werden sollen. (TAB p.244)





+45:1 #90

Das Geheimnis des Opfers

Das Geheimnis des Opfers ist ein sehr wichtiges und unerschöpfliches Thema.

Um es kurz zu fassen: Der Nachtfalter opfert sich dem Kerzenlicht, die Quelle dem Dürstenden, der aufrichtig Liebende dem Geliebten. Das Wesentliche dabei ist, völlig das selbst zu vergessen ... das Wohlgefallen des Wahren zu suchen, nach seinem Angesicht zu verlangen und auf seinem Pfade zu wandeln ... Dies ist die erste Stufe des Opfers.

Die zweite Stufe des Opfers ist folgende: Der Mensch muß wie im Feuer geschmiedetes Eisen werden. Die irdischen Eigenschaften des Eisens - Schwärze, Kälte, Härte - verschwinden völlig, während die Eigenschaften des Feuers - rote Lohe, Glut und Hitze -, die dem Königreich zugehören, sichtbar hervortreten. So hat das Eisen seine Eigenschaften und seinen Zustand dem Feuer geopfert und die Tugenden dieses Elementes erworben.

In gleicher Weise werden die Seelen die »Erlösten« der Sonne der Wahrheit sein, wenn sie, von den Banden dieser Welt, von menschlichen Unzulänglichkeiten, von tierischer Unwissenheit befreit ... einen Anteil an den Segnungen des Raumlosen empfangen und göttliche Vollkommenheiten erlangt haben. (TAB p.354)

+45:2

Da du das Wissen um Gott und seine Liebe erlangtest, hast du die Pflicht, deinen Geist und alle Habe für das Leben der Welt aufzuopfern, jede Schwierigkeit zu ertragen, um die Seelen zu laben, und aus treuer Liebe tief in das Meer der Prüfungen zu tauchen ...

Das Geheimnis des Opfers ist, daß der Mensch sich vorbehaltlos der heiligen Stufe Gottes opfert. Gottes Stufe ist Barmherzigkeit, Güte, Vergebung, Opfer, Wohlwollen, Gnade, Seelentrost und das Entflammen seiner Liebe in Herz und Adern. (TAB p.65)

+45:3

Nähe zu Gott wird durch Hingabe an Ihn, durch Eintritt in sein Königreich und durch den Dienst an der Menschheit möglich; sie wird durch Einheit mit der Menschheit und durch Güte zu allen erreicht; sie hängt ab vom Forschen nach Wahrheit, vom Erwerb lobenswerter Tugenden, dem Dienst für den Weltfrieden und persönlicher Heiligung. Mit einem Wort: Nähe zu Gott verlangt Selbstaufopferung, Loslösung und völlige Hingabe an Ihn. Gottnähe heißt: Ihm ähnlich sein. (PUP p.148)

+45:4

Auch erfordert die Glaubenstreue, daß du dich aufopferst, auf dem göttlichen Pfad dein Auge vor jeder Lust schließest und mit ganzer Seele strebst, wie ein Tropfen im Meer der Liebe Gottes zu versinken und unterzugehen. (TAB p.552)

+45:5

Wisse, daß die ganze Schöpfung in großer Trauer weinte, als der Menschensohn seinen Geist zu Gott aufgab. Doch indem Er sich selbst opferte, wurde allem Erschaffenen eine neue Fähigkeit eingehaucht. Die Beweise dafür sind in allen Völkern kund und heute vor dir offenbar. Die tiefste Weisheit, welche die Weisen zum Ausdruck bringen, die gründlichste Gelehrsamkeit, die Menschengeist entfaltet, die Künste, welche die fähigsten Hände gestalten, der Einfluß, den die mächtigsten Herrscher üben, sind nur Offenbarungen der belebenden Macht, die sein überragender, sein alldurchdringender und strahlender Geist entfesselt hat. (ÄL 36:1)





+46:1 #92

Sieg durch Loslösung

Darum kann oder wird heute »Sieg« nicht mehr gleichbedeutend mit Kampf oder Fehde gegen irgend jemanden sein, sondern meint vielmehr, daß es wohlgefällig ist, die Festungen der Menschenherzen, die unter der Gewalt der Heerscharen der Selbstsucht und Leidenschaft stehen, durch das Schwert des Wortes, der Weisheit und der Ermahnung zu erobern. Jeder, der »Sieg« erstrebt, muß daher zuerst die Feste seines eigenen Herzens mit dem Schwert geistiger Wahrheit und des Wortes unterwerfen und sie beschirmen, an etwas anderes als an Gott zu denken; dann erst wende er sich den Festungen anderer Menschenherzen zu. Das ist es, was »Sieg« erreichen soll: Aufruhr war und wird niemals Gott wohlgefÄlig sein, und was einige törichte Menschen einst unrecht taten, fand keine Billigung. Wahrlich, es ist besser, um seines Wohlgefallens willen getötet zu werden, als selbst zu töten. Heute müssen die Freunde Gottes in solcher Haltung unter seinen Dienern wandeln, daß sie durch ihre Taten alle zum Wohlgefallen des Herrn der Herrlichkeit führen. Ich schwöre bei der Sonne am Horizont der Heiligkeit, daß die Freunde Gottes niemals die Erde und ihren vergänglichen Reichtum beachteten noch beachten werden. (AB in Travellers Narrative p.64)

+46:2

O Sohn des Seins! Dein Herz ist Meine Wohnstatt. Heilige es für Mein Kommen. Dein Geist ist der Ort Meines Erscheinens. Läutere ihn für Meine Offenbarung. (VW ar.59)

+46:3

O Sproß des Staubes! Sei nicht zufrieden mit der Muße eines schwindenden Tages und beraube dich nicht der ewigen Ruhe. Verschachere nicht den Garten ewiger Freude um das Häuflein Staub einer sterblichen Welt. Erhebe dich aus deinem Gefängnis zu den herrlichen Gefilden der Höhe und nimm deinen Flug aus dem vergänglichen Käfig hin zum Paradies des Raumlosen. (VW pers.39)

+46:4

O Sohn des Staubes! Werde blind, damit du Meine Schönheit schauest, werde taub, damit du den lieblichen Klang Meiner Stimme hörest. Leg ab alle Gelehrsamkeit, damit du an Meinem Wissen teilhabest. Löse dein Herz vom Besitz, damit du aus dem Meer Meines ewigen Reichtums einen bleibenden Anteil gewinnest. Werde blind, das heißt für alles außer Meiner Schönheit. Werde taub für alles außer Meinem Wort. Lege alle Gelehrsamkeit ab außer Meiner Erkenntnis, so daß du mit klarem Auge, reinem Herzen und wachem Ohr an Meiner Heiligkeit Hof gelangest. (VW pers.11)

+46:5

Der Mensch muß ganz in Gott aufgehen und muß seine Eigensucht vergessen, damit er sich zur Stufe des Opfers erhebe, in einem Maße, daß er nicht zum Vergnügen schläft, sondern um den Körper auszuruhen, um besser handeln, klarer sprechen, schöner erklären, den Dienern Gottes dienen und die Wahrheiten beweisen zu können. Wenn er wach ist, sollte er sich bemühen, aufmerksam zu sein, der Sache Gottes zu dienen und seine eigenen Maßstäbe denen Gottes zu opfern. Wenn er diese Stufe erlangt, werden die Bestätigungen des Heiligen Geistes ihn gewiß erreichen, und ein Mensch mit dieser Kraft kann allen widerstehen, die auf Erden wohnen. (BWF p.384)

+46:6

Wahrlich, Ich sage, die Welt ist wie die Luftspiegelung in der Wüste, von der der Durstige wähnt, sie sei Wasser, und zu der er mit aller Kraft hinstrebt, bis er sie im Näherkommen als reine Sinnestäuschung erkennt ...

O Meine Diener! Grämt euch nicht, wenn Gott in diesen Tagen und auf diesem Erdenrund Dinge verordnet und verkündet, die eueren Wünschen zuwiderlaufen, denn Tage seliger Freude und himmlischen Entzückens stehen euch sicherlich bevor. Welten, heilig und voll geistiger Herrlichkeit, werden vor eueren Augen enthüllt werden. Ihr seid von Ihm ausersehen, in dieser Welt und in der kommenden ihre Wohltaten und Freuden zu genießen und einen Anteil von ihrer stärkenden Gnade zu empfangen. Dies alles werdet ihr zweifellos erreichen. (ÄL 153:8-9)





+47:1 #94

Gebete um Loslösung

O Gott, hilf mir, bescheiden und demütig zu sein, und gib mir die Kraft, mich von allem zu lösen und mich an den Saum des Gewandes Deiner Herrlichkeit zu halten, auf daß mein Herz von Deiner Liebe erfüllt werde und kein Raum darin bleibe für die Liebe zur Welt und die Bindung an ihre Eigenschaften ... Wahrlich, Du bist barmherzig, und wahrlich, Du bis der Großmütigste, dessen Hilfe alle Menschen erflehen. (AB in Bahá'í-Prayers p.152f)

+47:2

O Gott, mein Gott! schaue nicht auf meine Hoffnungen und meine Taten, sondern auf Deinen Willen, der Himmel und Erde umfaßt. (GebetBuch Nr.3)

+47:3

Er ist der Barmherzige, der Allgütige! O Gott, mein Gott, Du siehst mich, Du kennst mich. Du bist mein Hafen und meine Zuflucht. Ich habe keinen gesucht und will keinen suchen denn Dich. Keinen Pfad habe ich betreten und will keinen betreten als den Pfad Deiner Liebe. In der Verzweiflung dunkler Nacht wendet sich mein Herz voll Hoffnung dem Morgen Deiner grenzenlosen Gunst zu, und zur Stunde der Morgendämmerung wird meine matte Seele erfrischt und gestärkt im Gedenken an Deine Schönheit und Vollkommenheit. Wem die Gnade Deines Erbarmens hilft, der wird, und wäre er nur ein Tropfen, zu einem endlosen Meer, und das kleinste Atom leuchtet dank der Ausgießung Deiner Güte gleich einem strahlenden Stern.

Birg unter Deinem Schutz, Du Geist der Reinheit, Du allgütiger Versorger, Deinen entzückten, entflammten Diener. Hilf ihm, in der Welt des Seins standhaft und fest an Deiner Liebe zu hangen, und laß diesen Vogel mit gebrochenem Flügel in Deinem göttlichen Nest auf dem himmlischen Baume Schutz und Zuflucht finden. (GebetBuch Nr.73)





+48:1 #96
10. Kapitel
RECHTSCHAFFENHEIT UND REINHEIT

Taten sind stärker als Worte

Du hast recht, wenn du sagst, daß 'Abdu'l-Bahá auf Taten, nicht auf Worte sieht, so wie auch Christus sagte: »An ihren Früchten sollt ihr sie erkennen!« (TAB p.311)

+48:2

Die Gefährten Gottes sind an diesem Tag der Sauerteig, der die Völker der Welt durchdringen muß. sie müssen solche Vertrauenswürdigkeit, Wahrhaftigkeit und Ausdauer, solche Taten und einen solchen Charakter zeigen, daß die ganze Menschheit aus ihrem Beispiel Nutzen ziehen kann ...

Selbst im Atem solch reiner und geheiligter Seelen liegen weitreichende Kräfte verborgen. so groß sind diese Kräfte, daß sie Einfluß auf alles Erschaffene ausüben. (Shoghi Effendi in KGG S.40)

+48:3

O Heer Gottes! Unter dem Schutz und mit der Hilfe, die dir die Gesegnete Schönheit verliehen hat - möge mein Leben ein Opfer für seine Geliebten sein! - sollst du dich so verhalten, daß du vornehm und leuchtend wie die Sonne unter den Menschenseelen hervorragst. Wenn einer von euch in eine Stadt kommt, so sollte er durch seine Aufrichtigkeit, seine Lauterkeit und Liebe, seine Ehrlichkeit und Treue, seine Wahrheitsliebe und Güte gegenüber allen zu einem Brennpunkt der Anziehungskraft für die Welt werden, so daß die Menschen dieser Stadt ausrufen und sagen: »Dieser Mann ist ohne Zweifel ein Bahá'í, denn sein Benehmen, seine Haltung, seine Lebensweise, seine Sitten, seine Art und sein Wesen spiegeln die Eigenschaften der Bahá'í wider.« (BRIEFE S.70)

+48:4

Sprich: Sei achtsam, o Volk Bahás, daß du nicht auf den Wegen jener wandelst, deren Worte sich von ihren Taten unterscheiden. Strebt, daß ihr fähig werdet, den Völkern der Erde Gottes Zeichen zu offenbaren und seine Gebote widerzuspiegeln. Laßt euere Taten Führung für die ganze Menschheit sein, denn bei den meisten Menschen, ob hoch oder niedrig, unterscheidet sich das Bekenntnis vom Verhalten. Durch euere Taten aber könnt ihr euch vor anderen auszeichnen. (ÄL 139:8)

+48:5

Ein guter Charakter ist wahrlich der beste Mantel Gottes für die Menschen. Gott schmückt damit seine Geliebten. Bei Meinem Leben! Das Licht eines guten Charakters überstrahlt die Sonne und ihren Glanz. (AKKA 4:13)

+48:6

Jede gerechte Tat ist mit einer Kraft versehen, die den Staub über den Himmel der Himmel emporheben kann. Sie kann jede Fessel sprengen und hat die Macht, die Kraft zu erneuern, die sich verbraucht hat und dahinschwand ... (ÄL 131:3)





+49:1 #98

Ehrlichkeit

Wahrhaftigkeit ist die Grundlage aller menschlichen Tugenden. Ohne Wahrhaftigkeit sind Fortschritt und Erfolg für eine Seele in allen Welten Gottes unmöglich. Wenn ein Mensch diese heilige Eigenschaft besitzt, wird er auch alle anderen göttlichen Eigenschaften erlangen. (ESSLEMONT S.105)

+49:2

Lebe und handle mit größter Wahrhaftigkeit, Redlichkeit, Keuschheit, Rechtschaffenheit, Reinheit, Lauterkeit, Gerechtigkeit und Unparteilichkeit. Falls jedoch - was Gott verhüten möge - jemand das geringste anvertraute Pfand veruntreuen sollte, nachlässig und saumselig in der Ausübung der ihm übertragenen Pflichten wäre oder einen einzigen Pfennig von den Staatsbürgern tyrannisch erpressen oder seine eigenen selbstischen Zwecke und Ziele verfolgen sollte, so wird er umzweifelhaft der Segensgaben des Allhöchsten, des Allmächtigen, verlustig gehen. Hütet euch, hütet euch, damit ihr nicht verfehlt, was euch in diesem Tablet befohlen wird. (TAB p.403)

+49:3

Laßt Wahrhaftigkeit und Höflichkeit euer Schmuck sein. Duldet nicht, daß ihr des Gewandes der Langmut und der Gerechtigkeit beraubt werdet, damit aus eueren Herzen die süßen Düfte der Heiligkeit über alles Erschaffene wehen. (ÄL 139:8)

+49:4

Würde die ganze Erde in Silber und Gold verwandelt, so würde keiner, von dem man sagen kann, er sei wirklich in den Himmel des Glaubens und der Gewißheit aufgestiegen, sich dazu herablassen, dieses zu beachten oder gar danach zu greifen und es zu behalten ...

Wer im Heiligtum Gottes wohnt und den Ehrensitz ewiger Herrlichkeit einnimmt, wird sich weigern, selbst wenn er Hungers stürbe, die Hand widerrechtlich nach dem Eigentum seines Nächsten auszustrecken, wie niedrig und unwürdig dieser auch sei. (ÄL 137:1/3)





+50:1 #99

Gerechtigkeit und Unparteilichkeit

Seid wachsam, damit ihr niemandem Unrecht zufügt, und sei es auch so gering wie ein Senfkorn. Beschreitet den Pfad der Gerechtigkeit, denn dieser ist wahrlich der gerade Pfad. (ÄL 118:1)

+50:2

Seid aufrichtig gegen euch selbst und gegen andere, damit die Beweise der Gerechtigkeit durch euere Taten unter Unseren getreuen Dienern offenbar werden. (ÄL 128:8)

+50:3

... sage den Geliebten Gottes, daß Gerechtigkeit die grundlegende menschliche Tugend ist. Auf ihr beruht zwangsläufig die Bewertung aller Dinge ...

Seid gerecht in euerem Urteil, ihr Menschen mit verstehendem Herzen! Wer in seinem Urteil ungerecht ist, entbehrt der Merkmale, die die Stufe des Menschen auszeichnen. (ÄL 100:6/8)

+50:4

Der Menschen Licht ist die Gerechtigkeit. Löscht es nicht durch die Stürme der Unterdrückung und der Tyrannei. Der Zweck der Gerechtigkeit ist das Zustandekommen von Einheit unter den Menschen. (AKKA 6:26)

+50:5

Wisse wahrlich, diese großen Heimsuchungen, die über die Welt gekommen sind, bereiten sie vor auf das Kommen der Größten Gerechtigkeit. (KGG S.46)

+50:6

Die Sonne der Gerechtigkeit ist über dem Horizont Bahá'u'lláhs emporgestiegen. Denn seine Tablets sind die Grundlage zu einer Gerechtigkeit, wie sie keine Vernunft von Anbeginn der Schöpfung an ersinnen konnte. (KGG S.48)





+51:1 #100

Reinheit

Macht euch frei von jeder Bindung an diese Welt und ihre Eitelkeiten. Hütet euch, ihnen zu nahen, denn sie verleiten euch dazu, eueren Gelüsten und euerer Habsucht zu folgen, und hindern euch daran, den geraden, herrlichen Pfad zu betreten. (ÄL 128:2)

+51:2

Wer seinen Gelüsten und verderbten Neigungen folgt, geht in die Irre und vergeudet seine Mühe. Er gehört wahrlich zu den Verlorenen. (ÄL 136:6)

+51:3

O Meine Freunde! Habt ihr den wahren, strahlenden Morgen vergessen, da ihr alle im heiligen, seligen Gefilde um Mich versammelt wart, unter dem Schatten des Lebensbaumes, gepflanzt im allherrlichen Paradiese? Ehrfurchtsvoll lauschtet ihr, als Ich diese drei hochheiligen Verse sprach: O Freunde! Zieht euren Willen nicht dem Meinen vor, begehrt nichts, was Ich nicht für euch wünsche, und naht Mir nicht mit leblosem Herzen, besudelt mit weltlichen Wünschen und Begierden. Wolltet ihr nur eure Seelen heiligen, ihr würdet euch sogleich dieses Ortes und Gefildes erinnern; die Wahrheit Meiner Rede wäre dann euch allen offenbar. (VW pers.19)

+51:4

Gesegnet bist du und wirst gesegneter sein, wenn dein Schritt fest ist, dein Herz ruhig durch den Duft seines Heiligen Geistes und deine geheimen und verborgenen Gedanken rein sind vor dem Herrn der Heerscharen. (TAB p.704)

+51:5

Die von den gelehrten Größen der Kunst und der Wissenschaft so oft gepriesene Zivilisation wird, wenn man ihr gestattet, die Grenzen der Mäßigung zu überschreiten, großes Unheil über die Menschen bringen ... ins Übermaß gesteigert, wird sich die Zivilisation als eine ebenso ergiebige Quelle des Übels erweisen, wie sie, in den Schranken der Mäßigung gehalten, eine Quelle des Guten war. (ÄL 163:22)

+51:6

Er hat auf der ganze Welt die Herzen seiner Diener auserwählt und jedes zu einem Thron für die Offenbarung seiner Herrlichkeit gemacht. So heiligt sie denn von jeder Befleckung, damit ihnen das eingeprägt werde, wofür sie erschaffen wurden. (ÄL 136:5)

+51:7

O du Inbegriff der Leidenschaft! Leg alle Habsucht ab und strebe nach Genügsamkeit, denn der Gierige bleibt immer fern, der Genügsame aber wird immer geliebt und gelobt. (VW pers.50)

+51:8

Sprich: Wer seinen weltlichen Wünschen folgt oder sein Herz an irdische Dinge hängt, soll nicht zum Volke Bahás zählen. Der ist Mein wahrer Jünger, der, käme er in ein Tal aus reinem Gold, geradewegs hindurchzöge, darüberschwebend wie eine Wolke, weder sich wendend noch rastend. Ein solcher Mensch gehört wahrlich zu Mir. Von seinem Gewande kann die Schar der Höhe den Duft der Heiligkeit atmen ... Und wenn er der schönsten, anmutigsten Fmu begegnete, fühlte er sein Herz auch nicht vom leisesten Schatten eines Verlangens nach ihrer Schönheit verführt. Ein solcher Mensch ist wirklich ein Geschöpf makelloser Keuschheit. (ÄL 60:3)

+51:9

Die den reinen Namen der Sache Gottes beflecken, indem sie fleischlichen Dingen folgen, befinden sich in offensichtlichem Irrtum ...

Reinheit und Keuschheit waren und sind noch immer die größte Zierde für die Dienerinnen Gottes. Gott ist Mein Zeuge! Das strahlende Licht der Keuschheit ergießt seine Helligkeit über die Welten des Geistes und sein Duft weht sogar bis ins höchste Paradies. (KGG S.53f)

+51:10

Das Trinken von Wein ... ist die Ursache von chronischen Krankheiten, schwächt die Nerven und zerstört den Verstand. (KGG S.54)





+52:1 #103
11. Kapitel
SÜNDE UND VERGEBUNG

Was ist die Sünde?

Die physische, menschliche Welt ist der Macht der Triebe unterworfen, und Sünde ist die Folge dieser Macht der sinnlichen Begierden, die ja den Gesetzen der Gerechtigkeit und Heiligkeit nicht unterstellt sind. Der Körper des Menschen ist ein Sklave der Natur; was immer sie befiehlt, wird er tun. Es steht also fest, daß Sünden wie Zorn, Eifersucht, Streit, Habsucht, Geiz, Torheit, Vorurteil, Haß, Stolz und Herrschsucht in der körperlichen Welt vorhanden sind. Alle diese niedrigen Eigenschaften finden sich in der Natur des Menschen. Ein Mensch ohne geistige Erziehung ist wie ein Tier. Wie die Wilden Afrikas, deren Handlungen, Gewohnheiten und Sitten allein von den Sinnen bestimmt werden, handeln sie entsprechend den Ansprüchen der Natur in einem solchen Maß, daß sie einander zerreißen und fressen. So ist es klar, daß die stoffliche Welt des Menschen eine Welt der Sünde ist. In dieser physischen Welt steht der Mensch nicht höher als das Tier. Jede Sünde entspringt den Forderungen der Natur, und diese Ansprüche, die der physischen Beschaffenheit entstammen, sind beim Tier keine Sünde, während sie für den Menschen Sünde sind. Das Tier ist die Quelle von Unvollkommenheiten wie Zorn, Gier, Neid, Habsucht, Grausamkeit und Stolz; alle diese Mängel werden in Tieren gefunden, stellen aber keine Sünde dar. Beim Menschen dagegen sind sie Sünde. (FRAGEN S.121)

+52:2

In der Schöpfung gibt es nichts Böses; alles ist gut. Gewisse Eigenschaften und Charakterzüge, die manchen Menschen angeboren und scheinbar tadelnswert sind, sind es nicht in Wirklichkeit. Zum Beispiel kann man bei einem Säugling schon von Anfang seines Lebens an die Zeichen von Begierde, Ärger und Zorn bemerken. Es könnte also gesagt werden, Gut und Böse seien der Wirklichkeit des Menschen angeboren, und dies stehe im Widerspruch zum reinen Gutsein der Natur und Schöpfung. Die Antwort darauf ist, daß Begierde, die ja ein Verlangen nach Mehr bedeutet, eine lobenswerte Eigenschaft ist, vorausgesetzt, daß sie am rechten Platz angewandt wird. Wenn also ein Mensch begierig ist, sich Wissen und Kenntnisse zu erwerben oder mitfühlend, großmütig und gerecht zu werden, so ist dies sehr anerkennenswert. Wenn er seinen Ärger und Zorn gegen blutdürstige Unterdrücker, die wilden Tieren gleichen, richtet, so ist dies sehr lobenswert; wenn er aber diese Eigenschaften nicht in der richtigen Weise anwendet, so sind sie zu tadeln. (FRAGEN S.211)

+52:3

Denn als sich Geist und Seele Adams mit der irdischen Welt verbanden, gerieten sie von der Welt der Freiheit in die Welt des Zwangs, und seine Nachkommen blieben in Knechtschaft. Diese Bindung von Seele und Geist an die menschliche Welt ist Sünde und wurde von Adam auf seine Nachkommen vererbt. Sie ist die Schlange, die immer im Geiste seiner Nachkommen lebt und mit ihnen im Kampf steht. Diese Feindschaft währt immerfort. Denn die Bindung an die Welt wurde zur Ursache der Unfreiheit des Geistes, und sie ist das gleiche wie die Sünde, die von Adam auf seine Nachkommenschaft übertragen wurde. Durch diese Bindung werden die Menschen von wesentlicher Geistigkeit und erhabener Stufe ausgeschlossen. (FRAGEN S.211)

+52:4

Die Sünde Adams steht im Verhältnis zu seiner Stufe. Obgleich die Bindung an die irdische Welt auch gute Ergebnisse zeitigen mag, so ist sie doch im Vergleich zur Verbundenheit mit der geistigen Welt wie Sünde. Was für die Gläubigen eine gute Tat ist, kann für die Gott Nahen schon Sünde sein. Dies ist außer Frage gestellt. So ist körperliche Kraft in Beziehung zu geistiger nicht nur mangelhaft, sondern sogar Schwäche. Ebenso erscheint das körperliche Leben im Vergleich mit dem ewigen Leben im Königreich als Tod. (FRAGEN S.127)

+52:5

Als der heilige Odem Christi und die geheiligten Strahlen des Größten Gestirns sich verbreiteten, wurden die menschlichen Wirklichkeiten, nämlich die Menschen, die sich dem Wort Gottes zuwandten und den Reichtum seiner Gnadengaben empfingen, frei von dieser Bindung und Sünde, gewannen ewiges Leben, wurden aus den Fesseln des Zwangs gelöst und gelangten zur Welt der Freiheit. Sie wurden von den Schwächen der menschlichen Welt gelöst und mit den Tugenden des Königreiches gesegnet. Das ist die Bedeutung der Worte Christi: »Ich gab Mein Blut für das Leben der Welt.« Das heißt: Alle Heimsuchungen, Prüfungen und Trübsale, selbst das größte Martyrium habe Ich auf Mich genommen, um dieses Ziel, die Überwindung der Sünde, zu erreichen. Damit ist die Loslösung des Geistes von der menschlichen Welt und sein Hingezogenwerden zum göttlichen Reich gemeint, damit sich Seelen erheben, die zum innersten Wesen der Führung der Menschheit werden und zu Offenbarungen der Vollkommenheiten des höchsten Königreichs. (FRAGEN S.126)

+52:6

Wir haben es hingenommen, von Leiden und Kummer geprüft zu werden, damit ihr euch von allen irdischen Befleckungen heiligt. Warum weigert ihr euch dann, über Unsere Absicht in euerem Herzen nachzudenken? ... Wir haben die Last aller Trübsale ertragen, um euch von aller irdischen Verderbnis zu heiligen, und dennoch seid ihr gleichgültig. (ÄL 141:2)

+52:7

Im Menschen sind zwei Naturen: seine geistige oder höhere und seine materielle oder niedere Natur. ln der einen nähert er sich Gott, wogegen er in der anderen nur der Welt lebt. Von beiden Naturen finden sich im Menschen Zeichen. In seiner materiellen Art bringt er Lüge, Grausamkeit und Ungerechtigkeit zum Ausdruck, die alle seiner niederen Natur entspringen. Die Eigenschaften seiner göttlichen Natur erscheinen als Liebe, Erbarmen, Güte, Wahrheit und Gerechtigkeit, und sie sind eine wie die andere Ausdruck seines höheren Wesens. Alles gute Gebaren, jeder edle Zug, gehört der geistigen Natur des Menschen an, wogegen alle seine Unzulänglichkeiten und bösen Taten aus seiner materiellen Wesensart heraus geboten werden. Überwiegt bei einem Menschen die göttliche Natur gegenüber der menschlichen, so haben wir einen Heiligen.

Der Mensch hat die Kraft zum Guten wie auch zum Bösen. Wenn die Kraft zum Guten vorherrscht und seine Neigungen zum Unrechten überwunden werden, mag der Mensch mit Recht als Heiliger bezeichnet werden. Doch wenn er stattdessen das, was Gottes ist, verwirft und seine üblen Leidenschahen über sich siegen lÄt, ist er nicht besser als ein Tier.

Heilige sind Menschen, die sich von der Welt des Stoffes freigemacht und die Sünde überwunden haben. Sie leben in der Welt, sind aber nicht von ihr, ihre Gedanken weilen dauernd in der Welt des Geistes. Sie verbringen ihr Leben in Heiligkeit, und ihre Taten zeigen Liebe, Gerechtigkeit und Frömmigkeit. Sie werden aus der Höhe erleuchtet und sind wie helle, strahlende Lampen an den dunklen Plätzen der Erde. Das sind die Heiligen Gottes. (PARIS S.44)

+52:8

Wenn eine Seele dem Offenbarer fernbleibt, so mag sie dennoch erweckt werden; denn dieser Mensch erkannte den Träger der Offenbarung der göttlichen Vollkommenheit nicht. Wenn er aber die göttliche Vollkommenheit selbst, in anderen Worten den Heiligen Geist, verabscheut, ist es klar, daß er wie eine Fledermaus ist, die das Licht haßt.

Gegen diese Ablehnung des Lichtes gibt es kein Mittel, und sie kann nicht verziehen werden; für diesen Menschen ist es unmöglich, Gott nahezukommen ...

Es ist klar, daß die Menschen von der Freigebigkeit des Heiligen Geistes, der in den göttlichen Offenbarern erscheint, Gnade empfangen, und nicht von der Persönlichkeit des Offenbarers. Wenn daher eine Seele keine Gnade von den Gnadengaben des Heiligen Geistes empfängt, bleibt sie der göttlichen Gabe beraubt, und die Verbannung selbst stellt diesen Menschen außerhalb der Reichweite der Verzeihung. (FRAGEN S.128)





+53:1 #107

Das Verhalten gegenüber dem Sünder

Aus ganzem Herzen sollte er die Gesellschaft der Übeltäter meiden und um Vergebung ihrer Sünden beten. Er sollte dem Sünder verzeihen und niemals dessen niedrigen Zustand verachten, denn niemand weiß, wie sein eigenes Ende sein wird. Wie oft hat ein Sünder in der Todesstunde zum Wesenskern des Glaubens gefunden und, den unsterblichen Trank in Fülle trinkend, seinen Flug zu den himmlischen Heerscharen genommen! Und wie oft hat sich ein ergebener Gläubiger zur Stunde des Aufstiegs seiner Seele so gewandelt, daß er in das niedrigste Feuer fiel! (ÄL 125:3)

+53:2

... wohl steht es um die Rechtschaffenen, die die Sünder nicht verhöhnen, sondern deren Missetaten verschweigen, damit ihre eigenen Mängel vor den Augen der Menschen verborgen bleiben. (ÄL 145)

+53:3

Wie zahlreich sind jene, die mit böser Absicht im Herzen Unsere Gegenwart aufsuchten und sie als treue, liebevolle Freunde wieder verließen! Die Tore der Gnade stehen vor aller Menschen Angesicht weit offen. In Unserem äußeren Umgang mit ihnen haben Wir den Gerechten und den Sünder gleich behandelt, damit der Übeltäter das grenzenlose Meer der göttlichen Vergebung erreiche. Unser Name »der Verbergende« hat solches Licht über die Menschen verbreitet, daß der Widersetzliche sich einbildet, zu den Frommen gerechnet zu werden. Wir werden keinen Menschen, der Uns sucht, jemals enttäuschen, noch wird dem, der Uns sein Angesicht zugewandt hat, der Zutritt zu Unserem Hofe verweigert werden. (ÄL 126:3)

+53:4

Wann immer Mein Name »der Allbarmherzige« erfuhr, daß einer Meiner Geliebten ein Wort hauchte, das Meinem Willen zuwider ist, kehrte er kummervoll und untröstlich zu seiner Wohnstatt zurück, und wann immer Mein Name »der Verbergende« entdeckte, daß einer Meiner Anhänger Schmach und Demütigung über seinen Nächsten brachte, ging er gleichermaßen bekümmert und traurig heim in seine Gemächer der Herrlichkeit, um dort in schmerzlicher Klage zu weinen und zu trauern. Und wenn Mein Name »der Immervergebende« bemerkte, daß einer Meiner Freunde eine Übertretung beging, wehklagte er in großer Pein, fiel von Schmerz überwältigt nieder in den Staub und ward von einer Schar unsichtbarer Engel zu seinem Wohnsitz in den Reichen der Höhe getragen.

Bei Meinem Selbst, dem Wahren, o 'Alí! Das Feuer, welches das Herz Bahás entflammt, ist stärker als das Feuer, das in deinem Herzen glüht, und seine Klage ist lauter als deine Klage. Wann immer jemand im Hofe seiner Gegenwart die Sünde eines anderen erwähnte, war Er, die Ewige Schönheit, so von Scham erfüllt, daß Er wünschte, Er könnte die Herrlichkeit seines Angesichts vor den Augen aller Menschen verbergen; denn Er hat zu allen Zeiten Seinen Blick auf die Treue der Gläubigen gerichtet und selbst deren wesentliche Erfordernisse beobachtet.

Als die Worte, die du geschrieben hast, in Meiner Gegenwart gelesen wurden, haben sie das Meer Meiner Treue in Mir wogen lassen, den Hauch Meiner Vergebung über deine Seele wehen, den Baum Meiner Güte dich überschatten und die Wolken Meiner Großmut ihre Gaben auf dich herabregnen lassen ... Ich bezeuge die Dienste, die du Mir geleistet, und die mannigfachen Leiden, die du um Meinetwillen ertragen hast. Alle Atome der Erde erklären Meine Liebe zu dir. (ÄL 142:2-4)

+53:5

Wenn es unter euch zu Meinungsverschiedenheiten kommt, seht Mich vor euerem Angesicht stehen und überseht gegenseitig euere Fehler um Meines Namens willen und als ein Zeichen euerer Liebe zu Meiner offenbaren, strahlenden Sache. (ÄL 146)

+53:6

O Sohn des Staubes! Hab acht! Verkehre nicht mit dem Frevler und suche nicht seine Gesellschaft, denn solcher Umgang verwandelt den Glanz des Herzens in das Feuer der Hölle. (VW pers.57)





+54:1 #110

Der Sünder und das Gericht Gottes

Die nicht an Gott glauben und sich gegen seine Herrschaft auflehnen, sind hilflose Opfer ihrer verderbten Neigungen und Begierden. Sie werden zu ihrer Wohnstatt im Höllenfeuer zurückkehren: Elend ist die Wohnstatt der Verneiner! (ÄL 129)

+54:2

O Sohn des Geistes! Protze nicht vor dem Armen, denn Ich führe ihn auf seinem Wege, sehe dich in deinem Jammer und verwerfe dich für alle Zeit. (VW ar.25)

+54:3

O Sohn des Sein! Wie konntest du deine eigenen Fehler vergessen und dich mit den Fehlern der anderen befassen? Wer solches tut, ist von Mir verworfen. (VW ar.26)

+54:4

O Sohn des Menschen! Sprich nicht über die Sünden anderer, solange du selbst ein Sünder bist. So du dieses Gebot übertrittst, bist du verworfen - dies bezeuge Ich dir. (VW ar.27)

+54:5

O Sohn des Geistes! Wisse fürwahr: Wer die Menschen zur Gerechtigkeit ruft und selber frevelt, ist nicht von Mir, selbst wenn er Meinen Namen trüge. (VW ar.28)

+54:6

Halte dir Gottes unfehlbare Waage vor Augen und wäge, als stündest du in seiner Gegenwart, deine Taten auf dieser Waage jeden Tag, jeden Augenblick deines Lebens. Ziehe dich selbst zur Rechenschaft, ehe du zur Abrechnung gerufen wirst an dem Tage, da aus Furcht vor Gott kein Mensch die Kraft haben wird, aufrecht zu stehen, dem Tage, an dem die Herzen der Achtlosen erzittern werden. (ÄL 114:12)





+55:1 #111

Erforschung des Gewissens, Reue über die Sünden, Bitte um Vergebung und Buße

O Sohn des Seins! Lege jeden Tag Rechenschaft vor dir ab, ehe du zur Rechenschaft gezogen wirst. Denn unangemeldet kommt der Tod, und dann mußt du deine Taten verantworten. (VW ar.31)

+55:2

Erschaffe in mir ein reines Herz, o mein Gott, und schenke mir wieder ein ruhiges Gewissen, o meine Hoffnung! (GebetBuch Nr.36)

+55:3

Reue bedeutet Rückkehr vom Ungehorsam zum Gehorsam. Der Mensch, der von Gott fern und seiner beraubt war, bereut ... »O mein Gott, mache mein Herz gut und rein, läutere und heilige es von allem außer Deiner Liebe!« (FRAGEN S.96)

+55:4

Wie oft bekennen die Propheten Gottes und seine erhabenen Offenbarer in ihren Gebeten ihre Sünden und Verfehlungen! Dies geschieht nur, um die anderen Menschen zu unterweisen, um sie zu ermutigen, zu Sanftmut und Demut anzuspornen und um sie zu bewegen, ihre Sünden und Fehler zu bekennen. Denn diese heiligen seelen sind frei von jeder Sünde und geheiligt von jedem Vergehen. (FRAGEN S.168)

+55:5

O Gott, mein Gott! Deine Gnade macht mir Mut, doch Deine Gerechtigkeit versetzt mich in Schrecken. Glücklich der Mensch, der von Deiner Gnade erfüllt ist, wehe aber dem, der Deine Gerechtigkeit erfährt.

Herr! Ich fliehe Deine Gerechtigkeit und suche Dein Erbarmen. Ich wende mich ab von Deinem Zorn, Deine Vergebung zu erflehen. (GebetBuch Nr.131)

+55:6

So haben Wir ... auf euch herniedergesandt, was Er vorherbestimmt hat, damit ihr Ihn um Vergebung bittet, zu Ihm zurückkehrt, aufrichtig bereut, euere Missetaten erkennt, eueren Schlaf abschüttelt, aus euerer Achtlosigkeit auffahrt, für das büßt, was euch entgangen ist, und zu denen gehört, die Gutes tun ... Meine einzige Pflicht ist, euch zu erinnern, wie pflichtvergessen ihr gegen die Sache Gottes wart, so ihr vielleicht zu denen gehört, die Meine Warnung beachten. Darum hört auf Meine Rede, kehrt zu Gott zurück und bereut, damit Er in seiner Gnade Erbarmen mit euch habe, euere Sünden hinwegwasche und euere Übertretungen vergebe. Die Größe Seines Erbarmens übertrifft den Grimm Seines Zornes, und Seine Gnade umfaßt alle, die ins Dasein gerufen und mit dem Gewande des Lebens bekleidet sind, Vergangene wie Künftige. (ÄL 66:13)

+55.7

Die Nacht folgt dem Tag, und der Tag folgt der Nacht, und die Stunden und Augenblicke eueres Lebens kommen und gehen, aber keiner von euch ist bereit, sich nur einen Augenblick lang vom Vergänglichen zu lösen. Regt euch, damit die kurzen Augenblicke, die euch noch verbleiben, nicht zerrinnen und verloren gehen. Blitzschnell werden euere Tage vorüber sein, und euere Leiber werden in einem Bett von Staub zur Ruhe gelegt. Was könnt ihr dann noch vollbringen? Wie könnt ihr dann euer früheres Versagen sühnen? (ÄL 151:4)





+56:1 #113

Keine Beichte

Wenn sich der Sünder völlig gelöst und befreit von allem außer Gott weiß, sollte er Ihn um Vergebung und Verzeihung bitten. Sünden und Übertretungen vor menschlichen Wesen zu beichten, ist nicht erlaubt, da es noch nie zu Gottes Vergebung geführt hat oder je dazu führen wird. Im übrigen bewirkt solche Beichte vor den Leuten, daß ein Mensch gedemütigt und erniedrigt wird, und Gott - erhaben sei seine Herrlichkeit - wünscht nicht die Demütigung seiner Diener. Wahrlich, Er ist der Mitleidvolle, der Barmherzige. Allein mit Gott sollte der Sünder um Erbarmen aus dem Meer des Erbarmens, um Vergebung aus dem Himmel der Großmut flehen und sprechen:

O Gott, mein Gott! Ich flehe zu Dir, beim Blute derer, die Dich wahrhaft liebten, die so hingerissen waren von Deinen lieblichen Worten, daß sie zum Gipfel der Herrlichkeit, zur Stätte des ruhmreichsten Martyriums eilten, und bitte Dich bei den Geheimnissen, die Dein Wissen verwahrt, und bei den Perlen, die das Meer Deiner Großmut birgt, vergib mir, meinem Vater und meiner Mutter. Von allen, die Barmherzigkeit bezeigen, bist Du in Wahrheit der Barmherzigste. Es gibt keinen Gott außer Dir, dem EwigVergebenden, dem Allgütigen.

O Herr! Du siehst, wie sich diese Verkörperung der Sündhaftigkeit dem Meer Deiner Gunst zuwendet, wie dieser Schwache das Reich Deiner göttlichen Macht sucht, wie diese arme Kreatur sich nach der Sonne Deines Reichtums streckt. Bei Deiner Barmherzigkeit und Deiner Gnade, enttäusche ihn nicht, o Herr, schließe ihn nicht aus von den Offenbarungen Deiner Großmut in Deinen Tagen, noch weise ihn hinweg von Deiner Tür, die Du allen Bewohnern Deines Himmels und Deiner Erde weit geöffnet hast. Ach, meine Sünden haben mich gehindert, dem Hofe Deiner Heiligkeit zu nahen, und meine Vergehen ließen mich fern dem Thronzelt Deiner Majestät schweifen. Ich habe begangen, was Du mir verboten hast, und habe von mir gewiesen, was Du mir zu beachten gebotest.

Ich bitte Dich bei Ihm, dem unumschränkten Herrn der Namen, schreibe nieder für mich mit der Feder Deiner Großmut, was mich befähigt, Dir nahezukommen, und was mich reinigt von meinen Vergehen, die zwischen mich und Deine Vergebung und Verzeihung getreten sind.

Wahrlich, Du bist der Kraftvolle, der Gütige. Kein Gott ist außer Dir, dem Mächtigen, dem Gnadenreichen. (AKKA 3:14-19)





+57:1 #114

Offenbarer, Propheten, Heilige und Märtyrer sühnen unsere Sünden

Was du über Abraham, den Freund des Allbarmherzigen, gehört hast, ist die Wahrheit, daran besteht kein Zweifel. Die Stimme Gottes befahl Ihm, Ismael als Opfer darzubringen, damit Seine Standhaftigkeit im Glauben Gottes und Seine Loslösung von allem außer Ihm den Menschen dargetan werde. Überdies war es Gottes Absicht, ihn als Lösegeld für die Sünden und Frevel aller Völker auf Erden zu opfern. Jesus, der Sohn Marias, flehte zu dem einen, wahren Gott - gepriesen seien Sein Name und Seine Herrlichkeit - Ihm die gleiche Ehre zuteil werden zu lassen. Aus demselben Grunde wurde Husayn von Muhammad, dem Gesandten Gottes, als ein Opfer dargebracht.

Kein Mensch kann je behaupten, das Wesen der verborgenen, mannigfaltigen Gnade Gottes begriffen zu haben. Niemand kann Seine allumfassende Barmherzigkeit ergründen. So groß sind die Verderbtheit der Menschen und ihre Übertretungen, so schmerzlich die Prüfungen gewesen, welche die Propheten Gottes und ihre Erwählten heimsuchten, daß die ganze Menschheit Folter und Untergang verdiente. Gottes verborgene, liebreiche Vorsehung hat sie jedoch durch ihre sichtbaren und unsichtbaren Kräfte beschützt und wird sie weiter vor der Strafe für ihre Bosheit bewahren. Bedenke dies in deinem Herzen, damit dir die Wahrheit offenbar werde, und sei standhaft auf Seinem Pfade. (ÄL 32)

+57:2

Mein Gott, mein Gott! Wäre niemand zu finden, der von Deinem Pfade abirrt, wie könnte dann das Banner Deiner Barmherzigkeit entfaltet oder die Fahne Deiner Gunst und Güte gehißt werden? Und würde kein Frevel verübt, was könnte Dich dann als den Verberger menschlicher Sünden, den Immervergebenden, den Allwissenden, den Allweisen, verkünden? Möge meine Seele ein Opfer für die Verfehlungen derer sein, die wider Dich fehlen, denn über solche Verfehlungen wehen die süßen Düfte der zarten Barmherzigkeit Deines Namens, der Mitleidige, der Allbarmherzige. Möge mein Leben für die Vergehen derer hingegeben sein, die sich wider Dich vergehen, denn durch sie wird der Hauch Deiner Gunst und der Duft Deiner Gnade den Menschen bewußt gemacht und unter ihnen verbreitet. Möge mein innerstes Sein für die Sünden derer dargeboten sein, die wider Dich sündigen, denn durch solche Sünden wird bewirkt, daß sich die Sonne Deiner mannigfaltigen Gunstbeweise über dem Horizont Deiner Güte offenbart und die Wolken Deiner nieversagenden Vorsehung ihre Gaben auf die Wirklichkeit alles Erschaffenen herabregnen. (ÄL 142:7)

+57:3

Betrachte zum Beispiel die durchdringende Kraft jener Blutstropfen Husayns, welche die Erde benetzten. Welchen überlegenen Einfluß hat sogar der Staub durch die Heiligkeit und Macht jenes Blutes über Körper und Seelen der Menschen ausgeübt! Und dies in einem solchen Maße, daß, wer Erlösung von seinen Krankheiten suchte, geheilt wurde, wenn er den Staub jenes heiligen Bodens berührte ... Wollten Wir dir einen Schimmer der Geheimnisse von Husayns Märtyrertum vermitteln und dir die Früchte davon enthüllen, so würden diese Seiten nicht genügen, um seine Bedeutung auszuschöpfen. (IQAN S.90f)

+57:4

Mein Leib sehnt sich nach dem Kreuze, und Mein Haupt erwartet den Wurf des Speeres auf dem Pfade des Allbarmherzigen, auf daß die Welt von ihren Übertretungen geläutert werde. (Verkündigung S.96)





+58:1 #116

Gebete um Vergebung der Sünden

Ich bitte Dich, o mein Herr, mir jede Erwähnung außer Deiner Erwähnung zu vergeben, jeden Lobpreis außer Deinem Lob, jede Wonne außer der Wonne Deiner Nähe, jede Freude außer der Freude der Gemeinschaft mit Dir, jedes Entzücken außer dem Entzücken Deiner Liebe und Deines Wohlgefallens, und alles, was mir zugehört, was keine Verwandtschaft mit Dir bezeugt, o Du, der Du der Herr der Herren bist, Er, der die Wege bereitet und die Türen öffnet. (Bab kl.Auswahl S.43)

+58:2

Ich erbitte Deine Vergebung, o mein Gott, und erflehe Deine Verzeihung, so wie Du wünschest, daß sich Deine Diener Dir zuwenden. Ich bitte Dich, wasche unsere Sünden hinweg, wie es Deiner Herrschaft ziemt, und vergib mir, meinen Eltern und denen, die nach Deinem Urteil den Sitz Deiner Liebe betreten haben, wie es Deiner erhabenen Herrschaft würdig ist und der Herrlichkeit Deiner himmlischen Macht entspricht.

O mein Gott! Du hast meine Seele ermutigt, demütig zu Dir zu flehen, und wäre es nicht um Deinetwillen, ich riefe nicht zu Dir. Gepriesen und verherrlicht seiest Du! Ich sage Dir Dank, daß Du Dich mir offenbartest, und bitte Dich, mir zu vergeben, da ich meiner Pflicht nicht nachkam, Dich zu erkennen, und säumte, auf dem Pfade Deiner Liebe zu wandeln. (Bab kl.Auswahl S.54)

+58:3

O Herr allen Seins, Besitzer alles Sichtbaren und Unsichtbaren! Du gewahrst meine Tränen und Seufzer; Du hörst mein Stöhnen und Jammern und meines Herzens Klage. Bei Deiner Macht! Meine Sünden haben mich gehindert, mich Dir zu nähern, meine Frevel haben mich dem Hofe Deiner Heiligkeit ferngehalten. Deine Liebe, o mein Herr, hat mich reich gemacht, aber die Trennung von Dir ließ mich zunichte werden und das Fernsein von Dir hat mich verzehrt. Ich flehe Dich an bei Deiner Fußspur in dieser Wildnis und bei den Worten »Hier bin ich, hier bin ich!«, die Deine Erwählten in diesem unendlichen Raume gerufen haben, und beim Odem Deiner Offenbarung und den linden Lüften am Morgen Deiner Manifestation - verordne, daß ich unentwegt zu Deiner Schönheit aufblicke und alles befolge, was in Deinem Buche steht. (GebetBuch Nr.3)

+58:4

Mein Gott, Du meiner Anbetung und meiner Sehnsucht Ziel, Du Allgütiger, Mitleidvollster! Alles Leben kommt von Dir, und alle Gewalt ruht in Deiner Allmacht Griff. Wen immer Du erhebst, der ist über die Engel erhoben und erreicht die Stufe des: »Wahrlich, Wir erhoben ihn zu hohem Rang«, und wen Du erniedrigst, der wird niedriger denn Staub, nein, geringer als das Nichts. O göttliche Vorsehung! Böse, sündig und haltlos wie wir sind, suchen wir dennoch bei Dir einen »Sitz der Wahrheit« und sehnen uns, das Antlitz des Allmächtigen Königs zu schauen. Dein ist der Befehl, Dein ist alle Herrschaft, und das Reich der Macht beugt sich vor Deinem Geheiß. Alles, was Du tust, ist reine Gerechtigkeit, nein, Inbegriff der Gnade. Ein Strahl vom Glanze Deines Namens, der Allbarmherzige, genügt, jede Spur von Sündhaftigkeit aus der Welt zu bannen und zu tilgen, und ein Hauch der sanften Winde vom Tag Deiner Offenbarung reicht aus, die ganze Menschheit mit einem neuen Gewande zu schmücken. (GebetBuch Nr.16)





+59:1 #119
12. Kapitel
GEHORSAM UND DEMUT

Gehorsam war Gott

Wißt, daß die Verkörperung der Freiheit und ihr Sinnbild das Tier ist. Dem Menschen ziemt es, daß er sich in Schranken fügt, die ihn vor seiner eigenen Unwissenheit beschützen und vor dem Schaden des Unheilstifters bewahren. Freiheit veranlaßt den Menschen, die Grenzen des Schicklichen zu überschreiten und die Würde seiner Stufe zu verletzen. Sie erniedrigt ihn auf die Ebene tiefster Verderbtheit und Schlechtigkeit.

Betrachtet die Menschen als eine Schafherde, die zu ihrem Schutze eines Hirten bedarf ...

Die Freiheit, die euch nützt, ist nirgendwo zu finden außer in vollkommener Dienstbarkeit vor Gott, der Ewigen Wahrheit. Wer ihre Süße kostet, wird es verschmähen, sie gegen alle Herrschaft der Erde und des Himmels zu tauschen. (ÄL 159:2-4)

+59:2

Das Wesen der Religion ist zu bezeugen, was der Herr offenbarte, und zu befolgen, was Er in Seinem mächtigen Buch verordnete. (AKKA 10:4)

+59:3

Jesus antwortete ihnen und sprach: »Meine Lehre ist nicht mein, sondern des, der mich gesandt hat. Wenn jemand will des Willen tun, der wird innewerden, ob diese Lehre von Gott sei, oder ob ich von mir selbst rede.« (Joh.7:16-17)

+59:4

Die erste Pflicht, die Gott Seinen Dienern auferlegt, ist die Anerkennung Dessen, Der der Tagesanbmch Seiner Offenbarung, der Urquell Seiner Gesetze ist, Der die Gottheit im Reiche Seiner Sache und in der Welt der Schöpfung vertritt. Wer diese Pflicht erfüllt, hat alles Gute erreicht, und wer dessen beraubt ist, geht in die Irre, hätte er auch noch so gerechte Taten vollbracht. Es ziemt jedem, der diese höchst erhabene Stufe, diesen Gipfel überragender Herrlichkeit erreicht, jedem Gebot Dessen zu folgen, Der die Sehnsucht der Welt ist. Diese beiden Verpflichtungen sind untrennbar. Keine von ihnen ist ohne die andere annehmbar. So wurde es von Ihm, dem Quell göttlicher Eingebung, verfügt.

Wen Gott mit Einsicht begabt hat, der wird bereitwillig anerkennen, daß die von Gott erlassenen Gebote das höchste Mittel für den Bestand der Ordnung in der Welt und für die Sicherheit ihrer Völker ist. Wer sich von ihnen abwendet, zählt zu den Verworfenen und Toren. Wir haben euch wahrlich geboten, eueren üblen Leidenschaften und verderbten Wünschen den Befehl zu verweigern und nicht die Grenzen zu überschreiten, die die Feder des Höchsten gesetzt hat, denn diese sind der Lebensodem alles Erschaffenen ...

O ihr Völker der Welt! Wisset und seid gewiß, daß Meine Gebte die Lampen Meiner liebevollen Vorsehung unter Meinen Dienenn und die Schlüssel Meiner Gnade für Meine Geschöpfe sind. So ist es aus dem Himmel des Willens eueres Herrn, des Herrn der Offenbarung, herabgesandt. Würde ein Mensch die Süße der Worte kosten, welche die Lippen des Allbarmherzigen zu äußern beliebten, und wären die Schätze der Erde in seinem Besitz, so würde er auf sie allesamt verzichten, um die Wahrheit auch nur eines der Gebote zu verteidigen, die über dem Tagesanbruch Seiner großmütigen Fürsorge und Güte leuchten ...

Wähnt nicht, Wir hätten euch nur ein Gesetzbuch offenbart. Nein Wir haben vielmehr den erlesenen Wein mit den Fingern der Macht und Kraft entsiegelt. Dafür zeugt, was die Feder der Offenbarung enthüllt hat. Denkt darüber nach, o ihr Eimichtsvollen! (ÄL 155:1-3/5)





+60:1 #121

Gehorsam aus Furcht und aus Liebe

Schulen müssen die Kinder zuerst in den Grundsätzen der Religion erziehen, so daß Verheißung und Drohung, wie sie in den Büchern Gottes geschrieben stehen, die Kinder von Verbotenem abhalten und mit dem Mantel der Gebote schmücken; aber dies muß in solchem Maß geschehen, daß es die Kinder nicht durch Abgleiten in eifernde, bigotte Unwissenheit schädigt. (AKKA 6:28)

+60:2

Wer Wohlstand besitzt und mit Macht und Amtsgewalt belehnt ist, muß der Religion die höchste Achtung schenken. Die Religion ist wahrlich ein strahlendes Licht und eine uneinnehmbare Feste für den Schutz und die Wohlfahrt aller Völker der Welt; denn die Gottesfurcht treibt den Menschen, sich fest an alles Gute zu halten und alles Böse zu meiden. Würde die Lampe der Religion verdunkelt, so wären Chaos und Verwirrung die Folge, und die Lichter der Redlichkeit und Gerechtigkeit, der Ruhe und des Friedens würden nicht länger scheinen. Dies wird jeder wahrhaft Verständige bezeugen. (AKKA 8:53)

+60:3

O Sohn des Menschen! Vernachlässige Meine Gebote nicht, wenn du Meine Schönheit liebst, und vergiß Meine Ratschläge nicht, wenn du nach Meinem Wohlgefallen strebst. (VW ar.39)





+61:1 #122

Demut

Demut erhebt den Menschen zum Himmel des Ruhmes und der Macht, Stolz dagegen erniedrigt ihn zu Schmach und Schande. (AKKA 6:20)

+61:2

Wir alle sind arm an Seinem Tor, schwach vor Seiner Macht, gering an Seiner Schwelle, ohne Kraft zum Guten oder Bösen. Er ist wahrlich der Bestätiger, der Stärkende, der Wohlwollende. (TAB p.314)

+61:3

Wahrlich, ich flehe zu Gott, dich in dem zu bestärken, was Er wünscht, dich vor Dünkel, Überheblichkeit und Selbstsucht zu bewahren, dich demütig vor Ihm und Ihm ergeben zu machen. (TAB p.137)

+61:4

Suchst du ewige Herrlichkeit, so wähle Demut auf dem Pfade des Wahren. (TAB p.214)

+61:5

O Sohn des Menschen! Überschreite deine Grenzen nicht und begehre nicht, was dir nicht ziemt. Wirf dich nieder vor dem Antlitz deines Gottes des Herrn der Macht und Stärke. (VW ar.24)

+61:6

O Sohn des Menschen! Sei demutsvoll vor Mir, damit Ich gnädiglich bei dir einkehre. Erhebe dich für den Triumph Meiner Sache, damit du noch auf Erden den Sieg erlangest. (VW ar.42)

+61:8

Wo immer die Geliebten Gottes sich versammeln und wem immer sie begegnen, sie müssen in ihrer Haltung vor Gott und in der Art, wie sie seinen Ruhm und seine Ehre preisen, solche Demut und Ergebenheit zeigen, daß jedes Staubatom unter ihren Füßen die Tiefe ihrer Ergebenheit bezeugt. Das Gespräch, das diese heiligen Seelen führen, sollte von solcher Kraft erfüllt sein, daß eben diese Staubatome unter seinem Einfluß erbeben. Sie sollten sich so verhalten, daß die Erde, auf die sie treten, niemals Worte zu ihnen sprechen kann wie diese: »Ich bin euch vorzuziehen, denn seht, wie geduldig ich die Bürde trage, die mir der Landmann auferlegt. Ich bin das Werkzeug, das unablässig allen Wesen die Segnungen vermittelt, mit denen Er, der Ursprung aller Gnade, mich betraut hat. Trotz der mir erwiesenen Ehre und der zahllosen Beweise meines Reichtums - eines Reichtums, der den Bedarf der ganzen Schöpfung deckt -, seht das Maß meiner Demut und bezeugt, wie ich mich in voller Ergebenheit von den Menschen mit Füßen treten lasse.«

Erweist einander Langmut, Wohlwollen und Liebe. Sollte jemand unter euch eine bestimmte Wahrheit nicht erfassen können oder sich um ihr Verständnis mühen, so bekundet im Gespräch mit ihm einen Geist größter Güte und guten Willens. Hegt ihm, die Wahrheit zu sehen und zu erkennen, ohne euch im geringsten über ihn erhaben zu fühlen oder im Besitz größerer Gaben zu wähnen.

Die ganze Pflicht des Menschen liegt an diesem Tage darin, seinen Teil von der Gnadenfülle zu erlangen, die Gott für ihn strömen läßt. Deshalb soll niemand der Größe oder Kleinheit des Gefäßes achten. Der Anteil der einen mag in einer Handvoll liegen, der Anteil anderer mag einen Becher füllen, der wieder anderer gar das Maß eines Scheffels ...

Bittet den einen, wahren Gott, Er möge euch den Geschmack solcher Taten kosten lassen, wie sie auf Seinem Pfade vollbracht werden, und an der Süße solcher Demut und Ergebenheit teilhaben lassen, wie sie um seinetwillen erzeigt werden. (ÄL 5:2-4/6)

+61:9

Demut erhebt den Menschen zum Himmel des Ruhms und der Macht, Stolz dagegen erniedrigt ihn zu Schmach und Schande ... Wohl denen, die hören, und wehe den Achtlosen! (WOLF S.41)

+61:10

Jeder Mensch mit Urteilsvermögen, der auf Erden wandelt, fühlt sich in der Tat beschämt, weil er sich voll bewußt ist, daß dasjenige, dem er seinen Wohlstand, seinen Reichtum, seine Macht, seine Erhöhung, seinen Fortschritt und all seine Kraft verdankt, nach dem Willen Gottes die nackte Erde ist, die alle Menschen mit Füßen treten. Zweifellos ist jeder, der sich dieser Wahrheit bewußt ist, von allem Stolz, Dünkel und Hochmut geläutert und geheiligt. (WOLF S.52)

+61:11

Hütet euch, daß ihr euch nicht in Stolz aufbläht vor Gott und seine Geliebten verächtlich zurückweist. Beugt euch in Demut vor den Getreuen, vor denen, die an Gott und seine Zeichen geglaubt haben, deren Herz seine Einheit bezeugt, deren Zunge Seine Einzigkeit verkündet, und die nicht reden, es sei denn mit Seiner Erlaubnis. So ermahnen Wir euch mit Gerechtigkeit und warnen euch mit Wahrheit, damit ihr vielleicht erweckt werdet. (ÄL 66:7)

+61:12

Wenn ihr den Erniedrigten und Unterdrückten begegnet, wendet euch nicht verächtlich von ihnen ab, denn der König der Herrlichkeit wacht allezeit über ihnen und umgibt sie mit einer Zärtlichkeit, wie niemand sie ermessen kann außer jenen, die ihr Wünschen und Wollen im Willen eueres Herrn, des Gnädigen, des Allweisen aufgehen ließen. O ihr Reichen auf Erden! Flieht nicht das Angesicht des Armen, der im Staube liegt, nein, handelt vielmehr wie ein Freund an ihm, und laßt euch von ihm die Geschichte des Leides berichten, mit dem Gottes unerforschlicher Ratschluß ihn heimgesucht hat. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Während ihr euch ihm zugesellt, werden die himmlischen Heerscharen auf euch niederschauen. Sie werden Fürbitte für euch tun, eueren Namen loben und euere Tat preisen. Gesegnet sind die Gebildeten, die sich nicht mit ihren Errungenschaften brüsten, und wohl steht es um die Rechtschaffenen, die die Sünder nicht verhöhnen, sondern deren Missetaten verschweigen, damit ihre eigenen Mängel vor den Augen der Menschen verborgen bleiben. (ÄL 145)

+61:13

O Sohn des Seins! Wie konntest du deine eigenen Fehler vergessen und dich mit den Fehlern der anderen befassen? Wer solches tut, ist von Mir verworfen. (VW ar.26)

+61:14

O Sohn des Staubes! Wahrlich, Ich sage dir: Der nachlässigste aller Menschen ist, wer unnütz streitet und sich über seinen Bruder zu erheben trachtet. Sprich: O Brüder! Laßt Taten, nicht Worte eure Zier sein! (VW pers.5)

+61:15

Nie darf er sich über einen anderen erheben wollen, jede Spur von Stolz und Dünkel muß er von der Tafel seines Herzens waschen, muß in Geduld und Ergebung harren, schweigen üben und sich eitler Rede enthalten. Denn die Zunge ist ein schwelend Feuer, und zuviel der Rede ist ein tödlich Gift. Natürliches Feuer verbrennt den Körper, das Feuer der Zunge aber verzehrt Herz und Seele. Die Kraft des einen währt nur eine Weile, aber die Wirkung des anderen dauert ein Jahrhundert lang. (ÄL 125:2)

+61:16

Wahrlich, Ich sage euch: Die Gottesfurcht war von jeher ein sicherer Schutz und eine feste Burg für alle Völker der Welt. Sie ist das vortrefflichste Mittel zum Schutz der Menschheit und die Hauptursache ihrer Erhaltung. (WOLF S.39)





+62:1 #126

Gebete um Demut und Gehorsam

Ich flehe zu Dir, o Du Herr aller Namen, bei Deinem Namen, durch den Du alles Erschaffene Dir untertan machtest, hilf in Deiner Gnade Deinen Geliebten ... daß sie allezeit auf Dein Wohlgefallen schauen und Dir danken für die Beweise Deines unwiderruflichen Ratschlusses. Wahrlich, Du bist zu preisen für alles, was Du ehedem getan oder künftig tun wirst, und Dir gebührt Gehorsam in allem, was Du verlangtest oder verlangen wirst, und Liebe für alles, was Du wünschtest oder wünschen wirst. Du schaust auf die, so Du liebst, mit dem Auge Deiner Güte und sendest nur auf sie herab, was ihnen durch Deine Gnade und Deine Gaben nützt. (GM 149)

+62:2

So es Dir gefällt, lasse mich wachsen wie ein zartes Kraut auf den Wiesen Deiner Gnade, damit die sanften Winde mich nach Deinem Wohlgefallen heben und neigen, damit mein Handeln und Ruhen völlig von Dir bestimmt seien. (GM 150)

+62:19

Dein ist der Befehl allezeit, o Du Herr aller Namen, und mein sind Ergebung und willige Unterwerfung unter Deinen Willen, o Schöpfer der Himmel! (GebetBuch Nr.3)





+63:1 #127
13. Kapitel
PRÜFUNGEN UND LEIDEN

Du hast wegen schwerer Prüfungen, Schwierigkeiten und Katastrophen gefragt: »Sind diese von Gott oder Ergebnis der üblen Taten des Menschen?«

Wisse, daß Prüfungen von zweierlei Art sind: Die eine geschieht, um die Seele zu prüfen, die andere ist Bestrafung für Taten. Jene wirkt erzieherisch und fördert die Entwicklung, diese ist als Bestrafung der Taten strenge Vergeltung.

Der Vater und der Lehrer sind manchmal nachgiebig, und manchmal strafen sie die Kinder. Diese Strafe dient der Erziehung und soll ihnen in der Tat wirkliches Glück schenken. Sie ist vollkommene Güte und wahre Vorsorge. Obwohl dem Anschein nach Zorn, ist sie in Wirklichkeit Güte. Obwohl äußerlich eine schwere Prüfung, ist sie ihrem Wesen nach läuterndes Wasser.

Wahrlich, in beiden Fällen müssen wir demütig bitten und flehen und uns der göttlichen Schwelle zuwenden, damit wir in Prüfungen geduldig sind. (STARWEST VIII p.235)

+63:2

Kummer und Sorge überkommen uns nicht zufällig, sie werden uns vielmehr durch die göttliche Gnade zu unserer eigenen Vervollkommnung gesandt ...

Menschen, die nicht leiden, erfahren keine Vervollkommnung. Die vom Gärtner am stärksten beschnittene Pflanze wird, wenn der Sommer kommt, die schönsten Blüten und die üppigsten Früchte bringen.

Der Landmann furcht die Erde mit dem Pflug, und aus einem solchen Boden erwächst die reiche und volle Ernte. Je mehr ein Mensch geläutert wird, desto größer ist die Ernte der geistigen Tugenden, die aus ihm hervorgehen. Ein Soldat gibt keinen guten General ab, ehe er nicht an der Front des heftigsten Kampfes war und tiefste Wunden empfangen hat. (PARIS S.36)

+63:3

Macht die Seele in dieser Welt durch Leid oder durch Freude die größeren Fortschritte?

Verstand und Geist des Menschen entwickeln sich, wenn er durch Leid geprüft wird ... Wie der Pflug die Erde tief furcht und sie von Unkraut und Disteln reinigt, so befreien Leid und Trübsal den Menschen von den Nichtigkeiten dieses irdischen Lebens, bis er den Zustand völliger Loslösung erreicht. Er gewinnt dann in dieser Welt göttliche Glückseligkeit. Der Mensch ist sozusagen unreif; die Hitze des Feuers der Leiden läßt ihn reifen. Blicke zurück auf vergangene Zeiten, und du wirst erkennen, daß die größten Menschen am meisten gelitten haben ...

Durch Leiden wird der Mensch ewiges Glück erlangen, das ihm nichts rauben kann. Die Apostel Christi litten: sie erlangten ewige Glückseligkeit ...

Um ewiges Glück zu erreichen, muß man leiden. Wer die Stufe der Selbstaufopferung erlangt, besitzt wahre Freude. Weltliche Freuden schwinden dahin. (PARIS S.178)

+63:4

Du hast wegen der Prüfungen geschrieben, die über dich gekommen sind. Für die Aufrichtigen sind Prüfungen eine Gabe Gottes, des Erhabenen, denn ein heldenhafter Mensch eilt mit höchster Freude den Prüfungen auf großem Schlachtfeld entgegen, der Feige aber zittert und zagt und jammert und klagt. Ebenso bereitet ein erfahrener Student seine Aufgaben vor, lernt und übt sie mit größter Anstrengung, und am Prüfungstage erscheint er vor dem Lehrer mit unendlicher Freude. Ebenso erstrahlt das reine Gold im Feuer der Prüfung, somit ist deutlich, daß für geheiligte Seelen Prüfungen wie eine Gabe Gottes, des Erhabenen, sind. Für schwache Seelen aber sind sie unerwartetes Unglück. Diese Prüfung ist, wie du geschrieben hast: sie beseitigt den Rost der Selbstsucht vom Spiegel des Herzens, bis die Sonne der Wahrheit darin aufleuchtet. Denn kein Schleier ist dichter als die Selbstsucht, und wie dünn diese Hülle auch sei, letztlich wird sie den Menschen doch ganz einspinnen und ihn hindern, einen Teil der ewigen Gabenfülle zu empfangen. (TAB p.722)

+63:5

O Sohn des Menschen! Wenn dich auf Meinem Pfad keine Trübsal befiele, wie könntest du die Wege derer beschreiten, die mit Meinem Wohlgefallen zufrieden sind? Und wenn keine Prüfungen dich heimsuchten in deiner Sehnsucht nach Mir, wie könntest du dann das Licht in deiner Liebe zu Meiner Schönheit erlangen (VW ar.50)

+63:6

O Sohn des Menschen! Meine Trübsal ist Meine Vorsehung. Äußerlich ist sie Feuer und Züchtigung, zuinnerst aber Licht und Gnade. Eile ihr entgegen, auf daß du ein ewiges Licht und ein unsterblicher Geist werdest. Dies ist Mein Gebot an dich, beachte es! (VW ar.51)





+64:1 #129

Prüfungen zeichnen die Aufrichtigen aus

Was die Heimsuchungen, Prüfungen auf dem Pfade Gottes betrifft, so sind sie in der Tat notwendig. Hast du nicht gehört und gelesen, wie am Tage Jesu Heimsuchungen von Gott kamen und wie heftig später der Wirbelsturm der Prüfungen wurde? Sogar der ruhmreiche Petrus wurde nicht von der Flamme der Prüfungen bewahrt und wankte. Danach bereute er und trauerte mit der Trauer eines Beraubten ... Ist es denn möglich, von den Prüfungen Gottes verschont zu werden? Nein, fürwahr! Eine große Weisheit liegt darin, die nur Weise und Wissende erkennen. Nur durch Prüfungen kann echtes Gold von falschem unterschieden werden. Nur durch Prüfungen kann der Mutige und der Feigling erkannt werden. Nur Prüfungen scheiden das Volk der Treue vom Volk der Selbstliebe. Nur durch Prüfungen entfalten sich Verstand und Fähigkeiten der Schüler in den Schulen. Nur durch Prüfungen können funkelnde Edelsteine von wertlosen Kieseln getrennt werden. Nur nach Prüfungen konnte sich der Fischer vor Hannas und Kaiphas, die in der Welt hohes Ansehen genossen, auszeichnen. Erst nach Prüfungen konnte das Antlitz Maria Magdalenas im Lichte fester Gewißheit über allen Horizonten strahlen. Dies sind einige der Geheimnisse der Prüfungen, die wir dir enthüllt haben, damit du die Geheimnisse Gottes in jedem Zyklus erkennst. Wahrlich, ich bete zu Gott, daß Er die Angesichter im Feuer der Prüfungen wie lauteres Gold leuchten lasse. (STARWEST VIII p.238f)

+64:2

Jeder kann glücklich sein, wenn er ohne Sorgen, wohlauf, gesund, erfolgreich, heiter und fröhlich ist; ist er aber in unruhigen und harten Zeiten und in Krankheitstagen glücklich und zufrieden, so zeugt das von Seelenadel. (ESSLEMONT S.77)

+64:3

Seelen, die die Prüfungen Gottes ertragen, werden zu Offenbarungen großer Gnadengaben; denn die göttlichen Prüfungen lassen manche Seelen völlig leblos werden, während sie die Ursache sind, daß die heiligen Seelen sich zur höchsten Stufe der Liebe und Festigkeit erheben. Sie verursachen Fortschritt und auch Rückschritt. (TAB S.324)

+64:4

Gäbe es kein Leid, wie könnten sich die Zuversichtlichen von den Zweiflern unter Deinen Dienern unterscheiden? (GM 6)

+64:5

Wieviele Blätter haben die Stürme der Anfechtungen zu Boden geweht und wieviele sind es doch, die fest am Baume Deiner Sache haften, unerschütterlich in all den Prüfungen, die über sie kamen, o Du unser Herr der Allerbarmer! (GebetBuch 112)





+65:1 #131

Früchte der Prüfungen und Leiden

Schaut nicht auf den Anfang der Dinge, hebet euer Herz auf das Ende und Ergebnis. Die heutige Zeit gleicht der Zeit der Aussaat. Ohne Zweifel ist sie voll von Gefahren und Schwierigkeiten, aber in der Zukunft wird große Ernte eingebracht werden und Nutzen und Ertrag werden offenbar. Wenn man das Ergebnis, das Ende betrachtet, erwachen unerschöpfliche Freude und Glück.

Alles Bedeutsame in dieser Welt erfordert vom Sucher die ganze Aufmerksamkeit. Wer etwas erstrebt, muß Schwierigkeiten und Mühen auf sich nehmen, bis er das ins Auge gefaßte Ziel erreicht und großen Erfolg erlangt. So ist es mit den Dingen dieser Welt. Wieviel höher steht das, was die Himmlischen Heerscharen betrifft! Diese heilige Sache umfaßt alle Gunst, Herrlichkeit und ewige Wonne in der Welt Gottes. (TAB p.265)

+65:2

Was nun die Säuglinge, Kinder und Schwachen betrifft, die unter den Händen der Unterdrücker leiden: Hierin liegt eine große Weisheit, und dieses Thema ist von höchster Bedeutung. Kurz, diese Seelen erhalten ihren Lohn in einer anderen Welt, und viele Einzelheiten sind damit verbunden. Für diese Seelen ist das Leiden die größte Gnade Gottes. Wahrlich, diese Gnade des Herrn ist weit größer und alle Annehmlichkeiten dieser Welt, dem Wachstum und der Entwicklung an dieser Stätte der Sterblichkeit vorzuziehen. (TAB p.337)





+66:1 #132

Göttlicher Beistand

Sei nicht betrübt, wenn die Dinge schwierig werden und die Sorgen von allen Seiten überhand nehmen. Wahrlich, dein Herr wandelt Not in Trost, Sorge in Ruhe und Kummer in größte Gelassenheit. (TAB p.311)

+66:2

Wenn dein Alltagsleben sdhwierig wird, dann wird dir dein Herr bald gewähren, was dir Genüge gibt. Sei geduldig in der Zeit der Trübsal und Heimsuchung, ertrage jede Schwierigkeit und Not mit weitem Herzen, regem Geist und einer im Gedenken des Barmherzigen beredten Zunge. Wahrlich, das ist zufriedenes Leben, geistiges Dasein, himmlische Ruhe, göttliche Segnung und die himmlische Tafel! Bald wird dein Herr deine beengten Verhältnisse auch in dieser Welt mildern. (TAB p.98)

+66:3

Seid unter allen Umständen geduldig und setzt euer ganzes Vertrauen, euere Zuversicht auf Gott. (ÄL 136:4)

+66:4

Sei freigebig im Glück und dankbar im Unglück. (ÄL 130)

+66:5

O Mein Diener! Gib immerwährende Herrschaft nicht für Vergängliches preis und verwirf nicht um irdischer Begierden willen dein himmlisches Reich. Hier ist der Strom ewigen Lebens, der aus dem Urquell der Feder des Allbarmherzigen fließt. Wohl denen, die da trinken! (VW pers.37)

+66:6

Wenn euch jemand verleumdet, wenn euch Leid auf dem Pfade Gottes befällt, dann seid geduldig und setzt euer Vertrauen auf Ihn, den Hörenden, den Sehenden. (WOLF S.37)

+66:7

Bin ich bewaffnet mit der Macht Deines Namens, so kann mich nichts verwunden, und mit Deiner Liebe im Herzen können mich alle Trübsale dieser Welt nicht schrecken. (GebetBuch Nr.91)

+66:8

O mein Herr, wer ungeduldig ist in den Heimsuchungen, die ihn auf Deinem Pfade befallen, hat nicht aus dem Becher Deiner Liebe getrunken und nicht die Süße Deines Gedenkens gekostet. (GM 81)

+66:9

Wenn ich auch weiß, o mein Gott, daß Du auf Deine Diener nur herabsendest, was ihnen zum Vorteil gereicht, so flehe ich Dich gleichwohl an, bei Deinem Namen, der allen Dingen Schutz gewährt, laß zum Zeichen Deiner Gnade und zum Beweis Deiner Macht diejenigen erstehen, die sie vor ihren Feinden bewahren. Mächtig bist Du zu tun, was Dir gefällt. Du bist fürwahr der Höchste Herrscher, der Allmächtige, der Helfer in Gefahr, der Selbstbestehende. (GebetBuch Nr.81)

+66:10

Ich fürchte keinen Kummer auf Seinem Pfad noch irgendeine Prüfung in Meiner Liebe zu Ihm. Wahrlich, Gott machte das Leid zum Morgentau auf Seiner grünen Au und zum Docht für Seine Lampe, die Erde und Himmel erleuchtet. (WOLF S.31)





+67:1 #134

Ein Gebet um Schutz und Bewahrung in Prüfungen und Leiden

O mein Gott! Du weißt, daß die Menschen von Kummer und Unglück umzingelt, von Mühsal und Sorgen umgeben sind. Jegliche Prüfung fällt den Menschen an, und schreckliches Leid kommt über ihn wie der Angriff einer Schlange. Es gibt kein Obdach, keine Zuflucht für ihn, es sei denn unter dem Fittich Deines Schutzes, Deiner Bewahrung, Deiner Hut und Deiner Wacht.

O Du Barmherziger! O mein Herr! Mache Deinen Schutz zu meiner Rüstung, Deine Bewahrung zu meinem Schild, Demut am Tore Deiner Einheit zu meiner Hut und Deine Wacht und Verteidigung zu meiner festen Wohnstatt. Bewahre mich vor den Einflüsterungen der Selbstsucht und der Begierde, schütze mich vor aller Krankheit, Sorge, Beschwernis und Qual.

Wahrlich, Du bist der Beschützer, der Hüter, der Erhalter, der Genügende, und wahrlich, Du bist der Barmherzigste der Barmherzigen. (GebetBuch Nr.94)





+68:1 #135

Wie Bahá'u'lláh und Abdu'l-Bahá dem Leid begegneten

Wird mein Leib gepeinigt von den Prüfungen, die mir von Dir widerfahren, geplagt von den Offenbarungen Deines Befehls, so freut sich doch meine Seele, daß sie an den Wassern Deiner Schönheit teilhat und zu den Küsten des Ozeans Deiner Ewigkeit gelangt ist. Ziemt es dem Liebenden, vor dem Geliebten zu fliehen oder dem Ziel seiner Herzenssehnsucht abtrünnig zu werden? Nein, wir alle glauben an Dich und hoffen sehnlich, in Deine Gegenwart zu gelangen. (GM 60)

+68:2

Ihr habt Worte der Sorge und Angst geäußert wegen der Kümmernisse und Verfolgungen, die diesem Eingekerkerten widerfuhren. Seid keineswegs traurig und betroffen ... Verfolgungen und Unglück sind barmherzige Gaben ... Prüfungen trösten mein Herz, und schmerzliches Leid macht meine Seele ruhig. (STARWEST VIII p.242)

+68:3

O du Freund! Sei nicht bekümmert wegen meiner Kerkerhaft und klage nicht über meine Schwierigkeiten, nein, bitte vielmehr Gott, meine Mühsal auf Seinem Pfad zu mehren, denn darin liegt eine Weisheit, die niemand begreift außer den nahen Engeln. (TAB p.333)





+69:1 #136
14. Kapitel
GOTT ERKENNEN UND LIEBEN LERNEN

Es ist notwendig Gott zu erkennen und zu lieben

Frage: Jene Menschen, die sich durch gute Taten und umfassende Güte auszeichnen, die lobenswerte Charaktereigenschaften besitzen, die allen Geschöpfen Liebe und Wohlwollen erweisen, die sich der Armen annehmen und für den allgemeinen Frieden arbeiten - brauchen auch sie die göttlichen Lehren, von denen sie ja glauben, unabhängig zu sein? Was ist die Stufe dieser Menschen?

Antwort: Wisse, daß solche Taten, solche Bemühungen und Worte vorbildlich und anerkennenswert sind und der Menschheit zur Ehre gereichen. Aber diese Taten allein genügen nicht; sie sind wie ein Körper von größter Lieblichkeit, aber ohne Geist. Nein, was die Ursache ewigen Lebens ist, unvergänglicher Ehre, vollkommener Erleuchtung, wahrer Erlösung und des Glücks, ist vor allem die Erkenntnis Gottes. Es ist bekannt, daß die Erkenntnis Gottes jede andere Erkenntnis überragt und der höchste Ruhm der menschlichen Welt ist. Denn in der bestehenden Kenntnis der Wirklichkeit der Dinge liegt materieller Vorteil, und durch sie macht die äußere Zivilisation Fortschritte; aber die Erkenntnis Gottes ist die Ursache geistigen Fortschritts und der Anziehung, und durch sie wird Erkenntnis der Wahrheit, Erhöhung der Menschheit, göttliche Kultur, makellose Tugend und Erleuchtung erlangt.

An zweiter Stelle kommt die Liebe Gottes, deren Licht in der Lampe der Herzen jener leuchtet, die Gott erkannt haben; ihre glänzenden Strahlen erhellen den Horizont und geben dem Menschen das Leben des Königreichs. Die Frucht des menschlichen Daseins ist in Wahrheit die Liebe Gottes, denn diese Liebe ist der Geist des Lebens und die ewige Gnade.

Bestände die Liebe Gottes nicht, wäre die abhängige Welt in Dunkel gehüllt;

bestände die Liebe Gottes nicht, wären die Herzen der Menschen tot und der Lebensgefühle beraubt;

bestände die Liebe Gottes nicht, wäre die geistige Verbindung verloren;

bestände die Liebe Gottes nicht, würde das Licht der Einheit die Menschheit nicht erleuchten;

bestände die Liebe Gottes nicht, würden Ost und West sich nicht wie zwei Liebende umarmen;

bestände die Liebe Gottes nicht, würden Spaltung und Uneinigkeit nicht in Brüderlichkeit verwandelt;

bestände die Liebe Gottes nicht, würde Gleichgültigkeit nicht in Zuneigung enden;

bestände die Liebe Gottes nicht, würde der Fremde nicht zum Freunde.

Die Liebe der menschlichen Welt leuchtet aus der Liebe Gottes hervor und erscheint durch die Gnade und Güte Gottes.

Es ist klar, daß die Wirklichkeit der Menschheit verschiedenartig ist, daß Meinungen auseinandergehen, Gesinnungen sich unterscheiden; und dieser Unterschied der Meinungen und Gedanken, der Denkfähigkeit und Gesinnung unter den Menschen entspringt unerläßlicher Notwendigkeit; denn die Unterschiede in den Stufen des Daseins der Geschöpfe sind ein Erfordernis des Daseins, das sich in unendlich vielen Formen entfaltet. Darum brauchen wir eine umfassende Kraft, die die Gesinnungen, Meinungen und Gedanken aller beherrschen kann, derzufolge diese Spaltungen nicht länger Einfluß haben und alle Menschen unter den Einfluß der Einheit der Welt der Menschheit gebracht werden können. Es ist klar und offensichtlich, daß diese größte Macht in der menschlichen Welt die Liebe Gottes ist. Sie bringt die verschiedenen Gruppen unter den Schutz des Zeltes der Liebe und schenkt den gegnerischen und feindlichen Völkern und Familien größte Liebe und Eintracht. (FRAGEN Kap.84)

+69:2

Es gibt vier Arten der Liebe. Die erste ist die Liebe, die von Gott zum Menschen strömt. Sie besteht in seinen unerschöpflichen Gunstbeweisen, in der göttlichen Ausstrahlung und in himmlischer Erleuchtung. Durch diese Liebe erhält die Welt des Seins Leben. Durch sie empfängt der Mensch die Gabe körperlichen Seins, bis er durch den Odem des Heiligen Geistes - dieselbe Liebe - ewiges Leben erlangt und das Ebenbild Gottes, des Lebendigen, wird. Diese Liebe ist der Ursprung aller Liebe in der Welt der Schöpfung.

Die zweite Art der Liebe strömt vom Menschen zu Gott. Dies ist Glaube, Hingezogensein zum Göttlichen, Entflammtsein, Fortschritt, Eintritt in das Reich Gottes. So empfängt man Gottes Güte und die Erleuchtung vom Lichte des Königreiches. Diese Liebe ist der Urgrund aller Liebe zur Menschheit. Sie läßt die Sonnenstrahlen der Wahrheit in den Herzen der Menschen aufleuchten.

Die dritte Art ist die Liebe Gottes zu Sich selbst, zur Identität Gottes. Dies ist die Verklärung Seiner Schönheit, das Widerstrahlen Seiner selbst im spiegel seiner schöpfung. Das ist die Wirklichkeit der Liebe, der altehrwürdigen Liebe, der ewigen Liebe. Aus einem Strahl dieser Liebe lebt alle andere Liebe.

Die vierte Art ist die Liebe des Menschen zum Menschen. Die Liebe zwischen den Herzen der Gläubigen geht aus dem Ideal der geistigen Einheit hervor. Diese Liebe wird durch das Wissen um Gott erreicht, so daß die Menschen die göttliche Liebe im Herzen gespiegelt sehen. Jeder sieht im anderen die Schönheit Gottes sich in der Seele spiegeln, und hat er diesen Grad der Ähnlichkeit entdeckt, fühlt er sich in Liebe zum anderen hingezogen. Diese Liebe wird alle Menschen zu Wogen eines Meeres, zu Sternen eines Firmamentes und zu Früchten eines Baumes machen. Diese Liebe wird wahre Übereinstimmung ermöglichen und den Grundstein zu echter Einigkeit legen.

Aber die Liebe, die zuweilen Freunde verbindet, ist keine (echte) Liebe, da sie zur Vergänglichkeit verurteilt ist. Sie ist nur ein Strohfeuer. In einem leichten Wind geben die dünneren Bäume nach. Der Ostwind beugt den Baum nach Westen, und dreht der Wind nach Westen, neigt sich der Baum nach Osten. Diese Art der Liebe gründet sich auf zufällige Gegebenheiten des Lebens. Das ist keine Liebe, sondern lediglich eine Bekanntschaft, die dem Wechsel unterworfen ist.

Heute kann man zwei Seelen in scheinbar enger Freundschaft sehen, morgen kann sich dies alles geändert haben. Gestern noch waren sie bereit, füreinander zu sterben, heute meidet einer die Gesellschaft des anderen. Das ist keine Liebe, das ist Hingabe des Herzens an die Zufälle des Lebens. Wenn das Moment, welches die Liebe hervorgerufen hat, verschwindet, geht die Liebe ebenfalls hinweg; das ist keine echte Liebe.

Die Liebe zeigt sich nur in vier Erscheinungsformen, die ich soeben erklärt habe: a) die Liebe Gottes gegenüber der Identität Gottes - Christus hat gesagt: »Gott ist die Liebe«, b) die Liebe Gottes zu Seinen Kindern - zu Seinen Dienern, c) die Liebe des Menschen zu Gott sowie d) die Liebe der Menschen untereinander. Diese vier Arten haben ihren Ursprung in Gott. Sie sind die Sonnenstrahlen der Wahrheit, der Odem des Heiligen Geistes, die Zeichen der Wirklichkeit. (PARIS S.180)

+69:3

Nachdem Er die Welt und alles, was darin lebt und webt, erschaffen hatte, wünschte Er durch das unmittelbare Wirken Seines unumschränkten, höchsten Willens, dem Menschen die einzigartige Auszeichnung und Fähigkeit zu verleihen, Ihn zu erkennen und zu lieben - eine Fähigkeit, die notwendigerweise als der gesamten Schöpfung zugrunde liegender schöpferischer Antrieb und Hauptzweck anzusehen ist ... Auf die innerste Wirklichkeit jedes erschaffenen Dings hat Er das Licht eines Seiner Namen ergossen; jedes hat Er zum Empfänger der Herrlichkeit einer Seiner Eigenschaften gemacht. Die Wirklichkeit des Menschen jedoch hat Er zum Brennpunkt für das Strahlen aller Seiner Namen und Eigenschaften und zum Spiegel Seines eigenen Selbstes erkoren. Aus allem Erschaffenen ist allein der Mensch zu einer so großen Gunst, einer so dauerhaften Gabe auserwählt worden. (ÄL 27:2)

+69:4

Ist es nicht seltsam, daß der Mensch, der zur Erkenntnis und Liebe Gottes, zu den Tugenden der Menschenwelt, zu Geistigkeit, himmlischer Erleuchtung und ewigem Leben erschaffen wurde, trotzdem unwissend bleibt und dies alles vernachlässigt? Sieh, wie er alles zu erkennen sucht, nur nicht Gott. So ist zum Beispiel seine höchste Sehnsucht, die Geheimnisse der tiefsten Erdschichten zu durchdringen. Tag um Tag strebt er nach Kenntnis dessen, was zehn Meter unter der Erdoberfläche gefunden werden könnte, was er im Gestein entdecken und durch archäologische Forschung in der Erde erfahren könnte. Er leistet schwere Arbeit, um Geheimnisse im Erdreich zu ergründen, aber er befaßt sich überhaupt nicht damit, die Geheimnisse des Königreiches zu erkennen, die unbegrenzten Gefilde der ewigen Welt zu durchschweifen, mit den göttlichen Wirklichkeiten vertraut zu werden, die Geheimnisse Gottes zu entdecken, die Erkenntnis Gottes zu erlangen, Zeuge des Glanzes der Sonne der Wahrheit zu werden und sich die Herrlichkeit ewigen Lebens vorzustellen ... Wie stark ist er von den Geheimnissen der Materie angezogen, und wie gänzlich blind ist er für die Geheimnisse des Göttlichen ... Es ist, als habe ein gütiger, liebevoller Vater eine Bibliothek mit wundervollen Büchern für seinen Sohn bereitgestellt, damit er sich über die Geheimnisse der Schöpfung unterrichte, ihn zugleich mit jeder Art von Wohlergehen und Freude umgeben, der Sohn aber beschäftigt sich mit Tand und Spielzeug, ohne auf die fürsorglichen Gaben seines Vaters zu achten ...

Ihr müßt Tag und Nacht danach streben, daß ihr zu den Bedeutungen des himmlischen Königreiches gelangt, daß ihr das Zeichen der Göttlichkeit gewahrt, Gewißheit im göttlichen Wissen erhaltet und erkennt, daß diese Welt einen Schöpfer, einen Lebensspender, einen Erhalter, einen Baumeister hat; daß ihr dies durch Beweise und klaren Augenschein wißt, nicht durch Empfindungen - nein, vielmehr durch entscheidende Argumente und wirkliches Schauen; daß heißt, daß ihr es so klar erschaut, wie das äußere Auge die Sonne wahrnimmt. (PUP p.226f)

+69:5

O Sohn des Königreichs! Wenn jemand die Liebe Gottes besitzt, so ist alles, was er unternimmt, nützlich. Wenn er aber etwas ohne die Liebe Gottes unternimmt, so ist es schädlich und wird zur Ursache, daß er sich selbst vor dem Herrn des Königreichs verhüllt. Aber mit der Liebe Gottes wird alle Bitterkeit in Süße verwandelt, und jede Gabe wird wertvoll. So schenkt zum Beispiel eine wohltönende, melodische Stimme einem begeisterten Herzen Leben. Seelen aber, die in Leidenschaft und Verlangen verstrickt sind, verlockt sie zur Wollust.

Durch die Liebe Gottes werden alle Wissenschaften lieb und wert, aber ohne sie sind sie fruchtlos, ja sogar Ursache des Wahnsinns. Jede Wissenschaft gleicht einem Baum. Ist seine Frucht die Liebe Gottes, ist er ein gesegneter Baum. Andernfalls ist er dürres Holz und taugt schließlich dem Feuer zur Nahrung. (BWF p.366)





+70:1 #141

Lerne Gott erkennen!

Diese Kräfte, mit denen die Sonne göttlicher Großmut, die Quelle himmlischer Führung, die Wirklichkeit des Menschen begabt hat, liegen jedoch verborgen in ihm, gleichwie die Flamme in der Kerze verborgen ist und die Lichtstrahlen als Möglichkeit in der Lampe vorhanden sind. Der Glanz dieser Kräfte kann durch weltliche Wünsche verdunkelt werden, wie das Licht der Sonne unter dem Staub und Schmutz, die den Spiegel bedecken, verborgen bleiben kann. Weder die Kerze noch die Lampe können durch eigenes Bemühen und ohne Hilfe entzündet werden, noch ist es dem Spiegel jemals möglich, sich selbst von seinem Schmutze zu befreien. Es ist klar und offenkundig, daß die Lampe niemals brennen wird, ehe ein Feuer in ihr entzündet ist, und der Spiegel niemals das Bild der Sonne vor Augen führen noch ihr Licht und ihren Glanz widerspiegeln kann, ehe nicht der Schmutz von seiner Oberfläche getilgt ist.

Und da es kein Band unmittelbaren Umgangs geben kann, das den einen, wahren Gott an Seine Schöpfung bindet, da keinerlei Ähnlichkeit zwischen dem Vergänglichen und dem Ewigen, dem Bedingten und dem Absoluten bestehen kann, hat Er bestimmt, daß in jedem Zeitalter und in jeder Sendung eine reine, unbefleckte Seele in den Reichen von Erde und Himmel offenbar werde ... Diese Wesen der Loslösung, diese strahlenden Wirklichkeiten sind die Kanäle der alldurchdringenden Gnade Gottes. Vom Lichte unfehlbarer Führung geleitet, ausgestattet mit höchster Herrschaft, haben Sie den Auftrag, sich des belebenden Einflusses Ihrer Worte, der Ausgießungen Ihrer unfehlbaren Gnade, des heiligenden Hauches Ihrer Offenbarung zu bedienen, um jedes sich sehnende Herz, jeden empfänglichen Geist vom Schmutz und Staub irdischer Sorgen und Beschränkungen zu reinigen. Dann, und nur dann wird das von Gott anvertraute Pfand, das in der Wirklichkeit des Menschen ruht, strahlend wie das aufsteigende Gestirn göttlicher Offenbarung aus dem Schleier der Verborgenheit hervortreten und das Banner seiner offenbaren Herrlichkeit hoch auf den Gipfeln der Menschenherzen aufrichten. (ÄL 27:3-4)

+70:2

Die Erkenntnis der Wirklichkeit Gottes ist unmöglich und unerreichbar, aber die Erkenntnis der Manifestationen Gottes ist die Erkenntnis Gottes, denn die Gnadengaben, die Herrlichkeit und die göttlichen Eigenschaften sind in ihnen offenbar. Wenn der Mensch daher zur Erkenntnis der Offenbarer Gottes gelangt, so wird er die Erkenntnis Gottes gewinnen; und wenn er die Erkenntnis der heiligen Offenbarer außer acht läßt, wird er der Erkenntnis Gottes beraubt. Damit ist festgestellt und bewiesen, daß die heiligen Offenbarer der Mittelpunkt der Gnadengaben, Zeichen und Vollkommenheiten Gottes sind. Gesegnet ist, wer das Licht der göttlichen Gnadengaben von den erleuchteten Aufgangspunkten empfängt! (FRAGEN Kap.59)

+70:3

Er hat Seine Geschöpfe ins Dasein gerufen, damit sie Ihn erkennen, den Mitleidigen, den Allerbarmer. In die Städte aller Völker hat Er Seine Boten gesandt und ihnen aufgetragen, den Menschen Botschaft vom Paradiese Seines Wohlgefallens zu bringen und sie zum Hafen bleibender Sicherheit, zum Sitze ewiger Heiligkeit und überragender Herrlichkeit zu führen. (ÄL 76:1)

+70:4

Solche Menschen aber, die Quell und Born der Weisheit waren, leugneten niemals den bewegenden Antrieb hinter diesen Ursachen, deren Schöpfer oder Ursprung ...

Anerkanntermaßen sind die zeitgenössischen Gelehrten sehr befähigt in Philosophie, Künsten und Gewerben; aber wollte jemand mit scharfem Auge beobachten, würde er leicht begreifen, daß diese Erkenntnis zumeist von den Weisen der Vergangenheit erworben ist, denn diese haben die Grundlagen der Philosophie gelegt, ihr Gebäude errichtet und mit starken Säulen untermauert ... Die Weisen erwarben ehedem ihre Erkenntnis von den Propheten, da diese die Ausleger göttlicher Philosophie und die Offenbarer himmlischer Geheimnisse waren. (AKKA 9:22-23)

+70:5

Versenkt euch in das Meer Meiner Worte, damit ihr seine Geheimnisse ergründen und alle Perlen der Weisheit entdecken möget, die in seinen Tiefen verborgen liegen. (ÄL 70:2)

+70:6

Die Quelle aller Bildung ist die Erkenntnis Gottes, erhaben sei Seine Herrlichkeit! Diese Erkenntnis kann nur durch die Erkenntnis Seiner göttlichen Manifestation erlangt werden. (AKKA 10:19)

+70:7

Sinnt in eurem Herzen über Gott nach, denkt über Seine Offenbarer nach und gehört nicht zu denen, die ohne Einsicht sind. (The Bahá'i World II p.62)

+70:8

Wendet euch Gott zu, fleht demütig an Seiner Schwelle, sucht Beistand und Bestätigung, damit Gott die Schleier, die eure Schau trüben, zerreiße. Dann werden eure Augen erleuchtet sein, von Angesicht zu Angesicht werdet ihr die Wirklichkeit Gottes schauen, und euer Herz wird, von den Schlacken der Unwissenheit völlig gereinigt, die Herrlichkeit und Gnadenfülle des Königreichs widerspiegeln. (PUP p.293)





+71:1 #144

Gottes Liebe zu uns

O Sohn des Menschen! Verhüllt in Meinem unvordenklichen Sein und in der Urewigkeit Meines Wesens, wußte Ich um Meine Liebe zu dir. Darum erschuf Ich dich, prägte dir Mein Ebenbild ein und offenbarte dir Meine Schönheit. (VW ar.3)

+71:2

Welche Wasserflut läßt sich mit dem Strom Seiner allumfassenden Gnade vergleichen, welche Wohltat kann die Beweise einer so großen, durchdringenden Barmherzigkeit übertreffen? Es kann kein Zweifel daran bestehen, daß die Welt, würde ihr einen Augenblick lang die Flut Seiner Barmherzigkeit und Gnade entzogen, völlig zugrunde ginge. Aus diesem Grunde waren die Tore göttlicher Barmherzigkeit vom Anfang an, der keinen Anfang hat, für alles Erschaffene weit geöffnet, und die Wolken der Wahrheit werden ihre Gunstbeweise und Gaben weiterhin bis zum Ende, das kein Ende hat, auf den Boden menschlicher Fähigkeit, Wirklichkeit und Persönlichkeit herabregnen. Solches ist Gottes Weise von Ewigkeit zu Ewigkeit. (ÄL 27:6)

+71:3

Du bist wahrlich Der, Dessen Barmherzigkeit alle Welten umfaßt und Dessen Gnade alles umschließt, was auf Erden und im Himmel ist. Wen gibt es, der Dich rief und dessen Gebet unerhört blieb? Wo findet er sich, der nach Dir verlangte und dem Du nicht nahe warst? Wer kann behaupten, er habe seinen Blick auf Dich gerichtet und das Auge Deiner Güte blickte nicht auf ihn? Ich bezeuge, Du hast Dich Deinen Dienern zugewandt, ehe sie sich Dir zuwandten, und hast ihrer gedacht, ehe sie Deiner gedachten. Alle Gnade ist Dein, o Du, in Dessen Hand das Königreich göttlicher Gaben und der Ursprung jedes unwidermflichen Befehls ruhen. (GM 161)

+71:4

Die vielfachen Gnadengaben des Herrn aller Geschöpfe haben allezeit durch die Manifestationen Seines göttlichen Wesens die Erde und alle, die auf ihr wohnen, umschlossen. Nicht einen Augenblick hat sich Seine Gnade versagt, noch haben die Schauer Seiner Güte aufgehört, auf die Menschheit niederzuregnen. (ÄL 13:2)

+71:5

Bedenket, in welchem Ausmaß sich die Liebe Gottes offenbart. Unter den Zeichen Seiner Liebe, die in der Welt erscheinen, sind die Aufgangsorte Seiner Manifestationen. Welch unendliches Maß von Liebe strahlen die göttlichen Manifestationen auf die Menschheit aus! Um der Führung des Volkes willen, um die Menschenherzen neu zu beleben, haben sie willig ihr Leben geopfert. Sie haben das Kreuz auf sich genommen. Um es den Menschenseelen zu ermöglichen, die höchste Stufe des Fortschritts zu erreichen, haben sie ein Leben lang unvorstellbare Prüfungen und Schwierigkeiten erduldet ...

Beobachtet, wie selten die Menschen ihr Vergnügen und ihre Bequemlichkeit für andere opfern, wie unwahrscheinlich es ist, daß ein Mensch einem anderen zuliebe ein Auge oder ein Körperglied hingäbe. Alle göttlichen Manifestationen jedoch haben gelitten, Blut und Leben geopfert, ihre ganze Existenz, Behagen und allen Besitz um der Menschheit willen hingegeben. Bedenket deshalb, wie sehr diese Manifestationen lieben. Ohne ihre Liebe zur Menschheit wäre geistige Liebe ein leeres Wort. Ohne ihre Erleuchtung könnten Menschenseelen nicht strahlen. Wie produktiv ist ihre Liebe! Sie ist ein Zeichen der Liebe Gottes, ein Strahl der Sonne der Wirklichkeit. (PUP p.256f)





+72:1 #147

Lerne Gott lieben!

Erhebe mich in den Himmel Deiner Güte, o mein Beleber, und geleite mich zur Sonne Deiner Führung, o Du, der Du mich anziehst! (GebetBuch Nr.38)

+72:2

Das Wesen der Liebe ist für den Menschen, sein Herz dem Geliebten zuzukehren, sich von allem außer Ihm zu lösen und nichts anderes als sein Herr zu wünschen. (AKKA 10:6)

+72:3

Hilf mir, die Perlen Deiner Liebe zu hegen, die Du nach Deinem Ratschluß in meinem Herzen verwahrst. (GM 105)

+72:4

Laßt die Flamme der Liebe Gottes hell in eueren strahlenden Herzen brennen. Speist sie mit dem Öle göttlicher Führung, behütet sie im Schutze euerer Beständigkeit. Bewahrt sie unter der Glocke des Vertrauens und der Loslösung von allem außer Gott, damit das böse Geflüster der Gottlosen ihr Licht nicht verlösche. O Meine Diener! Meine heilige, Meine von Gott verordnete Offenbarung mag mit einem Meere verglichen werden, in dessen Tiefen zahllose Perlen von hohem Wert und unübertrefflichem Glanz verborgen sind. Es ist die Pflicht eines jeden Suchers, sich zu mühen und danach zu streben, die Küsten dieses Meeres zu erreichen, auf daß er entsprechend dem Eifer seines Suchens und seiner Anstrengungen an solchen Wohltaten teilhabe, wie sie in Gottes unabänderlichen, verborgenen Tafeln vorherbestimmt sind. (ÄL 153:5)

+72:5

Wisse, daß nichts dem Menschen nützt außer der Liebe des Barmherzigen. Nichts erleuchtet das Menschenherz außer dem Glanze, der aus dem Reiche Gottes strahlt! Lege alles Grübeln und zweifelnde Reden ab und richte deine Gedanken ganz auf das, was den Menschen in den Himmel der Gabe Gottes erhebt. (TAB p.53)





+73:1 #148

Was uns die Liebe Gottes bringt

O Sohn des Menschen! Ich liebte es, dich zu erschaffen, also erschuf Ich dich. Nun liebe du Mich, damit Ich deinen Namen nenne und deine Seele mit dem Geiste des Lebens erfülle. (VW ar.4)

+73:2

O Sohn des Seins! Liebe Mich, damit Ich dich liebe. Wenn du Mich nicht liebst, kann Meine Liebe dich niemals erreichen. Erkenne dies o Diener! (VW ar.5)

+73:3

O Sohn des Seins! Meine Liebe ist Meine Feste. Wer sie betritt, ist sicher und wohlbehütet; wer sich abwendet, wird gewiß in die Irre gehen und verderben. (VW ar.9)

+73:4

O Sohn des Wortes! Du bist Meine Feste. Tritt ein, auf daß du sicher wohnest. Meine Liebe ist in dir. Erkenne dies, damit du Mich nahe findest. (VW ar.10)

+73:5

O Fremdling, dem Freundschaft erwiesen wird! Die Kerze deines Herzens ist durch die Hand Meiner Macht entzündet. Lösche sie nicht durch die widrigen Winde der Selbstsucht und der Leidenschaft. Meiner zu gedenken, ist dein Heil in allen Gebrechen; vergiß dies nicht. Mache Meine Liebe zu deinem Schatz und hege sie wie dein Augenlicht und dein Leben. (VW pers.32)

+73:6

Der Tag naht, da die trennenden Wolken völlig verschwunden sein werden und das Licht der Worte: »Alle Ehre ist Gottes und derer, die Ihn lieben«, klar wie die Sonne am Horizont des Willens des Allmächtigen erscheinen wird. (ÄL 140:2)





+74:1

Ein Gebet, um zur Erkenntnis und Liebe Gottes zu gelangen

O mein Gott! O mein Gott! Dein Diener nähert sich Dir. Er zieht voll Leidenschaft durch die Wüste Deiner Liebe, er wandelt auf dem Pfade Deines Dienstes, ahnt Deine Gunst, hofft auf Deine Großmut, vertraut auf Dein Königreich und ist berauscht vom Wein Deiner Gaben. O mein Gott! Laß die Inbrunst seiner Hingabe an Dich, seine Ausdauer in Deinem Lobpreis und die Glut seiner Liebe zu Dir wachsen.

Wahrlich, Du bist der Freigebigste, der Herr überströmender Gnade. Es ist kein Gott außer Dir, dem Barmherzigen. (GebetBuch Nr.34)





+75:1 #150
15. Kapitel
LIEBE UND EINHEIT

Alle Propheten Gottes, Christus wie auch die Gesegnete Schönheit (Bahá'u'lláh), sind mit dem einen Vorsatz erschienen und haben ihren Ruf erschallen lassen, um die Welt des Menschen in das Reich Gottes umzugestalten. Ihr gemeinsames Ziel war, Irdisches in Himmlisches, Finsternis in Licht und Satanisches in Göttliches zu wandeln. Sie mühten sich, das Reich der Eintracht und Liebe unter den Menschenkindern zu errichten, vor deren Augen die grundsätzliche Einheit des ganzen Menschengeschlechts auszubreiten, die Quellen des Streites in der Welt zu beseitigen und ihr die unvergänglichen Segnungen ewigen Lebens zu verleihen.

O du Geehrter! Sinne in deinem Herzen über die Welt des Daseins nach. Freundschaft, Eintracht und Einheit sind die Quelle des Lebens, während Streit und Spaltung die Ursache völligen Untergangs sind. Wenn du über alles Erschaffene nachdenkst, so wirst du bemerken, daß das Dasein jedes Wesens von der Vereinigung und Verbindung verschiedener Elemente abhängt, deren Auflösung dem Dasein dieses Wesens ein Ende setzt. (The Bahá'i World II p.50)

+75:2

Diese gegenseitige Hilfsbereitschaft wird entweder unmittelbar oder durch Vermittlung wirksam. Wenn sich diese Stärkung und dieser Beistand auch nur für einen Augenblick nicht auf das Lebewesen ergießen, dann wird sein Dasein verlöschen; denn alles Bestehende ist miteinander verkettet und unterstützt sich gegenseitig. Darum ist die wichtigste Grundlage der Welt des Daseins dieses Zusammenwirken und Füreinanderdasein.

Vergleiche die Welt des Daseins mit dem Tempel des Menschen! Alle Glieder und Organe des Menschenkörpers helfen einander. Darum hat das Leben Bestand. Wenn in diesem wundervollen Organismus eine Trennung entsteht, wandelt sich das Leben in Tod, und die Teile des Körpers lösen sich auf. Ebenso walten unter den Bestandteilen des Daseins ein wunderbarer Zusammenhang und Kräfteaustausch, was die Ursache des Lebens der Welt und der Fortdauer dieser zahllosen Erscheinungen ist.

Wenn wir die Lebewesen und die wachsenden Pflanzen betrachten, sehen wir, daß die Tiere und der Mensch ihr Leben durch Einatmen der Ausdünstungen der Pflanzenwelt fristen. Dieses ... Element wird Sauerstoff genannt. Das Pflanzenreich seinerseits gewinnt sein Leben vom Tierreich durch die Substanz, die wir Kohlenstoff nennen. Kurz, die mit Sinnen ausgestatteten Wesen gewinnen ihr Leben vom Pflanzenreich und die Pflanzen erhalten ihrerseits Leben vom Tierreich. Darum dauert dieser Kräfteaustausch und diese Gegenseitigkeit ununterbrochen fort.

Aus dieser Erklärung ist als Grundlage des Lebens diese gegenseitige Stütze und Hilfe zu erkennen, und eine Unterbrechung des gegenseitigen Beistandes wäre Ursache der Zerstörung und des Nichtseins. Je mehr die Welt der Zivilisation zustrebt, umso brennender wird diese äußerst wichtige Frage der Zusammenarbeit und Hilfe. Daher sehen wir, wie in der Menschenwelt diese Hilfsbereitschaft einen hohen Grad an Wirksamkeit erreicht, nämlich einen so hohen, daß die Fortdauer der Menschheit voll und ganz von dieser gegenseitigen Beziehung abhängt. (STARWEST VIII p.137f)

+75:3

Wisse sicher: Liebe ist das Geheimnis der heiligen Sendung Gottes, die Offenbarung des Allbarmherzigen und der Quell geistiger Ausgießung. Die Liebe ist das gütige Licht des Himmels, der ewige Odem des Heiligen Geistes, der die Menschenseele belebt. Liebe ist die Ursache der Gottesoffenbarung für den Menschen, das Lebensband, das gemäß der göttlichen Schöpfung der Wirklichkeit der Dinge innewohnt. Liebe ist das eine Mittel, das wahre Glückseligkeit in dieser und in der nächsten Welt sichert, Liebe ist das Licht, das durch die Finsternis führt, das lebendige Glied, das Gott mit dem Menschen vereint, das den Fortschritt jeder erleuchteten Seele sichert. Liebe ist das größte Gesetz, das diesen mächtigen, himmlischen Zyklus rejert, die einzige Macht, die die verschiedenen Elemente dieser stofflichen Welt verbindet, die höchste magnetische Kraft, die den Lauf der Sphären in den himmlischen Reichen lenkt. Liebe enthüllt mit unfehlbarer, grenzenloser Macht die im Weltall verborgenen Geheimnisse. Liebe ist der Geist des Lebens für den herrlichen Körper der Menschheit, sie begründet die wahre Zivilisation in dieser sterblichen Welt und gießt unvergänglichen Glanz über jede hochherzige Rasse und Nation. Wen Gott gnädig mit Liebe beschenkt, dessen Namen verherrlichen und preisen wahrlich die Scharen der Höhe, der Chor der Engel und die Bewohner des Königreiches Abhá. Und wer sein Herz von dieser göttlichen Liebe, der Offenbarung des Barmherzigen, abwendet, irrt schmerzlich, fällt in Verzweiflung und geht gänzlich zugrunde. Solche Menschen finden nirgends Zuflucht und werden, den gemeinsten Erdengeschöpfen gleich, Opfer der Erniedrigung und Schande.

O ihr Geliebten des Herrn! Strebt danach, zu Offenbarungen der Liebe Gottes und zu Lampen göttlicher Führung zu werden, die mit dem Lichte der Liebe und Eintracht über den Geschlechtern der Erde leuchten. (The Baha'i World II p.50)





+76:1 #153

Liebe und Einheit müssen alle umfassen

Sollte jemand behaupten, wahre und beständige Einheit sei in dieser Welt überhaupt nicht zu verwirklichen, weil ja die Menschen in Sitten, Gebräuchen, Geschmack, Temperament, Charakter, Gedanken und Anschauungen weit auseinandergehen, so erwidern wir darauf: Es gibt zweierlei Arten von Verschiedenheiten. Die eine verursacht Zerstörung. Dies zeigt sich in dem Geist von Streit und Hader, der die einander bekämpfenden Völker und Nationen aufstachelt. Die andere Art aber ist das Zeichen der Mannigfaltigkeit, das Sinnbild und Geheimnis der Vollkommenheit und die Offenbarung der Wohltaten des Allherrlichen.

... Betrachte die Blumen des Gartens: Obwohl sie sich in Art, Farbe, Form und Gestalt unterscheiden, erhöht dennoch diese Verschiedenheit ihren Liebreiz und trägt zu ihrer Schönheit bei, denn sie werden ja durch die Wasser eines Quells erfrischt, durch den Hauch eines Windes belebt und durch die Strahlen einer Sonne gestärkt. Wie unerquicklich wäre es für das Auge, wenn alle Blumen und Pflanzen, Blätter und Blüten, Früchte, Zweige und Bäume des Gartens die gleiche Gestalt und Farbe hätten! Mannigfaltigkeit in Farbe, Form und Gestalt bereichert und ziert den Garten und erhöht seinen Eindruck. Ebenso werden Schönheit und Herrlichkeit menschlicher Vollkommenheit enthüllt und offenbar, wenn die verschiedenen Schattiemngen des Denkens, Temperaments und Charakters unter Macht und Einfluß einer Hauptkraft gebracht werden. Allein die himmlische Macht des Wortes Gottes, das die Wirklichkeit aller Dinge beherrscht und überragt, ist imstande, die auseinanderstrebenden Gedanken, Gefühle, Ideen und Überzeugungen der Menschenkinder miteinander in Einklang zu bringen. (The Baha'i World II p.54)

+76:2

Vor Gott gibt es keine Weißen und Schwarzen. Es gibt nur eine Farbe, die Farbe der Dienstbarkeit vor Gott. Geruch und Farbe sind nicht wichtig, wichtig ist das Herz. Ist das Herz rein, so ist die Hautfarbe, weiß oder schwarz, ohne Bedeutung. Gott sieht nicht auf die Hautfarbe. Er schaut in die Herzen. Der bessere ist der, dessen Herz rein ist. Wohlgefälliger ist, wer den besseren Charakter hat. Ranghöher ist, wer inniger dem Königreich Abhá zugeWandt. (PUP p.44)

+76:3

Wenn die verschiedenen Rassen Amerikas tatsächlich zu Gemeinschaft und Einklang zusammenfinden, dann erstrahlt das Licht der Einheit der Menschheit, der Tag ewiger Herrlichkeit und Wonne bricht an, der Geist Gottes umfängt alles und die himmlischen Gnadengaben kommen herab. Unter der Zucht und Führung Gottes, des wahren Hirten, werden alle beschützt und bewahrt. Er wird sie auf die grünen Auen des Glücks und Beistands führen, und sie werden das wahre Ziel des Daseins erreichen. Das ist der Einheit Nutzen und Segen, das ist die Folge der Liebe. (PUP p.57)

+76:4

Jedes menschliche Geschöpf ist ein Diener Gottes. Alle sind durch die Macht und Gunst Gottes erschaffen und erzogen. Alle sind durch die Wohltaten der gleichen Sonne der Wahrheit gesegnet. Alle haben vom Quell der unendlichen Barmherzigkeit Gottes getrunken. Er schätzt und liebt alle in gleichem Maße als Diener. Zu allen ist Er mildtätig und gütig. Darum sollte sich keiner vor dem anderen rühmen, keiner sollte gegen einen anderen Stolz oder Überheblichkeit zeigen, keiner sollte auf den anderen mit Spott oder Verachtung blicken, und keiner sollte seinen Mitmenschen berauben oder unterdrücken. Alle müssen wir in den Ozean der Barmherzigkeit Gottes eingetaucht sehen. Wir müssen mit der ganzen Menschheit in Güte und Freundlichkeit zusammenleben, alle mit Herzensliebe lieben. Manche sind unwissend, sie müssen unterrichtet und erzogen werden. Mancher ist krank, er muß geheilt werden. Ein anderer ist wie ein Kind, wir müssen ihm helfen, erwachsen zu werden. Wir dürfen den Kranken weder verabscheuen noch meiden, verspotten oder verfluchen, sondern wir müssen für ihn mit äußerster Güte und Zärtlichkeit sorgen! Ein Kind darf nicht geringschätzig behandelt werden, nur weil es ein Kind ist. Wir tragen die Verantwortung dafür, daß es unterrichtet, erzogen und gefördert wird, damit es sich zur Reife entwickeln kann. (PUP p.63)

+76:5

Ich heiße euch alle und jeden von euch, alles Trachten des Herzens auf Liebe und Einigkeit zu richten. Wenn ein Kriegsgedanke kommt, so widersteht ihm mit einem stärkeren Gedanken des Friedens. Ein Haßgedanke muß durch einen mächtigeren Gedanken der Liebe vernichtet werden. Kriegsgedanken zerstören alle Eintracht, Wohlfahrt, Ruhe und Freude.

Gedanken der Liebe schaffen Brüderlichkeit, Frieden, Freundschaft und Glückseligkeit ...

Wenn ihr von ganzem Herzen Freundschaft mit allen Rassen auf Erden wünscht, so werden sich eure Gedanken geistig und aufbauend verbreiten, sie werden zum Wunsche anderer werden, wachsen und wachsen, bis sie alle Menschen erreichen. (PARIS S.18f)

+76:6

Wenn ihr ein Glied eurer Familie oder einen Landsmann liebt, so tut es mit einem Strahl der unendlichen Liebe! Tut es mit Gott und für Gott! (PARIS S.25)





+77:1 #155

Des Menschen Mangel an Liebe

Abdu'l-Bahá sprach: soeben wurde mir gesagt, daß sich hier im Land ein furchtbares Unglück zugetragen hat. Ein Zug ist in den Fluß gestürzt, und mindestens zwanzig Menschen sind dabei ums Leben gekommen ... Ich bin erstaunt und überrascht zu sehen, welche Aufmerksamkeit und Aufregung der Tod von zwanzig Menschen im ganzen Lande wachruft, während man der Tatsache, daß Tausende von Italienern, Türken und Arabern in Tripolis getötet werden, kalt und gleichgültig gegenübersteht! ... Und doch sind auch diese unglückseligen Menschen menschliche Wesen.

Warum wendet man diesen zwanzig Wesen so viel Aufmerksamkeit und starkes Mitempfinden zu, während es bei fünftausend Personen nicht der Fall ist? Sie alle sind Menschen, sie alle gehören der Familie der Menschheit an, freilich aber anderen Ländern und Rassen. Es trifft die unbeteiligten Länder nicht, ob diese Menschen zerstückelt werden. Dieses Massenschlachten berührt sie nicht! Wie ungerecht, wie grausam das ist, wie völlig entbehrt es aller guten und echten Gefühle! Die Menschen jener anderen Länder haben Kinder und Gattinnen, Mütter, Töchter und kleine Söhne. In jenen Ländern gibt es heute wohl kaum ein Haus, in dem man nicht bitterlich weinen hört, ist schwerlich ein Heim zu finden, das von der grausamen Hand des Krieges nicht berührt ist. Ach, wir sehen auf allen Seiten, wie grausam, vorurteilsvoll und ungerecht der Mensch ist, wie schwerfällig im Glauben an Gott und im Gehorsam gegenüber seinen Geboten! (PARIS S.89)

+77:2

Wiewohl der gesellschaftliche Organismus eine einzige Familie ist, leben doch aus Mangel an Ausgewogenheit manche Mitglieder im Wohlstand, manche in krassem Elend; manche sind satt, andere hungrig; manche Glieder sind mit kostbarsten Gewändern geschmückt, andere haben weder Nahrung noch Obdach. Warum ? Weil dieser Familie die notwendige Wechselseitigkeit, die Ausgewogenheit fehlt. Der Haushalt dieser Familie ist unordentlich ... Kann ein Familienmitglied tiefstem Elend und schlimmster Armut ausgesetzt bleiben, wenn die übrige Familie im Wohlstand lebt? Das ist unmöglich, es sei denn der Rest der Familie ist gefühllos, geistig verkümmert, ungastlich und lieblos. (Baha'i Briefe 39 S.1046)

+77:3

Die Krankheit, die den Staatskörper befallen hat, besteht im Mangel an Liebe und Uneigennützigkeit. In den Herzen der Menschen ist keine wirkliche Liebe zu finden, und der Zustand ist derart, daß keine Heilung, kein gegenseitiges Verstehen bei den Menschen möglich ist, ehe nicht ihre Empfänglichkeit durch irgendeine Macht geweckt wird, wodurch Einheit, Liebe und Einmütigkeit sich unter ihnen entfalten können. Liebe und Einheit sind heute für den Staatskörper notwendig. Ohne diese sind kein Fortschritt und kein Wohlstand zu erreichen. Darum müssen sich die Gottesfreunde an diese Macht halten, die Liebe und Einheit in den Herzen der Menschenkinder schaffen wird. Die Wissenschaft kann weder die Krankheit des Staates heilen noch Freundschaft und Kameradschaft in den Menschenherzen schaffen. Auch Vaterlandsliebe oder Volkszugehörigkeit können kein Heilmittel bringen. Es muß allein durch die göttlichen Wohltaten und die geistigen Gaben vollbracht werden, die von Gott an diesem Tag zu diesem Zwecke herniedergekommen sind. Die Zeit erfordert es, und das göttliche Heilmittel ist bereitgestellt. Nur die geistigen Lehren der Religion Gottes können diese Liebe, Einheit und Einmütigkeit in den Menschenherzen schaffen. (PUP p.171)





+78:1 #158

Gottes Heilmittel

Die Einheit, die unbegrenzte Möglichkeiten in sich birgt, ist vor allem eine Einheit der Menschheit, die erkennt, daß alle in der schirmenden Herrlichkeit des Allherrlichen Zuflucht finden und daß sie alle Diener des einen Gottes sind; denn alle atmen die gleiche Luft, leben auf der gleichen Erde, wandeln unter den gleichen Himmeln, empfangen die Strahlen der gleichen Sonne und stehen unter dem Schutze des einen Gottes. Dies ist die größte Einheit, und ihre Ergebnisse werden von Dauer sein, wenn die Menschheit sich an sie hält. Aber bisher hat die Menschheit diese Einheit geschändet, sich an sektiererische oder begrenzte Einheiten gehalten, von rassischer, patriotischer oder eigensüchtiger Art. Darum sind keine großen Erfolge daraus entsprungen. Es ist jedoch ganz gewiß, daß Gottes Strahlenfülle und Gunst alles umfassen, daß sich Seelen entwickelt, Vorstellungen geschärft, Wissenschaften und Künste weithin verbreitet haben und daß die Aufnahmefähifkeit besteht, die wirkliche und endgültige Einheit der Menschheit zu verkünden und zu verbreiten, die wundervolle Ergebnisse zeitigen wird. Sie wird alle Religionen versöhnen, einander bekämpfende Nationen in liebende verwandeln, feindliche Herrscher zur Freundschaft führen und der Menschenwelt Frieden und Glück bringen. Sie wird Orient und Okzident verschmelzen, für immer die Grundlagen des Krieges beseitigen und das Banner des größten Friedens aufrichten. Jene begrenzten Einheiten sind darum die Vorzeichen dieser großen Einheit, die die ganze menschliche Familie zu einer machen wird, indem sie in der Menschheit zu einem gleichgestimmten Bewußtsein führt. (BWF p.257)

+78:2

Die große Masse der Menschen übt keine wirkliche Liebe und Kameradschaft. Die edelsten Menschen sind jene, die in Liebe und Einheit zusammenleben. Sie werden vor Gott höher geschätzt, weil die göttlichen Eigenschaften bereits in ihnen offenkundig sind. Die höchste Liebe und Einheit ist in den göttlichen Offenbarern bezeugt. Unter ihnen ist Einheit unauflöslich, unwandelbar, ewig und immerwährend. Jeder ist Ausdruck und Stellvertreter aller anderen. Wenn wir einen der Offenbarer Gottes verleugnen, so verleugnen wir alle. Einen verfolgen heißt alle verfolgen. Auf allen Stufen des Daseins verherrlicht und heiligt jeder die anderen. Jeder von ihnen hält fest an der Zusammengehörigkeit der Menschheit und fördert die Einheit der Menschenherzen. Den göttlichen Offenbarern am nächsten kommen die Gläubigen, deren Kennzeichen gegenseitige Übereinstimmung, Kameradschaft und Liebe sind. (PUP p.208)

+78:3

Aus dem Himmel des göttlichen Willens wurde mit dem Ziel, die Welt des Seins zu veredeln und die Menschen an Geist und Seele emporzuheben, das herabgesandt, was das wirksamste Mittel zur Erziehung des ganzen Menschengeschlechts ist. Der tiefste Sinn und der vollkommenste Ausdruck dessen, was die Völker früherer Zeiten gesagt und geschrieben haben, ist durch diese mächtigste Offenbarung aus dem Himmel des Willens des Allbesitzenden, des Immerwährenden Gottes herabgesandt. Einst wurde offenbart: »Die Liebe zum Vaterland ist ein Bestandteil des Gottesglaubens.« Die Zunge der Größe jedoch verkündet am Tage seiner Offenbarung: »Es rühme sich nicht der, welcher sein Vaterland liebt, sondern der, welcher die ganze Welt liebt.« Durch die von diesem erhabenen Wort entfesselte Kraft verleiht Er den Vögeln der Menschenherzen frischen Schwung, weist ihnen eine neue Richtung und tilgt jede Spur von Beschränkung und Begrenzung aus Gottes heiligem Buch. (ÄL 43:6)

+78:4

Obwohl Not und Elend die Welt umhüllen, hat doch kein Mensch innegehalten und darüber nachgedacht, was der Grund und Ursprung sei ... Überall sind die Zeichen des Zwiespalts und der Bosheit sichtbar, obwohl alle zu Harmonie und Einigkeit erschaffen wurden. Das Erhabene Wesen spricht: O ihr Vielgeliebten! Das Heiligtum der Einheit ist errichtet; betrachtet einander nicht als Fremde. Ihr seid die Früchte eines Baumes, die Blätter eines Zweiges. (ÄL 112)

+78:5

Jeder Mensch, der nachsinnt über das, was die aus dem Himmel des heiligen Willens Gottes herabgesandten Schriften offenbart haben, wird leicht erkennen, wie es ihr Ziel ist, daß alle Menschen als eine Seele betrachtet werden sollen ... Wenn die Gelehrten und Weltweisen dieser Zeit der Menschheit gestatteten, den Duft der Verbundenheit und Liebe einzuatmen, würde jedes verständige Herz die Bedeutung wahrer Freiheit begreifen und das Geheimnis ungetrübten Friedens und vollkommener Seelenruhe entdecken. (ÄL 122)





+79:1 #160

Die Anwendung des Heilmittels

Wenn sich ein Mensch zu Gott hinwendet, findet er überall Sonnenschein. Alle Menschen sind seine Brüder. Vermeidet, wenn ihr mit Ausländern zusammenkommt, durch überkommene Förmlichkeit den Anschein von Kälte und mangelnder Anteilnahme zu erwecken. Schaut sie nicht an, als ob ihr sie für Tunichtgute, Diebe oder Flegel hieltet. Es mag euch geraten erscheinen, vorsichtig zu sein, um euch nicht den Gefahren einer Bekanntschaft mit solchen vielleicht unerwünschten Elementen auszusetzen. Ich bitte euch, denkt nicht nur an euch selbst. Seid freundlich zu den Fremden, gleichviel ob sie aus der Türkei, aus Japan, Persien, Rußland, China oder irgendeinem anderen Land der Erde kommen.

Helft ihnen, sich daheim zu fühlen, erkundigt euch nach ihrer Unterkunft, fragt, ob ihr ihnen nicht irgendeinen Dienst erweisen könnt, und versucht, ihr Leben ein wenig glücklicher zu gestalten. Bleibt auch dann noch weiterhin freundlich, wenn sich euer ursprünglicher Verdacht bestätigt - derartige Freundlichkeit wird ihnen helfen, sich zu bessern ...

Laßt die Menschen, die ihr trefft, auch ohne besondere Betonung wissen, daß ihr in der Tat Bahá'í seid.

Setzt Bahá'u'lláhs Lehre von der Güte gegenüber allen Nationen in die Tat um. Begnügt euch nicht damit, durch Worte Freundschaft zu erzeigen, laßt eure Herzen in liebevoller Freundlichkeit für alle erglühen, die eure Wege kreuzen. (PARIS S.7)

+79:2

Bete zu Gott, daß du ... die Menschen liebst und ein wohlwollender Freund der Menschheit wirst. (TAB p.546)

+79:3

Lebt in vollkommener Einheit. Werdet niemals aufeinander böse ... Liebt die Geschöpfe aus Liebe zu Gott und nicht um ihrer selbst willen. Ihr werdet niemals böse oder ungeduldig werden, wenn ihr sie um Gottes willen liebt. Die Menschheit ist nicht vollkommen. In jedem Menschenwesen gibt es Unvollkommenheiten, und ihr werdet immer unglücklich sein, wenn ihr auf die Menschen selbst schaut. Wenn ihr aber auf Gott schaut, werdet ihr sie lieben und gut zu ihnen sein; denn die Welt Gottes ist die Welt der Vollkommenheit und vollendeter Barmherzigkeit. Schaut darum nicht auf die Mängel an diesem und jenem. Blickt mit dem Auge der Vergebung. Das unvollkommene Auge sieht Unvollkommenheiten. Das fehlerbedeckende Auge aber schaut auf den Schöpfer der Seelen. Er erschuf sie, erzieht und versorgt sie, verleiht ihnen Fähigkeiten und Leben, Gesicht und Gehör. Darum sind sie die Zeichen seiner Größe. (PUP p.93)

+79:4

Die großen, grundlegenden Lehren Bahá'u'lláhs sind die Einheit Gottes und die Einheit der Menschheit. Dies ist das Band, das alle Bahá'í in der Welt eint, sie verwirklichen die Einheit unter sich, dann einigen sie andere. Es ist unmöglich zu einigen, ohne geeint zu sein. (PUP p.156)

+79:5

Ich möchte in Amerika unter den Freunden ein neues Licht erstrahlen lassen, damit sie ein neues Volk werden, damit eine neue Grundlage gelegt und vollendete Harmonie verwirklicht werde ... Ihr müßt einander unendliche Liebe erweisen, jeder ziehe den anderen sich selbst vor ... Ihr müßt euren Freund mehr lieben als euch selbst. Ja, seid bereit, euch zu opfern ... Ich wünsche, daß ihr bereit seid, alles füreinander zu opfern, selbst das Leben. Dann werde ich wissen, daß die Sache Bahá'u'lláhs fest gegründet ist. (PUP p.218)

+79:6

Das Kommen der Propheten und die Offenbarung der heiligen Bücher hat zum Ziel, Liebe unter den Seelen und Freundschaft unter den Bewohnern der Erde zu schaffen. Echte Liebe ist für den Menschen unmöglich, es sei denn, er wendet sein Antlitz Gott zu und wird von seiner Schönheit angezogen. (TAB p.505)

+79:7

Seid besonders liebevoll zueinander. Verbrennt, ganz um des Vielgeliebten willen, den Schleier des Selbstes mit der Flamme des unverlöschlichen Feuers, und frohen, lichtstrahlenden Angesichts gesellt euch zu euerem Nächsten. (ÄL 147:1)

+79:8

O Volk Bahás! Verkehrt mit allen Menschen im Geiste der Freundlichkeit und Verbundenheit. Wenn ihr um eine bestimmte Wahrheit wißt, wenn ihr ein Juwel besitzt, das anderen versagt ist, so teilt es ihnen mit in einer Sprache höchster Liebenswürdigkeit und besten Willens. Wenn es angenommen wird und seinen Zweck erfüllt, ist euer Ziel erreicht. Wenn jemand es zurückweist, überlaßt ihn sich selbst und bittet Gott, ihn zu ihren. Hütet euch, daß ihr ihn nicht unfreundlich behandelt. Eine freundliche Zunge ist ein Magnet für die Menschenherzen. Sie ist das Brot des Geistes, sie kleidet die Worte in Bedeutung, sie ist der Lichtquell der Weisheit und des Verstehens. (ÄL 132:5)

+79:9

Verkehrt mit den Anhängern aller Religionen in Freude und Eintracht ...

Wer aufrichtig und getreu ist, sollte sich in strahlender Freude allen Völkern und Geschlechtern der Erde verbinden, da der Verkehr mit anderen Menschen Einheit und Eintracht schafft, was wiederum zur Aufrechterhaltung der Ordnung in der Welt und zur Neugeburt der Nationen führt. Selig ist, wer sich fest an das Seil der Freundlichkeit und des zarten Erbarmens hält, frei von Haß und Feindseligkeit. (AKKA 4:10-11)

+79:10

Auch wenn ihr Menschen trefft, deren Meinung von der euren abweicht, kehrt euch nicht ab von ihnen ... Laßt nicht Meinungsverschiedenheit oder Mannigfaltigkeit des Denkens euch von eurem Nebenmenschen trennen oder in euren Herzen zur Ursache von Wortstreit, Haß und Hader werden. (PARIS S.38)

+79:11

Gut steht es mit dem, der vom Lichte der Höflichkeit erleuchtet und mit dem Gewande der Aufrichtigkeit bekleidet ist. Der mit Höflichkeit Begabte hat in der Tat eine erhabene Stufe erreicht. (AKKA 7:15)

+79:12

O Sohn des Menschen! Wenn du auf Barmherzigkeit siehst, dann gib auf, was dir Nutzen bringt, und halte dich an das, was der Menschheit nützt. Und wenn du auf Gerechtigkeit siehst, dann wähle für deinen Nächsten, was du für dich selbst wählst. (AKKA 6:20)

+79:13

Dies ist der Tag, da das Meer göttlicher Gnade den Menschen offenbart ist, der Tag, da die Sonne Seiner Güte ihren Strahlenglanz über sie ergießt, der Tag, da die Wolken Seiner reichen Gaben die ganze Menschheit überschatten. Jetzt ist es Zeit, die Niedergeschlagenen mit dem belebenden Hauch der Liebe und Gemeinschaft und den lebendigen Wassern der Freundlichkeit und Güte aufzumuntern und zu erquicken. (ÄL 5:1)

+79:14

O Freunde Gottes! Zeigt solches Bemühen, daß alle Nationen und Gemeinschaften der Welt, selbst die Feinde, ihr Vertrauen, ihre Zuversicht und Hoffnung in euch setzen, daß jedermann, und sollte er auch hunderttausendmal in Irrtum verfallen, doch sein Antlitz euch zuwenden kann in der Hoffnung, daß ihr seine Sünden vergeben werdet; denn er darf nicht die Hoffnung verlieren, nicht betrübt oder niedergeschlagen sein. Dies ist die Haltung des Volkes Bahá! (TAB p.436 , Leben als Baha'i S.66)

+79:15

O ihr Geliebten des Herrn! In dieser heiligen Sendung ist keinerlei Kampf und Streit gestattet. Jeder Angreifer beraubt sich selbst der Gnade Gottes. Jedem einzelnen obliegt es, allen Völkern und Artverwandten auf Erden Liebe, Redlichkeit, Ehrlichkeit und aufrichtige Freundschaft zu erzeigen, gleichviel, ob sie Freunde oder Feinde sind. So stark muß der Geist der Liebe und Güte sein, daß sich der Fremde als Freund, der Feind als wahrer Bruder fühlt, gleichviel, welcher Unterschied zwischen ihnen sein mag. Denn allumfassend zu sein ist göttlich, und alle Beschränkungen sind irdisch. Darum muß der Mensch danach streben, daß sein Wesen Tugenden und Vortrefflichkeiten ausstrahlt, deren Licht auf jedermann scheine. Das Licht der Sonne scheint auf die ganze Welt herab, und die Gnadenschauer göttlicher Vorsehung ergießen sich über alle Menschen. Der belebende Lufthauch erfrischt jedes lebende Geschöpf, und alle mit Leben begabten Wesen erhalten ihren Anteil und ihr Maß von Seiner himmlischen Tafel. Ebenso muß auch die Zuneigung und Güte der Diener des einen wahren Gottes freigebig und allumfassend der gesamten Menschheit gelten. In dieser Hinsicht sind keinerlei Einschränkungen und Begrenzungen gestattet.

Verkehrt darum, o meine treuen Freunde, mit allen Völkern, Stämmen und Religionen der Welt in äußerster Wahrhahigkeit, Aufrichtigkeit, Treue, Güte, Zuneigung und Freundlichkeit ... (Abdu'l-Baha in Wille & Testament S.27)





+80:1 #165

Warnungen und Verheißungen

Handelt so, daß euer Herz von Haß frei ist. Fühlt euch niemals beleidigt. Wenn jemand einen Fehler begeht und euch Unrecht tut, müßt ihr ihm augenblicklich vergeben. Beklagt euch nicht über andere. Hütet euch, sie zu tadeln, und wenn ihr eine Ermahnung oder einen Rat geben wollt, dann tut das in einer Weise, daß es den Belehrten nicht belastet. (PUP p.453)

+80:2

Hütet euch, ein Herz zu verletzen, gegen jemanden in seiner Abwesenheit zu reden und euch den Dienern Gottes zu entfremden. Ihr müßt alle Seine Diener als eure eigene Familie und Verwandtschaft betrachten. Richtet euer ganzes Bemühen auf das Glück der Verzagten, spendet den Hungrigen Nahrung, kleidet die Bedürftigen und preist die Demütigen. Helft jedem Hilflosen und erzeigt euren Mitgeschöpfen Güte, damit ihr das Wohlgefallen Gottes erlanget. (PUP p.469)

+80:3

Solltet ihr einem Menschen ein Vergehen unterstellen, so wird ihn dies verletzen und schmerzen - wieviel mehr noch, wenn es einer Gruppe von Menschen unterstellt wird! Wie oft ist es geschehen, daß eine kleine Meinungsverschiedenheit großen Zwist verursacht hat und der Anlaß zu einer Spaltung wurde! (TAB p.21)

+80:4

Eigenliebe ist ein befremdlicher Zug, der zur Zerstörung manch bedeutender Seele in der Welt führt. Wenn ein Mensch mit allen guten Eigenschaften begabt, dabei aber selbstsüchtig ist, so werden alle seine anderen Tugenden welken oder dahinschwinden, und zuletzt wird er verkommen. (TAB 136)

+80:5

Gottes Wunsch hat verfügt, daß Einheit und Eintracht unter den Freunden Gottes und den Dienerinnen des Barmherzigen im Westen Tag für Tag wachsen. Ehe dies nicht erreicht ist, wird kein Mittel die Angelegenheiten voranbringen. Die stärksten Mittel zur Einheit und Eintracht aller sind geistige Versammlungen. Sie sind sehr wichtig und ein Magnet, der göttliche Bestätigung anzieht. (TAB p.124)

+80:6

Wenn ein Mensch sich erhebt, um die Beweise Gottes zu erklären und die Menschen einzuladen, zur Religion Gottes zu kommen ... und schlüssige Beweise über das Erscheinen des großen Königreiches vorbringt, dann wird tiefe Liebe in seinem Herzen wach. Diese Liebe verursacht durch die Gnade des wohltätigen Herrn die Entfaltung seines Geistes. (TAB 681)

+80:7

Die Seelen neigen zur Entfremdung. Es sollten Mittel gefunden werden, diese Entfremdung zuerst zu beseitigen, dann wird das Wort Wirkung haben. (TAB 391)

+80:8

O Mein Diener! Reinige dein Herz von Bosheit und frei von Neid tritt ein in der Heiligkeit himmlischen Hof. (VW pers.42)

+80:9

O Sohn des Seins! Traue keiner Seele zu, was andere dir nicht zutrauen sollen, und sprich nicht von dem, was du nicht tust. Dies ist Mein Gebot an dich. Gehorche ihm! (VW ar.29)

+80:10

O ihr Geliebten des Herrn! Begeht nichts, was den klaren Fluß der Liebe verschmutzt oder den süßen Duft der Freundschaft tilgt. Bei der Gerechtigkeit des Herrn! Ihr seid erschaffen, einander Liebe zu bezeigen, nicht Eigensinn und Groll. Seid nicht stolz auf eure Eigenliebe, sondern auf die Liebe zu euren Mitgeschöpfen. (AKKA 9:5)





+81:1 #167

Gebete um Liebe und Einheit

O Du gütiger Herr! Du hast die ganze Menschheit aus dem gleichen Stamm erschaffen. Du hast bestimmt, daß alle der gleichen Familie angehören. In Deiner heiligen Gegenwart sind alle Deine Diener, die ganze Menschheit findet Schutz in Deinem Heiligtum. Alle sind um Deinen Gabentisch versammelt, alle sind erleuchtet vom Lichte Deiner Vorsehung.

O Gott! Du bist gütig zu allen, Du sorgst für alle, Du beschützest alle, Du verleihst allen Leben. Du hast einen jeden mit Gaben und Fähigkeiten ausgestattet, und alle sind in das Meer Deines Erbarmens getaucht.

O Du gütiger Herr! Vereinige alle. Gib, daß die Religionen in Einklang kommen, und vereinige die Völker, auf daß sie einander ansehen wie eine Familie und die ganze Erde wie eine Heimat. O daß sie doch in vollkommener Harmonie zusammenlebten!

O Gott! Erhebe das Banner der Einheit der Menschheit.

O Gott! Errichte den Größten Frieden.

Schmiede Du, o Gott, die Herzen zusammen.

O Du gütiger Vater, Gott! Erfreue unsere Herzen durch den Duft Deiner Liebe. Erhelle unsere Augen durch das Licht Deiner Führung. Erquicke unsere Ohren mit dem Wohlklang Deines Wortes und beschütze uns alle in der Feste Deiner Vorsehung. Du bist der Mächtige und der Kraftvolle, Du bist der Vergebende und Du bist der, welcher die Mängel der ganzen Menschheit übersieht. (GebetBuch Nr.196)

+81:2

O Du gütiger Gott! O Du, der Du freigebig und barmherzig bist! Wir sind Diener an Deiner Schwelle und sind versammelt im schützenden Schatten Deiner göttlichen Einheit. Die Sonne Deines Erbarmens scheint auf alle und die Wolken Deiner Großmut regnen auf alle. Deine Gaben umfassen alle, Deine liebende Vorsehung erhält alle, Dein Schutz beschirmt alle, und Deine Gunst erfaßt alle mit ihrem Leuchten. O Herr! Gewähre uns Deine unendlichen Gaben und laß das Licht Deiner Führung scheinen. Erleuchte die Augen, erfreue die Herzen mit bleibender Freude. Verleihe allen Menschen einen neuen Geist und schenke ihnen ewiges Leben. Öffne die Tore wahren Verstehens und laß das Licht des Glaubens strahlen. Sammle alle Menschen im Schatten Deiner Großmut und gib, daß sie sich einträchtig vereinen, auf daß sie wie die Strahlen einer Sonne, die Wellen eines Meeres und die Früchte eines Baumes werden. O daß sie doch alle trinken vom selben Born, daß sie erfrischt werden von derselben Brise und erleuchtet vom selben Lichtquell! Du bist der Gebende, der Barmherzige, der Allmächtige. (GebetBuch Nr.194)





+82:1 #169
16. Kapitel
EWIGES LEBEN

Was ist ewiges Leben?

Die Unsterblichkeit des Geistes wird in den heiligen Büchern erwähnt; sie ist die wesentliche Grundlage der göttlichen Religionen. Nun heißt es, daß es zwei Arten von Bestrafung und Belohnung gibt. Erstens, die Belohnungen und Bestrafungen dieser Welt; zweitens, diejenigen der anderen Welt. Aber Paradies und Hölle des Daseins sind in allen Welten Gottes zu finden, ob in dieser Welt oder in den geistigen, himmlischen Welten. Diese Belohnungen zu verdienen, heißt das ewige Leben gewinnen. Darum sagte Christus: »Handelt so, daß ihr ewiges Leben ererbt und daß ihr aus Wasser und Geist geboren werdet, damit ihr ins Reich Gottes kommt.« ...

Und so sind die Belohnungen der anderen Welt das ewige Leben, das in allen heiligen Büchern deutlich erwähnt wird, die göttlichen Vollkommenheiten, die immerwährenden Gnadengaben und unvergängliche Glückseligkeit. Die Belohnungen der anderen Welt sind die Vollkommenheiten und der Friede, die nach Verlassen dieser Welt in den geistigen Welten erlangt werden, während die Belohnungen dieses Lebens die wahrhaftigen, strahlenden Vollkommenheiten sind, die in dieser Welt verwirklicht werden und die Ursache des ewigen Lebens sind, denn sie sind der wahre Fortschritt des Daseins. Es ist wie der Mensch, der aus der embryonalen Welt zur Stufe der Reife schreitet und zur Offenbamng dieser Worte wird: »Gepriesen sei Gott, der herrlichste Schöpfer.« Die Belohnungen der anderen Welt sind Friede, geistige Tugenden, verschiedene geistige Gaben im Reiche Gottes, Erfüllung der Wünsche von Herz und Seele und Begegnung mit Gott in der Welt der Ewigkeit. In gleicher Weise bestehen die Strafen der anderen Welt, sozusagen ihre Qualen, darin, der besonderen göttlichen Segnungen und vollkommenen Gnadengaben beraubt zu sein, und auf die niedrigsten Stufen des Seins zu sinken. Jeder, der von diesen göttlichen Gunstbezeigungen ausgeschlossen ist, wird, obwohl er nach dem Tode weiterbesteht, vom Volk der Wahrheit als tot angesehen. (FRAGEN S.218)

+82:2

Du hast Mich nach dem Wesen der Seele gefragt. Wisse wahrlich, daß die Seele ein Zeichen Gottes ist, ein himmlischer Edelstein, dessen Wirklichkeit die gelehrtesten Menschen nicht zu begreifen vermögen und dessen Geheimnis kein noch so scharfer Verstand je zu enträtseln hoffen kann. Sie ist von allen erschaffenen Dingen das erste, das die Vollkommenheit des Schöpfers verkündet, Seine Herrlichkeit anerkennt, sich an Seine Wahrheit hält und sich in Anbetung vor Ihm niederbeugt. Wenn sie Gott treu ist, wird sie Sein Licht widerstrahlen und schließlich zu Ihm zurückkehren. Wenn sie jedoch die Treuepflicht gegenüber ihrem Schöpfer vergißt, wird sie ein Opfer des Selbstes und der Leidenschaften werden und am Ende in deren Abgründen versinken. (ÄL 82:1)





+83:1 #170

Der Tod ist eine Zustandsänderung

Wenn nun der Körper einen Wandel durchmacht, so braucht dadurch nicht auch der Geist berührt zu werden. Wenn ihr ein Spiegelglas zerbrecht, auf das die Sonne schien, so ist das Glas zerbrochen, die Sonne aber scheint noch immer ... Wenn ein Lampenzylinder springt, kann doch die Flamme noch hell weiterbrennen. Das gleiche gilt für den Geist des Menschen. Wenn auch der Tod seinen Körper zerstört, so hat er doch keine Macht über seinen Geist, der ewig dauernd und frei von Geburt und Tod ist. (PARIS S.49)

+83:2

Der Gedanke, daß der Geist nach dem Tod des Körpers zugrunde gehe, ist wie die Vorstellung, daß ein Vogel in einem Käfig umkäme, wenn der Käfig zerbrochen wird, obwohl der Vogel von der Zerstörung des Käfigs nichts zu fürchten hat. Unser Körper ist dem Käfig und der Geist dem Vogel zu vergleichen. Wir sehen, daß dieser Vogel in der Welt des Schlafes ohne Käfig fliegt; wenn daher der Käfig zerbricht, wird der Vogel unversehrt weiterleben; seine Empfindungen werden sogar tiefer, seine Wahrnehmungen weiter und sein Glück größer sein. (FRAGEN S.222)

+83:3

Ein Freund fragte: »Wie soll man dem Tod entgegensehen?« Abdu'l-Bahá antwortete: »Wie sieht man dem Ende einer Reise entgegen? Mit Hoffnung und Erwartung. So ist es auch mit dem Ende dieser Erdenreise. In der nächsten Welt wird der Mensch sich von vielen Unzulänglichkeiten, unter denen er jetzt leidet, befreit fühlen. Wer durch den Tod gegangen ist, lebt in einer eigenen Sphäre. Sie ist der unsrigen nicht entrückt: ihr Wirken im Königreich ist das unsrige. Aber sie ist geheiligt von dem, was wir Raum und Zeit nennen. Unsere Zeit wird nach der Sonne gemessen. Wenn es keinen Sonnenaufgang und keinen Sonnenuntergang mehr gibt, so gibt es für den Menschen auch nicht mehr diese Art von Zeit. Die Aufgestiegenen haben Merkmale, die sich von den Eigenschaften derer unterscheiden, die noch auf Erden sind. Doch besteht keine wirkliche Trennung zwischen ihnen.«

Im Gebet tritt eine Vermischung der Stufen und Zustände ein. Betet für sie, wie sie auch für euch beten. (LONDON p.95)





+84:1 #172

Leben nach dem Tod

Die Geheimnisse, die der Mensch in dieser irdischen Welt nicht beachtet, wird er in der himmlischen Welt entdecken, und dort wird ihm das Geheimnis der Wahrheit kund. Wieviel mehr noch wird er Personen, denen er verbunden war, wieder erkennen oder entdecken! Ohne Zweifel werden die heiligen Seelen, die zu reinem Schauen gelangen und mit Einblick begnadet sind, im Königreich des Lichts mit allen Geheimnissen vertraut, und sie werden nach der Gabe trachten, die Wirklichkeit jeder großen Seele zu bezeugen. Ja, sie werden die Schönheit Gottes in jener Welt deutlich schauen. Ebenso werden sie alle Freunde Gottes aus alter und neuer Zeit in der himmlischen Versammlung finden.

Der Unterschied zwischen Lazarus und jenem »reichen Mann« besteht darin, daß ersterer geistig, letzterer aber materiell gesinnt war. Der eine war auf der höchsten Stufe der Erkenntnis, der andere in den tiefsten Tiefen der Unwissenheit. Wenn sie aus dieser sterblichen Welt gegangen sind, werden natürlich Verschiedenheit und Rang aller Menschen wahrgenommen. Dies bezieht sich jedoch nicht auf den Raum, sondern auf die Seele und ihr Bewußtsein. Das Königreich Gottes ist über Raum und Zeit geheiligt. Es ist eine andere Welt und ein anderes Weltall. Aber den heiligen Seelen ist die Gabe der Fürbitte verheißen. Wisse mit Bestimmtheit, daß in den göttlichen Welten die geistig Geliebten, die Gläubigen, einander erkennen und Vereinigung miteinander suchen eine geistige Vereinigung. Ebenso wird eine Liebe, die einer für einen anderen hegte, in der Welt des Königreichs nicht vergessen. Desgleichen wirst du dort das Leben, das du in dieser irdischen Welt führtest, nicht vergessen. (TAB p.205 , ESSLEMONT S.216)

+84:2

Der Tod bietet jedem vertrauenden Gläubigen den Kelch dar, der in Wahrheit Leben ist. Er schenkt Freude und ist ein Bote des Frohsinns. Er verleiht die Gabe ewigen Lebens. (ÄL 164:2)

+84:3

O Sohn des Höchsten! Den Tod machte Ich dir zum Boten der Freude. Warum bist du traurig? Das Licht erschuf Ich, dich zu erleuchten. Warum verhüllst du dich vor ihm? (VW ar.32)

+84:4

Es ist klar und einleuchtend, daß alle Menschen nach ihrem leiblichen Tode den Wert ihrer Taten abschätzen und alles erkennen werden, was ihre Hände bewirkt haben. Ich schwöre bei der Sonne, die über dem Horizonte göttlicher Macht strahlt! Wer dem einen, wahren Gott folgt, wird, wenn er aus diesem Leben scheidet, unbeschreibliche Freude und Fröhlichkeit empfinden, während jene, die im Irrtum leben, von Furcht und Zittern ergriffen und von einer Bestürzung erfüllt sein werden, die nichts übertreffen kann. Wohl dem, der durch die gnädige Gunst und die mannigfaltigen Wohltaten des Herrn über alle Bekenntnisse den erlesenen, unverderblichen Wein des Glaubens getrunken hat. (ÄL 86:4)

+84:5

Wie oft hat ein Sünder in der Todesstunde zum Wesenskern des Glaubens gefunden und, den unsterblichen Trank in Fülle trinkend, seinen Flug zu den himmlischen Heerscharen genommen! (ÄL 125:3)

+84:6

Es ist klar, daß die hehrsten Wohnungen im Reiche der Unsterblichkeit denen zur Stätte bestimmt sind, die wahrhaft an Gott und seine Zeichen geglaubt haben. Der Tod kann niemals zu dieser heiligen Stätte dringen. (ÄL 73)

+84:7

Wisse wahrlich, daß die Seele des Menschen, wenn sie auf den Wegen Gottes gewandelt ist, gewiß zurückkehrt und zur Herrlichkeit des Geliebten versammelt wird. Bei der Gerechtigkeit Gottes! Sie wird eine Stufe erreichen, die keine Feder beschreiben, keine Zunge schildern kann. Die Seele, die der Sache Gottes treu bleibt und unbeirrbar seinem Pfade folgt, wird nach ihrem Aufstieg solche Kraft besitzen, daß alle Welten, die der Allmächtige erschaffen hat, durch sie gefördert werden können. Eine solche Seele sorgt auf Geheiß des wahren Königs und göttlichen Erziehers für den reinen Sauerteig, der die Welt des Seins durchdringt und jene Kraft spendet, durch welche die Künste und Wunderwerke der Welt offenbar werden. Bedenke, wie das Mehl den Sauerteig braucht, damit er es durchsetzt. Diese Seelen, die Sinnbilder der Loslösung, sind der Sauerteig der Welt. Denke darüber nach und gehöre zu den Dankbaren. (ÄL 82:7)

+84:8

Es ist sogar möglich, daß die Lage der in Sünde und Unglauben Gestorbenen geändert werden kann, das heißt, sie können zum Gegenstand der Verzeihung durch die Gnade Gottes werden, nicht durch seine Gerechtigkeit, denn die Gnade gibt ohne Verdienst, Gerechtigkeit aber gibt nach Verdienst. Wie wir hier die Kraft haben, für diese Seelen zu beten, so werden wir die gleiche Kraft auch in der anderen Welt, die das Reich Gottes ist, besitzen. Sind nicht alle Wesen jener Welt die Geschöpfe Gottes? Darum können sie auch in jener Welt Fortschritte machen. Wie sie hier durch ihre demütigen Bitten Licht empfangen können, so können sie auch dort um Vergebung flehen und durch Bitten und Beten Licht erlangen, so wie sich Seelen in dieser Welt durch die Hilfe des Bittens, Flehens und der Gebete der Heiligen entfalten können, so ist es auch nach dem Tode. Durch eigene Gebete und demütige Bitten können sie auch Fortschritte machen, ganz besonders aber, wenn sie Gegenstand der Fürsprache der heiligen Offenbarer sind. (FRAGEN S.225)





+85:1 #175

Trost für die Hinterbliebenen

Durch den Tod dieses geliebten jungen Mannes und seine Trennung von dir ist größter Kummer und Gram über dich gekommen; denn in der Blüte seiner Jahre und im Glanze seiner Jugend flog er davon in das himmlische Nest.

Doch darin, daß er aus diesem Jammertal sein Antlitz dem ewigen Neste des Königreichs zuwandte, aus einer engen, finsteren Welt erlöst wurde und in die heiligen Gefilde des Lichts geeilt ist, liegt unseres Herzens Trost.

Solch herzerschütternde Ereignisse unterliegen der unerforschlichen Weisheit Gottes. Es ist, als wenn ein gütiger Gärtner eine junge, zarte Pflanze von engem Standort auf ein weites Feld verpflanzte. Dieses Umpflanzen verursacht weder das Welken noch Dahinschwinden oder die Vernichtung der Pflanze, nein, dadurch wächst und gedeiht sie vielmehr, wird frisch und saftig, trägt Laub und Frucht. Dem Gärtner ist dieses Geheimnis wohlbekannt, während Seelen, die von diesem Segen nichts ahnen, annehmen, daß der Gärtner in Zorn und Grimm die Pflanze herausriß. Aber für die Wissenden ist diese verborgene Tatsache offenbar, und sie erkennen in diesem vorbestimmten Ratschluß eine Gnade. Sei daher nicht traurig und verzweifelt über den Aufstieg dieses Vogels der Treue. Bete und flehe vielmehr unablässig um Vergebung für diesen jungen Mann und um Erhöhung seiner Stufe.

Ich hoffe, du wirst größte Geduld, Fassung und Ergebung erlangen, und ich bitte und bete demütig an der Schwelle der Einheit und erflehe Verzeihung und Vergebung. Ich erhoffe von der unendlichen Gnadenfülle Gottes, daß Er diese Taube des Glaubensgartens auf dem Aste der höchsten Heerscharen wohnen lasse, daß sie in den herrlichsten Tönen Lob und Preis des Herrn der Namen und Eigenschaften singe. (BWF p.379)





+86:1 #176

Gebete für die Verstorbenen

O mein Gott! Du Vergeber der Sünden, Verleiher der Gaben, Verbanner der Not!

Wahrlich, ich flehe Dich an, vergib die Sünden derer, die das irdische Gewand abgelegt haben und zur geistigen Welt aufgestiegen sind.

O mein Herr! Mache sie rein von Übertretungen, vertreibe ihre Sorgen und wandle ihre Finsternis in Licht. Laß sie eintreten in den Garten der Glückseligkeit, wasche sie mit dem reinsten Wasser und gib, daß sie Deine Herrlichkeit auf dem erhabensten Berge schauen. (GebetBuch Nr.179)

O Du vergebender Herr! Wenn auch manche Seelen die Tage ihres Lebens unwissend verbrachten, abgewandt und selbstsüchtig, so kann doch fürwahr das Meer Deiner Gnade mit einer Welle die Sünder erlösen und reinwaschen. Du erlösest, wen Du willst, und verstößt, wen Du willst. Handelst Du gerecht, so sind wir alle Sünder und verdienen, verstoßen zu werden. Und lässest Du Gnade walten, so wird jeder Sünder rein und jeder Fremde zum Freunde. Darum vergib und verzeih und gewähre allen Deine Gnade. Du bist der Vergebende, der Lichtspender, der Mitleidige! (TAB p.178)




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ABDU'L-BAHÁ GÖTTLICHE LEBENSKUNST