# Massacres de Babis en Perse

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> MASSACRES DE BABIS
> EN PERSE
> PAR
> 
> A.-L.-M.         NICOLAS
> CONSUL         GÉ N ÉRAL E N   RE TRAITE
> 
> LIBRAIRIE D'AMÉRIQUE ET D'ORIENT
> ADRIEN-MAISON N E UVE
> 11, RUE SA I NT-SULPICE , PARIS (6 8 )
> 
> 1936
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> AVE RTIS SEM ENT
> 
> cc  Les Echos » du merc redi 27 septe mbre 1933 pu-
> blient un article signé E. S. intitu lé. « Les Trois Pro-
> Le
> phètes» Natur ellem ent, ces trois proph ètes sont :
> plus impo  rtant ,
> Bâb, Béha Oulla et Abdo ul Béha . Le
> lui,
> d'après M. E. S. est Béha Oulla Toujo urs d'apr ès
> le Bâb et Qourr et-ou l-Aïn e (si ce nom  est pour  lui trop
> t
> difficile à prono ncer, qu'il dise donc tout simpl emen
> à
> Hazrété Tahéré, qui est son nom Bâbi) , réuss irent
> em   !
> convaincre des dizain es de millie rs de Persa ns-H
> .
> Un peu plus loin M. E. S. dit que le Bâb fut pendu
> l-
> Ces précisions histo rique s : - Bâb et Qour ret-ou
> Aïne ne se sont jama is vus, et le Bâb est mort
> du
> fusillé, me font pense r à celles du grand rédac teur
> cc Journal » qui affirm e que le
> Bâb a été mass acré dans
> des latrines publi ques et le traite de sot.
> Oh ! vérité Il!
> 
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> RBCHT
> 11 Juillet 1903
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> s rich es
> les plu s not abl es et les plu
> Qu elq ues béh ahi s, par mi                                   de    se     fair e pho -
> que lqu es mo is, l'id ée
> de la vill e, eur ent , il y a                            que  lqu es     jou    rs    apr ès,
> il arr iva que
> tog rap hie r en gro upe . Or                      hie   éta nt   tom    bé      ent   re les
> pho tog rap
> un exe mp lair e de cet te                                                 la     rem    ettr e
> cel ui-c i s'em pre ssa de
> ma ins d'u n mu sul ma n,                                      de    la   vill   e,     Ha   dji
> pal Mo ujte hed
> ent re les ma ins du pri nci
> am i.
> Mollah Mo ham me d Kh oum                                                          es figu -
> ui-c i rem arq ua    nat ure  llem ent que les per son nag
> Cel                                                     ien t   des     plu   s   rich es,
> éta it rem ise , éta
> ran t sur la piè ce qui lui                        ceu x   qui   n'a  vai    ent      jam    ais
> aus si de
> des plu s res pec tés , ma is                                            ues     ;  c'e   st-à -
> ni à celles de ses co llèg
> rec our s ni à ses pri ère s                              t  jam   ais    rap    por    té    un
> ne lui ava ien
> dire qu 'en pen san t qu' ils                                                   mp le que
> sid  éra  cel a  com me d'u n ma uva is exe
> cen tim e, il con                                                       ces     réf  lex ion s
> ula tio n isla miq ue et
> ces gen s don nai ent à la pop                              gra nde   .
> une fur eur très
> le con dui ren t peu à peu à                                                            lett re
> don c   au   gou  ver  neu r Na ssr ès Sal tan é, une
> II écr ivit                                                        n    out   rag   ée, il
> au nom de la reli gio
> véh ém ent e, dan s laq uel le,                                   les     "  cou   pab    les 'á
> exe mp lair e con tre
> réc lam ait un châ tim ent                           par eill e  req   uêt    e,  rép    ond  it
> nné d'u ne
> Nas sr ès Sal tan é, ass ez éto                                      lier     le   nom      bre
> che rch ait qu' à mu ltip
> que le Go uve rne me nt ne                                                             r reli -
> ccu  per    le mo ins du mo nde de leu
> de ses suj ets san s s'o                          étr ang  e  de   voi    r   un    per   son -
> au mo ins
> gion ; il éta it don c tou t                                                la    mo     rt  de
> Mo ham me d réc lam er
> nag e com me Ha dj Mo llah                                       sai  ent      aut   rem    ent
> pré tex te qu' ils pen
> suj ets de Sa Maj est é sou s le                                                       om ées
> nt   plu s, ajo  uta  it-i l, que les per son nes dén
> que lui, d'a uta                                                             ais     pri  se à
> lois, ne don nai ent jam
> éta ien t res pec tue use s des                              des   mu    sul   ma    ns.
> t au con tra ire
> la mo ind re obs erv atio n, tou                                                      l'au to-
> ,  voy   ant   qu'  il ne pou vai t com pte r sur
> Le Mo ujté hèd                                                          pas   ser     d'u n
> sa hai ne, rés olu t de se
> rité civ ile pou r sat isfa ire                              par    lui-    mê   me   .  Il  fit
> and ait, et d'a gir
> con cou rs qu' on lui ma rch                         ous    (lou  tis)   ,  sur    lesq   uel s
> dis cip les voy
> ven ir que lqu es- uns de ses                                        de     com     me    nce r
> il ava it une inf lue nce
> dir ect e et leu r ord onn a                                ult e
> Beh    ahi   s  :  tum
> tum ult e con tre les
> dan s les rue s de Re cht , un                                                 heu re par
> ure  llem  ent     aug me nte r d'h eur e en
> qui dev ait nat                                                            rse  s, vol eur s
> abo nds , cou peu rs de bou
> l'ad hés ion de tou s les vag                                   ver  be      per   san dit,
> les rou tes . Un pro
> qu' on ren con tre rai t sur                       baz  ar  en    tum      ult  e   com me
> dan s un
> en effet, qu' un vol eur vit                                               ce    dés   ord re,
> il éta it bie n évi den t que
> un poi sso n dan s l'ea u. Or                                par      un      pill   age    en
> ait se ter min er
> con dui t hab ilem ent , dev
> règle.
> 
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> 
> Hadji Molla Mohammed Khomami n'oublia pas de leur
> livrer les noms des principaux behahis en leur recommandant
> de les crier dans les rues en les couvrant d'opprobes et d'in-
> jures. Il leur livra en même temps quelques exemplaires de
> la photographie qu'on avait fait reproduire. Ceux-ci les clouè-
> rent à l'extrêmilé de bâtons qu'ils portaient comme des éten-
> dards et commencèrent à circuler à travers les rues et les
> bazars, ameutant la population.
> Les béhahis, prévenus de tous ces préparatifs, déléguèrent
> un des leurs auprès du Gouvernement pour se plaindre du
> scandale qui se préparait et pour lui demander de les préserver
> des malheurs qu'il semblait leur réserver. Nassr ès Saltané,
> déférant aux désirs qui lui étaient exprimés, fit arrêter les.
> principaux meneurs, les fit comparaître devant lui et les terro-
> risa par ses menaces et sa fureur.
> Tout semblait donc terminé, mais la haine d'un mollah
> n'est pas si aisément satisfaite. Outré de voir que Nassr ès
> Saltané ne lui obéissait pas, froissé dans son orgueil de songer
> que son autorité Pouvait sembler ácéder devant celle de qui
> que ce fût, sûr d'être approuvé par ses pairs et ses égaux,
> se basant sur la loi écrite qui ordonne l'exécution immédiate
> de quiconque abandonne la religion mu sulmane, Hadj Mol lah
> Khomami fit venir devant lui ceux qui avaient étési sévère ment
> interp ellés par Nassr ès Saltané. Il leur r emonta le moral,
> leur fit voir quel était leur devoir, leur démontra que l'auto-
> rité civile n'était rien en comparaison de l'autorité religieuse,
> il les enthousiasma et les lança encore dans les rues criant
> et hurlant.
> Trois mois se passèrent ainsi, de Zil H édjé à Sefer avec des.
> alternatives de calme et de fureur fanatique.
> Sur ces entrefaites vint à mourir un négoiant béhahi. Sa
> mort, annoncée partout, r éveilla le zèle un peu endormi des
> fureurs de l'Islam. Ils se précipitèrent dans la maison du défunt
> en déclarant qu'un chien de celte espèce ne devait pas être
> enterré, mais brûlé. Le Tumulte fut à son co mble, et l'on put
> craindre encore tous les pires événements. F ort heureusement,
> Nassr ès Saltané préven u à temps put prendre les mesures
> nécessaires, des gens arrivèrent non sans peine à disperser
> les perturbateurs. Ceci fait, ils s'emparèrent du cadavre ; ils
> le cachèrent. L a nuit venue, Nassr ès Saltané fit transporter
> le cor ps au milieu de la campagn e, à un demi farsakh (3 kilo-
> mètres) de la ville et le fit enterrer secrètement.
> 
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> 
> Mais l'un de ses gens dut commet tre une indiscré tion , car,
> <lès le lendema in, les musulm ans connure nt l'endroi t où avaient
> -été effectué es les funérail les. Ils s'y dirigère nt en foule, fouillè-
> rent le sol, tirilrent le cadavre de son tomb eau, le soumetè rent,
> l'insultè rent, le lacérère nt, le couvrire nt d'ordure s, páuis quand
> áchacun eut assouvi son fanatism e à sa manière, ils l'arrosè rent
> de pétrole et le brûlèren t.
> Le gouvern eur fit arrêter les principa ux meneur s, les fit
> .b âtonner, leur fit couper les or eill es, les fit ainsi promen er à
> travers les bazars
> Cela ne fit qu 'exaspér er la haine et la rage des musulm ans.
> Les m ollah ne r estèren t pas in actirs et souffièr ent à la popu-
> Jace les sentime nts qui les posséda ient eux-mêm es.
> Mollah Khoum a mi, le Chéri èl Mèdar Mirza Abou! Fazl,
> Hadji Agha Riza et bien d'autres , exigèren t du Gouvern e-
> ment que quelque s-uns des babis les plus connus fussent ex-
> pulsés de la ville. Le gouvern eur envoya chez deux des prin-
> -cipaux sect a ires, d'ailleur s fonction naires, l'un Ephtéha d oui
> Moulk, salar beglier héghi de R écht et l' a utre Mouclab ber el
> Mém alèk plus un Juif devenu bâbi, et les prévint en secret
> áqu'ils eussent à quitter la ville pour se mettre à l'abriá
> Ephtéha d-el-Mo ulk et Mouclab ber se dirigère nt vers Téhéran ,
> où ils sont encor e.
> Le Juif refusa de partir, disant qu 'il n' ava it a ucun e raison
> pour cela, Le gouvern eur le fit venir, le Iit b â tonner pour
> calmer l' esprit de la populat ion. Pui s, il lui ordonna de partir.
> Il n 'obéit pas ; m ais, l'effervescence s'étant calmée, sa déso -
> .béissance passa inap erçue .
> Les loutis (voyous ), les Moll as, les pillards, voyant qu'ils
> .avaien t non m oin s réussi en cela et que le gouvern eur, les
> .avait écoutés, se sentiren t plus excités encore et r eco mmen-
> -cèrent à martyri ser les bâbis.
> Les Mollas faisaien t chaque jour prendre quelque s bâbis,
> négocian ts, b outiquie rs, les insultai ent, les b âtonnaient, puis
> les chassaie nt de la vi ll e. Ainsi furen t expulsés , seyyèd Mou-
> t évélli, sa femme, ses enfants (on refusa de lui laisser une
> mai-
> son) ; Bassar,  l'ave ugle ; Mirza Ali  Riza   Khan    sertip ; Etezad
> oui Vézaré qui était depui s longtem ps chef des postes du
> -Ghilan, etc., etc., etc.
> Enfin ils en expulsè rent ainsi un grand nombre sans que le
> ,g ouverne ur, m algré ses efforts, pût s'y opposer .
> Enfin beaucou p furent exp ulsés, beaucou p d' autres, em-
> 
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> 
> ployés russe:; à un titre quelconqu e, purent rester, tels Séyyèd
> Acced Oulla Rechti, Directeur de la route de Recht à Téhéran .
> Les tr®bles de ce genre continuère nt, mais d'une façon
> plus calme.
> On tit reproduire la photograp hie que l'on accrocha partout
> dans la ville et partout on la couvrit de crachats.
> Ceux qui furent expulsés ne purent rester à Rechl.
> 
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> BSFAHAN
> 
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> ESFAHAN
> 
> Il y a huit mois, l'hostilité des musulmans contr e les babis
> :se réveilla avec une certaine violence qui devait s'aggrave1'
> par la suite. Un des Moujteh eds babis Cleikh our Réis qu'on
> :avait chassé de Chiraz, voulait entrer à Esfahan ; quelques
> -0ulemés lui envoyèren t dire de ne pas pénétrer dans la villè,
> parce que ses co llèg ues oublieraient de lui rendre visite, ce qui
> -évidemment ser ait attentatoire à sa dignité et au r espect dû
> à un prélat d'un rang aussi élevé que le sien.
> Il ne voulut pas entendre les ob serv ations qu'on lui faisait
> .et déclara d'ailleurs qu'il ne venait à Esfah an que comme
> voyageur de passage, « et si les oulémes ne venaient pas me
> voir, ils se déshonoreront eux-mêmes en montrant un man-
> .que de courtoisie qui ne saurait m'atteindre "á
> Il entra donc dans la v ille ; b eauco up allèrent le voir, sa ùf
> trois : Imam Djouméh Hadji Mirza Achem, Agha Nedjéfi A
> .Mirz a Mohammed Bagher, Hadj i Agha Nour oulla, frère du
> précédent.
> Dès le jour de son arrivée dans la maison qu 'il avait louée,
> il commen ça l a prière Dj ém aat ; un e fo ule v int recevoir sa
> prière ; puis, la prière faite, il monta sur Je Minber et prêcha
> à plus de dix mille personnes. Pendant un mois . il resta dans
> la ville en continuant ce genre de vie. De j our en jour, la foule
> amuait chez lui et son succès allait en gr andissant ; to us s'é loi-
> .gnaient peu à peu des autres mollas en disant : "si c'est ce la
> .un moujtehed, quels menteurs sont donc les a utres ? »
> Tous les habitan ts d 'Esfah an devinrent ses dévoués servi-
> teurs, ce qui accroissait de jour en j our l a rage et le désespoir
> de ses collègues musulmans. Ils finiren t par exciter quelques-
> uns de leurs disciples fanatiques qui commencèrent à le ca-
> lomni er et à lui man quer de respect. Il fut donc obligé de quit-
> ter Esfahan et se dirigea sur Téhéran.
> Après son départ, les m ollas se sentant les coudées libres
> áel n'écoulant que leur ha ine contre les babis, ordonnèrent
> l'ex1)Ulsion d 'un a utre Moujtehed ba bi: Hadji Mirza Seyyed
> Ali; celui-ci partit sans se plaindre el sans attirer l' attention
> .de qui que ce fût.
> .six mois se passèrent dans une tranquilli té relative, mais le
> 
> ""
> 
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> 
> feu couvait. En effe t , sur ces enlrefaile s le Gouvern eur écrivit.
> à Zell-ès-So ultan et à !'iman Djoum'è h qu ' il ne pouva it corn-á
> prendre les raisons de l'expulsio n de ce Seyyed et qu'il s'apprê-
> t ait à le renvoyer à Esfahan. Cette nouvelle se 1áépandit à
> Esfahan et les musulma ns s 'enflamm èrent de colère. Beaucoup
> de babis fort heureux s'apprêtè rent à aller au-devan t de lui
> en • istiqbal "á Alors les oulemas déclarère nt que si cet indi-
> vidu pénétrait de nouveau à Es fahan il ne pourrait que 'se
> produire un scandale inouï dont ils ne cherchera ient certaine-á
> ment pas arrêter l'effusion . En effet, sans honte, il moù:tera
> au minber , y prêchera sa détestabl e doctrine et il adviendr a
> 'ce qu'il pourra. Ils prenaien t, en l'occasion , la défense du ché-
> riat; mais, en réalité, ils n'écoutai ent que leur fureur. A Nedjéfi
> écrivit à !'iman Djouné que, suivant ce qui nous est cori nu,
> nous avons entendu que Mirza Seyyed Ali - la malédicti on
> soit sur lui! - sur votre désir et ce.lui de Zell-ès-S ultan , et
> celui du Gouverne ur, veut rentrer à Esfahan. S'i l y revient
> il montera coram populo au minber et invitera les hommesá à
> cette religion n ouvelle. Vo us connaisse z son éloquenc e; d'autre.
> part, le peuple est ignorant et se laisse facilemen t tromper ..
> S'il revient à Esfahan, la graine de l'Islam disp araîtra et áSa,
> racine sera à jamais arrachée de ce sol béni "á Il pleurait
> dans cette lettre sur les malheurs de l'Islam et sur la violenceá
> de ses ennemis.
> L 'émir Dj oum'eh, ayant reçu cette lettre, écrivi t a u prince
> á Zell-ès-Su ltan en envoyan t la lettr e de Agha Nedjéfi. Il disait:
> « Hadj Cheiah Tze shi écrit la lettr e que vous trouverez ci-
> joinl et le r etour de Mirza Seyyed Ali à Esfahan ne peut' 'éi1
> effet rien produire de bon ; ce sera une cause de tourmen t poùn
> lui et pour les autres, j e ne ser ais pas éloigné de cr oire, je suis
> convaincu qu'on le mettra à mort. Veuillez lui ordonner de á
> á rester à Téhéran qu elque temp s et de rem ettre son retour' áà.
> plus tard. "
> Zell es-Sultan ayant reçu ces lettres ne sut que s'écri er el,.
> craignant que Seyyed Ali se fût mis en r oule et co urüt au-
> devant d'w1 destin qu'on lui représen ta it, à lui, comme si tra-
> .gique, ce qui ne po urrait qu e lui attirer les reproche s d u Gou-
> vernemen t, répondit à !'iman qu'il a ll ait prévenir le Gouverne ur
> ' 4e tous les détails de cette affair e. " J 'enverrai les lettres que
> vous m' avez fait parvenir, mai s vou s n'aviez en tout état de
> cause qu'à télégraph ier à Mou chir-ed-d ouré d'empêch er Seyyd.
> 
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> 
> Ali de se m ettre en r oute ou d e le fa ire revenir, s'il est déjà
> par.tL »
> Quand Mou chir r eçut ce télégram me, il ordonn a à Seyyed
> Ali de rester à Téh ér an et d 'y attendre d e n ouvell es instruc-
> tions.
> Pendan t ce t emps les oulemas d ' E sfahan, peu r assurés sur
> l.~s intentio n s du Gouver neur, sur le retour d e
> Seyyed, cher-
> .ch fJ.ient un   prétexte   quelcon     que   po ur m ettre    le  d ésordre d ans
> la ville et p ouvoir prouver ainsi qu 'ils av aien t, eux, r aison
> lorsqu'il s avaient p arl é du da nger qui atten d ait l 'ex p ulsé,
> s'il se décidai t à r entr er m a lgr é to ut. Un a kh oumd ba bi , Mirza
> Ali Moham med, posséd ant un exem pla ire du !ivr e Férah ed,
> le porta ch ez le r elieur, qu 'il conn aissa i 1, m ais en gr an d secr et
> pour le faire relier. Le reli eur fi t la reliure, et il ét ait en train
> de la t ermi ner qu and q uelqu es é tudian ts en t héo logie surv in-
> r ent à la bout iqu e po ur achet er des liv r es . L e r eli eur les voyant
> ent r er dissimul a Je !ivre d ans un .t iroir, m ais ceux-ci l 'aper çu-
> r ent e t lui dem andèr en t quel éta it le liv r e q u 'il ava it a insi
> caché. Il r épon dit qu'il ignor ait, c 'est un livre qui m 'a été
> apporté par un akhoun d ; les étudi an ts in sist èr en t et v irent
> aJors qu ' il s'agissai t d' u n livr e d' argume nt ation béh ahie . Ils
> vouluren t Je prendre, lui, r efu sait de le liv r er ; il s insist èr ent,
> disan t qu'il s v oulai ent le porter ch ez Agh a. 11 ne vo ulut pa s
> le remettr e , l eur d éclar an t qu 'il ne le d onner ait qu 'à son pr o-
> priétaire .
> á Après d eu x ou t r ois j ours, Mi rza Ali Moh a mmed v in t p our
> réclamer son livre, co mme il ét ait encor e loin de Ja bou tique
> (!es to ull ab s guettaie n t ) le r eli eur Jui fit sigr: e de ne pas s' ap-
> proch er ; mai s il ne co mprit pas, v in L prer:dl'e son liv r e et
> s 'éloigna . Les t oullab s se précipit èr ent sur Jui, Jui arr ac h èr ent
> le xo ll1me, il co uru t apr ès eux, déclar ant qu e ce livr e a p par te-
> nait à un t ier s et q u'il dev a it le lui r em ettr e. Les to ullabs
> lui r épondir ent . \fa- L' en . ::;;no n il p ourra it t ' arri ver m alh eur .
> 
> LE S QlJ ATRE " TÉiVIOI NS,, A ESF A H A N
> 
> Ils él a ienL qu atr e Babi s : L eur assassin at euL li eu Yer s la
> fin du r ègne de Nasser Ed Din e Cha h . Leurs no ms sonL les
> suivant s : MoJJ a Moh am ed K azem de T a leqo untch e (T ar-
> q o.untch é), des er: Yirons d'Es fa h an , C'é lait u n savant qui
> áf yàit beauco up pein é clans l'a cq ui sit ion des sciences : 11 ava it
> 
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> 
> pris le brevel d 'Ejtehad d es Ouléma s d ' Esfahan . En l' an 1287,
> avec un certain nombre de savants, il s'était éloigné des croyan-
> ces de ce monde. Il fit amitié avec un certain nombre de per-
> sonnes qui vivent encore actu ellemen t, a vec d'a utres qui sont
> mortes. Parmi ces derniers est H a kim Elahi. Cet H a kim Elahi,
> nommé Mirza Aced Oulkall donnait des leçons à Téhéran à
> l' éco le de Mader I Chah. Seyyed Abou Tarab fut a ussi parmi
> ses amis, il est actuelle ment à l'hôpita l à Téhéran . Encore
> Serdar oui Houkém a, Dahi Houssei n Abadéh i, quoique ce
> d ernier ne fût pas r evêt u des vêtemen ts de savants . A Seyyed
> Zein El Abédine est encore d'entre ceux-là. Il est dans le Ba-
> bisme, m ais il d evint si enthous iaste qu'il devint un sujet d' ad mi-
> r ation et d 'étonnem ent pour ses contemp orains et commença
> ouverte ment la prédicat ion du nouvel ordr e d e choses. P eu à
> peu, les gen s de la ville s'ameut èrent, il abandon na la médecin e,
> rejeta le froc scientifi que et a lla a u Hamma m Dj artchi, chez
> le Maîlre A Mohamm ed H oussein, comme son élève. Les Toul-
> labs se mirent à hurler. Il s allèrent chez Cheikh Mohamm ed
> Bag her et témoign èrent de l'hérésie de Mollah Kazem .
> Cet événeme nt parvint aux oreilles de Soultan Ech Choueda
> (l'un des qu a tre martyr s Babis), celui-ci lui défendi t. de re-
> m ettr e les pieds aux b ain s el lui ordonna de rentrer dans sa
> maison.
> Il retourna donc à T éléqoun tché, et apr ès un certain Lemps
> il rev int à Esfahan . H adji Chéikh Bagher , avec Zéll-ès-S ouiian,
> s'uniren t et firent tant que les hommes se précipit èrent sur
> la ma ison des Babis.
> Quelques-uns d e ceux qui furent pris dans la b agarre sont
> feu A Seyyed About Fazl, frère de A Seyyed Zein el Abedine ,
> puis A Mohamm ed Bagher, et H adji Ab ou! Haçan , Hadji Abd
> oui Hocéin et Molla Kazem, A Moha mmed H ocein le mar-
> chand d e Labac, et A Mo ha mmed K azem Ab abaf, le couseur
> d'abas.
> A Seyyed Zein E l Abédine a raconté : " Moi j 'étais à Téhé-
> r a n et l'on me prévint qu'on les tr acassait . F eu Hadji Abbas
> Oull a h Abadi vint d'Esfah an à Téhéran . A son arrivée à Ca-
> chan, il porta, sur l'ordre de Soultan ech Chouéd a les femmes
> d e Cachan au télégrap he et fi t env oyer des plaintes de tyran-
> ni e à Na sser Ed Dine Chah . Celui-ci r en\'.oya l'affaire à Moustofi
> el Memalek , qui envoya un lélégram me sévère à Zell-ès-S oultan,
> lui ordonna nt de délivrer les prisonn ier s. Ce la ne servit à rien.
> Hadji Abd Oulla vint ù Téhéran et insi sta vivemen t pout'
> 
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> 
> obtenir la relaxa tion des prisonniers . Ceux-ci J'urenL délivrés.
> Molla Kazem alla à Chiraz et revint à Téhéran. Il resta quelque
> temps à l'école de Dar Ouch Chefa, où il s'occupai L à écrire des
> livres. Il r eto urna à Esfahan, où il séjourna dans le quartier
> de Bid Abad, clans la maison de Mirza Abd el Ghaffour Talé-
> qountchéhi . Au mois de Zil H acljé 1294, il alla à Taléqount ché ;
> il y discuta avec le Molla de l 'enclroi t, et fut de nouveau arrêlé
> avec Seyyecl Agha Djan.
> Il fut ramen é à Esfahan, où l'on recommen ça à piller. D'au Lres,
> et parmi eux Hadji H achem Rizi, qui habitai L le village de
> Riz et en était Ket Khocla, furent arrêtés.
> Molla Kazem avec d'autres fut clone amené à' Esfahan. On
> le conduisit chez Hadji Chéikh Bagher. Il y a ffirma sa religion
> el, sur l'ordre de Mirza Bagher, il fut cond uit sur la Plac e du
> Chah à Esfahan : Molla Kazem, de sa propre main se désha-
> billa et demanda au bourreau de se hâter dan s son office. En
> présence d'une troupe immense on lui coupa Ja LêLe au Pa
> Qapouq, constructio n des Séfévis.
> Après qu 'il eut été tué, A Seyyecl Zeinel Abeclin e racon la :
> u J'arrivai au Méiclan Chah et je áv is les gens avec des
> bâtons
> et des pierres se tenant autour du cadavre de Molla Kazem
> el semblant se battre avec ce corps. Et cependant il esL dit
> dans l' Islam qu'il est interdit de brûler les corps et de tuer ou
> de frapper même les animaux avec des bâtons ou des pierres ».
> Après l'exécution de Molla K azem, A Seyyed Agha Djan
> fut lié à un poteau à Kaisariyè, qui est proche              Meidan
> Chah, et on le frappa depuis le mali n ju squ 'à mi di. On lui
> coupa alors les oreilles et on Je promena à travers les bazars.
> Cette tablette d escen dit alors des cieux : " Dieu est Je sa-
> vant, Celui qui sanctionne ! Oh, gens du monde ! en vérité est
> arrivé sur les meilleurs des h ommes ce qui esL ca use des gémis-
> sements et des pleurs de ceux qui h ab it ent le mu nde sup érieur,
> et les gens d'ici (Akka) ont eux a ussi pleuré et gémi. En vérité
> les tyrans ont accompli vis ù-vis de Kaz em une œuv r e qui
> a fait se lever le cri des choses, eL les h ouris du Para dis se
> sont frappé et déchiré Je visage ! On l'a co upé en mo rceaux
> dans la route de Dieu. J 'en Jure l'Ere Eternelle son me urlre a
> parfumé le monde tout entier ! Mais les h omm es ne l'ont pas
> compris. Son meurlre a fait se manifester Ja Loi religieuse de
> Dieu ! et les flots de la bienveillan ce de Dieu ont coulé dans
> !'Océan des noms et des attributs, et la vérité de la fidélité
> et de la loyauté s'est manifestée clairement . Et toutes choses
> 
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> 
> en témoignent dans le livre lumineux. 0 Hommes ! so uvenez-á
> vous de ceux qui ont accepté le martyr dans la route de Dieu,
> de la façon que Dieu l'a mentionn é, ceux-là deviennent des
> intermédiair es auprès de Dieu ! ,,
> 
> ASSASSINA T DE DEUX AUTRES DES QUATRE
> TÉMOINS
> 
> Après le massacre de Molla Kazem eut lieu celui des deux
> frères. Ils étiaent Seyyeds Houcéinis, des enfants de feu Mirza
> Ebrahim, nég ociant notable.
> Le premier qui donna l'ordre de les tuer fut Mir Mohammed
> Houcein, Imam Djoum'é d'Esfahan. Il leur devait environ
> 12.000 tomans et ceux-ci lui en réclama ient le paiement.
> Cela parut insupportabl e à l'imam . Avec Hadji Chéikh
> Mohammed Bagher ils s'unirent à Zell Es Soultan pour t uer
> les deux frères.
> Le 17 Rebi el Ewell 1296 un des deux frères, avec le t roisième,
> Mirza Esmail, vint chez Mir Mohammed Houcein pour le voir
> à l' occasion du Mouloud . Après la visite, co mme A Mirza
> Mohammed H açan avait donné r endez-vous à un négociant,
> il se leva et partit sans que l'imam Djoum'é s'en aperçût. A
> Mirza Houcein et Esmail, un peu plus tard, vo ulurent s'en
> aller. Dans le corridor de la maison, le Ferrach Bachi les arrêta
> tou s les deux, leur disant : «Je suis chargé de vo us conduire
> tous les deux chez le pri nce Zell-es-Soul tan ».
> Mirza Houcein répondit: «Soit ! J e suis prêt ! » mais il
> envoya que lqu'un chez Mirza Haçan pour le prévenir de 'ce
> qui se passait. Celui-ci se rendit chez A Mohammed Bagher
> Mouderréss Chirazi, beau-père du prince Zellcs-Soulta n. L ' imam
> Djoum'é prévint le Prince : « Je vous ai envoyé A Mirza Hou-
> çain et Mirza Esmail. Quant à A Mirza Haçan, il s'est réfugié
> dans la maison de A Mohammed Bagher. Le Prince envoya
> des agents de la force publique dans cette maison. Le pro-
> priétaire répondit : J 'amènerai m oi-même A Mirza Haçan :
> il n 'est nul besoin d'agents de la force pub lique. On vint faire
> cette r éponse au Prince. Celui-ci renvoya Ormuz Khan et Perviz
> Khan avec des soldats et des agents de police, pour amener
> par force Mirza Haçan. Ces hommes se saisirent de l'inculpé
> et le conduisirent chez le Prince.
> A Mohammed Bagher avait raconté les causes de l'inimitié
> 
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> 
> nda : "Vou s
> áde l'ima m Dj oumé enver s lui. Le Princ e leur dema
> n  'avou     a.   Alors       le  Princ e leur
> n'êtes pas Babis ? Haça n ne nia ni
> 1   Ils   se    turen     t.    Le     Princ      e á s'irrit a
> dit : " Maud issez les Babis
> n,    et,      avec la
> .et souffieta Mirza Haça n, lui arrac ha son turba                                                   telle
> ença       à   le    frapp    er      de
> canne qu'il avait à la main, comm
> de   sa    figure     !  Le     Princ      e  ordon        na   alors
> ásorte que le sang jaillit
> áde les empri sonne r.
> réuni t quel-
> La nouve lle en parvi nt à l'Ima m Dj oum 'é, qui
> la  maiso     n   des    prison       niers,     où le pillag e .
> áques gens qu'il lança sur
> accus       ant ré-
> .comm ença aussi tôt. On cherc ha surto ut la pièce
> s.    On      ne     la   trouv       a pas.
> áception par l'ima m des 12000 toman
> rd'hu    i.  On    cache      ta    :i   la   cire     les    porte s
> Elle existe encor e aujou
> de toute s les cham bres.
> prote ster con-
> Les négoc iants élevè rent alors leurs voix pour
> d'agir  .  On    criait      que     les    deux       prison niers
> tre une pareil le façon
> comp   tes  avec    la   plupa     rt   des     négoc       iants      ! La nou-
> ~vaient des
> villes      les    plus     éloign       ées. On
> vell.e parvi nt petit à petit dans les
> an,    Téhé    ran      à    son       tour,       télégr     a phia
> .en télégr aphia à Téhér
> .d'env oyer     dans  la  Capit  ale   les   d eux     frères    .
> les co mpte s
> On fit alors une assem blée à Esfah an, qui exam ina
> Le     Princ    e   fixa      qu   'ils     devai      ent payer
> -des deux malhe ureux .
> s pour    être   rel  âchés   .  On     put     leur      prend       re jusqu 'à
> 12.000 toman
> Esma       il,   qui     était      le plus
> 9.000 toman s en trois jours et Mirza
> é.   Il  fa llait    encor     e    3 .000     toma       ns   pour
> jeun e, fut r emis en libert
> deux    autre  s  priso    nnier    s.    L'im      am      Djoum         é ayant
> délivrer    les
> Moha mmed Ba-
> appris cela, alla voir, le sixièm e jour, le Cheik
> réuni    rent     chez     Zell     es   Soult      an, Cheik h
> gher. Tous les molla hs se
> Bagh   er et  son    fils  Agha        Nadje       fi   donn     èrent       l'ordr e
> .Mohammed
> ent     le   jugem        ent    :   «Ces      deux
> de tuer les deux frèr es. Il s rédig èr
> la r eligio   n,   les   tuer     est     ob  ligato      ire,   s'em-
> individus sont sortis de
> parer de leurs bien est licite . »
> it l'ordr e de
> Les Babis racon tent que Chou réi Qazi écri v
> en   allégu     ant    :   «  En      véri   té     Hou cein est
> tuer l'Ima m Houc ein
> limite  s 1 Il  faut     qu'il    soit     tué      par     le   sabre       de son
> ásorti de ses
> père."
> li est étrang e que ces brute s consi déras sent
> les Babis co mme
> uniste s  et   cepen    dant,      moi,      auteu       r   de ce livre, j'ai
> des comm
> es,    et     ni   dans        leurs dires,
> beaucoup cherc hé dans leurs d octrin
> n'ai   rien    trouv     é  de    ce     genre       !  Dans leurs
> ni dans leurs écrits , je
> nient   et repou   ssent       cette       accus      ation       q  ue     les Chié
> -écrits, ils
> Esna Achéri leu~ lance nt gratu iteme               nt.
> t ion, car il
> Zell Es Soult an n'éta it p as conte nt de leur exécu
> 
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> 
> pensait : « Si je les tue, j'en serai rendu responsable ! » Mais-
> l'Imam Djoum'é et Cheik Bagher intervinrent et dirent:.
> C'est ncius qui répondons au Gouvernement. » Ils écrivirent
> un papier qu'ils signèrent et tous les Mollas en firent autant.
> Quand le Prince eut ainsi la conscience en repos, !'Imam.
> Djoum'é et Chéik Bagher. se trouvaient dans le Talar Tévilé -
> Ils furent à la prison et, t out heureux et to ut aises, ils firent
> comparaître le bourreau et sans plus interroger les deux in--
> culpés, s'occup èr ent de l'exécution .
> Je n 'étais pas à ce moment à Esfahan. Quand j'y arrivais,
> je descendis chez feu A Mirza Moha mmed H açan Nedjéfi qui
> était un des gr ands oulémas chiites. Il disait que tuer Mirza
> H ouecein dans les conditions ou il le fut, n'était pas conforme
> aux lois du ChériaL El il disait: " P ourqu oi n'a-t-on pas tuéá
> Mirza Esmail ? " Pui s le bourreau les dépouilla de leurs vête-
> ments.
> Chéikh Mohammed Bagher, co mmença à lire la Khothé et
> fit signe a u bourreau.
> Quand ils furent tués, il commença à être m a lade du Khénzir á
> 11 prit le sang d es deux frères so us sa responsabilité et garantit
> le paradis au bourreau. Il m ourut peu après.
> Dans la Tablette adressée à Chéikh Moh a mmed Bagher, cette
> par ole irritée est mentionn ée : " Oh Bagher, tu es semblableá
> à ce qu 'il reste le soir de soleil sur fa m ontagne. Bientôt tu
> t'effaceras ! " Le bourrea u Ramazan accomplit son office,
> mais on dit qu 'il eut peur après l'exécution et qu 'il se décida
> à ne plu s tuer personne.
> Les ferr achs ap portèrent le corps des deux frères a u Meidan
> et l'y jetèr ent. Les Babis les portèrent à T a kht Foulad et les
> y enterrèr ent. Le lieu de leur sépult ure est connu .
> 
> ASSASSINAT DU QUATRIÈME DES MARTYRS
> 
> Il se nomm ait Mirza Echref.
> Il vivait à Esfahan, sous le Gouvernement de Zell-es-Soultan,.
> dans les derniers temps de Nasser ed Dina Chah. J'étais moi-
> m ême à Esfahan à ce moment et j'écris ce récit de source
> certaine.
> Mirza Echref est de Nedjef Abad, près d'Esfahan. Au m oment
> du Gouvernement de Medjd ed Dowle, il alla de Nedjef Abad a
> Ab adeh, qui est aux environs de Chiraz. C'était u ne personnne,
> 
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> 
> craignant Dieu et très pieuse. Il se lamentait en lisant Jes pa-"
> roles de Dieu et était d'une jolie figure et de tournure élé-
> gante.
> Après que le Gouverneur d'Abadéh eut commencé à le tour--
> menter, il s'en alla vers la Syrie. Il resta quelque temps à
> Bombay. A Seyyed Zein el Abedein e dit: cc Durant mon voyage
> aux Indes, j'allais le voir à Abadéh et je ne vis que du bien de
> lui. Comme il n'avait pas ce qu'il fallait pour aller à Saint-
> Jean-d'Acre, quoique la permission lui en eût été donnée, H
> revint des Indes en Perse. Il resta quelques temps à Abadeh,
> puis se rendit à Nedjef Abad. Il resta que lques jours, il avait
> à ce moment entre 60 et 70 ans. Il avait été révélé beaucoup á
> de tablettes à son sujet.
> Il resta deux ans à Esfahan. Zeine oui abédine dit: cc J 'étais
> le plus souvent avec lui, jusqu'au moment où une nuit nous .
> étions dans le quartier Pa Qalé, à Esfahan, avec beaucoup de
> Babis. La nuit passée, dit Mirza Echref, j e vis en songe un
> endroit très vaste, plein de monde. Je regardais en l'air, je vis .
> un grand personnage se tenant debout. Je demandais qui il
> était. On me dit c'est Nouqte Oula. Ce personnage me désigna
> du doigt, et à cause de ce signe une écriture lumineuse fut
> écrite sur ma poitrine et celle de mes voisins. Elle disait :
> n'y a pas de Dieu si ce 1-i'est le Soultan qui est dans l'évidence
> et dans la vérité.
> Il me fit signe de venir, je voulus remu er je v is que je ne le
> pouvais. Et cela se répéta trois fois. La troisième fois je vis
> que mon vêtement noir se détachait de moi, et je devins léger
> et je m'envolai s en l'air. Je m'approchais de lui. Puis je me
> réveillais ! Ceux qui entendirent ce récit, s'étonnèrent ! Je dis :
> j'espère que c'est bon signe ! Bref, le lendemain de ce soir, je
> revins chez moi, puis de chez moi j'a llais à Chah ka Nan Chak-
> zahhaha. Le jour s'étant un peu levé, Mirza Echraf avec un
> Abadéhi vint chez moi : ils prirent le thé et voulurent re-
> partir : je leur dis de rester, pour le déjeuner, ils me répondirent
> qu'ils avaient donné rendez -vo us à quelqu'un, il nous faut
> partir : Ils partivent donc. Hadji Mirza, Qannat (confiseur) á
> raconte : cc Je les vis dans le bazar et leur dis : cc il faut qu'avec
> vous j'aill e à tel endroit ». Bref trois ou quatre personnes vou-
> lurent encore l'emmener, mais il n'accepta pas disant : «Je
> dois aller où j'ai promis. cc A Houssein Qouli Vékil Bachi des.
> Cosaques Fatnryie raconte: cc Je le rencont_rai au Meidan Chah;
> je lui dis: Nous étions convenus aujourd'hui d'aller à tel en--
> 
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> -- 22 -
> 
> .droit : «Il dit : J'ai don r. é rendez-vou s à quelqu ' un au Mé-
> drésseh Tchéhar Bagh. a Mais il ne me dit pas à qui et je n'in-
> sistais pas : « Quand vous l'aurez vu, lui dis-je, nous revien-
> .drons ensemble. » Soit 1 dit-il et nous entrâmes au Collège.
> Dans le corridor, je vis Naieb Abd oui Rahim avec un ancien
> Babi qui était fort loyal mais inexpérim enté quoiqu'il fut âgé
> .de 80 ans. Il se nommait Agha Ali . Tous deux étaient assis.
> A Houcein Ali raconte : « Quand je le vis, je lui dis vous avez
> probablem ent donné rendez-vou s au Naieb " ? - « Oui, dit-
> il ». Je répliquai : « Il n'est pas bon que vous causiez avec lui 1 •
> Nous voulûmes revenir sur nos pas. Agha Ali et le Naieb com-
> prirent mes intentions, ils se levèrent et vinrent vers nous. Nous
> -ca usâmes un peu et sortîmes du Collège. Il fut arrêté par le
> Naieb ; je voulus le faire relâcher, mais ne parvins pas au but
> .de mes efforts.
> On le conduisit alors auprès de Zell es Soultan avec les pa-
> piers qu'il possédait. On le garda plusieurs j ours en prison,
> jusqu'à ce qu'enfin, on eût réuni les oulémas. On le fit compa-
> raître devant l'assemblé e. L ' un des officiers présent à la séance
> a raconté : " Il discutait très calme avec les oulémas, et s'occu-
> pait à argumente r avec des versets du Qoran et des hadiths.
> Il causait de telle sorte que sa voix s'éleva assez haut. Il ne
> renia au cune de ses doctrines. Plusieurs oulémas donnèrent
> ce j our le témoignag e contre lui. En 1306, a u mois de .Sefer,
> il fut conduit sur l'échafaud au Meidan Chah.
> A cette heure même, j'arrivai sur la place. J e le vis suspendu
> à. un coin, puis on brûla son corps. Ses restes furent ensevelis
> .dans la. rue nommée Koutché Seyyed Ali Khan.
> 
> SECOND E HISTOIR E D'ESFAH AN
> 
> En l'an huit de la prise de possession du trône par Mouzaffer
> ed Dine Chah, qui est 1321 de l'hégire ; j'étais à Esfahan. J'ai
> vu de mes yeux ce que j'écris.
> S. E. A. Mirza Mohammed, connu sou s le nom de Talève,
> avait emprunté de quelqu'un le livr!J intitulé « Férahed »,
> afin de le donner à relier. Il le donna à un relieur du nom de
> .Molla Mohamme d, qui reliait la plupart des livres des Babis :
> i
> \V'
> 
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> 
> Le 6 de
> .ce relieur désira it s'instr uire des pensée s des Béhah is.
> client   :  " Reven     ez   dans     trois    jours,   le   livre    sera
> :Sefer, il dit au
> l'un des
> relié, vous pourre z le prendr e. " A ce mome nt précis,
> livre
> homm es de Agha Nadjef i se trouva it là. Il observ a : «Ce
> aux     Babis     ?   et   après     le   départ      de    Mirza       Ali
> doit appart enir
> le livre
> Moham med, il dit a Molla Moham med .: « Donne -moi
> tant
> pour cette nuit, je te le rappor terai demai n. " Il insista
> fut  prêté     :  Il  le   porta     imméd      iateme    nt    à   Agha
> .que le livre lui
> l'était
> Nedjefi, en lui expliq uant dansqu elles circon stance s il se
> rendre      au   relieur    et   lui   recom      -
> procur é. A Nedjéf i lui dit de le
> le   propri    étaire     viendr    a  le   prendr   e,   viens      vite
> manda : « Quand
> troupe
> m'en préven ir. " Il ordonn a à ses homm es et a une
> ter    l'homm      e   qui    leur      serait
> .d'étud iants en théolo gie d'arrê
> indiqué et de l'amen       er    chez   lui.
> le
> Le jour indiqu é, Mirza Ali Moham med alla pour retirer
> A    sa   réclam     ation,   le   relieur      lui
> livre qu'il avait don r. é à relier.
> med,
> :répon dit: «Le mome nt n'est pas favora ble ! " Ali Moham
> prêter  attenti on     aux    parole     s  de   son   interlo   cuteur     , insista
> sans
> temps :
> et le relieur lui répliqu a : «Aujo urd'hu i je n'ai pas le
> il s'en   alla.    Le   relieur   ,  quand     il  eut    le dos
> ár etirez- vous ! " Alors
> donne
> tourné , remit le livre à son élève en lui disant : « Va et
> : Hadji
> ce livre à cette person ne qui s'en va ! « L'élèv e obéit
> med      march    and      de    livres     se   présen    ta    sur les
> áChéikh Moham
> ntrefai tes avec   un   homm       e  de   basse      classe.     Il  dit   au    relieur :
> áe
> 1 Qu'est- ce que ce livre ? montre
> -le-mo i ! " Cela ne te regard e
> pas, répliqu a l'autre   .   Alors    le  march     and de livres dit au voyou
> Moham -
> .qui était avec lui : " Arrach e-lui le livre ! « Mirza Ali
> ;er  dans    la   maison     de    quelqu      'un
> med se mit à fuir, il alla se réfug
> .    Les   étudia    nts    en   théolo     gie  et   les   gens      de
> de sa con.nai ssance
> it : « Il
> Nedjef allèren t le cherch er chez lui. Sa femme répond
> le
> n'est pas ici « Mirza Ali Moham med, deux heures après
> dans      un    état     de   violen    te   inquié    tude,      s'en
> coucher du soleil,
> sion
> alla à la maison de Mirza Molla Khan Vézir. Après discus
> l'on    enverr    ait  cette    nuit      même
> avec son hôte, il fut décidé que
> écrivit
> chercher chez lui tous les écrits qu'il pouva it avoir. On
> ,
> donc à A Mirza Ali Khan, Serraf, et A Moham med Djevad
> tout    proche     s de    celle     de    Ali
> serraf, car leurs maison s étaien t
> écrits
> Mohammed, afin que ces deux allasse nt recueil lir les
> et les rappor tassen  t.    Ils le  firent.
> étu-.
> Le lendem ain matin, Hadji Hayde r Ali, de Nedjef , les
> homm     es   du      gouve   rneme      nt  se   jetèren      t  sur
> diants et quelqu es
> de  Moham       med    Ali.   Ils   ne  le  trouvè     rent   pas,    non      plusá
> la maison
> 
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> que ses papiers. A Mirza Ali Khan et A Mohamm ed Djevacl
> vinren L à la maison de Mirza Ali Mohamm ed et interpt-ll érent
> vigoure usement les gens de Nedjefi d e ce que, sans la permis-
> sion du propriéta ire ils avaient pénétré dans la maison. Les
> m usulman s, les mains vides vinrent rapporte r à A Nedjéfi le
> récit de leur vain e expéditio n. Ils lui racontère nt que les deux.
> sarrafs l'avaient violemm ent insult é, lui , Nedjéfi. Celui-ci
> leur donna l'ordre de lui amener A Mirza Ali Mohamm ed.
> Mais dans la nuil du 20 celui-ci quitta subr epticeme nt la maison
> du Vizir, sor tiL de Esfahan et alla à Abadéh.
> Bref, la populatio n surexcité e par ses chefs cherch ai L depuis
> longtemp s à persécute r les Babis. On n'attend ait que l'occa-
> sion.
> Ce fut à ce moment que la nouvelle éclata que A Mirza
> Haçan, Adib, son fils, et Cheikh Mohamm ed Ali étaient a Esfahan.
> Ils arrivèren t en effet le 22 Sefer. lis descendi rent à la maison
> de Hadji Abbas et les Bab is venaient leur y r endre visite.
> Leur arrivée fut connue dans la ville : du jour où ils étaient
> sortis de Téhéran les gens de celle v ill e avaient prévenu les
> gens de cette secte.
> Le 25 Sef'er Hadj iMohamm ed Esmail,b anquier , qui ét ait un
> des très notables et qu i d epuis peu s'était converti au Babisme,
> mourut. Bien des personne s sou s prétexte de faire la conduite
> au cadavre se réunirent . Entre, autre Mohamm ed Djevad :
> banquier , A Nedjefi l'appr;t . Il envoya une troupe d'étudian ts
> en théologie el de gens perdus, pour arr êter Djévad et Mirza
> Ali Khan. Ils parvinre nt à arrêter Djévad et le torturan t et
> se conduisa nt d' une façon indi gne on le fit entrer dans la mos-
> quée du Chah .
> Nedjefi, dit: « Il n 'est pas prouvé pour moi que cet individu
> soit Babi ! Mais il y a deux ans, il a bu du vin. Il faut le punir!
> mais d'un e punition moyenne . On dépouilla le pauvre diable
> de ses vêt ements et on Je foueLLa de 80 coups de fouet. Puis
> on le r elâcha. Il rentra ch ez lui.
> Hadib el les Babis Jurent prévenus d e ce qui se passait.
> Cette nuit même, ils étaient invités dans le jardin du Vézir.
> On tint conseil et l'on trouva que le mieux était d'aller se ré-
> fugier au Consulta t de Russie. HabilJ connaiss ait Baranc ski,
> alors gérant et dit qu'il valait mi eux qu'il allât le voir d'abord.
> Il écrivit donc l'histoire de ce qui s'était passé à Mirza Aced
> Oulla Khan, mounchi du Consul at, qui le raconta à Baranosk i
> en lui disant que Hadib et Ali Khan demanda ient à venir se
> 
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> 
> áréfugier au Consulat. Le permettez-vo us, lui demanda-t-i l T
> -Oui, répondit !'Agent Russe. Le á matin même ces deux person-
> nages avec leurs gens vinrent dans leur refuge consulaire.
> Le 26, Baranoski déclara : "Vous êtes trop peu nombreux
> Si vous voulez que je m'occupe de vos affaires vous vous réuni-
> árez en masse, plus vous serez nombreux, mieux cela vaudra
> pour vous ! Alors le nombre augmenta et les Babis affiuèrent
> _jusqu'au 28 el 29. Ils furent environ 4.000 personnes. On télé-
> graphia à plusieurs reprises à Téhéran. Baranoski eut à ce
> sujet une corresponda nce avec Zeller Soultan. Le pri n ce écri-
> vit que désormais personne n'avait plus le droit d'observa-
> tion envers qui que ce soit, et pour quelle causê que ce fût 1
> Plusieurs copies furent tailes de cette pièces, et en marge
> Baranoski écrivit sa garantie, et l'on distribua les papiers aux
> Babis en leur disant de sortir. Le soir du 29, le Prince envoya
> .A Mirza Ahmed Khan Fath Oui Moul-k, qui était Kargouzar
> .au Consulat de Russie. On conduisit à Mirza Ali Khan a Bagh
> •en lui donnant toutes les assurances du monde. Le Prince or-
> donnaalors que, pour certaines raisons, on le conduisit à l'Abdar
> Khané. On y conduisit aussi A Mirza Mohammed Djevad.
> Nedjelï comprit que le lendemain les Babis sortiraient libres
> áde prison et qu'il perdait ainsi une occasion superbe. Il fabriqua
> un télégramme prétendu émanant de l'Atabek dans les termes
> suivants: "Oh! Houdjet oui Islam, A Nedjef. Au sujet des
> .actes de ces gens, vous êtes tout puissant ! d'après les Lois
> ádu Chériat auquel il faut obéir : Donc agissez comme vous
> l'entendez. « Des copies de cette pièce fausse furent répandues
> ádàns- les bazars et les Mosquées, poussant la population à une
> . exaspération formidable.
> On fit dire alors : «Agha Nadjefi donne l'ordre d'aller au
> áConsulat de Russie de le détruire et de tuer les Babis ! » Le
> Vendredi premier Rebi El Ewell, durant la nuit, les hommes
> vinrent entourer le Consulat. Baranoski était allé se promener.
> •Quand il revint il vit que les hommes se dirigeaient par petits
> 'groupes vers le Consultat. On l'insultait sur son passage et la
> .foule augmentait constammen t.
> Il voulut aller trouver le Prince.
> Falh Oui Moulk dit ! Après que Mirza Ali Khan el Moham-
> :med Djévad furent conduits à l'Abdarkhan é, j'allais chez
> moi pour me reposer. Je vis un djélodar qui vint en Loule hâte
> me dire Venez ! Le Prince vous demande ! Pendant que je
> m'habillais, je vis venir un second courrier puis un troisi è me.
> 
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> 
> Je montai s à cheval eL me rendis a u galop chez Je Prince. Je-
> vis Baranoski et Behram Mirza et Je Prince, tous extrêmement
> troublés, et Baranoski dit 1 " Si je dois être tué, il faut que cela
> soit au Consultat ! »
> A ce moment arriva l'eunuque Hadji Abdoulla Kham, qui
> dit ! "La foule est si dense que je n'ai pu arriver jusqu 'à A
> Nedjefi, m ais enfin, avec mille pein es, je suis arrivé jusqu'à lui,
> et je l'ai forcé à monter sur un âne pour disperser la foule .
> Le Prince avait écrit à Nedjefi : «Si ce feu que tu as allumé
> l'a été par toi, tu dois l'éteindre, toi~même. Si ce n'est pas toi
> qui l'as allumé. il faut à toute force que tu disperses ces gens-là.
> et les éloignes du Consulat. »
> Et l'on annonçait que la foule ne cessait d'augmenter sans
> cesse autour du Consulat. Le Prince dit a Fath oul Moulk, toi
> et Behram Mirza avec Baranoski allez dans ma voiture. Dirigez-
> vous sur le Consulat. Fath el Moulk dit : " Je pense que, si
> A Nadjefi monte à cheval et vient à la porte de la maison
> Consulaire, on pourrait s'imaginer qu 'il vient pour détruire
> l'immeuble et tuer les Babis. Il aurait beau dire : je suis venu
> pour autre chose, personne ne J'écouterai. C'est pourquoi jeá
> conseille à Baranoski de r es ter là jusqu'à ce que j'aie recon-
> duit Nadjefi. Alors je viendrai le prendre. »
> Bref, je cond,uisis Nedjefi près des bains du Prince, qui sont
> proche du Consulat. Je le gardais là et j'envoyais préve11 ir leá
> peuple que Agha est ici, venez écouter ce qu'il ordonne. Peu
> à peu, ils s'éloignèrent du Consulat et lui disait doucement
> Allez à vos affaires ! Pendant que je disai. Demain, ô peuple,.
> venez à la Mosquée. Peu à peu la foule se dispersa. Fatlii el
> Moulk avec Ekber Mirza prit Baranoski et le conduisit au
> Consulat, mais le Prince r eco mmanda vivement d'expulserá
> les Babis du Consulat. Nou s arrivâ'm es au Consulat à qu atre
> heures de la nuit. On insista auprès des Babis pour qu'ils sor-
> tissent, mais ils résistèrent disant : On n'en a pas fini avec
> nous ! Ils eurent beau vouloir rester, cela leur fut impossible ..
> Ils furent obligés de partir à deux ou trois ensemble . Comme
> la foule ne s'étai t pas encor e entièrement dispersée, et que la
> plupart des ennemis étaient cachés, la première fois, A Seyyed
> Aboul Cassem avec son fils et :(\firza Mohammed Kh an tchapar-
> sortirent. On les arrêta et on leur f.it subir le m artyr à coups
> de bâtons, de couteaux, de chaînes de fer. Or' les conduisit
> du côté de la maison de Nedjefi. A Seyyed Abd Oul Cassem.
> périt sous les co ups. Quelqu'un dit : " J' arri vai près de lui atL
> 
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> 
> de pied dan s le
> mom ent de sa mort . Je lui envo yai un coup
> ventr e et j e le tuais  .
> Rouk n el Moulk.
> Les deux autre s furen t amen és auprè s de
> les   renvo   ya    indem      nes.
> Naieb El Houk oumé . Celui-ci
> h   Moha    mme     d   Ali  et   A    Seyy     ed     Must apha et
> Ensu ite A Chéik
> Dj    ellal      Deh     Kour di,
> A Mirza Abdo ul Houc ein, et A Seyy ed                                                     aussi-
> du  Cons     ulat.     On      les   prit
> et trois Nedj efs Abad is sorti rent                                                      Cheik h
> frapp    ant    on  les   cond   uisit    à   la  mais      on   de
> tôt. Tout en les
> mme d Ali Kelb assi. .
> Mour teza Rizi, et de là chez Mirza Moha
> de  route     leur     échap pa. Jusq u' à
> A Seyy ed Mous tapha , en cours
> Babi    s  sorti   rent    ainsi       par       p etits grou p es.
> Vend redi soir, lés
> t ellem      ent bl éssés
> On les regar dait beau coup et ils étaie nt
> qu'ils semb laien t prêts à mour           ir.
> , les envo ya au-
> Le lende main soir, Mirza Mcha mmed Ali
> qu   elqu es jours pour á
> près de Rouk n El Moul k. Celui-ci les garda
> e, puis     les   relâc    ha un par un.
> les proté ger contr e toute a ttaqu
> adis     furen   t   tourm    entés      eux      aussi     . Le lende -á
> Les Nedj ef Ab
> prom      esse    de A Ned-
> main matin , qui ét ait Vend redi , suiva n t la
> uée    Chah      .  A     la  fin   de cette
> jefi, la foul e se rasse mbla à la Mosq                                                Cons ulat
> is  sorti   rent   tous      ensem       ble     du
> nuit, les Nadj efs Abad                                                                   Quan   d
> y   touch     er .
> et, comm e ils étaie nt nomb reux, on n'osa pas                                        troub l es
> Abad    ,  il   y   éclat     a  des
> cette nouv elle parv int à Nadj ef
> lsés de la ville.
> graves et la plup art des secta ires furen t expu
> tous  les Babi     s  furen   t   sortis    par     ru   se   ou par forc e d u
> Bref,
> plus     qu  e    le   Princ e Ghou lam
> Consu lat de Russ ie . Il n 'y resta
> Bagh     er  Khan     ,   et    Khan          Baba Khan
> Houcein Mirza et Mirza
> Ceux  -ci,   la  nuit    suiva    nte   avec      un    certa     in nomb re de
> Abadéjh.
> Cosaques sortir ent sains et saufs .
> lace commen ça
> L'inc ident du Cons ulat ainsi termi né, la popu
> nnair     es. Les en-
> de l'agit ation aut our des mais ons des r eligio
> troub      le   profo      nd   et une in -
> fants, les femm es étaie nt dans un
> le    6   R ebi   et     E   well   ,   Hadj     i H adi et
> quiétude t erribl e. Enfin
> abl  es    furen    t arrêt és.
> Hadji Houc ein qui étaie nt n égoci ants n ot                                             ya à
> efi.     Celui    -ci     les   renvo
> et condu its à la mais on de A Nedj                                                      deva   it
> Casse    m     Zend   jani.       Celui     -ci    leur
> Hadji Mirza Abou l                                                                        épo   -
> nt   à   cette
> I.000 toma ns qu'ils lui réc lama ient préci séme                                         pro-
> xte    de    religi     on    et  pour
> que. Hadj i Abou! Casse, sous préte
> servi ce d e la Loi
> fiter de l'occa sion, ceign it ses r eins p our Je
> es. J amai s on n eá
> religieuse. On se préci pita sur les d eux frèr
> tua personn e d e façon aussi ign omin               ieuse     .
> ir fils de A Djé-
> Seyyed Bagh er Taleb e, sur l'or dr e de A Moun
> rdi    si conn   u   pours    uiv  it   les   Babi     s.  Enfin , on vint
> mal Bour oudje
> 
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> 
> -prévenir A Nadjefi et le Gouverneme nt des exactions de ce
> -Talébé. Le Prince et Roukn el Mouk envoyèrent Mirza Fath
> _Ali Khan pour les délivrer des mains des hommes qui les tour-
> mentaient. Seyyed Houcein, musulman aidé d'un groupe de
> va-nu-pieds fil sortir les deux frères de prison et les martyrisa
> -de telle sorte que même leurs ennemis en pleuraient. On les
> mit en morceaux dans Je caravansérai l des Yezdis, à coups de
> bâtons , de pierres et de couteaux !
> On leur attacha une corde aux pieds et Hadji Hadi fut
> conduit au Meidan Chah et brûlé, Hadji Houcein subit le
> ámême sort au Meid:m Kouhné.
> La ville était dans un trouble profond, l'inquiétude qui y
> 1régn a it était générale.
> 
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> YB ZD
> 
> d e Yezd
> Le r écit que j e possèd e, en Persan , d es événe m ents
> e incorp or é à ce bref aperçu .
> ~st tr op long pour pouvo ir êtr
> 
> ***
> 
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> SUPPL IQUE DES HABIT ANTS DE YEZD
> P'éseniée d S. M. le Chah le 6 novembre I 903 par l'interm édiaire
> de S. A. EINE ED DowLE
> 
> Après l'affirma tion de l'Unité de Dieu et les louange s et les
> bénédict ions sur le Sceau des Prophèt es et les Imams Direc-
> teurs, et nos plus vifs et sincères remerci ements à S. M. le Chah,
> nous faisons valoir cette suppliqu e sur le seuil de son palais.
> Après l'arrivée de l'imam Djoum' éh, sur la sentence rendue
> par tous les oulémas , la populac e se lança contre les malheur eux
> BAbis et ne s'occupa plus qu'à tuer et incendie r.
> Durant un mois, dans la ville et les environs , le meurtre ,
> l'incendie, le pillage, enfin tous les tourmen ts que l'on peut
> énumére r firent rage; tant qu'enfin le Gouvern ement de la
> ville, confor'm ément aux ordres de la Cour, expulsa un certain
> nombre d'Oulém as.
> Les troubles cessèren t alors pour quelque s jours, mais recom-
> mencè.r ent bientôt.
> Certains Mollahs excitaie nt les hommes aux désordre s, à la
> guerre civile, et se mirent à maudire , tant dans la rue que
> du haut de la chaire, les malheur eux Bâbis qu'ils voulaie nt
> ainsi faire tous massacr er. Ils voulaie nt anéanti r toute trace
> du bâbisme 1 Quelque s femmes avisées de ce qui se prépara it
> furent plongée s dans le désespo ir et la désolati on : elles ne
> savaient à quel parti s'arrêter . Tantôt elles voulaie nt fuir à
> Téhéran, tantôt se réfugier à Echq Abad.
> Moi, qui suis aussi désespér ée, l'on me dit : Patiente z ! Il se
> peut que Sa Majesté trouve nécessai res quelque s jours de trou-
> bles et d'horreu rs. Ce temps écoulé, elle rétablira la paix.
> Nous, d'autre part, nous avons reçu de notre chef l'ordre de
> nous résigner et d'oppos er la douceur à la violence . Donc,
> attendons, espérons , voyons ce que Dieu déci dera pour nous 1 •
> Les femmes di sent : " Nous avons la patience à la Volonté
> de Di eu, et nous le rem erci ons de tout ce qu'il nous envoie
> Mais nous sommes dans l'obliga ti on de conserv er notre hon-
> neur et celui de nos enfants. Nous avons vu de nos yeux des
> femmes traînées hors de leurs maisons : on les coupa en deux.
> D'autres furent brûlées vives, d'autres précipit ées du haut des
> terrasses, d'autres jetées dans des bassins où elles se noyèren t ;
> leurs maris furent coupés en morceau x, d'autres brûlés vifs,
> 
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> 
> d'autres brülés après avoir subi la m ort dans des tourments
> affreux : on vola à leurs enfants leur part d'héritage, afin d'illu-
> miner les rues le soir et de donner des festins aux passants.
> Ils agirent, ces hommes, avec une telle impudeur que je n'ose
> m'appesantir sur ces h orreurs ! »
> " Par exemple, une des femmes que l'on tuait eul beau sup-
> plier qu'on ne lui enlevât pas son Tchad our, qu'on ne la dé-
> pouillât pas de ses vêtements : ses prières ne faisaient qu'exci-
> ter ses bourreaux davantage. On lui criait : " Que veux-tu
> qu 'une morte fasse de son tchadour ? Elle demanda de l'eau,
> on lui refusa. ,,
> " Ils ne se contentèrent pas de cela ! Les maisons, les ate-
> liers Bâbis furent incendiés ; on versait du pétrole sur nos
> arbres et l'on y mettait le feu. »
> " Tout ce que nous avions, tous nos vêtements, on nous les a
> volés ! Les femmes musulmanes s'en revêtent et nous, nous
> allons nues et stupéfaites ! »
> " E't voilà que l'on veut massacrer de n ouveau nos femmes
> et nos enfants 1 Et l'on dit, tout ce que nous fais ons, nous le
> le faisons sur l' ordre de Agha Seyyed Kazem. ,,
> " Donc, dans de telles circonstances, sommes-nous ou non
> dans l'obligation de défendre notre honneur, nos biens, no~
> vies?,,
> " Est-ce que nous cr oyons à autre ch ose qu' à Dieu e~ 1 a~
> Prophète ? Non ! J 'en jure par Dieu ! Nous sommes allées vers
> la Vérité alors que nos adversaires sont restés dans l'obscuritb
> de la valeur des termes qu 'ils emploient 1 S'il est obligatoi~e
> de no us tuer, de nous brûler , qu'on le fasse sur l'ordre., du
> Chah!,,
> Vraiment je n e sus que répondre et je dis : " Notre Mat,tre
> a ordonn é : Si les ennemis agissent envers vous comme de.s
> enn emis, patientez et plaignez vous à v otre Roi ! . Car les J;l.qis
> sont ceux qui écoutent les plaintes des pauvres et des oppri-
> més. Et maintenant, moi, misérable, dépourvue de tout, f.im-
> plore Votre Majesté. Notre devoir est d'obéir à t out ce. que
> Votre Majesté ordonner a. Mes malheureux , coreligionnair~s
> n'ont pas le moindre désir de revanche ou de vengeance. , Ils
> veulent simplement pouvoir vivre tranquilles dans leurs , ~~i­
> sons sans que rien vienne les troubler. Ils ne peuvent, h~la~ !
> à cause de leurs enfants, s'expatrier.
> Le salut soit sur Votre Majesté, ainsi que la misérico rde de
> Di eu!
> 
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> TÉHERAN (l)
> 
> (1) Ce récit est celui d'un témoin oculaire,
> 
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> DES BAB IS
> UN ÉPI SOD E DU MA SSA CRE
> A TÉH ÉRA N EN OCT  OBR E  185 2 (I)
> 
> ce bref résu mé afin
> Oh Djel al-ed -Dou lé 1. . . Je vous écris
> ád'aid er le juge men t des hom mes           .
> qui ont j eté au vent le
> Les Bâbi s sont une tro1:1pe de gens
> d des dires de Ima m Ali
> • Cher iat " (2) arab e, et le faix si lour
> l'aut   orité de Chei k Ahmeel.
> -en Nagh i (3) et se sont mis sous
> é  les liens    qui   les  reten aien t et se sont
> Ahça hi (4). Ils ont coup
> qui, en véri té, est insu p-
> déliv rés du poid s de la relig ion chiit e,
> idité   , ils se sont mis sous le
> port able . Mais par âner ie, par stup
> sière  s de    Seyy   ed    Bab , qui a les m êmes
> joug des opin ions gros
> Bab is; on les cons idère
> idées . Les P ersan s les n omm ent des
> dit .
> com me des r enég ats et on les mau
> jars et auss i avec les
> Ils ont été en disc ussio n avec Jes Kad
> Oulé mas fana tique s.
> ou trois d 'entr e eux
> Dur ant ces deux dern ières anné es, deux
> -Din   ne-C  hah,     mais     le man quèr ent ; ils
> ont tiré sur Nass er-ed
> les t ourm ents et les péril s.
> .se. jet èren t ainsi , d'eu x-mê mes, dans
> Bref , dura nt mon voya ge préc           éden    t, je résid ais à Téhé ran
> re   cent s   d'en  tre   eux. On prat iqua dans
> lorsq ue l'on arrê ta quat
> trou s avec la poin te d'un
> la chai r du corp s de leurs chef s des
> des   boug ies de cire. On les
> poig nar d, et dans ces trou s on ficha
> ers,  sur    des    ânes    et, acco mpa gnés de
> fit asseo ir, nus, à l'env
> eurs , on les fit circu ler
> ámus icien s, de chan teur s, et de dans
> onqu   e les reco ntra it leur
> ádans to utes les rues de la ville . Quic
> frap pait    de    bâto  ns,  de mass ues ou de
> jetai t des pierr es ou les
> coup s de foue t. En fin
> cout eaux , on les frap pait auss i à gr ands
> 
> (1) Extr ait de l 'o uvrag e inti l ulé :    Chahzade K emal- ed-D ine Hin-
> Soureli se Toug ra i\.fekloub-i est ki           ; M erkou m Dacht.
> !rani
> .doustani, der Djeva b Djelal-ed-Doule,            -ed-D ine, Hind ou à Dj elal-e d-
> Trois lettres écrites par le Princ e K emal
> Doul e, Persa n.                                     à 19 ligne s à la page et en-
> Manu scrit de ma bibli othèq u e, 245 pages
> viron 10 mots par       ligne .
> nce à la 14 ° li gne de la page 16.
> L'ext rait que nous en donn ons ici co mme
> du manu scrit.
> (2) Loi reli gieuse persa n e.
> (3) Iman .
> (4) Voir mon essa i sur le Clteik hi sm c.
> 
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> 
> de compte, on les mit en pièces, après leur avoir fait subir les.
> plus outrageantes tortures.
> Le Sadr A'Azam du Gouvernement de la Perse considérant
> que dans le pays, et particulièremen t à T éhéran, les familles
> alliées aux Babis ou amies avec eux étaient en fort grand
> nombre, s'avisa d'un stratagème.
> Il prit trois cents Bâbis et les confia aux divers classes de
> la société. C'est-à-dire qu'aux Mirzas (Lettrés), aux Moustofis.
> (Comptables), aux secrétaires, il remit dix d'entre les prison-
> niers ; dix autres fu r ent livr és aux boulangers et aux menui-
> siers, dix encore aux cordonniers, aux libraires, aux selliers,
> dix, a ux derviches, aux qalenters (1) aux Mollahs (2), et ainsi
> de suite à chaque classe de la nation, afin que tout le monde
> fût complice dans l'effusion du sang des cc Bâbis » et que par
> la suite personne ne pût se vanter d'être indemne du meurtre.
> J'étais dans un angle du Meîdan Chah de Téhéran et je pus
> constater à quel degré se montaient la cruauté, la barbarie,
> la violence des Persans, leur ardeur à ver ser le sang de leurs
> frères.
> La cruauté, la bassesse de chaque classe sociale du pays
> éclataient chez les Qalenters sans honte, les Derviches igno-
> minieux qui, à ces dix malheureux, qui leur avaient été livrés,
> poings liés, les pieds et la tête n us, la face et la barbe souillés
> de boue, les vêtements en loques, le visage plein de sang, de
> boue et de crachats avaient été conduits par la rue Chems-el-
> Imaré au Meïdan Chah. Chancelants, haves, couverts de bles-
> sures à la face et au crâne, que tout homme cruel, sans peur,
> affamé de sang et féroce fut ému à leur v u e. Stupéfaits et stu-
> péfiés, ils regardaient autour d'eux, les lèvres fermées par la
> brûlure (impuissants à parler ).
> Quand je prêtai l'oreille, j'entendis qu'ils balbutiaient : « O
> homme, quelle est notre fa ute ? Quel péché avons-nous com-
> mis ? Les biens de qui avons-nous dévorés ? Le sang de qui
> avons-nous versé ? Vous autres, vous avez cru en Mohammed
> l'arabe, nous a Mirza Ali Mohammed Chirazé. Tout ce que
> celui-ci a dit nous l'avons répété. Si l'un a appo rté le Coran,
> l'autre a appo r té le Béyan. Si les versets écrits par Mohammed
> dans sa langue sont des miracles, sont a ussi des miracles ceux
> en arabe et en persan que le Bâb a appor tés. Tout ce que les
> 
> ( 1) Sorte de moines mendiants.
> (2) Prêtres.
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> •
> 
> i no us
> di se nt , no us au ss
> ,  les   Ch   ré tie   ns     et les M us ul ma ns                        rs   no  us   au   ss i no us
> .Juifs
> to  ut     es   t  vr   ai     et sin cè re, et alo                       lig  io  n es t
> le dis on s. Ou                                                                     to ut e re
> vé  rit é    et    pa   rlo    ns sin cè re me nt , ou                  va in  s   et    m en -
> disons la                                                                  so mm es
> e   et   me   ns on    gè   re  , alo rs au ss i no us
> vairi                                                                                                               s
> teu rs.                                                                          rst iti on s, da ns ce
> ns     ce      dé   so  rd  re   , da ns ces su pe                       lie u    de  s    de  r-
> Bref, da                                                            ta ie nt au mi
> ca lo mn ies qu i éc la                                               , per-
> di sp ut es , da ns ce s                       de   s    vo  yo us    au  x m œu rs ig no bl es
> de    ur     et                                                       Bâ   bi  s. On
> vi ch es sa ns pu                          rei   lle au x su pp lic ati
> on s de s
> do  nn    ai  t    l'o                                                  ai t   de    ha   ch es
> so nn e ne                                                                 les en to ur
> ai t  mi  s  au     mi   lie  u de la pl ac e et on                       dis  aie nt    :  «   Il   n' y
> les av                                                 eu  x da ns ai en t     et
> .    Ce   s   m   al  he   ur                                                  e     d'u  ne
> de to us cô tés                                                                  ét ai t en fac
> ut re      Di  eu      qu   e     lui "á et ch ac un
> a pa s d'a
> ha ch e de de rv ich e.                                                                   ha ch es fu re nt
> t   fin   ie,    to ut d ' un co up ce s
> Qu an d la pr          ièr  e    fu                                          rd an t de to us cô tés
> leu   r   fo  ule   .   Le s ho mm es re ga                                hu rla nt
> po rté es co      nt re                                               ia nt « af ér in ,, (1),
> ap  pl au  di ss  em     en   ts, de s fe mm es cr                       es   et  ce  s   ac  tes    ig no -
> les
> ,,   (Z  ).   Et    ce   s   at  tit ud es sa uv ag                            ge   s,   ce s
> «d e ch ab ac h                                                                     s. Ces élo
> ua  ien    t   et    en     m   ul  tip lia ie nt les élo ge                es    au     po   in t
> bles les lo                                                    t  ce s fa ux de rv      ich
> t   ét  ra   ng   em   en                                                 pl  us
> lo ua ng es ex cit èr en                                                                   fra pp ai t
> rcl  e    ré   pé   ta   it  le   cri pl us ha ut et                      m   alh   eu  -
> qu e ch aq ue ce                                                                  ân e de ce      s
> nt  leu    rs    ha   ch   es     su r la tê te et le cr                fu   t  en  lev    ée .
> vi ol em me                                                             ra bl es leu r
> la vi e de ce s mi sé                                             s fac es
> re ux , ta nt , qu 'en fin                   ce   s  ce  rv ell es  ép  ar se s, ces têt es , ce
> Moi, je co nt         em    pl  ais                                            et qu i av t éc la-
> ai
> de     sa   ng ré pa nd u à te rre                                       en
> en m or ce       au  x    pl  ein   s                                        et les av ai t te in ts
> sé   les   su   air   es    bl   an cs de s de rv ich es                  me     re  m   pl  ire   nt    de
> bo us                                           m   on    ét at d'â m e et
> rm    èr  en   t
> ro ug e, tra ns fo
> ich es
> tri ste ss e.                                                               in ab les de s de rv
> Dj  ela  l-e   d-  Do    ul   é, ce s ac tes ab om                     êtr e   mo    ra   l   qu  e le
> Oh
> in  flu   en   cè   re   nt   tel lem en t mo n                            gé   mi  ss e-
> da ns ce jo ur                                                                   pl eu rs, les
> s   m   al  he   ur   eu   x    au   x ma in s liées, les                ffa   ce  ro  nt     pl us
> so rt de ce                                 tre ss e, leu r mi sè
> re ne s'e
> s,   les    cri   s    de      dé                                        uj ou  rs    de   va   nt     me s
> me nt                                                                  er a to
> l'i ma ge en su bs ist
> de mo n es pr it et
> •                                                                     n au ss i
> ye ux .                                                                 é tu és d'u ne fa ço
> rè s  qu   e    ce  s    or  ph eli ns eu ss en t ét                    ac re r   le  re   sta   nt de s
> Ap
> ba    nd   on    na     pa  s l'i dé e de ma ss                        ve    rsa    de s
> ab jec te, on n'a                                em en t de s sp ec tat
> eu rs. On
> ur      le    di  ve   rti   ss                                             m  it    le   feu  .  Il
> Ba bi s po                                                                et l'o n y
> ns   de    pé    tro   le    su   r les dé br is ép ar s                   sp ec  tac   le    de  s  co  m-
> bi do                                                                  pl er le
> le loi sir de co nt em                                                rie et
> ne me re sta it pl us                           le   co ur  ag e  de    re ga rd er la bo uc he
> ur   re  au   x,     ni
> pt ab les bo
> 
> (l) Br av o!
> (2) Ap pr,ob ati on s.
> 
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> 
> l'effusion du sang par les secrétaires, ou des autres classes so-
> áciales de Téhéran.
> Dans ce tourbillon, je songeais à rentrer chez moi. Je traver-
> sais les. rangs massés de la foule, je me hâtais le plus vite pos-
> sible vers ma demeure.
> Soudain, dans l'avenue Chems Oul Imaré, je me heurtais
> à un trouble étrange et à un tumultueux rassembleme nt qui
> barrait la route. Du milieu de ce désordre, un cri s'éleva expri-
> mant l'impuissanc e totale et la supplication ? On disait :
> • 0 hommes, je confesse qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Dieu,
> je confesse que Mohammed est le Prophète de Dieu, je confesse
> que Ali est son Vali 1 Par Dieu, je le jure, je ne suis pas Bâbi !
> Pour l'amour de Dieu, ne me tuez pas. »
> Dans la foule je vis un jeune homme de vingt-huit ou trente
> ans dont le chapeau était tombé, dont les pieds étaient liés
> par une corde avec rapidité et en hâte, on l'avait ignominieuse -
> ment jeté sur le sol. On semblait vouloir le porter au Meïdan
> Chah pour le massacrer sur la route de Dieu.
> Une troupe de femmes et ct'hommes s'y opposaient et vou-
> laient le tuer dans l'avenue même. Au milieu de ces groupes
> s'élevait un tumulte et des cris. Quand j'arrivais, un prêtre
> (Mollah), relieur, voulait remplir avec son couteau de relieur
> ál'office de bourreau. Je tendis le bras et saisis le couteau afin
> de l'empêcher de frapper et le mettre dans l'impossibili té de
> tuer le malheureux. Dans les efforts contrariés du Mollah et
> les miens, dans cet affreux tumulte, le couteau me. blessa
> cruellement à la main. Dans ce trouble, le Mollah se précipita
> vers moi en criant : " Arrêtez l'autre aussi. »
> La crainte, la peur se saisirent de moi et je craignais tout
> de cette émeute et de ce brouhaha.
> Pour faire panser ma main, je me rendis à la maison de
> Mirza Mohammed, le chirurgien.
> On m 'ouvrit la porte et je me précipitais à l'intérieur de la
> maison.
> Quand le chirurgien me vit dans cet état, il accourut vers
> m oi et prépara immédiatem ent ses instruments. Il lava ma
> main et y mit une compresse.
> J e lui racontai ce qui m'était arrivé. Il en fut véritableme nt
> ému et dit: "Ce jeune homme dont tu parles,, je l'ai vu à tel
> endroit et je le connais. C'est un lettré très instruit. Il était
> toujours avec les étudiants de la place Tchal et discutait beau-
> ~oup ave ceux. Moi je lui conseillais de se métier du Clergé
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> rlu ne et s'i ls
> r  ils   s'u    nir   on t po ur te vo ler ta fo
> <it d es Moll ah        s  «  ca                                                   ait : " En Pe rse ,
> ils   bo   iro   nt to n sa ng "á Il dis                                vo -
> te so nt     ho    sti  les                                              s ch ien s, ma is plu s
> Ak  ho  un   cls    (cl erg  és ) on t mo ins qu e de                    Té  hé ran   ?
> les                                                                          à
> pe uv en t-i ls pa s fai re
> rac es qu 'eu x. Qu e ne                          jou   rd 'hu  i  les   Ak ho un ds on t pro
> fit é
> s  luv   ien  s   qu     'au                                          sa  nt   de   bâ -
> Je me                                                               x en l 'ac cu
> l' oc ca sio    n    et   on  t sai si ce ma lhe ur eu                     st un  jeu  ne   ho  mm    e
> de                                                 de   tri ste sse , ca r c'e
> le  cœ  ur   ple     in
> bi sme, et j'a i                                                           ce qu e tu dis       !  »
> ga rd e qu 'il lui arr ive le no m de ce jeu ne
> très do ué , et Di eu                                            el  éta it
> ch iru rgi en qu
> Je de ma nd ais au
> homm e ?
> - Mi rrz a Ali !                                                      nt il s'a git .
> n e so it pa s cel ui do
> - Il se pe ut qu e ce                                                   rit ab le ca tas tro ph e.
> ca r ce se rai t un e vé
> - Di eu le ve uil l e,                                                     éte nd is un pe u et
> as,    po   ur      me dé las ser; je m'                                    ne s
> Ap rès      le    r ep                                               bl e et je vis de s scè
> m'  en  dc    rm   is.   J'e  us un rêv e, ép ou va nta
> je
> ble s.
> et de s ho mm es ho rri                           a vio lem me nt à la
> po rte de la ma iso n,
> nt   on    fra    pp                                                        fai t.
> A ce     mo     me                                                 le ch iru rg ien stu pé
> ne   se     pa    ssa    pa  s    gr an d tem ps qu e                        br e  à  co  uc  he r.
> Il                                                                         ch am
> ég aré, en tra da ns ma                                        nd ai :
> la fa ce liv ide , l'a ir                                                 lan t  et  lui   de  ma
> lev ai to ut tre mb
> A so n as pe ct, je me
> « Qu 'y a-t - il ? »                                                                      , je ne su is
> dit   :        R  eti  re  ta   ma in de mo n cœ ur
> Il me r ép         on            cc
> r !»
> pa s en èla t de pa rle                                                     en co re. J'é tai s to ut
> eff ray é, j 'in sis tai s
> Moi, t err ibl em t          en
> , je su is
> dét'ai t.
> rs   :   cc Vo ilà qu 'on
> a fra pp é à ma po rte
> n me         dit     alo                                                 v ou lez -vo ?us
> é,  et     sa   ns   ou  vr  ir,     j'a i de ma nd é : «Q ue
> all
> iru rg ien !
> On rép on dit : le ch                                                     été ble ssé , j'o uv ris
> e   pe    ut-   êtr   e qu elq u'u n av ait                                   es t
> Pe ns    an    t  qu                                                 de ma nd ère nt : « Où
> po  rte    .   Je   vis    de   ux Se yy ed s qu i me                        us   lui   vo  ule  z ? "
> ta
> ?   Je     de   ma     nd ai   qu 'es t-c e qu e vo                      es t  du
> le ch iru rg ien                                                              en t et qu i
> lqu    e   ch os  e      qu  i    l'in tér es se ra viv em                cec  i  et    no us
> " Qu                                                                s ap po rté
> ma   i i. e    de    sa   sci   en   ce . No us lui av on
> do
> re. "                                                        -v ou s,
> vo ul on s le lui ve nd                                              c'e st mo i. Qu 'av ez
> dis    alo   rs    :   cc Le ch iru rg ien
> Je rép        on
> ve nd re ? "                                     ten du dir e
> qu e vo us vo uli ez me                         pè re   br ûlé (1) dit : "J 'ai en
> ux     fils     de                                     e po ur gu éri r les
> L' un de s de
> cœ     ur    hu  ma in es t un rem èd                                ns -
> qu e la gra         iss e   du                                         rve ill eu x. Au ssi t'a vo
> ssu   res     et  qu  e  le   fie   il es t un rem èd e me
> ble
> nif ie fil s de da mn é.
> ; inj          ure per san e qu i sig
> (1) Pe de r So uk hté
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> -   40 - -
> 
> nous apporté de la graisse du coeur et le fiel de Mirza Ali le
> Bâbi . Combien ! l'achètes-tt1 ? "
> Oh mon frère ! en entendant le nom de Mirza Ali ; je perdis
> le souffie, mes áyeux s'obscurcirent, je fus pris de tremblement
> et je faillis m'évanouir.
> Ce Seyyed bâtard sortit sa main de son châle vert et tira
> un mouchoir souillé de sang et l'ouvrit.
> Mes yeux voyant ces taches sanglantes, je fermai la porte
> et je suis venu dan s ta chambre.
> Le chirurgien n' avait pas Iini de parler qu'il se mit à tremá
> bler.
> Je lui dis : « Par Dieu, c'est assez, je ne suis pas en humeur
> d'entendre des Roouzé Khanis (1) ! "
> On ordonna de préparer le thé. On apporta de l 'eau à boire.
> Après quelques moments, le chirurgien annonça qu e le thé
> était servi au bord du jardin. Là l'air était meilleur pour boire
> le thé. Nous allâmes, mais mes yeux voyaient toutes chose
> comme à travers un voile de poussière, mes oreilles entendaient
> un bruit terrible qui s'élevait de la ville ; c'était la preuve
> qu 'on tuait encore des Bâbis, que l'on versait leur sang.
> Quand nous eûmes bu la première tasse de thé, un son
> effroyable frappa mes oreilles inquiètes.
> Je deman dai au chirurgien : « Ami, que son t ces bruits ?
> ces lamentations ? De qui proviennent-ils ? Faut-il encore
> que dans votre maison nous supportions cela ?
> Il répondit : " Dans notre voisin age vit une femme. Au-
> jourd'hui même on a tué deux de ses fils sous l'accusation
> de Bâbisme ; ces deux jeunes gen s étaient en relations avec
> son gendre qui fut aussi massacré sur le Meïdan Chah. Elle les
> pleure. "                            '
> Je répondis : « Les pleurs son t une conséquence naturelle
> de l'affliction et de la douleur. Laissons donc pleurer, les pleurs
> sincères ne me déplaisent pas. "
> Oh Djelal-ed-Doulé ! à peine une demi-heure s'était-elle
> écoulée qu'éclata le bruit d'un tambour de basque, des chants,
> le bruit des pleurs se changea en bruit de musique . Nous ne
> nous attendions guère à ce que les tristesse se métamorphosent
> si tôt en noces et en mariage.
> C'est peut-être un miracle du Bâb.
> Ils rentrèrent dans la maison, Le chirurgien envoya un
> 
> (!)Discours de deuil, oraisons funèbres.
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> 
> pas sait . D'h eure en heu re, de
> dom esti que véri fier ce qui se                                                           -
> mon taie nt à l'ex cès et aug men
> min ute en min ute les viv ats                            tou  t   cou  rant   ,   alla nt,
> serv   ante
> tai ent ma stup éfac tion . La                                                             i
> " Oh chir urgi en, par Die u, Bib
> ven ant, cria nt, rev int et dit :                         t réun   ies  auto    ur  d'el le
> mes son
> Kha no um, la vois ine, et des fem
> veu  lent  étra  ngle r. »  Le   chir  ugie n et moi, nou s cou rüm es
> et la                                                                                      e
> corr idor , nou s vîm es une foul
> à la mai son vois ine. Dès le                                   fem  mes     orné   es   et
> s ou qua        tre
> . co nsid érab le. D'u n côté , troi
> end uite s de    ves mé   (1)  revê   tues de pan talo ns étro its en
> tout es                                                                                     -
> autr e côté cinq ou six en vête
> étof fe rose dan saie nt, et d'un                           de   rose   et    de    blan  c,
> cou vert es
> men ts roug es, vert s, jaun es,
> fe mm  es   cria rdes    et   dév  ergo   ndé es, des filles pub liqu es
> des
> Bib i Kha nou m et la frap paie nt
> ava ient assa illi la pau vre viei lle
> et d'un autr e côté , sur le sol
> à co ups de pied s et de poin gs,
> traî naie nt des cad avre s.
> aren ce, nom mé K erbe layé
> Une pro stitu ée de mau vais e app                                                      e
> ) deB ibi Kha no um et aidé e d'un
> ava it ento rtill é le tcha rqu ad (Z                  ent   que   l'âm   e   de  la  pau    -
> emm
> autr e pro st'tu ée la traî nait si viol                                où     j 'arr ivai  s
> uffie a u mom ent
> vre fe mm e n'av ait plus de so
> en .  Nou  s déli vrâm    es la pau vre viei lle des grif fes
> ave c le chir urgi
> l'int  rod uisi t en hât e dan s son
> des pro stitu ées . Le chir urg ien
> prop res fem mes .
> -end erou m (3 ) et la con fia à ses
> près   des   mu  sicie  n s et des dan seus es et je leur
> Moi, j'all ais
> s  r asse mbl és ici ? »
> dem and ais : " Pou rqu oi êtes -vou
> Oh  Kha    n,   nou s so mm es les voisin es de
> Elle s répo ndir ent : "
> 'hui nou s avo ns ente ndu dire
> cett e viei lle fem me et aujo urd
> et son gen dre ava ient été tués
> que ses deu x j eun es garç ons
> fana ti sme nati ona l, nou s avo ns
> en l'ho nne ur de la relig ion. Par                                                          e
> viei lle fem me. Cet te dan se, cett
> vou lu brû ler le cœu r de cett e                        c'es t  pou  r   la   gr and  eul'
> cha   nts,
> mus ique , cett e allé gres se, ces
> r que cela ? »
> du chii sme . Qu' y a-t- il de mei lleu
> :  "Vo   us  ave  z  rem    pli votr e dev oir env ers votr e
> Je répo ndis
> a-t-  il de pire que les imp ies? »
> vois ine . Ils étai ent imp ies, qu'y
> ta r épo n se que toi auss i tu
> Elle s me dire nt : " Il résu lte de
> trav ers (4). D' aprè s le Fet va (5)
> es san s religion et ton bât est de
> tu e un Bâb i, cela vau t mie ux
> -de !' Ima n Djo um' é, quic onq ue
> 
> ( 1) Poud1áe d ont se couv rent
> les dans euses.
> (2 ) Vête men t de femm e.
> (3 ) App arte men t des femm es.   qu e quel qu'u n a un e mau vais
> e ré-
> (4) Exp ression pers ane pour dire
> puta tion , est susp ect.
> (5 ) Décision r eligi euse.
> 
> © Afnan Library Trust 2017
> 
> pour lui que d'accomplir mille fois le pèlerinage ou visiter les
> lieux saints, ou la récompense à celui qui a terminé la copie
> de cent Qorans. Si tu n'étais~pas arrivé et si tu ne t'étais pas
> porté au secours du chirurgien, Kerlelayezei neb, qui , de sa
> propre oreille a entendu ce hadith béni sortir de la sainte
> bouche de l'lman Djoum'eh, Bibi Khanoum eût remporté
> sa récompense. »
> " Pardonnez-m oi, dis-je, si moi aussi j'avais entendu ce
> noble hadith (1) ou si je l'avais compris, j'eusse été votre as-
> socié dans le meurtre de Bibi Khanoum. Vous saurez que
> moi je ne suis pas en Islam inférieur à vous, et en piété j e ne
> suis pas au-dessous de vous. •     i!i!';
> "Qu'est-ce que c'est un homme qui est inférieur à une
> femme? "
> Oh Djelal-ed-Do ulé, mon but en te racontant cette histoire
> n 'est pas de réciter un Roouzé Khani en faveur des Bâbis,
> je voulais simplement pleurer sur la nation persane avide de
> sang.
> 
> (1) Ceci esl un bel exempl e de ce qu'en Perse on nomme katman (dis-
> simulation). Notre au t eur craignant le courroux populaire parle comme
> s'il était un dévot musulman et un ennemi des Bâbis.
> 
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>
> — *Massacres de Babis en Perse (Used by permission of the curator)*

