Massacres de Babis en Perse =========================== Exported from Holy-Writings.com on 2026-06-20 1 clipping 1. MASSACRES DE BABIS EN PERSE PAR A.-L.-M. NICOLAS CONSUL GÉ N ÉRAL E N RE TRAITE LIBRAIRIE D'AMÉRIQUE ET D'ORIENT ADRIEN-MAISON N E UVE 11, RUE SA I NT-SULPICE , PARIS (6 8 ) 1936 © Afnan Library Trust 2017 AVE RTIS SEM ENT cc Les Echos » du merc redi 27 septe mbre 1933 pu- blient un article signé E. S. intitu lé. « Les Trois Pro- Le phètes» Natur ellem ent, ces trois proph ètes sont : plus impo rtant , Bâb, Béha Oulla et Abdo ul Béha . Le lui, d'après M. E. S. est Béha Oulla Toujo urs d'apr ès le Bâb et Qourr et-ou l-Aïn e (si ce nom est pour lui trop t difficile à prono ncer, qu'il dise donc tout simpl emen à Hazrété Tahéré, qui est son nom Bâbi) , réuss irent em ! convaincre des dizain es de millie rs de Persa ns-H . Un peu plus loin M. E. S. dit que le Bâb fut pendu l- Ces précisions histo rique s : - Bâb et Qour ret-ou Aïne ne se sont jama is vus, et le Bâb est mort du fusillé, me font pense r à celles du grand rédac teur cc Journal » qui affirm e que le Bâb a été mass acré dans des latrines publi ques et le traite de sot. Oh ! vérité Il! © Afnan Library Trust 2017 RBCHT 11 Juillet 1903 © Afnan Library Trust 2017 s rich es les plu s not abl es et les plu Qu elq ues béh ahi s, par mi de se fair e pho - que lqu es mo is, l'id ée de la vill e, eur ent , il y a que lqu es jou rs apr ès, il arr iva que tog rap hie r en gro upe . Or hie éta nt tom bé ent re les pho tog rap un exe mp lair e de cet te la rem ettr e cel ui-c i s'em pre ssa de ma ins d'u n mu sul ma n, de la vill e, Ha dji pal Mo ujte hed ent re les ma ins du pri nci am i. Mollah Mo ham me d Kh oum es figu - ui-c i rem arq ua nat ure llem ent que les per son nag Cel ien t des plu s rich es, éta it rem ise , éta ran t sur la piè ce qui lui ceu x qui n'a vai ent jam ais aus si de des plu s res pec tés , ma is ues ; c'e st-à - ni à celles de ses co llèg rec our s ni à ses pri ère s t jam ais rap por té un ne lui ava ien dire qu 'en pen san t qu' ils mp le que sid éra cel a com me d'u n ma uva is exe cen tim e, il con ces réf lex ion s ula tio n isla miq ue et ces gen s don nai ent à la pop gra nde . une fur eur très le con dui ren t peu à peu à lett re don c au gou ver neu r Na ssr ès Sal tan é, une II écr ivit n out rag ée, il au nom de la reli gio véh ém ent e, dan s laq uel le, les " cou pab les 'á exe mp lair e con tre réc lam ait un châ tim ent par eill e req uêt e, rép ond it nné d'u ne Nas sr ès Sal tan é, ass ez éto lier le nom bre che rch ait qu' à mu ltip que le Go uve rne me nt ne r reli - ccu per le mo ins du mo nde de leu de ses suj ets san s s'o étr ang e de voi r un per son - au mo ins gion ; il éta it don c tou t la mo rt de Mo ham me d réc lam er nag e com me Ha dj Mo llah sai ent aut rem ent pré tex te qu' ils pen suj ets de Sa Maj est é sou s le om ées nt plu s, ajo uta it-i l, que les per son nes dén que lui, d'a uta ais pri se à lois, ne don nai ent jam éta ien t res pec tue use s des des mu sul ma ns. t au con tra ire la mo ind re obs erv atio n, tou l'au to- , voy ant qu' il ne pou vai t com pte r sur Le Mo ujté hèd pas ser d'u n sa hai ne, rés olu t de se rité civ ile pou r sat isfa ire par lui- mê me . Il fit and ait, et d'a gir con cou rs qu' on lui ma rch ous (lou tis) , sur lesq uel s dis cip les voy ven ir que lqu es- uns de ses de com me nce r il ava it une inf lue nce dir ect e et leu r ord onn a ult e Beh ahi s : tum tum ult e con tre les dan s les rue s de Re cht , un heu re par ure llem ent aug me nte r d'h eur e en qui dev ait nat rse s, vol eur s abo nds , cou peu rs de bou l'ad hés ion de tou s les vag ver be per san dit, les rou tes . Un pro qu' on ren con tre rai t sur baz ar en tum ult e com me dan s un en effet, qu' un vol eur vit ce dés ord re, il éta it bie n évi den t que un poi sso n dan s l'ea u. Or par un pill age en ait se ter min er con dui t hab ilem ent , dev règle. © Afnan Library Trust 2017 Hadji Molla Mohammed Khomami n'oublia pas de leur livrer les noms des principaux behahis en leur recommandant de les crier dans les rues en les couvrant d'opprobes et d'in- jures. Il leur livra en même temps quelques exemplaires de la photographie qu'on avait fait reproduire. Ceux-ci les clouè- rent à l'extrêmilé de bâtons qu'ils portaient comme des éten- dards et commencèrent à circuler à travers les rues et les bazars, ameutant la population. Les béhahis, prévenus de tous ces préparatifs, déléguèrent un des leurs auprès du Gouvernement pour se plaindre du scandale qui se préparait et pour lui demander de les préserver des malheurs qu'il semblait leur réserver. Nassr ès Saltané, déférant aux désirs qui lui étaient exprimés, fit arrêter les. principaux meneurs, les fit comparaître devant lui et les terro- risa par ses menaces et sa fureur. Tout semblait donc terminé, mais la haine d'un mollah n'est pas si aisément satisfaite. Outré de voir que Nassr ès Saltané ne lui obéissait pas, froissé dans son orgueil de songer que son autorité Pouvait sembler ácéder devant celle de qui que ce fût, sûr d'être approuvé par ses pairs et ses égaux, se basant sur la loi écrite qui ordonne l'exécution immédiate de quiconque abandonne la religion mu sulmane, Hadj Mol lah Khomami fit venir devant lui ceux qui avaient étési sévère ment interp ellés par Nassr ès Saltané. Il leur r emonta le moral, leur fit voir quel était leur devoir, leur démontra que l'auto- rité civile n'était rien en comparaison de l'autorité religieuse, il les enthousiasma et les lança encore dans les rues criant et hurlant. Trois mois se passèrent ainsi, de Zil H édjé à Sefer avec des. alternatives de calme et de fureur fanatique. Sur ces entrefaites vint à mourir un négoiant béhahi. Sa mort, annoncée partout, r éveilla le zèle un peu endormi des fureurs de l'Islam. Ils se précipitèrent dans la maison du défunt en déclarant qu'un chien de celte espèce ne devait pas être enterré, mais brûlé. Le Tumulte fut à son co mble, et l'on put craindre encore tous les pires événements. F ort heureusement, Nassr ès Saltané préven u à temps put prendre les mesures nécessaires, des gens arrivèrent non sans peine à disperser les perturbateurs. Ceci fait, ils s'emparèrent du cadavre ; ils le cachèrent. L a nuit venue, Nassr ès Saltané fit transporter le cor ps au milieu de la campagn e, à un demi farsakh (3 kilo- mètres) de la ville et le fit enterrer secrètement. © Afnan Library Trust 2017 Mais l'un de ses gens dut commet tre une indiscré tion , car,